Bien le bonjour à toutes et à tous. Voici le chapitre 2, pour celles et ceux que je n'ai pas perdu après le chapitre 1. J'espère que vous saurez être patientes et patients, le temps que l'histoire puisse se mettre en place avant que nos deux chouchous ne se rencontrent et commencent les festivités !
Rating : M (mais toujours pas pour tout de suite… un peu de patience…)
Pairing : Aka/Kuro
Et non, ils ne sont toujours pas à moi…
Vanille
Chapitre 2
Akashi Seijūro, 1 m 63, les cheveux aussi rouges que ses yeux, orbes sanglantes étincelants tels des rubis, était le PDG d'une multinationale. Il était aussi exigeant avec ses employés qu'il l'était avec lui-même. Autant dire que ses subalternes avaient intérêt à fournir un travail de première qualité. Il dirigeait sa société d'une main de maître et ses affaires étaient plus que florissantes. Feu son père aurait été fier de lui, en admettant qu'il ait été capable de ressentir ce sentiment. Mais cela, personne ne le saurait jamais, cet homme ayant passé sa vie à cacher ses sentiments, y compris envers son propre fils.
Peut-être était-ce pour cela qu'Akashi fils se montrait d'une impassibilité à toute épreuve, son visage n'affichant jamais rien d'autre qu'une neutralité qui, à force, faisait froid dans le dos. Même quand il était contrarié ou en colère, il ne le laissait passer qu'à travers un regard dur et une aura glaciale, signes annonciateurs d'une colère froide, mais dévastatrice. Ainsi, peu nombreux étaient les fous qui osaient le défier ou le contredire.
Sa vie était réglée à la seconde près et jamais un rendez-vous, qu'il soit professionnel ou personnel, ne durait plus qu'il ne l'avait prévu. Ses partenaires en affaires n'y trouvaient rien à redire et ses conquêtes n'en avaient pas l'occasion, l'homme ayant quitté l'hôtel bien avant qu'elles ne se réveillent. Enfin elles… plutôt ils… car ses conquêtes étaient toutes masculines, le jeune PDG ayant une nette préférence pour les hommes quand il s'agissait de sexe.
Et il ne s'agissait pas là de sa seule particularité. Il aimait dominer. Dans sa vie professionnelle, certes, mais également dans sa vie intime. Il était friand de jeux érotiques en tous genres et surtout de BDSM.
Cela lui permettait d'évacuer le stress accumulé lors de ses longues journées de dur labeur. Il passait, en effet, presque 10 H par jour dans son bureau, étant le premier arrivé et le dernier parti. Ajoutez à cela les déjeuners et les dîners d'affaires, quel que soit le jour de la semaine, et les dossiers qu'il ramenait chez lui, afin d'y travailler, bien que sa journée soit censée être finie. Il avait donc fini par se consacrer un samedi par mois, afin d'évacuer le surplus de tension.
Ainsi, chaque premier samedi de chaque moi, il se rendait dans un club privé très select où il pouvait laisser libre cours à ses penchants.
Ce premier samedi de ce mois de Mars n'échappa donc pas à la règle et le club très privé de Ginza « Twilight » vit Akashi passer ses portes.
- Bienvenue au Twilight, Monsieur.
- Bonsoir, Imayoshi.
- C'est un honneur de vous voir de nouveau parmi nous. Je vous souhaite de passer une excellente soirée.
Akashi ne répondit pas et dirigea son regard vers les personnes déjà installées à leurs tables.
Même dans ce lieu de luxe, et de débauche, il était connu et reconnu, même si jamais son nom n'était prononcé, dans un souci évident de discrétion et de confidentialité.
Le problème, car il y en avait bien un, était qu'il n'était pas connu que pour son nom et le prestige qui s'y rapportait. Il était également connu pour le nombre incroyable de partenaires qui avaient défilé dans son lit.
Il n'était pas capable de garder un partenaire plus de deux séances. Ces derniers, même s'ils n'en donnaient pas les raisons, refusaient catégoriquement d'y retourner, une lueur de peur dans le regard.
