Wahou ! Beaucoup de réactions ^^ Merci beaucoup. Vous avez été nombreux à trouver que Lothar Field était l'anagramme d'Adolf Hitler, bravo, je vous envoie tout pleins de carambars (mais si, ils vont arriver) !


Pour les réponses aux reviews :

SkittyDarkShadow : Merci, Brittany arrive bientôt ;)

Titimaya : Merci pour la date, c'est corrigé maintenant :)

Chachou76, ginger95, gleek 1909 : Merci, et voilà la suite ;)

p'tit griffon, , Ellerina : Merci !

Charlie(crt?), Kenny027, : Merci, je ne sais pas encore exactement combien il y aura de chapitres en tout mais il y en aura pas mal (au moins une vingtaine).

agent th13, Totoche77 : Merci, oui, il aura beaucoup de références à l'Allemagne nazie mais pas seulement, je me suis aussi inspirée des dictatures sovietiques, nord-coréennes, ... Et aussi de différentes mesures prises par les pays occidentaux au XXeme siècle.


Pour en revenir à ce chapitre, c'est donc le commencement de la fic à proprement parler, pas de personnages du glee club à part Rachel mais ils arriveront vite ^^

Je remercie ma bêta et vous souhaite une bonne lecture ;)


Chapitre 1

11 janvier 2211

Tout à commencé le jour de mes seize ans, le 18 décembre 2210. Le jour où je devais faire évaluer mon TAG.

Ce matin, je me suis levée de bonne heure. J'ai toujours été matinale mais le stress dut à ce foutu test qui me suivrait toute ma vie m'a tiré du sommeil encore plus tôt que d'habitude. Je me suis tournée et retournée dans mon lit durant quelques minutes puis, comprenant que ça ne servait strictement à rien, je me suis levée et suis allée prendre une douche chaude pour tenter de me calmer.

Lorsque j'en suis sortie, ma mère m'avait déjà préparé mon petit déjeuné, preuve si il en fallait que c'était un jour inhabituel.

"Bon anniversaire mon trésor" dit sa mère en la voyant entrer.

"Merci maman, c'est gentil de me préparer mes tartines, mais je ne suis plus un bébé" dis je en l'embrassant.

"Comme c'est un jour un petit peu stressant pour toi, nous avons préféré t'éviter toute sorte de stress, dit son père en entrant dans la cuisine. Il m'ébouriffa les cheveux et embrassa ma mère avant de poursuivre :

"Comme tu le sais, lorsque tu es un peu sur les nerfs, tu as tendance à faire des bêtises, si tu vois à quoi je fais référence" dit il avec un sourire taquin.

"Je vois tout à fait mais je vous rappelle que je n'avais que six ans"

"Oh, ça ? Oui, il est vrai que confondre le dentifrice avec la confiture pour te préparer ton petit déjeuner n'était pas très malin mais je faisait d'avantage référence à ta chute dans les escaliers en tentant d'imiter super man..."

"...ou écraser accidentellement le pied de ton professeur ton premier jour de cour..." poursuivit ma mère.

"...ou lorsque tu t'es brulés les cheveux en voulant faire des crêpes flambées pour l'anniversaire de ta mère..."

"...ou-"

"C'est bon, j'ai compris, les coupais-je, et concernant cette dernière anecdote, je te rappelle Papa que me lancer l'intégralité du sirop de menthe à la figure pour éteindre les flammes n'était pas forcément une bonne idée..."

"Je n'avais que ça à portée de main, enfin ça et le Rhum mais si ce dernier est certes moins collant, je ne pense pas qu'il t'aurait mieux convenu vu les circonstances"

J'adressa un sourire à ses deux parents. J'étais bien moins stressée maintenant, grâce à eux.

Je les pris dans mes bras et mangea rapidement, prit un sac avec mon ancienne carte d'identité, on m'en donnerai une nouvelle lorsque j'aurait finit mon TAG, un stylot, une bouteille d'eau, une pomme et mon porte-bonheur, une étoile en ambre héritée de ma mère a ma naissance, que je n'avais malheureusement pas le droit de porter autour du cou en cours et probablement pendant mon TAG.

