Hey yoy ! Un autre petit chapitre de mise en place et transition. Mais patience, l'action viendra ! Peut-être même que je pourrais poster la suite plus vite qu'au bout d'une semaine ;)

Bonne lecture !


Point de vue Lexa

Après deux semaines sans voir Clarke, je me sentais grandement seule. Bien que je n'ai pas vraiment le temps de m'ennuyer ici. J'avais retrouvé mes amis d'école mais ce n'était pas pareil. Entre une heure de cours et un entraînement j'avais largement le temps de penser à Clarke. Cela me rendait triste et heureuse en même temps. Triste de ne pas pouvoir la voir quand j'en avais envie, mais heureuse de me dire que j'allais finir par la retrouver. Le soir nous passions des heures à parler par texto. Elle n'aimait pas le téléphone, j'aurais aimé entendre sa voix mais je respectais sa crainte. Et puis j'aimais bien cela, souvent nous dérivions dans un petit jeu sensuel, c'était assez plaisant, et ce ne serait sans doute pas possible de vive voix.

J'avais fini par faire cracher le morceau à Bellamy. Je voyais bien qu'il était triste depuis le retour de nos vacances. Il m'avait avoué qu'il avait rencontré une fille sur la plage avec qui il pensait que ça pouvait coller, mais qu'elle avait fait marche arrière. Je lui en voulais un peu de ne pas m'en avoir parlé sur le coup, mais il avait tout simplement répondu qu'il n'avait pas envie de se faire de fausses idées en rendant la chose officielle en me le racontant. Je n'étais pas convaincu, mais il m'avait déjà dit la vérité, je ne pouvais pas en demander plus. Et puis, ces derniers temps nous n'avions pas trop le temps de nous voir. Il bossait le soir dans un café pour mettre de l'argent de côté. Comme je me couchais tôt, je ne le croisais que les mercredis soirs. J'arrivais à l'avoir le dimanche, mais il avait souvent des devoirs à terminer, et ça allait bientôt être le seul jour où je pourrais voir Clarke. Je sentais l'éloignement entre mon frère et moi arriver, je n'en avais pas très envie. Nous n'avions même plus le temps d'aller à la salle de musculation tous les deux… Ça me manquait énormément… Malheureusement il y avait parfois des choses au-delà de votre contrôle. J'essayais d'en parler un peu avec Clarke, mais comme elle était fille unique elle avait un peu de mal à me conseiller. Ce que je comprenais tout à fait. Ce soir j'avais prévu d'en parler avec mon père.

«Tu as passé une bonne journée ? » envoyai-je à Clarke en rentrant chez moi après l'entraînement.

Il était déjà 21h00 et j'étais épuisée. J'avais la chance d'avoir une maman adorable qui me gardait une part du dîner au chaud pour mon retour à la maison. Je me douchais au gymnase. Ne me restait plus qu'à manger, remplir le lave vaisselle et aller me mettre au lit !

« Tranquille, j'ai regardé mes séries et dessiné un peu, et toi ? » me répondit Clarke.

Je lui résumai brièvement ma journée entre cours et entraînements. Puis je poussai la porte de chez moi, me lavai les mains et me mise à table. Ma mère arriva lorsque je me servis de l'eau et me salua. Comme chaque soir je la remerciai et elle me baisa le front avant de retourner dans le salon. Puis se fut à mon père de passer me dire bonsoir.

- Tien, papa, je peux te parler cinq minutes ?

- Oui, bien sûr.

Il tira une chaise pour s'asseoir en face de moi. Je piquai un morceau de carotte avant de commencer à parler.

- Eum, entre le nouveau travail de Bel' et mes cours, on se voit de moins en moins lui et moi. A peine quelques heures par semaine. Ça ne nous été jamais arrivé, ça m'inquiète un peu. Et puis je le sens un peu plus distant depuis ces vacances…

Il me laissa manger une ou deux bouchées pendant qu'il réfléchissait. Je sentis mon portable vibrer sur la table, je répondrai plus tard.

- Vous êtes dans une période de transition, finit par dire mon père, Il commence à prendre son indépendance, toi tu te concentres de plus en plus sur ta carrière avec les JO qui arrivent. C'est normal. Peut-être que pendant un temps vous n'allez pas vous voir beaucoup, puis vous allez vous retrouver par la suite. Et puis, arrivera bien un jour où vous ne vivrez plus sous le même toit. Peut-être que justement tu voulais profiter de sa présence à la maison pour le garder près de toi, mais après tout, ça vous apprend aussi à vivre l'un sans l'autre.

Je bus une gorgée d'eau avant de lui répondre.

