Auteur : LillyVentury93
Titre : Il a suffi d'un jour pour t'aimer toute la vie
Rating : M, ce dernier se justifiera au bout de plusieurs chapitres
Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est la talentueuse JKR
Résumé : "- Je ne suis pas sa putain si c'est ce que tu penses. Tu peux m'en vouloir, être dégoûté mais tu n'as pas le droit de salir notre histoire." Tout est dans ces mots et il n'a plus le choix. HG/SR
Pairing : Hermione/Severus sur un fond de HP/DM
Note de l'auteur : Me revoilà ^^ Je ne pensais pas poster aussi vite le prochain chapitre mais toutes vos reviews m'ont vraiment fait chaud au coeur et rien que pour ça, je me suis mise à écrire ce chapitre. Donc déjà un énorme merci à tous. Je remercie particulièrement les revieweurs anonymes puisque je n'ai pas pu le faire contrairement aux autres. Dans les commentaires, j'ai vu que beaucoup étaient inquiets par rapport au début de leur relation, quand Hermione avait onze ans, je rassure, il n'y a rien de malsain ou autre, vous verrez dans ce chapitrer de toute façon ^^ Je ne sais pas si vous vous attendiez à quelque chose comme ça pour ce chapitre, en attendant, j'espère que cela vous plaira toujours autant. Je suis assez satisfaite du résultat bien que je ne préfère pas trop relire encore et encore mon chapitre, me connaissant, rien ne pourrait survivre à la touche effacer xD Je dois dire que j'ai eu quelques difficultés à l'écrire car l'histoire est en parallèle de JKR donc il faut suivre les évenements, faire en sorte que tout n'aille pas trop vite, bref XD Enfin j'arrête mon blabla et je vous retrouve à la fin. Juste une petite pensée pour Eileen19, ta remarque m'a été constructive, merci d'avoir laissé ce commentaire. Je dois avouer que la coupe du prologue n'est pas superbe mais je ne pouvais pas faire autrement par rapport à la suite, voilà ^^
Note 2 : Les passages qui seront entre ces deux lignes
Se dérouleront lors de la septième année, dans le présent.
Bonne lecture ^^
Poudlard Express, Première année, Rentrée.
Elle s'en rappelait comme si s'était hier. Le premier jour à Poudlard, sa rentrée officielle dans le monde magique. Là où tout avait basculé. Elle se rappelait de tout ce qu'elle avait ressenti.
L'excitation de rentrer dans une école de magie comme dans ses rêves les plus fous. L'angoisse de ne pas être reconnue comme sorcière, de ne pas être acceptée, d'être rejetée comme à l'école primaire où on la pointait du doigt.
La peur aussi pour la répartition, elle savait comment tout se déroulait et n'avait guère été troublée par les autres étudiants qui racontaient aux plus jeunes qu'il fallait affronter un troll pour rentrer à Poudlard. De toute façon, même sans savoir comment se déroulait les répartitions, elle pensait qu'il fallait être sacrément stupide pour croire à une idiotie pareille alors qu'un sorcier adulte aurait deux chances sur trois de se faire tuer par le troll.
Ce n'était pas cela qui l'effrayait, c'était la maison dans laquelle elle atterrirait. Elle voulait aller à Serdaigle, elle avait l'impression que là-bas elle serait à sa place, peut-être Gryffondor à la rigueur, elle aurait été fière d'avoir le courage nécessaire pour être une lionne mais Poufsouffle la frustrait et Serpentard l'effrayait, la révulsait.
Oui, à 11 ans, lors de ce premier septembre, Hermione avait ressenti beaucoup de chose mais elle ne s'était pas attendue à connaître ce sentiment. L'amour, elle ne s'y était vraiment pas attendue.
Elle se rappelait aussi qu'à 10h45, elle était déjà assisse dans un compartiment du Poudlard Express a bouquiné l'Histoire de Poudlard, essayant de vider son esprit. Elle se rappelait de l'effroi qui l'avait envahie quand trois autres filles étaient arrivées dans son compartiment et qu'elles avaient commencé à parler, à glousser sur un certain Drago Malfoy qui était soi disant très mignon.
Hermione s'était sentie oppressée à ce moment. Parce qu'elles parlaient de garçons comme dans son ancienne école, pas de magie, pas d'études et elle avait eu l'impression de se prendre une claque. C'était un peu comme si tout ses rêves s'écroulaient d'un coup. Comme si la réalité la rattrapait soudainement, l'engloutissant sans lui laisser une seule chance de respirer, de s'enfuir.