Il balaya donc la salle du regard et repéra un jeune homme roux pas trop mal physiquement. Il avait l'air plutôt frêle, affichait une expression soumise et était plutôt joli garçon. Tout pour satisfaire ses envies de sexe et de domination.
Il se dirigea donc vers sa nouvelle proie et entreprit de l'attirer dans ses filets. Il avait toujours été doué avec les mots et cela lui facilitait grandement la tâche quand il se cherchait un nouveau partenaire de jeu. Les deux nouveaux amants se retrouvèrent donc rapidement dans les chambres du club, situées au sous-sol de l'établissement. Elles contenaient tout ce qu'il fallait pour des jeux BDSM réussi. Il y en avait pour tous les goûts. Des fouets, des menottes, des bandeaux, des foulards, des casques insonorisés, des martinets et bien d'autres objets encore. La liste était longue.
Après s'être mis d'accord sur ce qui était permis ou pas, ainsi que sur le safeword (Mot de sécurité permettant au soumis de mettre fin au jeu, signifiant ainsi au dominant que les limites du dominé ont été dépassées), les deux hommes commencèrent, se mettant rapidement dans la peau de leur « personnage ».
Le rouge commença par ordonner au roux de se déshabiller et de mettre à genoux. Obéissant, le jeune garçon obéit en silence. Il s'effeuilla sous le regard appréciateur de son maître. Ce dernier s'était saisi d'une cravache et s'amuser à la faire glisser sur la peau immaculée de son soumis.
- Comment t'appelles-tu ?
- Shin, Maître.
- Bien, je vois que tu connais déjà mon nom.
Un sourire en coin apparut sur les lèvres du PDG, comprenant que ce n'était pas la première fois que son partenaire participait à ce genre de jeux. Il détestait pas dessus-tout devoir expliquer les règles du BDSM à des novices. Quand il lui arrivait de tomber sur des non-initiés, il s'excusait et tournait les talons, signifiant par là même qu'il avait changé d'avis.
- Oui, Maître.
- Bien. Va te mettre à quatre pattes sur le lit, dos au mur.
Tout en prononçant ces mots, il fit glisser le bout de la cravache le long de la colonne vertébrale de Shin. Ce dernier se leva afin d'obéir, tout en gardant le regard rivé au sol, montrant sa soumission pleine et entière.
Il s'installa comme demandé et attendit le bon vouloir d'Akashi. Cette attente, couplée au fait de ne pas savoir ce que l'autre lui réservait, exacerbait son désir. Sa verge était tendue au maximum et cela n'échappa pas à notre empereur.
- Je ne t'ai même pas encore touché, mais tu es déjà tellement excité. Sale chien !
Et la cravache s'abattit violemment sur la fesse droite du soumis. Une marque rouge, fine et légèrement sanglante, zébrait le globe de chair. Un frisson de plaisir parcourut le corps du petit roux, tant la sensation lui était délicieuse. La morsure du cuir sur sa peau lui procurait un bien-être sans nom.
Il sentit une main appuyer sur sa nuque et il se retrouva la tête enfouie dans le matelas, les fesses en l'air. Ses bras furent ramenés dans son dos et attachés à l'aide d'un ruban de cuir. La froideur de la matière contrastait étrangement avec la chaleur de sa peau. Ses liens s'enfonçaient dans ses poignets, mais cela ne le faisait se sentir que plus vivant encore.
- Maintenant, excuse-toi comme il se doit.
- Je vous demande pardon, Maître.
- Tu dis cela, mais je vois que tu ne regrettes rien. Tes mots peuvent mentir, mais ton corps, lui, ne le peut pas. Tu mérites une punition, pour cela.
Il se saisit d'un objet cylindrique, dont la forme ressemblait fortement à un phallus, et l'enduit de lubrifiant. Une fois cela fait, il l'introduisit sans plus de cérémonie dans l'intimité de son soumis. Ce dernier émit un couinement de douleur, du fait d'avoir été pénétré sans aucune préparation. Mais il n'utilisa pas le safeword. Après tout, cela était convenu dans leur contrat. Il avait spécifié qu'il acceptait d'être pénétré par un sextoy lubrifié sans préparation préalable.