- Je n'avais pas vu ça sous cet angle…

- Et tu sais, rien ne t'empêche d'aller lui rendre visite un soir au bar. Je suis sûr que ça lui ferait plaisir !

- C'est vrai… Enfin, c'est compliqué… Je finis tard, et je suis toujours exténuée…

- Je sais bien ma puce…

Je souris à mon père avec douceur. Puis il resta avec moi jusqu'à la fin de mon repas. Il m'aida à remplir le lave-vaisselle et je lui souhaitai une bonne nuit avant d'aller me laver les dents. J'embrassai de nouveau ma mère puis m'enfermai dans ma chambre. Une fois en pyjama je me jetai sur le lit et pris mon portable.

« Tes journées sont tellement chargées, je crois que je serais déjà morte à ta place ahah ! Et tu as une idée de quand on pourra se revoir ? » me disait Clarke dans le texto que j'avais reçu pendant le dîner.

« Désolée, Clarke. Je parlais avec mon père pendant que je mangeais. Et je suis sûre que tu tiendrais ! C'est une question de mental et d'habitude ! Pour ce qui est de nous revoir… Le week-end qui vient ça va être compliqué, on a des matchs pour définir les groupes de l'année. Mais le week-end d'après ça devrait le faire ! »

« Suuuper ! J'ai déjà hâte ! Ça te dirait de venir dormir à la maison le samedi soir après les cours ? »

J'avais envie de lui répondre oui tout de suite. Puis je me rappelai que, comme moi, elle vivait toujours chez sa mère. Je l'avais déjà rencontré il était vrai, mais dîner avec elle, ou même la croiser en pyjama sous son toit, c'était autre chose. Mais à bien y réfléchir, cela devrait bien arriver un jour, alors autant faire en sorte de crever l'abcès le plus tôt possible.

« Pourquoi pas ! Mais euh… On dînerait avec ta mère ? »

« Ahah ! Pas forcément ! On peut aller au restau si tu préfères, ou grignoter dans ma chambre. Même si je suis sûre que ma mère adorerait cuisiner pour toi ! »

« Eummmmm, elle cuisine bien :p ? »

« Un vrai petit chef ! »

« Ça se discute alors ! »

La conversation continua dans cet état d'esprit et je finis par accepter le petit repas en famille. Enfin, sous condition que Abby accepte aussi. Ce qui, selon Clarke, était déjà affaire réglée.

Je dus couper la conversation pour aller dormir tellement je tombais de sommeil.

Point de vue Clarke

Je souhaitai bonne nuit à Lexa et posai mon portable. Pourquoi ne pas aller dormir moi aussi. J'étais heureuse de pouvoir la présenter, plus officiellement que la dernière fois, à ma mère. Et puis, comme ça nous serions quitte. Ce samedi Marcus, le nouveau petit ami de ma mère, venait déjeuner à la maison. Elle avait longtemps hésité avant de me le proposer, mais j'avais tout de suite dit oui. J'étais emballée à l'idée d'enfin le rencontrer. Peut-être avais-je envie de trouver un père en lui. Toujours était-il que je n'avais aucune appréhension et que ma mère s'en réjouissait. Ça l'étonnait presque. Elle avait toujours eu cette image des films dans lesquels les filles détestent leur nouveau beau père -quand elles ne couchent pas avec. Cela la mettait donc en joie que je sois ravie.

Jusqu'à ce déjeuner je n'avais pas grand-chose à faire. Vendredi nous irions faire les courses avec ma mère pour acheter les ingrédients nécessaires aux plats qu'elle voulait élaborer. Mais pour demain, je n'avais aucun plan. Octavia n'était pas disponible, c'était le jour de congé de Lincoln. Quant à Raven, apparemment elle avait déjà des choses de prévues. J'aurais pu demander à d'autres potes, mais soit ils étaient toujours en vacances, soit je n'avais pas plus envie que ça de les voir. C'était donc décidé, demain, je ne ferrais rien, et ce ne serait pas plus mal.

Samedi 11h30, ma mère s'affairait en cuisine. Et dans la salle de bain. Elle courrait entre les deux pièce, appliquant son rouge à lèvres tout en remuant le contenu de la poêle.

- Maman ! Je t'ai déjà dit que je pouvais surveiller le feu !

- Je n'ai pas confiance !

- Hé relaxe, ce n'est pas un dîner d'affaires non plus.

- Je veux faire bonne figure… Tu comprends, c'est la première fois qu'il vient à la maison…

- Maman …

Elle allait repartir dans la salle de bain avant que je ne l'arrête en lui prenant le bras.

- Ça se passe bien entre vous deux, non ?

- Oui, plutôt…

- Alors tout va bien se passer, d'accord ? Il te plaît, tu lui plais. Tu lui as parlé de moi au moins ?!

