Hey Hey hey !

Si vous êtes là, c'est soit parce que mon histoire commence à vous plaire, que vous êtes intrigués, ou que vous espérez que mon deuxième chapitre sera mieux que le premier, mais toujours est-il que vous êtes là !

Opta : Si vous êtes ici, c'est peut-être pour nous voir à l'oeuvre aussi, non ? Parce que je pense qu'avec l'imagination qu'on a, Blood et moi combinées, on pourrait bien vous faire rire.

Et ouais ma chéwie ! souviens-toi ! Nos cours de maths et d'histoire l'année dernière ! On passait notre temps à s'imaginer soeurs dans le monde de One Piece ou Naruto, et avant-hier, j'ai décidé de laisser une trace de tout ça, de tout notre temps passé ensemble à se faire du mal pour rien, puisqu'on sait toi et moi que tout ça ben… c'est juste pas possible. Mais si on peut faire découvrir les conneries qu'on a fait en rêve, autant le faire, non ?

Opta : Yep ma grosse !

Bien, maintenant, réponses aux reviews !

Ic'ilver : Merci pour ton compliment, il me fait vraiment plaisir, même si je suis consciente d'avoir encore pas mal de progrès à faire, et du fait qu'on peut toujours s'améliorer. Pour le côté Mary-Sue de mes personnages, il est vrai que dans le personnage d'Iris il y'a une grande part de cela, même si c'est un personnage que je ne peux pas toucher puisqu'il appartient à ma meilleure amie (Manon-rodriguez), mais si jamais tu trouves qu'Iyallis penche trop du côté Mary-Sue, n'hésite pas à me le dire, je pourrais modifier pas mal de choses.

Clochette : Oh une fée ! xD Ne t'en fais pas, jusqu'au chapitre 5 environs, ça viendra vite et ensuite j'essaierai de poster un chapitre par semaine, donc je pense que ce sera assez régulier ^^ (cinq chapitres qui devaient venir rapidement… mais je me suis foulé le poignet xD qu'on m'explique pourquoi ça me fait rire !)

Manon-rodriguez : Oui, hein ! En tous cas j'espère que ça te plait, tu tiens une grande place dans cette fic, puisque… Après tout, c'est toi Iris, et c'est aussi toi Opta ! 3

Bon allez, je vous laisse lire ce chapitre !

Opta : Bonne lecture !


Chapitre 2 : Ben putain !

On a tous entendu un jour « N'ouvre pas la porte à un inconnu, mon ange ! » ou quelque chose du même genre. Et bien toujours est-il que les pirates n'en sont pas dispensés. Et ça, c'est ce que les pirates de Barbe Blanche vont vite découvrir. Parce que recueillir deux adolescentes tombées du ciel dans un éclair blanc, c'est prendre le risque de se retrouver avec une folle sur les bras. Et là ben… Bonne chance pour les supporter.

Il faisait beau, le soleil était haut dans le ciel et sur un immense navire à tête de baleine, les hommes peinaient sous la chaleur estivale. Dans la vigie, perché à trente mètres du sol, un pirate tentait vainement de garder les yeux ouverts, écrasé par les trente-neuf degrés qui pesaient sur lui. L'homme aux cheveux brun scrutait l'horizon les yeux plissés, blessés par la lumière se reflétant dans l'eau.

Surprenant les membres du puissant équipage, le ciel se voila, sans que rien n'ait put prédire l'apparition soudaine des gros nuages sombres qui plongeait peu à peu le navire dans la nuit. Faisant sursauter chacun de ceux qui avaient pu constater l'étrange phénomène, un puissant éclair vint frapper la mer non loin du navire. Le pirate posté à la vigie plissa encore plus ses yeux qu'ils ne l'étaient déjà et put alors distinguer un barque juste à côté de l'endroit où l'éclaire avait frappé. Prenant une grande inspiration, il hurla du haut de son perchoir :

« - Barque à trois heure ! »

