CHAPITRE 2
Je l'ai fait ! J'ai couché avec Lana. Non. Je dois lui rendre justice. Nous avons fait l'amour. Elle m'a fait l'amour. C'était incroyablement doux et sensuel...
Mon corps, mais plus encore mon âme, se remémore chacun de ces instants sucrés...
Faire l'amour avec une femme a été doux. Waouh ! Qu'est-ce que cela doit être... ? Qui plus est, lorsque c'est ton âme sœur, ton compagnon de route, de ta vie. Oui. Je demande à voir.
La sonnerie du cours retentit. Comme tous les autres élèves autour de moi, je m'empresse de ramasser mes cours dans mon sac. Comme si le temps nous était compté ! Ouf, cette heure de cours n'en finissait pas.
- Tu as prévu quoi pour samedi soir ? me demande Lana en marchant à reculons devant moi.
- Rien de plus. Pourquoi ?
- Je nous concocterais bien une soirée en amoureux. Romantique à souhait. - . Avec la nuit qui va avec.
Je baisse les yeux vers elle, surpris. Mais ne dis rien. Je la dévisage et peux lire, sur son beau visage, une lueur mutine dans les yeux et un sourire de plaisir anticipé. Elle est si belle et si intelligente. Je l'aime. A ma façon.
- Ma foi, si tu insistes.
Il faut bien plaisanter.
Je prend ce doux visage entre mes mains et l'embrasse tendrement. Puis en secouant la tête, lui murmure à l'oreille :
- Je ne suis pas sûr de mériter quelqu'un comme toi.
- Alors profites-en bien !
Sur la pointe des pieds, elle dépose un léger et bref baiser sur ma joue.
La semaine n'en finissait pas et est passée trop vite à la fois. Le cœur un peu serré. A chaque jour qui passait, chaque instant. Oppressant. Et les pensées qui se bousculent.
Ce sera ma première fois. Comment les autres ont-ils fait ? Comment vais-je gérer cela ? Et elle, Lana ? N'en n'attend t'elle pas trop de moi ? Rester calme et laissons venir. c'est un peu ma devise. De toute façon, les dès sont jetés. Je me vois mal revenir en arrière. J'aurais l'air de quoi. Et puis, il faut bien une première fois à tout...
Nous voici dans son appartement. Je me suis habillé du mieux que j'ai pu. Sans enfiler un costume, que, de toute façon, je n'ai pas, j'ai fait des efforts vestimentaires : jean noir et chemise blanche. La classe, quoi. Tout moi. Je frappe à la porte et voilà qu'elle ouvre. Toute belle, comme est l'est déjà. Mais plus encore, parée d'une robe noire, qui laisse entrevoir un superbe décolleté et de la dentelle à ses manches qui recouvrent ses bras. Elle a laissé ses cheveux longs détachés. Ceux-ci viennent lui caresser ses épaules et voiler un peu son visage.
Je prend son visage entre mes mains et l'embrasse longuement, langoureusement.
- Tu es magnifique.
- Merci. Sourit-elle. Tu n'es pas mal non plus. Entre !
Elle a mis la table et les deux couverts me laissent envisager un diner romantique. Une musique douce de fond parfait l'ensemble.
- Comme tu peux voir, nous sommes seuls. Pour toute la soirée et la nuit. Assied-toi.
Je m'exécute.
Notre repas s'écoule sereinement sans attente, ni à priori . A l'image de notre couple. Mais vient le temps du dessert. Je débarrasse la table et mets tout dans l'évier.
- Laisse. J'ai d'autres projets pour toi.
Elle vient me chercher dans la cuisine et me prend la main. Je sais où nous allons. L'appréhension me gagne. Ne pas trop réfléchir.
Elle ferme la porte de sa chambre derrière moi. Et s'appuie un instant le long de celle-ci. Je n'ai pas pensé une seconde à ce qu'elle pouvait ressentir, tout à mes états d'âme. Cela n'est peut-être pas si facile pour elle aussi.
Elle me sourit . J'ai honte et tant de tendresse pour elle.
Elle s'approche lentement de moi. Je suis comme statufié. Elle s'arrête si près de mon torse que sa poitrine vient frôler le tissu de ma chemise et sa bouche s'offre à moi avec évidence.
Alors mes sens d'homme s'éveillent et je lâche prise. Dans un léger soupir d'apaisement et de désir naissant, je viens cueillir un baiser. Puis un autre. Mais, Lana devient gourmande et m'enlace avec impétuosité. Je la serre dans mes bras et nos langues se rencontrent. Lana glisse ses mains sous ma chemise. Je lève les bras afin que celle-ci ne soit plus une entrave. Le tissu échoue sur le sol dans un léger bruissement. Ses caresses sont chaudes.
A mon tour, je parcours son dos et pose une main sur ses fesses ; tandis que l'autre, tout naturellement, vient faire glisser sa fermeture éclair de sa robe. Le velours sombre tombe à ses pieds. La voici, seulement parée de sa lingerie féminine. Contraste de dentelle noire sur sa peau claire.
Aucun mot ne vient troubler l'instant. Elle se détache de moi. Le temps de quitter le cercle de sa robe et ôte ses chaussures à talons, dans un mouvement de pieds. Elle dégrafe seule son soutien gorge, puis fait glisser sa culotte, en ne me quittant pas du regard. Spectateur à bout de souffle. Lana est belle, Plus belle encore dans sa nudité toute féminine. Mon désir est là et évident. Mais, avant que j'ai eu le temps d'entamer un geste, c'est elle qui vient défaire ma ceinture et faire lâcher mon jean.