Avant de partir, je les pris à nouveau dans mes bras et ma mère me chuchota à l'oreille :

"Ne t'inquiète pas, tu es tellement intelligente que je me sentirai offensée si tu avais moins de soixante, et de toutes façons, ce n'est qu'un foutu test"

Je leur adressait un sourire reconnaissant et sortis dans la rue. Le soleil n'était pas encore levé et je m'enveloppais dans mon manteau noir en frissonnant, baignée d'une lumière bleutée.

Le centre d'examen du TAG n'était pas loin et je pouvais m'y rendre à pied sans difficulté. Pourtant mes parents ont insisté pour m'accompagner mais j'ai tenu bon. J'avais besoin d'être seule pour mes deniers instants d'ignorance.

J'arrivais rapidement devant la porte du centre d'examen et sentis une vague de panique m'envahir en lisant au dessus de la porte :
Centre d'Examen du Test d'Aptitudes Générales.

Je pris une profonde inspiration et sonna à la porte. Une blonde aux dents blanches vient m'ouvrir la porte avec un grand sourire.

"Bon anniversaire, me dit elle d'un air que je jugeait profondément stupide, le professeur ne va pas tarder à vous recevoir"

J'acquiesçait distraitement et la suivait à l'intérieur. Comme à mon habitude, j'étais en avance et j'étais la seule présente dans la pièce.

Je m'assis sur une chaise et attendis patiemment en regardant les aiguilles de ma montre tourner avec appréhension.

Quinze minutes plus tard, nous étions une dizaine, fille et garçons à attendre de faire le test quand la porte au fond de la salle s'ouvrit pour laisser entrer un homme aux cheveux courts et frisés.

"Bonjour, je suis le professeur William Schuester et je vais vous faire passer votre TAG. Je vous demande de bien vouloir me suivre"

Nous nous sommes levés et nous sommes exécutés, livides.

Dans l'autre pièce, nous nous sommes trouvés face à différents compartiments entourés de vitres opaques. Schuester nous a demandé de nous installer derrière chacun d'eux.

Je me suis assise et me retrouva face à un ordinateur dernier cri auquel était relié un casque à électrodes et une sorte de bracelet à scratch. Je mît le casque et le bracelet qui tel un serpent, se resserra immédiatement sur mon poignet, me faisant frissonner.

"Bonjour, entendis je à mon oreille, si vous êtes ici aujourd'hui ce est que vous avez seize ans et qu'il est donc temps pour vous de passer votre Test d'Aptitudes Générales ou TAG"

Sans rire, pensais je.

"Nous allons maintenant procéder au test. Votre score est inscrit à l'écran et évoluera au fur et à mesure"

Je j'étais un œil à l'écran et y vit :

Nom : Rachel Berry suivi des différentes sections du test.

"Attention, début du test"

Immédiatement, je me sentis bizarre alors que les électrodes se mettaient en marche, envoyant des signaux et selon la réponse, analysait mes aptitudes intellectuelles.

Au fur et à mesure, je voyais la section intellect sur l'écran augmenter jusqu'à se stabiliser à trente deux sur quarante. J'eu un petit sourire de soulagement, j'avais déjà assez pour rester à New-York.

Le test passa ensuite sur la perception. J'eu vingt quatre sur trente avec sans surprises dix sur dix à l'audition.

Puis le courage, neuf sur dix, la force physique quatre sur dix et l'apparence deux sur cinq.

Je faillit m'offusquer pour ce dernier point mais en calculant rapidement, je comptait que j'avais déjà atteint le score de soixante et onze points, ce qui était déjà énorme alors je me relaxais et me préparait pour le dernier test, génétique.

Ce test servait uniquement à déterminer si l'on avait des gènes favorisant une mutation positive ou négative. La plupart des gens avaient autour de deux ou trois sur cinq.

Je sentis une piqûre dans mon poignet alors qu'une aiguille me prélevait mon sang pour des analyses. Ce n'était pas douloureux mais elle m'arracha tout de même un frisson, je détestais les piqûres.

Je regardait l'écran quand tout à coup mes scores se mirent tous à dégringoler jusqu'à atteindre le score de zéro. Je me demandait si il n'y avait pas un bug lorsque un message rouge s'afficha au milieu de l'écran :

Sujet diabétique, TAG : 0.

Je faillit fondre en larmes. Diabétique, moi ? Mais c'est impossible ! Être diabétique signifiait ne plus avoir accès à rien, être un rebut de la société, ce n'est juste...juste pas possible !