Son cri stoppa un homme aux cheveux blonds, la chemise ouverte, un tatouage sur le torse. Celui-ci s'approcha, calmement, démontrant un sang froid exemplaire. Il se concentra sur la direction dans laquelle son frère pirate regardait, et distingua à son tour la barque dérivant au gré du courant. Il attendit quelques secondes que la barque soit suffisamment proche et la détailla. La barque n'était, de toute évidence plus toute jeune son bois étant vermoulu et sa peinture qu'il devinait bleue, toute écaillée. Il soupira. Sans savoir vraiment pourquoi, cette barque lui laissait une impression étrange. Comme si sa simple présence allait bouleverser son existence et la paix relative qui régnait sur le Moby Dick dont il était le premier commandant. Il reporta son attention sur la barque, ayant regardé ce que ses hommes étaient en train de faire, et remarqua cette fois deux silhouettes. Deux femmes qu'il ne prit pas le temps de détailler.

Comme son frère avant lui, il prit une grande inspiration et s'exclama, à l'attention de ses hommes :

« - On a deux femmes dans une barque à trois heures, qu'on me les remonte et qu'on les emmène à l'infirmerie et plus vite que ça ! »

Ses hommes s'exécutèrent à peine sa phrase terminée. Ils ne mirent que quelques minutes à remonter les deux jeunes femmes, et le médecin qu'on avait appelé pour exécuter les premiers soins si besoin s'approcha rapidement. Il examina la plus jeune et déclara qu'elle était légèrement blessée, deux ou trois côtes cassées et d'autres fêlées, quelques égratignures, mais rien de plus. Il allait passer à la seconde lorsqu'on l'interrompit :

« - Heu… doc', hésita celui qui avait remonté la plus vieille.

- Hm, fit le médecin en se retournant. »

Avec une mine désolée, le pirate montra ses mains pleines de sang et sa chemise gâchée de rouge. Il ne fallut qu'une fraction de seconde au médecin pour réagir et se tourner vers sa patiente. Sa respiration était laborieuse et son buste était trop tâché pour qu'il puisse repérer la source de tout le sang. Mais il était sûr d'une chose, ce sang était bien le sien. Il se redressa brusquement et cria des ordres. On emmena la blessée en salle d'opération et l'autre naufragée à l'infirmerie. Les pirates restés sur le pont se regardèrent, légèrement inquiets. Le blond qui avait repéré les deux jeunes femmes se reprit et ordonna à ses hommes de retourner à leur poste.


~ Quelques petites heures plus tard ~

Lorsqu'elle reprit conscience, Iris eut d'abord une grimace, gênée par le bip régulier qui retentissait près d'elle. Sa seconde pensée fut pour son corps endolori et sa poitrine qui lui arrachait une nouvelle grimace à chaque nouvelle respiration. La troisième enfin, fut pour sa soeur. Elle ouvrit les yeux doucement, et voulu se redresser. Une main l'en empêcha. Une main d'homme, elle le sentait. Son corps se tendit et son esprit s'embruma. Iris se débâtit alors, tentant vainement d'éloigner la main dont la pression se faisait plus grande à chaque mouvement. Elle voulait se redresser, sortir de ce lit trop bordé pour qu'elle puisse bouger, fuir loin de cet homme peu pouvant importer son identité et surtout, elle voulait savoir où était sa soeur. Elle entendit vaguement un autre homme parler avant que la pression que le premier exerçait ne se retire. Elle ouvrit les yeux qu'elle avait fermé par réflexe et se recula dans son lit, le plus loin possible des trois personnes qui l'entouraient. Il y avait un blond à la chemise ouverte, un brun avec un chapeau orange et un rouge avec une blouse blanche. Son regard tomba, à gauche de son lit, sur une silhouette endormie, une perfusion plantée dans son bras, ses cheveux collés en paquets par le sang et le buste entouré de bandages.

Elle quitta violemment son lit, s'emmêlant les pieds dans la couverture blanche et tomba devant le lit de sa soeur. Elle remarqua, en démêlant ses pieds, qu'elle se trouvait dans une infirmerie où les lits étaient séparés par des rideaux, hormis ces deux lits là. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux en voyant sa soeur dans cet état pitoyable. Sa respiration était sifflante et laborieuse, son arcade fraichement recousue, son visage était parcouru d'égratignures et, la couverture ne recouvrant pas le haut de son corps en entier, elle put voir ses épaules bandées.

