États-Unis, Chicago. Jeudi 11 février 2010, 20h34 heure locale.

Sai s´était enfermé dans sa chambre depuis qu´il était rentré du parc. Il n´avait pas arrêté de dessiner pendant plusieurs heures. D´abord des tigres, puis des rats, un aigle. Ils étaient tous affichés sur son mur, de façon à ce qu´il puisse les surveiller. Il transpirait. Il s´agitait dans tous les sens, pour vérifier tous les dessins. Mais aucuns d´eux n´avaient bougé.

La coke avait fini de faire son effet, voilà pourquoi il n´arrivait plus à les voir bouger. Rien de plus. Il n´y avait rien d´exceptionnel à cela.

Il décida enfin d´arrêter de tourner en rond et se rendit dans la cuisine. Il posa la feuille ou le tigre s´apprêtait toujours à bondir. Mais rien en vint. Il râla et se prépara un sandwich. Il repensait toujours aux événements du parc. Il était pourtant certain d´avoir dessiné, comme à son habitude, un tigre sage, dormant qui était sur la feuille ne ressemblait en rien à ce qu´il dessinait en temps normal.

Peut-être qu´il était simplement fou… Cela devait être ça.

Il regard par la fenêtre de la cuisine. Leur appartement était assez en hauteur, il pouvait donc admirer le ciel à travers tous ces buildings. La nuit était belle et fraîche. Il referma son gilet correctement en place. Les hivers étaient durs lorsque l´on n'avait pas de chauffage. Il recommença à dessiner, accoudé au plan de travail de la cuisine. Encore un tigre. Une part de lui espérait quand même que ce tigre bouge. Il le griffonna, sans y porter attention, plongé dans ses pensées.

Pouvait-il avoir un don ? Cela serait génial. Peut-être pourrait-il devenir un grand artiste connu de tous. Il pourrait gagner assez d´argents pour les faire sortir, lui et sa sœur, de la misère quotidienne.

Sous ses airs froids, Sai était en fait un grand rêveur. Il voulait à tout prix quitter cette ville qui lui semblait inintéressante. Parcourir le monde, c´était ça dont rêvé ce jeune voulait aller voir la grande muraille de chine, monter tout en haut du killimanjaro, parcourir les kilomètres que formait le Sahara, plonger dans les mers de coraux prêts de l´Australie. Bref, il rêvait. Tout le temps.

Mais quelle personne normalement constituée ne rêverait pas de s´évader lorsqu´elle vivait dans un taudis comme l´était l´appartement de Sai. La porte d´entrée était défoncée, il était très difficile de la fermer. De toute façon, il n´y avait rien à voler dans les habitats de ce genre de quartier, tout le monde le savait. La drogue qu´il revendait n´était pas cachée là. Le parquet grinçait horriblement à chaque pas, les fenêtres étaient opaques À certains endroits. Le salon prenait l´eau par le plafond à chaque grande averse. Le froid s´infiltrer partout. La salle de bain était moisie, les chambres aussi. Une continuelle odeur de pourri et de renfermé régnait dans les pièces. La chambre de Sai, en plus d´être constamment en désordre, avait la peinture écaillée, le plafond qui s´effrité par endroits. Bref, c´était un taudit.

Ne voulant plus voir ce triste spectacle, il se concentra sur son dessin. Son cœur arrêta de battre quelques instants, avant de repartir de plus belle, comme dans le parc. La queue du tigre bougeait. Elle ondulait sous un vent inexistant, flottant allégrement. Il resta sans bouger pendant quelques instants. Il effleura la feuille des doigts, la queue du tigre les évita. Il avait la preuve que cela n´était pas une illusion. A moins qu´il ne soit encore sous l´effet de la drogue ?

Sai se frotta plusieurs fois les yeux avant de se réfugier dans sa chambre, le croquis dans sa poche. Il ne fallait pas que sa sœur, qui allait rentrer tôt ou tard du travail, ne voit ce qu´il avait entre les mains. Elle paniquerait. Beaucoup plus que Sai en ce moment.

Il s´enferma de suite dans sa chambre et sortit son croquis. Ses yeux s´ouvrir en grand et ses mains, tremblantes, lâchèrent le bout de papier.