Tandis qu'elle s'allonge sur le lit, offerte, je quitte mes derniers vêtements et m'allonge à ses cotés. Mon cœur bat la chamade, mais mon corps ne faiblit pas. Sûr à l'instant de savoir ce qu'il désire.
Nous voici l'un dans les bras de l'autre. Les caresses sont tendres et douces et attisent nos désirs. Je ferme les yeux et me laisse emporter par cette sensualité. Nos mains parcourent le corps de l'autre tandis que nos bouches n'en finissent plus de se rencontrer, avide l'une de l'autre. Tendrement, mais avec fermeté, elle appuie sa main sur mon cœur, déjà chaviré, et me fait basculer sur le dos. Elle se détourne de moi, le temps de prendre un petit sachet dans son tiroir et déchire l'étui du préservatif. Je la laisse faire. Je lui laisse tout faire. Victime consentante de son charme. Tandis qu'elle s'allonge sur moi. Sa légèreté ne m'effraie pas. Sa chaleur et la douceur de sa peau sont un régal. Mes mains prennent possession de ses fesses pour la coller plus près de moi encore. Mais déjà sa bouche quitte la mienne et vient parcourir et explorer mon corps plus bas. Mes doigts suivent la courbure de son dos, tandis qu'elle dépose des baisers léchés sur mon torse. Je me cambre un peu plus, dans un gémissement que je ne peux retenir, alors qu'elle prend possession de mon sexe.
Soudain, elle cesse ce délice. J'ouvre alors les yeux pour voir cette femme se placer à califourchon au dessus de moi. Ses cuisses enserrent mes hanches. De sa main chaude, elle guide mon sexe et le laisse épouser sa féminité chaude et douce, tandis qu'elle glisse sur moi. J'envahie alors profondément son corps et nous nous retrouvons soudés l'un à l'autre. Plus proche que nous ne l'avons jamais été.
Le mouvement de son corps me coupe le souffle. C'est bon et douloureux à la fois. Je lui tiens la taille, mais, c'est elle qui décide du rythme. Je ne maitrise rien de son va et vient sur moi. Alors je ferme les yeux et me laisse envahir par cet assaut sensuel et répété. J'oublie tout. Mes sens ne sont plus concentrés qu'en un seul point de mon corps et je ne peux retenir cet afflux qui me bouleverse. Je laisse exploser mon plaisir en elle.
J'ouvre les yeux et lit sur ses lèvres la même satisfaction. Seules nos respirations puissantes et saccadées couvrent le silence.
Lentement elle s'échappe de mon corps et s'abandonne, lascive près de moi. Je jette le préservatif. Puis tendrement, je me retourne vers elle pour l'accueillir dans mes bras. Nos corps humides s'épousent parfaitement. De longs baisers viennent sceller le moment.
Et c'est ainsi, sa tête posée sur mon épaule, que nous nous endormons.
C'est le jour, mais plus encore les caresses de Lana sur mon torse qui m'éveillent.
A peine mes yeux ouverts, vient-elle déposer de petits baisers sur mes lèvres.
- Bonjour, murmure t-elle pour m'accueillir dans cette nouvelle journée.
- Mumm... bonjour
Oui, c'est une belle journée.
- Merci. J'espère que cela a été aussi bon pour toi que cela l'a été pour moi. me sourit-elle.
- Mmmm... pas bon, non... délicieux.
Elle se colle à moi m'embrasse soudain avec passion. Mon corps s'échauffe. Je m'enhardis et la renverse sur le dos. Doucement, en ne cessant pas de l'embrasser, je caresse sa peau. D'un main posée sur mon cœur, Lana me freine et prend à nouveau un étui dans le tiroir de son chevet.
A peine l'ai-je mis, que je m'insère lentement en elle. Il est curieux de voir comment ces mouvements qui m'étaient inconnus, s'effectuent avec facilité.
Pas de mode d'emploi. Juste du désir. Rythme ancestral de mouvements réguliers et répétés...
Le soleil est désormais bien haut, pourtant, même s'il ne donne pas directement dans sa chambre, sa clarté nous fait se lever. Il est tout de même plus de 11h00. Nous passons ainsi le reste de la matinée et le début d'après-midi ensemble. La promenade que nous avons effectué, main de la main, était des plus romantiques. Instant de tendresse, après l'amour.
Je me retrouve maintenant seul dans mon appartement. Face à quelque vérité qu'il n'est pas si bon de reconnaître.
Oui. J'ai énormément d'affection pour elle. C'est la meilleure personne que je connaisse, avec qui il est agréable de partager son temps. Mais, sa vie ? Non, c'est certain.
Je sais, nous sommes encore jeunes, et elle ne m'a demandé aucun engagement. Mais je ne suis pas sûr d'être totalement honnête en continuant d'entretenir notre relation sous cette forme. Que ce soit pour elle, comme pour moi. Il me manque quelque chose. Et je sais très bien quoi. Ce n'est pas d'une fille que je veux. Je veux un homme. Pour parfaire ce plaisir d'être à deux. J'en suis intimement convaincu, maintenant.
J'ai éprouvé du plaisir. Indéniablement, c'était agréable. Mais, ce n'est pas pour moi.
Comment vais-je pouvoir le lui dire, maintenant ?