Elle avait retenu ses larmes, elle s'était sentie ridicule de pleurer pour si peu et elle était partie se réfugier dans les toilettes pour se rafraichir. Elle s'était sentie si petite, si seule, si différente. Elle en avait voulu à la nature de l'avoir faite si intelligente, elle avait eu envie de crier. L'excitation avait vite disparu.
Et puis elle avait rencontré ce garçon, le voyage approchait à sa fin et le pauvre était terrorisé de ne pas retrouver son crapaud, elle l'avait aidé, c'était normal. Elle s'était sentie utile à ce moment. Et puis il y avait eu sa rencontre avec Harry et Ron. Quand Hermione avait vu le rouquin avec sa baguette à la main, quand elle avait rencontré Harry Potter, elle avait eu un regain d'espoir et tout ses rêves étaient revenus vitesse grand V.
Elle avait fait une démonstration brillante de magie, son égo avait pris une allure surdimensionnée à ce moment là et aujourd'hui, Hermione se trouvait assez ridicule. Mais le passé est le passé et elle était si jeune.
Le débarquement sur le quai à Poudlard, la rencontre d'Hagrid et le chemin en barque l'avaient émerveillée et effrayée un peu plus. Elle se rapprochait de son destin, des études, de la magie, de son monde, un monde où elle serait acceptée. Merlin qu'elle avait déchanté mais il avait été là, c'était tout ce qui comptait.
La brune se souvenait avec précision du discours de McGonagall, l'air studieux qu'elle avait dû afficher, hochant la tête à tous ses propos. Et puis ils étaient rentrés dans la Grande salle. Emerveillement, envie de se distinguer.
« - C'est un plafond magique. Il a été fait exprès pour ressembler au ciel. Je l'ai lu dans l'Histoire de Poudlard. » (1)
Voilà ce qu'avait ressenti Hermione. Et puis l'interminable appel avait commencé. Elle avait vu les autres élèves défilés, l'impatience et le stress grimpaient peu à peu et puis enfin son nom avait été appelé. Elle s'était avancée, parlant à voix basse, essayant de paraître digne. Elle avait relevé le menton, en signe de fierté.
Et puis plus rien. Elle s'était perdue. A cette époque, elle n'aurait pas pu dire ce qu'était ce sentiment qui l'avait envahi. Elle n'aurait rien pu en déduire. Mais les yeux de cet homme étaient si noirs, si profonds qu'elle s'était noyée. Elle s'était sentie fondre, il avait relevé la tête l'espace d'une seconde et par accident, leurs regards s'étaient croisés, accrochés et il n'y avait plus eu que lui.
Son cœur avait fait un bond dans sa poitrine et son souffle s'était accéléré. Elle avait mis ça sur le compte du stress et avait essayé de reprendre pied dans la réalité. Mais ce regard l'avait chamboulé. Jamais elle n'avait vu ça, deux obsidiennes à l'état pur. Et si la joie l'avait envahie quand le Choixpeau avait annoncé Gryffondor, elle n'avait pas pu s'empêcher de regarder le professeur austère pendant toute la soirée. Elle était intriguée, attirée et frustrée de ne pas revoir ses yeux qui l'avaient chamboulée sans qu'elle sache pourquoi.
Il avait suffi d'un jour pour l'aimer toute la vie. C'est ce qu'on appelait un coup de foudre mais ça, elle ne le savait pas, pour l'instant.
10h00, premier jour de cours à Poudlard, cachots, salle de potion.
Hermione s'était installée à côté d'Harry, l'ayant jugé comme élément perturbateur à la réussite de Gryffondor cette année. La brunette était arrivée depuis à peine un jour à Poudlard mais déjà elle s'investissait pour sa maison, bien décidée à remporter le plus de points possibles pour que Gryffondor remporte la coupe des quatre maisons.
Son émoi d'hier soir avait, quant à lui, disparu. En fait, elle ne se rappelait pas pourquoi elle s'était sentie si bizarre face à un simple regard. Sans doute parce que les yeux étaient si froids et même si sur le moment, elle avait brûlé (de toute façon quand on touche quelque chose de glacé, on a toujours une sensation de brûlure pensa la gamine), elle était vite redescendue de son nuage.