La feuille était blanche.

Australie, Canberra. Jeudi 11 février 2010, 4h00 heure locale.

Sur une place de la capitale de L´Australie, une petite fête était organisée. Beaucoup de personnes étaient présentes. La musique pouvait s´entendre de loin, sans que la police ne vienne arrêter le fétards dansaient librement. C´était l´été, et ils étaient heureux. Même si pas mal de feux dévastaient le pays, comme chaque été, ils étaient heureux. À vrai dire, l´alcool aidait beaucoup à la bonne ambiance générale.

Plusieurs cartons étaient disposés ça et là, permettant de s´asseoir ou de poser ses breuvages. Sur l´un d´eux, dansait une jeune fille. Tous les hommes la regardaient avec envie et toutes les femmes la dévisageaient avec jalousie. Elle, elle n´avait pas l´air consciente de l´effet qu´elle produisait chez les habitants de Canberra. Ou plutôt si, mais elle s´en fichait complètement, elle y était habituée depuis qu´elle avait commencé à avoir des seins.

Elle continuait de danser sur une musique entraînante, s´arrêtant quelquefois pour boire de l´alcool, évidemment.

Quand elle fut à bout de souffle, elle descendit de son carton et partit un peu plus loin, là où la chaleur des corps s´entremêlant au rythme de la musique n´était pas étouffante. Il s´attacha les cheveux en une queue de chevale. Ils étaient d´une couleur étrange. Un rose plus que voyant. Elle aimait ça, qu´on la remarque. Elle ne le montrait pas mais ce qu´elle voulait, c´était qu´on la regarde. L´indifférence était sa pire ennemie.

Elle était saoule, tellement qu´elle ne fit aucunes contestations lorsque le garçon qui la collait un peu trop depuis le début de la soirée, la tira vers une ruelle, un peu plus loin.

Elle rigola, l´alcool trompant ses sens. Le garçon fut content de cela, encouragé dans ce qu´il entreprenait. Il commença à suçoter son coup. Cela fit réagir la jeune fille, mais pas comme il l´aurait voulue.

Elle commença à s´agiter. Elle ne voulait pas coucher avec lui. Il puait la sueur et l´alcool, n´était pas attirant et était plus que tenta de le repousser, mais l´alcool embrumait son esprit et paralysait ses forces. Elle fut contrainte de l´embrasser, puis lui mordit la langue. Pas question de se faire déflorer par un inconnu puant.

L´inconnu s´énerva. Elle l´avait chauffé toute la soirée avec ses danses et ses sourires plus que suggestifs et maintenant qu´ils passaient aux choses sérieuses, elle se transformait en sainte nitouche, hors de question !

Il lui attrapa les poignets avec une main, et agrippa son sein gauche avec l´autre. Elle s´énerva, pour qui il se prenait celui là ? Comme si l´alcool n´avait jamais envahi ses veines, elle le repoussa violemment.

Le garçon ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait, mais il retourna bien vite à l´attaque en la bloquant contre le mur et en lui soulevant la robe.

Elle prit peur, et envoya de toutes ses maigres forces, son poing dans le ventre de l´inconnu.

Cela fut rapide, déjà, la vie quittait le corps inanimé en face d´elle. Elle regarda ce corps s´effondrer à ses pieds, sans comprendre ce que cela signifiait. Sa respiration était saccadée, dû à l´adrénaline. Elle se pencha vers ce garçon qui avait voulu la violer, et le secoua. Elle ne comprit pas tout de suite d´ou venait tout ce sang. Puis elle remarqua enfin, comme si un brouillard se dissipait devant elle, la plaie béante sur la poitrine de son agresseur. Ses organes internes étaient visibles. Elle ne pu se retenir plus longtemps et vomit tripes et boyaux à côté du cadavre. Lorsqu´elle leva sa main à la commissure de ses lèvres pour y enlever le reste de vomi, elle resta stoïque un instant. Elle était couverte de sang, elle aussi. Pourtant, elle n´avait pas touché le corps sans vie depuis qu´il s´était écroulé.

Son cerveau fonctionnait à plein régime. Il était clairement impossible qu´elle soit à l´origine de ce massacre. Pourtant, il n´y avait personne d´autre dans la ruelle. Alors qui ? ou quoi ?