- Bien sûr, il sait que j'ai une fille !

- Et ça ne le dérange pas ?

- Non, pas du tout, il semblait même ravie de faire enfin ta connaissance.

- Alors tu vois, tout vas bien aller ! Sans prise de tête !

- Je vais essayer …

Elle me sourit et je la laissai retourner se pouponner. J'en profitai pour mettre la table. Évidemment elle passa derrière moi pour tout vérifier, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Cela faisait une éternité qu'elle ne m'avait présenté personne. Je comprenais son stress. Et puis, au fond, j'avais une certaine appréhension moi aussi. J'avais confiance en ma mère, mais nous ne pouvions jamais être totalement à l'abri des connards.

Quelques minutes après l'heure convenue, l'interphone sonna. Ma mère retira son tablier et se précipita pour aller lui ouvrir.

- Ça va ?, me demanda-t-elle après lui avoir indiqué l'étage, Je suis présentable ?

- Maman… Tu es parfaite !

- Merci…

- De rien !

- Non, je veux dire, pour supporter tout ça !

- Mais je ne supporte rien ! C'est normal. Allez, allez, va me ranger ce tablier, j'ouvre la porte !

- Oui !

Elle couru dans la cuisine pendant que je tournai les clefs dans la serrure et entrouvri la porte d'entrée. Avant que ma mère ne revienne, un homme mûr, brun, les cheveux un peu ébouriffés, une barbe poivre et sel bien taillée, sorti de l'ascenseur, l'air un peu perdu. J'ouvris un peu plus la porte et lui servi un grand sourire.

- Cette bonne odeur de cuisine, cette tête blonde, tu dois être Clarke !, dit-il avec une voix rauque et agréable.

- C'est bien ça ! Mais pour l'odeur, il faudra plutôt remercier ma mère !

Il sourit abondamment . Ma mère arriva en trombe derrière moi.

- Marcus !, dit-elle comme si elle était étonnée, Je vois que vous avez déjà commencé à faire connaissance !

- Presque ahah, répondit l'homme.

- Clarke, je suis ravie de te présenter Marcus.

Il fit un signe de tête et pénétra dans l'appartement. Je fermai la porte derrière lui en lui serrant la main. Puis il s'approcha timidement de ma mère pour la saluer. Elle lui déposa un baiser sur la joue et j'apperçus leurs mains s'effleurer. Une boule se forma dans mon estomac. C'était adorable.

Ma mère nous invita à aller nous asseoir sur le canapé du salon pour l'apéritif. Nous avions disposé plein de petit fours et autres accompagnements sur la table. Elle nous servit un Whisky à chacun et nous trinquâmes à notre rencontre.

- Dis-moi Clarke, commença Marcus après sa première gorgée, Abby m'a dit que tu faisais une fac d'art, mais elle a été un peu vague à ce propos. Tu y apprends quoi exactement ?

- Hé bien, je suis en arts plastiques, on apprend un peu toutes les méthodes picturales, on lie tout ça avec des cours d'histoires, l'évolution des techniques, les mouvements, etc. C'est vraiment génial. Cette année j'entre en deuxième année. Ça s'annonce de plus en plus difficile, mais ça ne me fait pas peur.

- Et tu dessines alors je suppose ? Vous avez aussi des réalisations à faire pour vos études ?

- Oui. Par exemple, en première année, on devait créer notre propre projet artistique. On devait le concevoir, évaluer le matériel nécessaire et le coût. Le réaliser, et l'exposer. C'était assez sympas. Et sinon je dessine pendant mon temps libre depuis que je suis toute petite. Maman a souvent dû repeindre les murs après que je sois passée par là…

Ma tête de coupable le fit beaucoup rire. Ma mère approuva en lui racontant une de mes « œuvres » avec laquelle j'avais gâché le mur de la cuisine.

Tout se passait bien, nous passâmes à table. Marcus ne cessait de féliciter ma mère sur la qualité de sa cuisine. En temps normal j'aurais pu trouver cela excessif et hypocrite, mais je devais bien avouer que ma mère s'était surpassée sur ce coup. J'espérais qu'elle y mettrait autant d'amour pour Lexa.

Une petite musique jazzy s'élevait dans les airs. J'aimais bien mettre un album de Jazz lorsque nous recevions des gens. En bruit de fond cela passait très bien. Et puis l'on pouvait toujours augmenter le son en fin de repas.

Marcus avait amené le dessert, un magnifique fraisier. Il était plus beau que bon, mais comparé à tous les plats dégustés avant, c'était difficile de faire mieux. Une fois le dessert englouti ma mère proposa une ballade au bord des quais. Je déclinai doucement les invitant à profiter de l'après-midi tous les deux. Mon nouveau futur beau père me salua chaleureusement et ils quittèrent l'appartement.