Les rumeurs qui couraient sur le professeur Rogue (car c'était de lui qu'on parlait) étaient inquiétantes, on le disait cruel, sadique et l'image qu'elle avait eu de lui hier soir lui faisait croire que pour une fois, ce que l'on racontait n'était pas forcément stupide ou faux. C'est vrai, comment pouvait-on paraître aussi froid, si distant alors qu'il y avait une telle convivialité ?
Hermione repensa à l'attitude de l'homme et grimaça. Il n'avait presque pas bougé, il avait échangé quelques mots avec certains professeurs mais il était clair qu'être entouré l'écœurait au plus haut point. Merlin que cet homme était intriguant. Pourquoi enseignait-on si on détestait le contact avec les élèves ou avec l'humain en général ? En tout cas, cet homme lui semblait franchement antipathique.
Elle ferait tout de même l'effort de gagner l'estime de son professeur. Après tout, il semblait tellement imperméable que voir son talent (parce qu'elle en avait du talent même si elle n'avait jamais fait une potion durant sa courte vie) reconnu par le professeur Rogue serait vraiment un honneur, un peu comme une récompense que l'on donne seulement à quelques personnes.
La brune laissa son esprit vagabonder en imaginant la réaction de tout Poudlard si Severus Rogue lui disait : « Vous êtes la meilleure élève que je n'ai jamais eu » ou encore « Je n'ai jamais vu quelque d'aussi douée ». Elle aurait presque vendu père et mère pour que toute la communauté sorcière dise cela d'elle. Hermione soupira, rêveuse.
Elle jeta un coup d'œil à Harry qui semblait pour l'instant passionné par ce qu'il écrivait sur son parchemin. La brune se retourna et aperçut Ronald Weasley pointait les bocaux qui décoraient la salle de potion (si décorer est le mot) en rigolant et en faisant des grimaces que la brune jugea puériles puis ses yeux tombèrent sur une chevelure platine et elle se retourna vite avant que Drago Malfoy ne la voit. Elle ne voulait surtout pas que ce dernier la remarque, le si peu qu'elle avait vu du personnage l'avait plus rebutée qu'autre chose et elle ne tenait pas à avoir d'ennui avec lui.
Le professeur n'était toujours pas là et le bruit commençait à enfler dans la salle de potions. Agacée, la brune ouvrit son livre de potions et commença à bouquiner le premier chapitre qu'elle connaissait déjà par cœur. Et alors qu'elle se plongeait dans sa lecture, la porte claqua du cachot violemment contre le mur, faisant sursauter les élèves dans un même ensemble. Ils se retournèrent pour voir qui était le fou qui menaçait de les tuer d'une crise cardiaque. Trop tard, une silhouette noire était déjà passée et les toisait de l'estrade où se trouvait le bureau du professeur, son bureau.
A la grande déception de Severus, aucun des gamins ne semblaient fragiles du cœur, ils étaient donc tous encore assis, bien qu'effrayés. Un rictus se dessina sur ses lèvres à cette pensée. Il avait donné le ton et il était sûr qu'aucun de ses élèves n'aurait le courage de dire quoique ce soit avant trois ans. C'était du temps de gagner.
Il commença son discours, sa voix doucereuse s'élevant à peine dans la pièce si bien qu'on devait tendre l'oreille pour entendre ce que le maître des potions disait. Le flot de ses paroles coulait hors de sa bouche tel un poison, il en effrayait certains, en hypnotisaient d'autres. Drago Malfoy était fier d'avoir un parrain tel que lui, le regardait plein d'admiration. Et elle, elle était conquise.
Oui, le personnage semblait odieux, austère, glacial, et même détestable. Mais oui il était brillant. C'est la première fois qu'elle, Hermione Granger, rencontrait une personne aussi intelligente. Le charisme de cet homme, sa prestance, sa voix suave, tout montrait à la jeune fille qu'elle avait en face d'elle un des meilleurs potionnistes de leur époque. Elle ne savait pas pourquoi elle pensait cela ni ce qui la faisait croire en cette certitude mais le discours de Severus était tout simplement hypnotisant.
Elle se perdait dans ses paroles de savoir, elle voulait tout savoir. Elle buvait les moindres informations et rêvait plus que jamais de monter dans l'estime du professeur. Mais c'était peine perdue, parce qu'il n'avait d'yeux que pour lui.