J'entendis la voix de Schuester retentir.

"C'est la fin du test, vous pouvez tous sortir, récupérez vos cartes d'identité à la sortie. Sauf Mlle Berry, il faut que je vous parle, suivez moi dans mon bureau"

Dans un état second, je le suivit dans une petite pièce claire munie de deux fenêtres. Mon avenir était fichu.

"Asseyez-vous" dit il en ouvrant la fenêtre. Il était encore tôt et je me mît à grelotter de froid. À moins que ce ne soit pas le froid...

"Bien, dit il en sortant une feuille blanche et en commençant à écrire,

Vous êtes donc porteuse d'un diabète de type un. Comme vous le savez certainement, ce diabète se transmet notamment de manière génétique, nous allons donc devoir vous stériliser de façon à ce que ce fléau disparaisse totalement.

Vous portez également le score de zéro, vous ne pouvez donc plus rester dans la capitale qui nécessite un TAG minimum de trente ni dans les Etas-Unis en général qui nécessitent un score de dix.

Cependant, au vu de vos aptitudes intellectuelles et perceptives, nous vous autorisons à rester au Mexique, non loin de vos géniteurs.

Vous commencerez dans une semaine en tant qu'ouvrier dans une usine d'avions.

Vous serez affectée à la section E qui regroupe toutes les personnes stérilisées. Je vous encourage à y trouver un mari car vous n'avez pas le droit d'épouser une personne saine.

Je vais maintenant vous amener à l'hôpital où demain ils procéderons à la stérilisation"

Il sa leva en prenant son papier puis cria :

"Qu'est ce que vous faites ? Lâchez moi !"

Je le regardai d'un air ahuri, trop sonnée par son discours pour réfléchir.

"Mais qu'est ce que ? Non ! Vous n'avez pas le droit, vous devez vous soumettre à cette stérilisation !"

Tout en continuant de crier il me désignait la fenêtre du bout du doigt.

Je faillit le serrer dans mes bras lorsque je compris.

Je me levai prestement et me dirigeai vers la fenêtre alors que le docteur me tendait le papier qu'il avait écrit.

Je l'attrapai en formant le mot "merci" sur mes lèvres et passai par la fenêtre.

Je me mis en marche prestement en m'éloignant le plus rapidement possible du centre d'examen, encore abasourdie du tournant qu'avait prit ma vie.

Machinalement, mes pas me menèrent jusqu'à Central Park et je m'assis sur mon banc favori.

Aussitôt, je sentis des larmes se presser aux coins de mes yeux, je tenta de les refouler mais elles se faisaient de plus en plus en plus nombreuses et finalement, je cédai.

J'enfouis mon visage dans mes mains et laissait libre court à mes sanglots.

Je m'autorisais dix minutes pour craquer puis je me forçai à redresser la tête et à sécher mes larmes.

J'inspirais profondément puis ouvrit le papier qu'il m'avait tendu, il y avait juste marqué une adresse suivie d'une courte ligne.

Mot de passe : John Steinbeck.

Je ne connaissait pas cet homme, mais je compris ce qu'il m'arrivait, j'étais une paria, une sous-homme, une moins que rien. Et pour ne pas mourir à quarante ans dans une usine minable, j'allais devoir faire ce que me disais ce docteur, aveuglement.

Je m'accordai encore dix minutes pour manger ma pomme puis me levai pour me rendre dans le quartier indiqué par Schuester. Je m'interdisais de penser, sachant bien que je ne pourrais continuer bien loin si je prenais le loisir d'analyser ma situation.

C'était plutôt loin, dans les quartiers populaires mais je ne voulais pas prendre le risque de me faire repérer dans les transports en commun alors je m'y rendis à pied.


Quelques heures plus tard, j'étais devant un immeuble délabré et, tremblante, j'actionnais la sonnette.

J'entendis un bruit de grésillement puis une voix masculine retentis.

"Oui ?"

"Je...je... John Steinbeck" dis je en bafouillant, répétant les mots écrits sur le papier donné par Schuester.

Il y eu un court silence puis :

"Je t'envoie quelqu'un"


Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui, on se retrouve mardi pour le chapitre suivant.

Bon week-end et à demain pour ceux qui suivent Les Guerriers de la Nuit :)