Cela ne pouvait être qu´elle. Si c´était effectivement le cas, elle était dans les ennuis. Elle couru vers la place. Personne ne semblait avoir remarqué son absence. Personne ne savait donc qu´elle était avec ce type avant sa mort. Sans réfléchir plus longtemps, elle prit ses jambes à son cou et partit en direction du port. Il fallait qu´elle quitte la ville.

« -Attends, Sakura ! »

La voix inquiète de son amie ne changea rien à son ambition. Elle se dirigea vers le port. Avec le peu d´argent qu´elle avait planqué dans son soutien gorge, elle avait juste de quoi prendre un bus pour Sydney. À ce moment-là, elle aviserait.

Sa mère serait folle d´inquiétude, mais s'il y avait bien un endroit que Sakura ne voulait pas revisiter, c´était la prison.

Sakura était enfin arrivée à bon port. Après toute une nuit passée dans une camionnette, recroquevillée, elle était sale et complètement épuisée. Elle n´avait trouvé aucun bus à Canberra. Elle avait été obligée de se cacher dans cette camionnette. Des gens avaient bien dû se rendre compte de la mort de cet homme, et l'on devait déjà chercher le meurtrier à l´heure qu´il était. Et ses empreintes étaient présentes sur tout le corps du cadavre. Autant dire qu´avec son passé de petite délinquance, la case prison aurait été inévitable.

La camionnette s´arrêta, et elle n´attendit pas plus longtemps pour sauter et se réfugier derrière des conteneurs. Le soleil était levé depuis 2 heures. Le port commençait déjà à s´agiter.

Elle se mit rapidement à chercher de la nourriture, tout en veillant à ne pas heurter ou même toucher quelqu´un, de peur de le transpercer. Elle était terrorisée. Cela ne pouvait être qu´elle qui avait commis ce meurtre. Même si il était évident qu´elle n´avait pas la force suffisante pour provoquer autant de dégâts. La panique ne l´avait pas quittée. Elle était devenue un monstre en une nuit.

Il y avait encore une journée, elle n´était effrayée que par la prison. Maintenant, elle avait aussi peur d´elle-même.

Elle vola un morceau de pain à un boulanger inattentif, le mis dans sa poche et retourna vers le port. Elle pourrait certainement trouver un bateau et filer vers… La Nouvelle-Zélande, ou bien le Japon, avec un peu de chances, ils n´avaient pas d´accord d´extradition. Tout, mais pas l´Australie.

Elle allait quitter son pays natal, mais après tout, elle n´avait rien qui la rattachée réellement dans cette partie-là du globe, hormis sa mère. Mais bon, cette femme était une alcoolique et elles n´avaient que peu de choses en communs.

Elle trouva enfin son bonheur. Un cargo allait partir pour une destination inconnue. Le tout était d´arriver à rentrer à l´intérieur. Ce n´allait pas être le plus dur. Sakura avait l´habitude de se faufiler un peu partout, une vraie fouine.

Après quelques tours de passe-passe, elle entra sur le cargo. Il fallait maintenant trouver une cachette pour toute la durée du voyage, si possible prés des cuisines. Elle déchira sa longue robe, autant ne pas être encombré de tissus inutiles.

Pour une jeune femme de 18 ans, elle était du genre courageuse (si on enlevait ses peurs pour la prison et son côté « démoniaque »). Elle devait être la seule fille de son age à ne pas être effrayé à l´idée clandestinement dans un cargo inconnu. Au point ou elle en était, il fallait bien qu´elle tente quelque chose.

Soudain, des voix provenant de l´autre bout du couloir lui arrivèrent aux oreilles. Elle courut jusqu´à l´étage d´en dessous, manquant plusieurs fois de glisser, tant le sol était crasseux et humide. Elle arriva dans un autre couloir, parsemé de portes fermées à clés et ou seule une petite lampe se balançant dangereusement sur le plafond éclairée cette partie du bateau.

