Bonjour/Bonsoir à tous !
Un grand merci pour l'accueil chaleureux que vous avez reservé à la première partie de cette histoire, ça m'a vraiment fait plaisir et donné de la motivation supplémentaire pour continuer à écrire.
Je voulais absolument finir ce chapitre avant ce week end du coup je n'en suis pas DU TOUT satisfaite, je le trouve nul et OOC mais je n'ai pas réussi à faire mieux... Je réécrirais peut être certains passages par la suite. Désolée s'il vous paraît bâclé... Dites moi ce que vous en pensez !
Merci à tous ceux qui laissent des reviews, en particulier les reviewers aninymes que je n'ai pas pu remercier personellement ^^
Bonne Lecture ! =)
Cependant, lorsqu'il ouvrit la porte, il se figea. Ce n'était pas Wilson. C'était Cuddy.
Il voulut murmurer son nom, ou même son prénom mais il n'y arrivait pas. Soudainement, il avait la gorge serré. Si serrée qu'il avait du mal à respirer. Il avait l'impression de sentir les mains délicates de la femme devant lui enserrer son cou pour l'empêcher de respirer le même air qu'elle.
Mais ce n'était qu'une impression désagréable causée par la culpabilité qu'il ressentait face à tout ce qu'il lui avait fait subir. C'était sa douleur à lui qui parlait, le submergeait. L'empêchait de reprendre son souffle.
Elle leva des yeux brillants vers lui. Il lui avait manqué, son corps lui avait manqué. Mais plus que tout, c'était de sa voix qu'elle se languissait. Cette voix qui lui avait hurlé les pires horreurs mais aussi murmuré les plus belles choses.
Mais il ne parlait pas.
Elle était là, devant lui, et il la regardait comme s'il se demandait si elle était vraiment là. Si elle était réelle. Trop ébahit de sa présence, il se contentait de la dévisager, la bouche légèrement ouverte. Elle en profita pour l'observer quelques instants et fut choquée de voir qu'il n'avait jamais eu l'air aussi misérable. Ses traits étaient plus creusés que jamais, ancrant définitivement dans son visage les marques de la douleur permanente qu'il ressentait. La lueur malicieuse dans son regard avait disparue, laissant à la place deux yeux ternes, sans vie, restant cependant les plus beaux qu'elle n'ai jamais vus. Son regard parcouru rapidement son corps et elle vit qu'il avait encore maigri. Elle sentit son estomac se nouer en réalisant que tous ces petits changements physiques lui montraient à quel point il avait souffert de son départ.
Le silence était pour elle tellement pesant que Cuddy finit par prendre la parole.
- « Je… Tu dois probablement me détester d'être partie comme je l'ai fait l'an dernier mais Wilson m'a appelé parce qu'il s'inquiétait pour toi. Et je sais que tu détestes ça, que quand tu vas réaliser que je suis bien là, tu vas me dire que tu vas bien, que tu n'as pas besoin de moi et que je peux retourner d'où je viens mais j'avais besoin de te voir. Je m'inquiète pour toi. » expliqua-t-elle maladroitement.
Le silence pesant fit son retour. Il avait fermé les yeux quand elle avait commencé à parler, comme si le fait même d'entendre sa voix l'insupportait, comme si ses mots le blessaient physiquement. Finalement, il ouvrit les yeux et la scruta longuement avant de soupirer.
- « Je ne te déteste pas » murmura-t-il enfin d'une voix rauque.
- « Je… » Aussitôt qu'il avait ouvert la bouche, elle s'était mise sur la défensive, prête à répliquer au moindre ses arguments. Elle ne s'était certainement pas attendu à ce qu'il lui réponde de manière aussi calme, sans nier le fait qu'il allait mal, sans insulter Wilson, et sans la chasser de chez lui. « Bien… d'accord. » répondit-elle finalement en osant faire un pas à l'intérieur de l'appartement.