Il l'avait enfin trouvé. Assis dans les premiers rangs, écrivant quelque chose qui ne concernait visiblement pas son cours, lui donnant une raison valable pour déjà le rabaissait, le trainer dans le boue comme son père l'avait fait. Et peu importait le fait que le gamin n'ait rien à voir avec leur histoire, qu'il ignorait à quelle point sa notoriété était grande, quel abruti son père avait été ou autre, il devait payer. Et c'était tellement facile de se venger sur lui.
Quand il l'interpella, il releva la tête, étonné, lui il fut foudroyé. Merlin. Ses yeux, ils étaient aussi verts que les siens. Si beaux, si purs. Mais mélangés à l'immondice que James Potter avait laissé sur terre. Il eut une petite grimace de mépris et commença à interroger Potter. Il ne savait rien des potions, il allait déjà pouvoir enlever des points à cette maison qu'il haïssait tant et le plus beau dans tout cela, c'est que pour une fois, pas d'injustice pas de reproches.
Il jubilait, Potter ne pourrait pas se défendre. Et alors qu'il finissait de poser la première question, il eut une désagréable surprise. Une main venait pile de s'élever dans son champ de vision, sans doute pas pour se dégourdir mais pour répondre à sa question.
Très lentement, ses yeux noirs se posèrent sur la gamine installée juste à côté de Potter. Cheveux frisés au point de ressembler à une touffe, air insupportable collé sur le visage qui voulait très visiblement dire « Moi je sais et pas vous, nanananèreuh ! » (le pire dans tout cela c'est que Severus imaginait très bien cette gamine dire ça) et la main tendue au possible, elle serait presque montée sur le bureau pour être sûre d'être remarquée. Pitoyable.
Il reporta son attention sur Potter, essayant de faire fi de l'agacement qui le gagnait à chaque fois que la main se levait pour répondre aux questions de Potter. Et quand ce dernier lui répondit avec l'arrogance de son père, il eut une soudaine envie d'étriper la gamine et son air de Je-Sais-Tout. (2) Mais il ne dit rien et se contenta de retirer des points à Gryffondor pour ensuite commencer à expliquer les bases essentielles des potions.
Hermione regarda le professeur lui tournait le dos, frustrée. Est-ce que les rumeurs allaient au-delà de ce qu'elle imaginait. Est-ce que le professeur pouvait délibérément snober un élève ? Est-ce qu'il pouvait s'acharner sur une tête qui ne lui revenait pas ? Est-ce qu'il pouvait avantager sa maison aux défaveurs des autres ? Visiblement oui.
La brune se sentit outrée par ce comportement. Elle voulait bien qu'il ne soit pas professoral, distant, froid, détestable mais c'était pire ce qu'elle avait imaginé. Elle avait pensé qu'il serait un peu piquant, qu'il donnerait juste son cours sans faire attention aux élèves en difficulté et ça elle pouvait le supporter mais là son attitude la répugna profondément et elle eut envie d'exprimer son opinion.
Néanmoins, c'était le premier jour de cours, elle n'allait pas déjà se mettre un professeur à dos. Aussi, quand la fin de l'heure arriva, elle partit sans demander son reste et se promit de réétirer ses efforts pour que l'homme la remarque.
Deuxième cours de potions, deux jours plus tard.
« - Bien ! Le dernier cours, nous avons vu les bases essentielles à connaître en potion. Aujourd'hui, pour moi, vous êtes tous capables d'en réaliser une. Si ce n'est pas le cas c'est que vous êtes soit stupide, soit que vous possédez une tare, dans tous les cas, ce n'est pas mon problème et je jugerai les élèves selon les résultats, pas de traitement faveur. »
Severus eut un petit sourire amusé quand il vit les élèves de Gryffondor s'étouffaient avec leur propre salive devant tant de mauvaise foi mais le professeur de potions a toujours raison pensa-t-il et il allait se faire un plaisir de leur montrer.
« - Aujourd'hui, nous allons fabriquer la potion de ratatinage, quelqu'un peut-il me renseigner sur l'utilité de cette potion ? »
Comme au dernier cours, le professeur vit cette désagréable main se levait et envahir son champ de vision. Et s'il avait décidé de passer à l'attaque directe avec Potter en le faisant sortir de ses gonds, il se dit qu'ignorer cette gamine serait bien plus amusant.