Les deux hommes qu'elle avait vu à son réveil tentèrent de lui parler, mais elle n'entendait que vaguement ce qu'ils disaient. Elle entendait leur voix, mais pas leurs paroles. Ils restèrent une bonne heure à tenter de lui soutirer au moins son nom, en vain. Toutes ses pensées étaient dirigées vers sa soeur. Elle était inquiète. Depuis tellement longtemps Iyallis et elle étaient restées ensemble, elle ne voyait plus sa vie sans elle, comme on ne voit plus sa vie sans son âme-soeur après l'avoir rencontrée.

Concentrée sur l'adolescente, elle remarqua alors vaguement que le physique de sa soeur avait changé. Elle avait les cheveux rouges, plus longs et en bataille, semblables à ceux de Madara Uchiha dans un manga qu'elle lisait, Naruto, ses yeux étaient cerclés de noir, et un trait comme fait au mascara s'étendait sous chacun de ses yeux. Ses yeux, d'ailleurs, semblaient s'étendre plus vers ses tempes qu'avant, comme ses sourcils d'ailleurs, ses pommettes étaient devenues saillantes, un peu trop peut-être, et ses lèvres s'étaient encore affinées. Une beauté atypique. De ces beautés existantes, mais rarement appréciées. Cette Iyallis était… féline. Elle avait une certaine ressemblance avec l'idée qu'elle se faisait des elfes. Elle fronça les sourcils. C'était toujours sa soeur, elle voyait à travers ces changements, mais tout ça l'intriguait. Pourtant, son visage ne changea pas d'expression, il affichait toujours cette inquiétude presque maladive qui l'envahissait.

Il s'écoula une heure de plus depuis le départ des trois hommes. Puis une deuxième. Et une troisième. Elles défilèrent les unes après les autres sans qu'Iris ne bouge. Sans qu'elle ne remarque que ses cheveux s'étaient éclaircis jusqu'à l'argenté, sans se rendre compte qu'elle avait grandis, que ses lèvres à elle avait gonflées, que ses mans étaient plus délicates, que ses yeux gris blancs avaient rosit, que ses joues étaient moins creuses, que son expression s'affichait, sur un visage bronzé, plus franchement qu'avant. Elle posa une main sur la joue de sa soeur, remarquant alors sa peau dorée et celle, pâle presque blanche de sa soeur.

Elle regarda fixement la couleur de sa peau. Il lui semblait qu'elle aussi avait changée. Elle ne savait pas encore à quel point, et se doutait qu'elle ne le saurait sûrement pas avant le réveil de sa soeur.

Un homme entra dans l'infirmerie et s'approcha d'Iris, toujours ailleurs. Elle ne remarquait pas l'activité des gens autour d'elle. Une seule chose lui importait. Sa soeur et rien d'autre. L'homme déposa un plateau sur la table près du lit de sa soeur et lui lança un regard peiné. Il était évident qu'il comprenait la douleur de cette fille dont il ignorait tout.

La journée passa et laissa la place à la nuit, sans qu'Iris ne bouge vraiment. Lorsque l'aube laissa paraître les premiers rayons du soleil qui éclairèrent l'infirmerie, Iris était assise en tailleur, adossée contre la table du lit et la tête reposant contre le matelas. Elle ne fut réveillée ni par un membre de l'équipage, ni par un rayon de soleil. Ce fut un bip continuel, surprenant les patients qui la tira de son sommeil. Un médecin accourut et examina le moniteur près d'Iyallis. Il s'affola et fit appeler d'autres médecins et des infirmières de toute urgence. Un ballet de blouse blanche se déroula alors sous les yeux choqués de la nouvelle argentée qui se hâta de s'assoir sur son propre lit pour ne pas gêner. Une course effrénée pour la vie d'une inconnue. Parce qu'elle savait que le moniteur enregistrait le rythme cardiaque de sa grande soeur, et que ce bip continuel et strident ne pouvait signifier qu'une seule chose. Son coeur cessait toute activité.