Sans qu'elle ait le temps de comprendre ce qui lui arrivait, deux mains chaudes l'agrippèrent puissamment avant de la plaquer contre le mur le plus proche. Encore étourdie par le mouvement soudain, elle ne se rendit compte que House avait claqué la porte à l'aide de sa canne que lorsque le mur trembla contre son dos.
Surprise par la rapidité et la puissance de ses gestes, Cuddy leva un regard inquiet vers le diagnosticien dont la respiration devenait de plus en plus anarchique.
- « Je ne te ferais pas de mal. Je ne lèverais jamais la main sur toi. » la rassura-t-il doucement.
- « Je sais. » affirma-t-elle.
Elle lui faisait confiance. Gregory House cassait la figure aux idiots qui l'emmerdaient mais il ne frappait jamais une femme. Il n'oserait jamais blesser physiquement la femme qu'il aimait, ils le savait tous les deux. Elle était tendue, non pas parce qu'elle avait peur de lui, mais parce que le contact entre leurs deux corps lui manquait tellement qu'elle mourrait d'envie de se jeter dans ses bras, tout en sachant que ce n'était pas approprié.
Pourtant, comme s'il avait lu dans ses pensées, le misanthrope se rapprocha d'elle, enserrant sa taille avec tendresse pour la rapprocher de lui en enfouit sa tête dans ses boucles brunes. Tandis qu'elle était paralysée par le contraste entre la force qu'il avait montrée quelques minutes auparavant et la fragilité et la tendresse qu'il laissait maintenant entrevoir.
Prenant l'étonnement de Cuddy pour de la réticence face à son contact, il s'écarta rapidement d'elle en grommelant quelque chose qui ressemblait à des excuses, honteux de s'être laissé emporté par un élan de tendresse. Mais l'ex-doyenne le retint juste avant qu'il ne s'écarte complètement d'elle en posant ses mains délicates sur les bras qui serraient encore sa taille.
- « Je suis désolée. » murmura-t-elle.
- « Pour quoi ? » répondit-il, troublé par leur proximité.
- « En te quittant, je n'ai jamais voulu te faire autant de mal. Je pensais que suite à ce qu'il s'était passé, c'était ce qu'il y avait de mieux pour nous deux. »
- « C'était certainement ce qu'il y avait de mieux à faire pour toi, mais pas pour moi. » Voyant qu'elle s'apprêtait à s'excuser de nouveau, il reprit. « Je ne peux pas vraiment t'en vouloir pour ça, tu as voulu te protéger et protéger ta fille, c'est ce que toute personne saine d'esprit aurait fait. Personne ne reste avec un drogué. »
- « J'aurais quand même aimé pouvoir t'aider à ce niveau. » soupira-t-elle, sentant une boule se former dans sa gorge.
- « Tu n'aurais pas pu, je ne t'aurais pas laissé faire. Au moment où j'ai réalisé que tu m'avais quitté, j'ai laissé sortir toute la colère que j'avais en moi s'exprimer contre toi. Je ne t'aurais plus laissé m'approcher. Je voulais te faire le plus de mal possible en ramenant des prostituées, ne faisant pas correctement mon travail, te confrontant sans cesse pour voir si tu étais aussi affectée que moi. C'est pour ça que tu es partie n'est-ce pas ? »
Cuddy acquiesça.
- « C'était trop douloureux, je ne le supportais plus. Mais si j'avais su à quel point mon départ t'affecterait, je serais restée. C'est moins douloureux de devoir te côtoyer alors que tu me détestes que de te voir aujourd'hui et réaliser à quel point tu as pu te faire du mal à cause de moi.