Quand il sentit le jouet coulisser à l'intérieur même de ses chairs, il commença à gémir de plaisir.
- Qui t'a permis de gémir ?
- Personne, Maître.
- Alors tais-toi. Ceci est une punition, tu n'es pas censé y prendre du plaisir.
- Oui, Maître.
Le pauvre garçon serra les dents et tenta de maîtriser son corps afin de ne pas bouger ses hanches. Des larmes de plaisir et de douleur coulèrent le long de ses joues, sans qu'il ne puisse les retenir. Alors qu'il sentait sa libération plus proche que jamais, Akashi se saisit d'un cockring et lui enfila, l'empêchant ainsi de jouir. Un gémissement plaintif se glissa, bien malgré lui, hors de ses lèvres.
- Je t'ai dit de te taire !
Et un second coup de cravache s'abattit sur sa fesse droite, y laissant une seconde zébrure rouge vif.
- Pour la peine, tu n'auras pas le droit de jouir tant que moi, je n'aurai pas joui.
Une certaine appréhension se saisit du soumis. Son dominant était connu pour son endurance et cela lui faisait tout de même un peu peur. Combien de temps allait-il devoir endurer cette douleur ? En serait-il capable ? Surtout s'il devait subir d'autres tortures. Il connaissait bien le monde du SM et aimait les orgasmes que la douleur et l'humiliation lui procuraient, mais il n'était pas certain d'avoir les mêmes limites que cet homme. Il avait entendu quelques rumeurs sur lui, mais rien de bien précis. On disait surtout de lui qu'il était un hors pair, sans pour autant s'étendre sur le sujet. Il avait donc été ravi d'être abordé par lui et flatté de lui plaire. Mais il semblait que cet homme puissant aimait jouer avec les limites et flirtait dangereusement avec les interdits énoncés dans le contrat, sans jamais, pourtant, franchir la limite.
Il sentit le sextoy lui être retiré et être remplacé par le membre durci de son partenaire de jeu. Il sentit le latex du préservatif frotter contre ses parois internes. Il fut empalé d'un coup sec, les mouvements de bassin ne se faisant pas attendre.
Il était évident que son seme ne prêtait absolument aucune attention à son plaisir. Cependant, son érection, toujours enserrée dans le cockring, se faisait de plus en plus douloureuse.
Au bout de longues et pénibles minutes, il sentit son partenaire se retirer et l'anneau pénien lui fut retiré. Enfin, il pouvait se libérer. Son orgasme fut le plus foudroyant de sa vie. Il lui fallut un très long moment avant de pouvoir retrouver ses esprits. Mais il comprit mieux pourquoi cet homme était considéré comme un amant exceptionnel, mais aussi pourquoi il devait changer de partenaire aussi souvent.
Une fois remis, il se rendit compte que ses mains avaient été libérées de leurs entraves et entreprit donc de se rhabiller.
Enfin présentable, il remercia son dominant d'un soir pour cet orgasme formidable et s'excusa de ne pouvoir jouer avec lui une prochaine fois. Sans s'expliquer davantage, il sortit de la chambre.
Akashi retint un soupir. Il avait l'habitude. Ses conquêtes ne revenaient que rarement et quand ça arrivait, ce n'était jamais plus d'une fois. Oui, le grand Seijūro Akashi n'avait jamais couché plus de fois avec le même homme.
De toute façon, à chaque fois, il ressentait comme un manque. Quelque chose lui manquait dans toutes ces relations. Toutes ces séances lui semblaient de plus en plus fades. Il ne trouvait pas ce plaisir qu'il recherchait tant et depuis si longtemps. Comme si son partenaire idéal n'existait pas.