« - Personne ne sait ? Potter peut-être ? »
Un silence lui répondit et il vit la main s'agitait frénétiquement dans les airs. Il l'ignora.
« - Bien, je vois que notre héros national se croit au dessus pour ne pas réviser son cours comme tout le monde et comme personne ne semble pouvoir me donner une réponse, cela fera cinq points en moins pour Gryffondor. Monsieur Malfoy, peut-être savez-vous ? »
Il écouta son filleul lui donnait une réponse exacte et regarda avec délectation le visage de la Gryffondor devenir aussi rouge que sa cravate.
Troisième cours de potions, le lendemain.
Le maître des potions déambulait dans les rangs regardant les potions des élèves. Pour la plupart ratées remarqua-t-il avec un air désabusé. Seul quelques Serpentards dont son filleul avaient réussi à avoir la potion demandée bien qu'il pouvait trouver quelques imperfections, notamment l'épaisseur de la mixture qui laissait à désirer mais au moins, la couleur était celle attendue et il ne pouvait pas demander mieux. Pour une première potion, c'était plutôt bien se dit-il en passant avec un air fier devant le chaudron de son filleul pour s'arrêter devant le prochain chaudron qui était celui de la Miss-Je-Sais-Tout.
Il lança à un regard à sa potion et se figea. Elle était absolument parfaite. Belle couleur, ni trop liquide ni trop épaisse, une légère odeur de lilas s'en dégageait et il lui semblait qu'il n'avait pas fait mieux qu'elle lors de sa première année. Elle était indéniablement brillante. Cette constations énerva grandement le maître de potions surtout quand il vit le petit air supérieur de la Gryffondor. Il desserra tout juste les dents et lâcha un passable avant d'aller s'acharner sur Potter, ne remarquant pas le regard blessé et outré de la lionne.
Deux semaines plus tard, fin du cours de potions.
« - 10 points en moins pour vous Granger, j'espère que la prochaine fois, vous comprendrez que quand j'interroge un élève, ce n'est pas obligatoirement vous. Si je veux une information, je peux aussi bien ouvrir le livre que vous avez appris par cœur au préalable. Maintenant rangez vos affaires et disparaissez de ma vue. »
Les élèves ne se le firent pas dire deux fois et se dépêchèrent de remballer plume, parchemins et autres pour sortir en fusée de la salle, en tête du troupeau de cancre, Potter et Weasley qui fuyaient autant que possible les cachots. Ils détestaient Malfoy, ils détestaient Rogue, ils détestaient les Serpentards et ils n'étaient pas masochistes au point de passer une seule minute de plus dans cette salle.
Seuls deux élèves restaient au plus grand désarroi de Severus. Granger et Londubat qui venaient se placer dans le top 3 des élèves les plus détestés après Potter. Granger prenait tout son temps pour ranger ses affaires et l'autre cornichon semblait l'attendre bien qu'un seul regard de sa part aurait suffi à le faire fuir. Il lui en lança d'ailleurs un, de regard, ne supportant plus la vue de ce cloporte tremblant dans sa salle de cours. La voix du rouge et or s'éleva, tremblante :
« - Hermi… io…ione, tu viens ?
- Pars sans moi Neville, je te rejoins tout à l'heure. »
La voix de la Gryffondor était posée mais au fond elle bouillait. Cela faisait deux semaines qu'elle subissait les humiliations de son professeur et elle n'en pouvait plus d'être traitée ainsi, comme une sorte de bibliothèque ambulante et horripilante, elle avait dépassé son cota d'insultes et du haut de ses onze ans, elle était bien déterminée à régler ses problèmes avec la terreur des cachots.
Elle s'approcha de l'homme qui la fusillait du regard mais elle ne se démonta pas. Severus lui, était bien décidé à rembarrer la lionne qu'il commençait à détester plus que Potter lui-même. Ainsi quand elle ouvrit la bouche, elle eut le droit à l'ouragan Rogue qu'elle allait regretter un certain temps.
« Ai-je fait quelque chose de mal professeur pour que vous vous acharniez sur moi sans aucune raison ? Déclara-t-elle d'emblée, remontée à bloc, prête à établir une justice.
- Granger, rien qu'avec cette phrase je pourrais faire passer votre maison dans les négatifs, je vous conseille donc de partir, vous et votre arrogance avant que je décide de vous coller jusqu'à la fin de l'année.