- « Je ne te détestait pas. Je voulais simplement te faire réagir. Et quand tu es partie, quand j'ai compris que tu ne reviendrais pas, tout s'est écroulé autour de moi… Tu étais dans ma vie depuis tellement longtemps, tu me supportais depuis la fac et je t'avais enfin assez blessée pour que tu t'éloignes de moi… Je n'ai pas réussi à la supporter. »
Cuddy n'en croyait pas ses yeux. Il parlait avec un calme démesuré, partageant avec elle sa douleur alors qu'il avait toujours préféré se renfermer sur lui-même dans ce genre de situation. Et plus que tout le reste, c'était la larme qui roula sur la joue mal rasée du diagnosticien qui la choqua le plus. Elle réalisa qu'il n'avait pas été simplement blessé par leur séparation, il s'était laissé détruire. Tout ce qu'elle connaissait de lui n'était plus là. Même si elle était convaincue qu'il jouait toujours au connard arrogant devant la majorité des gens, il avait désormais trop souffert pour pouvoir cacher sa fragilité devant elle.
Elle ne réalisa qu'elle s'était aussi mise à pleurer que lorsque les mains de House se posèrent sur ses joues, pour essuyer ses larmes.
- « J'ai trop besoin de toi Cuddy. Même si on n'est plus ensemble, j'ai trop besoin de t'avoir près de moi et de savoir que je fais encore partie de ta vie. »
- « Bien sûr que tu fais encore partie de ma vie. Ce n'est pas quelques kilomètres qui feront que je t'oublie. Pourtant j'ai essayé de toutes mes forces, mais ça n'a pas marché. Tu feras toujours partie de ma vie. » répondit-elle en tentant de contrôler ses larmes.
Il acquiesça et enleva ses mains des joues de la brune, afin de passes ses bras autour de sa taille pour la serrer contre lui. Il enfouit à nouveau sa tête contre son épaule et elle l'enlaça à son tour, profitant de cette étreinte dont elle se languissait depuis si longtemps.
Elle était perdue. Elle l'aimait, elle n'avait aucun doute à ce sujet. Elle était dingue de lui et il était évident qu'il nourrissait encore des sentiments pour elle. Retenter une relation avec lui semblait être voué à l'échec, mais en un an, elle avait tenté par tout les moyens d'être heureuse sans lui, de le détester pour l'avoir blessée. Cependant, malgré toutes ses tentatives, elle ne s'était jamais aussi bien sentie qu'à ce moment précis, dans ses bras. Elle ne savait plus quoi faire, leur situation était beaucoup trop compliqué. Au fond, elle l'avait toujours été.
- « Reste avec moi. » murmura-t-il au creux de son oreille, laissant son souffle lui chatouiller la peau, provoquant ainsi un doux frisson.
- « Je t'en prie…. » insista-t-il d'une voix douce.
Elle ne savait pas vraiment s'il lui demandait de rester juste pour la nuit, ou pour une période beaucoup plus longue, mais le désespoir qu'elle entendit dans sa voix la fit flancher. Réalisant que Gregory House venait de la supplier, elle s'empressa de le rassurer :
- « Je vais rester avec toi cette nuit. »
- « Pourquoi ? » s'étonna le diagnosticien en s'écartant d'elle pour la regarder d'un air surprise, tant il était ébahit qu'elle accepte.
- « On en a tous les deux besoin. » dit-elle en lui souriant doucement.
Il lui rendit son sourire et il se dirigèrent vers la chambre de House. Il lui prêta un T-shirt pour dormir et fut ravit quand elle vient le rejoindre dans son lit et se cala contre lui. Il l'entoura aussitôt et caressa son bras nu, comme il avait toujours eu l'habitude de la faire. Pendant un moment, il eu l'impression que l'année qui s'était écoulée n'était qu'un cauchemar et qu'ils avaient fait un bon en arrière. Ne voulant pas se préoccuper des conséquences que cela aurait plus tard, il déposa un baiser sur la tempe de Cuddy et s'endormit le cœur léger. De son côté, incapable de trouver le sommeil, elle passa une bonne partie de la nuit à profiter de la chaleur de son corps et à le regarder dormir d'un air paisible, en se demandant qu'elle était la bonne décision.
Le lendemain, l'atmosphère était plus morose. Lorsque House s'était réveillé, Cuddy s'était déjà levée et buvait son café dans la cuisine. A part des salutations timides, ils ne se parlaient pas, sachant que Cuddy devrait bientôt aller rejoindre Rachel, repoussant au maximum l'échéance de la discussion qu'ils devaient avoir et qui serait peut-être la dernière.