Elle inspira profondément… C´était sa seule chance. Elle ne savait pas si cela allait marcher, et si elle pouvait espérer échapper aux hommes qui se dirigeaient peut-être vers l´endroit où elle était. Elle prit de l´élan et courut, le poing tendu, vers une des portes qui vola en éclats sous la force de son coup. Elle resta, une fois de plus, immobile face aux dégâts. Son esprit, assez rationnel voulait l´empêcher de croire en ce qu´elle voyait.

Elle se mordit la langue. Sa nouvelle force l´étonnée encore. Pleins de questions voulaient être posées. Mais elle n´avait ni le temps ni l´envie pour ça.

Il était impossible que personne n´ai entendu

« -Qui va là ? »

Sans hésiter, Sakura se rua dans les escaliers, tandis qu´un homme venu d´une des pièces la poursuivit. Elle comprit seulement maintenant que son action avait été complètement stupide. On ne défonce pas une porte dans un cargo rempli d´hommes sans se faire prendre. Elle jura contre son idiotie maladive.

Elle bouscula les deux hommes qu´elle avait attendu auparavant et qui, ne s´attendant pas à cela, la laissèrent passer. Ils prirent finalement la décision de la poursuivre, suivis de leur collègue. Elle n´avait pas le droit d´être là.

Sakura courait à s´en brûler les poumons. Son cœur battait si fort, qu´elle n´entendait que lui.

Elle réussit à s´enfuir et alla se réfugier dans une ruelle, le souffle était désespérée. Elle n´arriverait à s´enfuir du pays si elle continuait à agir comme une imbécile. Elle était bien arrogante pour penser s´enfuir à bord d´un bateau sans se faire remarquer.

Elle s´insulta. Détruire une porte. Qu´elle pouvait être bête. Elle se cogna la tête avec sa main droite. Maintenant, ces hommes devaient la chercher partout.

Elle était paniquée, effrayée, épuisée. Son cœur battait la chamade, une puissante migraine lui tiraillait la tète. Elle s´assit contre un mur, le souffle court, transpirante de peur. Elle ne souvenait pas avoir un jour était autant angoissée. Elle qui d´habitude était plutôt calme et réfléchie voilà qu´elle courait n'importe ou, détruisait des portes et élaborée des plans rocambolesques.

Au fond d´elle, depuis la veille, elle avait eu envie de recommencer. Utiliser cette force spectaculaire qui faisait d´elle un être à part. Elle avait toujours était différente, anticonformiste et rebelle. Mais là, elle devenait, à l´instar des célébrités collées sur les murs de sa chambre, un être exceptionnel.

Une fois de plus, le bruit d´une voix se fit entendre. Elle se releva à vitesse grand V pour se retrouver face à une jeune femme brune. Elle la détailla de haut en bas, analysant si elle était une menace. Elle était à peine plus grande qu´elle et était plutôt mince, voire maigre. Ses longs cheveux soyeux descendaient en cascade sur ses épaules. Elle portait un imperméable noir qui lui arrivait jusqu´aux genoux et des bottes de la même couleur empêchaient de voir ne serait ce qu´une toute petite parcelle de peau. Elle était bizarrement habillée, vu la chaleur qu´il faisait en ce mois de février.

Sakura se détendit sur le champ. Cette femme ne lui inspirait aucune animosité ni aucune crainte, elle n´était donc pas obligée de la frapper. Le tout était de paraître normale.

« -Puis-je vous aider, jeune fille ? »

Sakura la laissa s´avancer sans suspicion, pensant qu´elle était inoffensive. Pendant une seconde, il lui sembla voir dans ses yeux, une lueur rouge. Elle n´eut pas le temps de se poser de questions, que son esprit lui commandait de prendre la fuite. Son instinct de survie était en panique, sans qu´elle ne sache pourquoi.

Soudain, elle se retrouva sur le toit d´un immeuble, au bord du vide. L´espace d´une seconde, elle avait changé de lieu. Elle n´était plus dans le port de Sydney, mais au beau milieu d´une grande ville, sur un building. Elle eut envie de hurler, mais sa gorge restait nuée.

Que lui arrivait-elle ?

« -Sakura Haruno, veuillez me suivre, s´il vous plait ?

-Q-qui êtes-vous ?