- Je n'ai rien fait de mal professeur ! S'égosilla la brune. Et je mérite autant de respect que…
- Non, coupa Severus. C'est là où vous vous trompez Granger, vous ne méritez aucun respect. Vous êtes peut-être brillante mais le jour où vous arriverez à vous détacher de vos leçons et de votre perfection agaçante, j'envisagerai peut-être de vous respecter. Mais comme nous savons tous les deux que ce genre de choses n'ait pas près d'arriver, nous allons garder nos rôles respectifs. A savoir que je suis le professeur et que vous, Granger, vous me devez le respect. D'autres professeurs vous placent peut-être dans leur estime mais je n'en ai aucune pour vous et je n'en aurai jamais, surtout si vous pensez la mériter. »
L'homme avait déclaré cela d'une voix lente, doucereuse, la fusillant allégrement du regard et Hermione avait les larmes aux yeux alors que l'homme qu'elle ne pouvait s'empêcher d'admirer malgré ses remarques désobligeantes, son regard noir et ses paroles empoisonnées venait de la traiter une fois de plus comme une moins que rien. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû venir, elle avait encore bêtement espéré.
Mais Severus Rogue était devenu son défi et si en une semaine, tous les professeurs la félicitaient, lui restait de glace et elle voulait sentir son regard sur elle, cette fierté. Sans savoir pourquoi, son professeur avait une importance capitale pour elle, il était un exemple, un modèle ou du moins son intelligence, son génie la faisait rêver et tous les soirs, elle pensait à lui, se demandant ce qu'elle ressentirait s'il lui disait enfin que sa potion était réussie ou autre. Elle ferma les yeux et tourna le dos, ne voulant pas perdre le peu de fierté qui lui restait en pleurant devant lui. Alors qu'elle allait sortir de la salle, la voix de Rogue la retient.
« - Ah, au fait Granger, retenue, samedi soir, 20h00. »
La brune ne fit pas un mouvement pour montrer qu'elle avait attendu et se hâta de quitter ce lieu maudit.
Samedi soir, salle de potion, 20h00.
La brune regarda sa montre. Il était 20h00, elle pouvait enfin frapper à la porte. Elle était arrivée dix minutes en avance et avait décidé d'attendre, se rappelant amèrement de la discussion d'il y a quelques jours avec le professeur Rogue. Elle était sûre que si elle arrivait ne serait-ce qu'une minute en avance, elle se ferait mettre à la porte en bonne et due forme avec un commentaire désagréable en plus. Son poing cogna contre la porte en bois et elle attendit l'autorisation d'entrer.
Une voix sèche et froide la lui donna et elle poussa la porte, pénétrant dans la salle humide et froide. Instinctivement, elle resserra sa cape sur son corps, cherchant un peu de chaleur. Pas étonnant qu'un homme aussi froid vive ici pensa-t-elle en regardant son professeur. Elle s'avança jusqu'au bureau et attendit qu'il lui indique ce qu'elle devait faire. Pour tout dire, elle était anxieuse, elle n'avait jamais eu d'heure de colle de sa vie et imaginait mal comment cela se déroulait.
Severus, lui, la toisait de son regard froid. Il la vit un instant grelotter et pria pour qu'elle attrape un rhume pour qu'il ne la voit pas pendant une dizaine de jours au moins. Elle était statique et attendait sa punition. Il ferma les yeux. Il avait prévu de lui faire récurer les chaudrons comme un elfe de maison pour lui montrer qu'il la méprisait plus que tout mais pour son plus grand malheur, un de ses abrutis d'elfes avait eu la bonne idée de se rendre utile et avait nettoyé les chaudrons et il s'en était rendu compte il y a tout juste dix minutes.
La punition de la Gryffondor tombait à l'eau et il n'avait toujours pas trouvé comment l'humilier une bonne fois pour toute. Et puis l'idée lui apparut soudainement, presque tombée du ciel. Il eut un sourire sadique quand il pensa à la tête que ferait la Gryffondor, c'était bien pire que le chaudron, du moins pour elle. Pas un instant Severus pensa que tout ça se retournerait contre lui.