Ne pouvant plus repousser le moment, Cuddy se leva et récupéra ses affaires au salon. Lorsqu'elle se retourna, House était derrière elle et la regardait d'un air triste, même s'il semblait vouloir le cacher. Il s'approcha d'elle et lui caressa la joue, tandis qu'elle posa une main sur son T-shirt pour renforcer le contact entre eux. Elle luttait mais elle était sur le point de craquer et elle le sentait.
- « Merci d'être restée. »
Elle hocha la tête mais ne dit rien, fermant convulsivement les yeux pour empêcher ses larmes de s'échapper. Il la sentit se contracter contre lui et voulut l'éloigner de lui pour l'interroger mais elle resserra sa prise sur son T-shirt.
- « Je sais que tu dois y aller Cuddy. Va retrouver Rachel, elle aussi a besoin de toi. Et je te serai toujours reconnaissant d'être venu me… me sauver encore une fois ». ajouta-t-il en murmurant la dernière partie de sa phrase.
Cependant, elle ne réagit pas et il la sentit trembler contre lui.
- « Cuddy ? » l'interrogea-t-il inquiet.
- « Je ne veux pas partir. Je ne veux pas te laisser. » chuchota-t-elle, retenant ses larmes. House soupira.
- « Ne me fais pas ça… Je ne le supporterais pas. Ne laisse pas ta culpabilité prendre le dessus, je t'ai dit que je ne t'en voulais pas, je sais les erreurs que j'ai faites.»
- « Je m'en fiche de tes erreurs, je me fiche que tu prennes trop de Vicodin, je me fiche de toutes les prostituées que tu as ramené à l'hôpital pour te venger, de celle que tu as épousé. Je veux rester avec toi. »
- « Non. » dit House d'une voix ferme. Face aux yeux pleins de larmes de Cuddy, il reprit. « Tu as besoin de temps pour y réfléchir, » dit-il d'une voix calme, se retenant de toutes ses forces pour ne pas lui dire à quel point il avait besoin qu'elle reste.
- « Mais je… » commença Cuddy, ne comprenant pas.
- « Dans un mois jour pour jour, je t'attendrais devant la bibliothèque de l'Université du Michigan pour écouter ta décision. »
- « Un mois ? Je n'ai pas besoin d'un mois je… »
- « Il t'as fallut un an pour revenir, décider de mettre définitivement fin à tout ça. Tu as changé d'avis en une seule nuit. Je ne veux pas que tu aies des regrets, il faut que tu prennes du temps pour toi, pour reconsidérer les choses. Voir pourquoi tu as changé d'avis. Te rappeler pourquoi tu es partie la première fois, et être certaine que tu ne repartiras pas pour les mêmes raisons. C'est ce qu'il y a de mieux pour nous. »
- « D'accord. » répondit-elle, ébahie par la maturité dont le diagnosticien faisait preuve. Elle se rendait compte qu'il était tout aussi capable qu'elle de prendre les bonnes décisions pour essayer de sauver leur relation.
- « Je t'attendrais jusqu'à 20 heures. Si tu viens, je t'écouterais et je respecterais ta décision, quelle qu'elle soit. Je comprendrais si tu ne viens pas et j'accepterais de lâcher prise et de ne plus jamais interférer dans ta vie. » termina-t-il la gorge serrée, espérant de toutes ses forces qu'elle viendrait.
Cuddy lui sourit d'un air rassurant et déposa un léger baiser sur sa joue et se dirigea vers la porte en lui disant :
- « A bientôt House… »
Il sourit quand la porte se referma derrière elle. Il espérait de nouveau. Il ne savait pas encore quelle décision elle prendrait. Il ne savait pas s'ils se remettraient jamais ensemble. Mais, pour la première fois en un an, il avait recommencé à espérer, et ça lui faisait un bien fou.