À chaque fois qu'il signait un contrat, il était déçu du contenu. Tant d'interdits et si peu de plaisirs autorisés. À croire que ces gens avaient peur du vrai BDSM. Un peu comme ces gamins qui fument un peu d'herbe ou qui volaient un chewinggum, voulant passer pour des bad boys purs et durs, mais se refusant d'enfreindre plus la loi et les interdits parentaux. (Ne faites pas ça, ce n'est pas bien !)
Mais il continuait d'enchaîner les conquêtes, se refusant à perdre espoir, pensant toujours que le prochain serait peut-être la perle rare qu'il attend depuis toujours. Celui qui saurait être la lumière qui éclairerait ses jours gris et ternes. Son astre lunaire dans l'obscurité qu'était devenu sa vie, depuis qu'il avait pris la relève de son père. Celui qui l'aiderait à s'échapper un tant soit peu de son quotidien où la routine lui donnait envie de se jeter par la fenêtre, tant elle le dégoûtait.
Qu'était devenue sa vie ? Diriger son entreprise, faire trembler de peur ses partenaires de travail et ses employés ? Être, pour l'éternité, l'irréprochable Akashi Seijūro, tout comme son père ? Il ne voulait pas de cette vie-là. Il ne savait pas ce qu'il recherchait exactement, mais il savait qu'il voulait autre chose. Il savait que quand il l'aurait trouvé, il saurait.
À son tour, il sortit de cette petite pièce étouffante et remonta au rez-de-chaussée. Par acquis de conscience, il jeta un dernier coup d'œil à la salle et se dirigea vers la sortie.
Alors qu'il n'était plus qu'à une dizaine de mètres de celle-ci, il croisa un jeune homme à la chevelure turquoise. Cette couleur n'étant pas banale, il se permit de détailler l'homme à qui elle appartenait.
Il était légèrement plus petit que lui. Un corps fin mais qui laissait paraître une fine musculature. Il avait peut-être l'air frêle, mais de toute évidence, ce n'était pas le cas. Son visage était fin, ses yeux étaient d'un bleu peu commun, céruléens. Il ne montrait aucune émotion apparente, mais ses yeux étaient plus expressifs qu'il ne le pensait. Du moins, Akashi arrivait à lire des émotions dans son regard. Curiosité, intérêt, envie. Curiosité de se trouver dans un lieu nouveau, de toute évidence. Intérêt de la nouveauté et envie de trouver ce qu'il recherchait… Oui, il arrivait à lire tout ça dans ses yeux. Surtout pour l'envie, car il avait la même envie. Lui aussi recherchait ardemment quelque chose. Ou plutôt quelqu'un…
Vraiment, Akashi trouvait ce jeune homme extrêmement séduisant et particulièrement attirant. Et aussi sexy en diable. Jamais il n'avait vu un homme aussi beau. Si ses goûts en matière de sexe se révélaient aussi attractifs que son physique, alors il aurait trouvé sa perle rare. Il ne lui restait plus qu'à vérifier. Mais cette proie pour le moins alléchante se laisserait-elle attraper par le prédateur Akashi ? Rien n'était moins sûr. Il se dégageait de lui une certaine aura sauvage qui laissait penser à l'homme d'affaires que le bleuté ne se laisserait pas apprivoiser si facilement.
Mais étant un Akashi, il aimait le challenge plus que tout et il y avait bien longtemps qu'il n'avait plus été confronté à un défi digne de ce nom. Il allait enfin pouvoir s'amuser et il s'en délectait d'avance. Il allait adorer le soumettre.
Une lueur d'impatience et d'anticipation apparut dans son regard rubis, de façon fugace, mais réelle tout de même. Il fit demi-tour et retourna s'asseoir en salle. La chasse était ouverte.
*Voici pour le chapitre 2. Encore un peu court, mais on est toujours dans la phase de présentation. Ce coup-ci, je vous ai présenté Akashi et sa vie. Mais je vous ai mis un petit lemon ! Bon, vous l'avez sûrement compris, mais la rencontre (ou confrontation) sera pour le prochain chapitre !
Je vous dis donc « à la semaine prochaine ! »
Bises.