-Sachez que je ne vous veux aucun mal »

Sakura se mit à pleurer et à crier, poussée à bout par tous les événements qui étaient arrivés si rapidement sans qu´elle n´ai rien pu faire. Elle sentit soudain une vive douleur dans le cou.

On venait de l´assommer.

Pays inconnu. Jeudi 11 février 2010, 8h23 heure locale.

« -Réveille-toi ! Mais réveille toi bon sang ! »

La voix qu´il entendait criait déjà depuis 5 bonnes minutes. Il voulait absolument savoir ce qu´il se passait autour de lui, il sentait pas mal d´agitation. Il ne parvenait pourtant pas à émerger de ce sommeil profond. Une douce chaleur s´était répandue dans son corps, et il craignait qu´elle ne le quitte si jamais il se réveillait.

« -On va clamser si tu te bouge pas, connard ! »

La personne semblait extrêmement énervée. Mais Naruto distinguait aussi une pointe d´angoisse. Cette personne avait peur. Même s´il ne comprenait rien à ce qu´elle lui criait, il en aurait mis sa main à couper.

Il était le genre de personne à venir en aide aux personnes qui en avaient besoin, aux dépends de son moral ou de sa santé. Voilà pourquoi, même s´il ne voulait pas quitter cette étrange chaleur qui le rassurait, il réussit toute fois à ouvrir un œil. La lumière, beaucoup trop vive, lui agressa les yeux. Il les referma aussi sec. Il mit ses mains devant son visage pour se protéger et c´est à ce moment qu´il découvrit qu´il était blessé. Ses doigts étaient écorchés par endroits, et ses mains bandées. Il fronça les sourcils, signe de son incompréhension. Il était encore à moitié assoupi, et ne comprenait rien de ce qui lui arrivait. Il referma les yeux, occultant la voix qui semblait très irritée. Toujours les yeux fermés, il commença à inspecter son corps. Ses bras étaient eux aussi bandés, mais ne lui faisait pas mal. Son abdomen n´avait rien et ses jambes pesaient lourd. On aurait dit qu´il avait couru le marathon. Il ne se rappelait pourtant pas d´un tel exploit. Il se redressa, très lentement, ne sachant pas encore absolument s´il était en bonne santé.

Il rouvrit les yeux et resta hébété. Il ne connaissait pas du tout cet endroit. Les murs et le plafond étaient faits en acier, des chiffres noirs étaient marqués en gros sur certains d´entre eux. Il était assis sur une table en acier, comme une table d´opération. Il ne portait pas ses propres vetements. Il était dans une combinaison blanche. Comme celles des malades mentaux. Pendant un instant il prit peur, était-il interné ? Cela n´avait pas de sens.

La voix continuait d´hurler, alors il tourna la tête vers la source du bruit. Il resta perplexe. Il devait sûrement rêver. Cette situation était bien trop étrange pour être vrai. Là, à environ 4 mètres devant lui, se trouvaient deux adolescents d´à peu prés son age. Ce qui était étrange, c´était qu´ils étaient enfermés dans de long tubes transparents, reliés au plafond.

Il souffla, quel rêve bizarre. Il décida de se recoucher, il allait se réveiller dans sa chambre et il pourra aller au lyc…

Il se releva brusquement. Le lycée. Il se souvenait maintenant très clairement qu´il y était déjà allé. Il avait dû courir, car il était encore en retard. Il se souvenait de Straüss, de la dispute avec Andréas. Puis plus rien. Un trou noir. Cela lui arrivait souvent en ce moment, mais jamais il ne se réveillait dans une pièce inconnue.

« -Arrête de rêvasser, elle va revenir, triple andouille ! »

Naruto reporta son attention sur l´adolescent qui lui criait après depuis tout à l´heure. Il était dans le tube de droite et avait une apparence pour le moins… Animale. Il continuait de crier, tambourinant sur les parois du tube. L´autre était silencieux, mais le regardait d´un œil sévère.

Il se leva –passa outre son léger tournis- et se dirigea vers le tube. Il ouvrit la bouche pour parler, et sa voix était rauque. Combien de temps avait-il dormit ?