On apporta des défibrillateurs et on dégagea la poitrine de la nouvelle rouge. Il y eut un décompte, puis une décharge. Un second décompte et une seconde décharge. Il y en eut cinq comme cela avant qu'elle n'entende une voix déclarer que le coeur de sa soeur était reparti.

Elle ne bougea pas de son lit de toute la journée. Elle fixait un point lointain, le regard vide. La seconde nuit reprit alors ses droits et il y eut un nouvel arrêt cardiaque de sa soeur. Elle se recroquevilla et ne bougea plus. Après chacun des trois arrêts qu'Iyallis fit, on la retrouva un peu plus recroquevillée que la fois précédente. Il passa ainsi trois jours et trois nuits. Ni la faim, ni le froid ne se firent sentir. Parce que comme on dit "C'est dans la tête" et Iris avait vraiment la tête ailleurs.

Elle accueillait le quatrième matin comme les précédents, lorsqu'un gémissement de douleur sur sa gauche la fit se redresser. Les larmes aux yeux, le regard brûlant d'espoir elle tourna lentement la tête sur le côté. Sa soeur remuait prudemment, encore allongée et ouvrait à peine les yeux. Son visage s'illumina alors et elle s'élança vers sa soeur. Ses yeux la surprirent un instant, mais ne suffirent pas à stopper l'étreinte qu'elle s'apprêtait à donner à sa précieuse grande soeur. Des yeux jaunes, les pupilles fendues. Des yeux difficilement déchiffrables, tout le contraire des siens. Des yeux brillants d'indifférence involontaire, mais qui ne cachaient rien à ceux qui venaient les trouver en cet instant. Elle pouvait, elle, aisément y lire les émotions d'Iyallis. L'incompréhension, la désorientation et la douleur.

Iyallis murmura avec peine, d'une voix rauque :

« - I- Iris tu me fais mal…

- H- ho pardon nee-chan ! »

Elle se recula brusquement, rebutée par l'idée de faire souffrir sa soeur plus que sans contact. Iyallis la dévisagea alors :

« - Iris, qu'as-tu fais à tes cheveux ?

- Hein ? De quoi tu parles ?

- Iris, reprit-elle, tu as les cheveux argentés, les yeux roses, les lèvres plus gonflées… et tu es plus grande ? »

Son visage afficha alors une expression stupéfaite. Elle tenta de se redresser mais sa petite soeur la retint. Elle dégagea doucement le bras fin d'Iris et s'assit en défaisant une partie de la couverture qui la couvrait. Détaillant les bandages, elle posa la main sur son épaule douloureuse, et déplaça son poids, puisque l'ayant en grande partie déporté de ce côté. Elle passa ses doigts sur son buste avec deux doigts, partant du hauts de sa poitrine, juste en dessous de son épaule valide, continua entre ses seins et s'arrêta au niveau de son nombril. Elle ignorait d'où venait cette blessure, connaissant l'origine de celle à son épaule, celle sur sa hanche mais pas celle-ci, plus large et longue, bien que beaucoup moins profonde que les autres. C'était étrangement celle qui lui paraissait la moins douloureuse.

Se sentant vidée de ses forces par ces gestes pourtant simple, elle se rallongea, tandis que l'adolescente aux yeux roses remettait la couverture en place. Elle vit alors un homme entrer et son regard se fixa un instant sur lui. Elle se figea :

« - Bordel de merde ! Oh la race à sa maman !

- Qu'est-ce qu'il y a, demanda Iris, légèrement blasée.

- C- c'est Marco le Phoenix, commandant de la première flotte de Barbe Blanche !

- Hein ? »

Iris tourna la tête et remarqua alors pour la première fois malgré ses deux passages dans l'infirmerie ce commandant qu'elle connaissait depuis les pages de ses mangas ou de son écran d'ordinateur. Elle eut un hoquet de stupeur. Comment était-ce possible ? Théoriquement, il ne devrait pas pouvoir être devant elles ! Les deux soeurs se regardèrent. Un murmure commun leur échappa :

« Ben putain ! »

Les lèvres d'Iyallis formèrent deux mots.

One Piece.