Ma mère revint quelques heures plus tard, je n'avais pas fait grand-chose de mon après-midi.

- Votre ballade s'est bien passé ?, demandai-je alors qu'elle posait son manteau.

- Oui… Alors, tu penses quoi de lui ?

- Tu as vraiment besoin de mon approbation, hein ?

Elle acquiesça.

- Je crois que je l'adore déjà. Il parle sur un ton posé, il s'intéresse à tout, parle de lui sans trop en faire. Et il a l'air très amoureux de toi.

- Tu peux voir ce genre de chose toi ?

- Fais-moi confiance ! J'ai déjà hâte d'apprendre à mieux le connaître.

- Ouf, je suis soulagée, j'avais une telle pression…

Sa réaction me fit rire. Je m'approchai d'elle pour la prendre dans mes bras.

- Samedi prochain c'est moi qui aurais besoin de ton approbation maman !

- Parce que tu en as besoin ahah ?

- C'est vrai que même si tu ne l'aimais pas…

- Mais je suis sûre que ce ne sera pas le cas ! D'ailleurs…

Elle desserra l'étreinte.

- Tu as réglés tes dilemmes avec Lexa et son frère ?

- … Non, je n'y arrive pas… J'ai l'impression d'être coincée…

Les larmes me montèrent aux yeux. Ma mère le senti sûrement car elle changea vite de sujet. J'aimais quand elle faisait ça. Elle essayait toujours de détourner mon attention pour que je ne pense pas aux choses désagréables. Elle avait pour habitude de dire que puisque nous n'avions qu'une seule vie, il valait mieux éviter les moments tristes et horribles. Même si parfois cela faisait du bien de se plonger dans les nimbes du désespoir ou dans une certaine nostalgie.

Nous ne revînmes pas sur le sujet. De toute façon je ne ferais pas avancer la situation avant samedi, alors autant ne pas y penser, et me focaliser sur le stress qu'engendrait ce dîner avec Lexa et ma mère. Lexa en était toute chamboulée, elle m'en parlait tous les jours. Évidemment cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas eu à faire ça. Et ce sentiment horrible ne lui avait pas manqué. Plus elle stressait plus je stressais. Elle était contagieuse…

« Il n'y a pas de raisons pour que ça se passe mal. » lui envoyai-je le vendredi soir, veille, déjà, de ce fameux dîner.

« Je sais, je sais que ça va très bien se passer même ! Ta mère a l'air géniale, mai c'est plus fort que moi... »

« Ne pense qu'au fait qu'on va dormir ensemble... »

« Je te jure que j'essaie de ne penser qu'à ça... »

« Tu n'y penses pas assez fort alors :p »

« Crois moi, Clarke… J'y pense si fort que... »

« Que… ? »

« Disons que ça rend encore plus dure l'attente… J'ai tellement envie de déposer mes lèvres partout sur ton corps... »

Sa réponse m'émoustilla.

« Ohw :3 »

« Et te serrer fort tout contre moi... »

« Arrête tu me fais craquer Lexa ahah ! Mais moi aussi j'ai hâte, ça commence à faire trop longtemps que je rêve de ton corps... »

« Ahaha et après ça prétend ne pas penser qu'à ça ! »

« C'est fauuuuuuux ! Tu sais très bien que je tien à toi... »

« Est-ce que je le sais vraiment ? »

« C'est à dire ? »

Je ne comprenais pas vraiment son sous entendu, qu'essayait-elle de me faire dire au juste ?

« Non, rien, rien oublie ! »

« Mais non, dis moi ! »

« Trop tard, je vais aller dormir… On en parlera demain, l'une contre l'autre ;) »

« Bouh… D'accord ! Bonne nuit mon coeur, à demain 3 »

« Fait de beaux rêves, à demain ! »

Je posai mon téléphone avec impatience. Je savais déjà que j'allais mettre un temps fou à m'endormir surexcitée comme je l'étais. Sans compter son dernier message qui soulevait tout un tas de questions. Lexa voulait que je lui dise, lui prouve, que je l'aimais ? En tous cas c'était ce que j'avais compris. Mais je n'étais pas encore prête à lui dire que je l'aimais . J'étais amoureuse d'elle oui, mais je ne voulais pas lui dire dans cette situation…


Comme je le disais, il ne se passe pas grand grand-chose dans ce chapitre, et j'aime bien poster assez vite je l'avoue. Donc, si vous le souhaiter je pourrais poster le chapitre 3 un peu plus tôt, peut-être mardi !

A voir !