« -Désolé, je ne comprends pas ce que tu me dis

-Génial, un Allemand ! »

Il haussa un sourcil. La langue que parlait l´adolescent lui était inconnue. Il n´avait jamais été doué en langue, et les reconaissaient très difficilement.

Naruto regarda plus en détail le tube. Il était évident qu´il fallait les faire sortir de là. Le brun devant lui semblait, en plus d´être passablement énervé, très paniqué. Ses marques rouges sur ses joues renforcées ce côté animal. Il reporta son attention sur son voisin. Il semblait toujours le regarder sévèrement. Enfin, ses lunettes noires et sa combinaison blanche qui remontait jusqu´au nez ne lui permettaient pas de le voir en détail.

Il voulait connaître la source de la frayeur du brun. Même si c´était evident que tout cela n´était qu´un rêve, si le brun était en danger, alors lui aussi.

« -Mais fais quelque chose au lieu de nous fixer bêtement. Bouge toi un peu le Chle. Et toi, tu pourrais pas m´aider à lui faire comprendre ? Je sais même pas si tu parles ma langue »

Le jeune s´énervait contre tout. Naruto savait qu´il rêvait, cette situation était beaucoup trop absurde pour qu´elle soit vraie. Il aurait bien voulu retourner s´allonger pour retrouver cette douce chaleur, mais tant qu´à rêver, autant le faire dans le calme. Et si cet énergumène n´arrêtait pas de crier, cela serait impossible. Il allait donc l´aider à sortir de ce tube et pourrait peut être connaître la source d´une telle anxiétée.

Il fit le tour de la pièce pour trouver un bouton, une barre de fer, quelque chose qui aurait pu l´aider à briser ou ouvrir le tube. Mais rien. À part la table en acier qui était fixée au sol et les deux tubes, la pièce était vide. Il tenta d´ouvrir la porte mais impossible de la faire bouger, elle il n´y avait aucune fenêtre. En fin de compte, ils étaient tous les trois piégés.

Un bruit sourd se fit entendre. Tous les trois arrêtèrent de bouger ou de produire un quelconque son et se concentraient pour savoir d´où venait le bruit. Soudain, le plafond au-dessus des tubes s´ouvrit légèrement. Le bruit sourd se renforça. Les deux garçons enfermés dans les tubes se collèrent contre les parois de verre, s´éloignant autant qu´ils le pouvaient de cette fissure. Ils pouvaient tous le sentir, cela allait mal tourner.

Cette angoisse se justifia lorsque de l´eau commença à sortir de la fissure remplissant lentement l´intérieur des tubes. La situation tournait au cauchemar.

Naruto paniqua. Il ne trouvait toujours aucun moyen pour les faire sortir d´ici.

« -Bouge toi mec, si t´es ici, c´est que tu sais faire des trucs toi aussi, alors dépêche ! »

Il ne comprenait rien à ce qu´il lui racontait. Cette langue lui était inconnue. Il n´avait jamais été fort en Anglais, ni en espagnol, langue qu´il avait choisie il y a cinq, et qu´il détestait par-dessus tout. Il essaya néanmoins de baragouiner deux trois mots.

« -What euh i can do ? »

Ses deux interlocuteurs le regardèrent, dépités. Apparemment, ils étaient aussi nul que lui dans la langue internationale. Le brun siffla, ce blondinet semblait bien plus qu´idiot et loin d´être débrouillard, et ils allaient tous mourir par sa faute.

Plus il attendait, plus l´eau montait. Elle arrivait désormais aux hanches des prisonniers.

Il se concentra. S´il paniquait, il n´y arriverait jamais. Mais hélas, il était tellement terrorisé à l´idée de les voir mourir, qu´il ne pouvait réfléchir correctement. Voir deux personnes se noyer devant soi, personne ne pouvait le supporter. Naruto en était conscient.

Il sentit une légère brise autour de lui, alors qu´il cherchait toujours un moyen de les faire sortir. Il n´y fit pas attention.

Il aurait dû, il n´y avait aucunes issu, le vent ne pouvait donc pas s´infiltrer.

L´eau allait bientôt les noyers, ils ne restaient plus que quelque centimètre avant qu´ils ne meurent.

Naruto était impuissant face à cette situation, il ne pourrait pas les sauver.

Ils allaient mourir


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