« - Sortez-moi des parchemins, vous allez rédiger un devoir sur les propriétés de la potion tue-loup. Vous auriez dû récurer les chaudrons mais quelqu'un s'en ait chargé à votre place, pour votre plus grande chance. Je vais donc être magnanime et vous laissez me prouver à quelle point votre intelligence est grande, déclara l'homme, ironique bien évidemment. »
Il s'était attendu à voir la stupeur et l'effroi défigurés le visage de la Gryffondor, rien de la sorte ne se produit. Elle ne broncha pas et alla s'installer à une table. Un instant, le doute saisit Severus, serait-il possible que ? Non, c'était fort probable, la potion tue-loup était au programme de septième année, elle ne pouvait rien connaître dessus. Elle pouvait à la rigueur bouquiner le programme pour les quatrième années mais pas plus.
Rassuré, Severus s'installa à son bureau et commença à corriger les copies des septième années qui n'étaient pas plus brillantes que lors de leur rentrée à Poudlard. Un silence quasi religieux prit place entre l'élève et le professeur, seulement troubler par les grattements de plume.
Bientôt, les deux heures de la retenue s'écoulèrent et 22 heures tapèrent. L'homme finit de raturer une copie de rouge avant de se lever et de s'approcher dans la Gryffondor qui avait gratté la somme faramineuse de quatre parchemins et elle avait presque terminé le cinquième.
« - La retenue est terminé, rendez-moi votre… devoir, je le noterais et il comptera dans la moyenne. »
La brune termina sa phrase et lui rendit le tout avant de s'en aller sans un mot, plutôt satisfaite bien qu'elle ait oublié de mentionner deux trois petites choses. Elle espérait obtenir un A au moins, la potion de tue-loup étant quelque chose de basique selon elle, Rogue n'hésiterait pas à lui faire remarquer était un copié collé de son livre. Malheureusement.
Quelques heures plus tard dans les appartements du maître de potions.
Severus n'en revenait pas. Il venait de finir de lire le devoir de la Gryffondor et il était scotché, autant le dire. Cette chose était complète, presque brillante bien que le tout soit trop théorique à son goût. Mais il n'y avait aucune confusion et le tout était compréhensif. Par la barbe de merlin, ses élèves de septième années n'auraient même pas pu écrire un quart du devoir la brunette. Il n'arrivait pas à y croire.
Cette gamine était horripilante mais brillante et surtout en potions. Il le savait déjà, il avait juste tout fait pour le nier le plus longtemps possible et voilà qu'en presque trois semaines, cette petite venait de l'ébahir. Rien que pour ça, il la détestait un peu plus. Parce qu'elle était l'élève la plus brillante qu'il ait eu depuis qu'il enseignait. A l'époque, elle aurait pu rivaliser avec lui et avec… Lily…
Parce que leurs styles se ressemblaient, même façon de s'exprimer, même arrogance bien que Granger ne serait jamais Lily. Sa Lily. Quelle idée saugrenue de les comparer même. A part leur intelligence, il n'y avait rien de commun entre elles. En attendant, le potionniste ne savait pas quoi faire. Il y a de cela quelques jours, il aurait sans hésiter collé un D à son devoir avec un tas de remarques vraies mais injustifiées en sachant que Granger n'était qu'en première année.
Elle l'agaçait. Que devait-il faire ? Devait-il gâcher un tel talent en potion pour son orgueil ? Il ferma les yeux. Non, il ne pouvait pas. Avec écœurement, il traça un O sur la copie puis se leva brusquement pour aller exécuter sa ronde dans le château. Il se promit que désormais, il se tiendrait éloigner de la gamine, il avait déjà dépassé ses limites avec elle, il n'allait pas recommencer, il sentait que cette fille ne pouvait lui apporter que des problèmes.
« - A cette époque, je ne sais pas si Severus avait des sentiments pour moi, je ne pense pas. Moi-même je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je me perdais juste dans ses yeux noirs trop profonds pour le salut de mon âme. Je n'ai pas compris que je l'aimais, je voulais juste de la reconnaissance, j'avais cette certitude au plus profond de mes tripes que je ne me sentirais jamais acceptée dans le monde sorcier tant que lui n'aurait pas reconnu mes qualités. Mais après m'avoir mis cette note, il m'a évitée comme la peste. Je n'existais plus et s'était encore pire que son mépris. J'étais insupportable à l'époque, vous ne m'appréciez pas Ron et toi. Severus m'avait tournée le dos, je ne comprenais pas pourquoi je ressentais tout cela, je me sentais si mal. Tout a changé à Halloween, quand nous sommes devenus amis et quand il a reconnu que j'étais une sorcière douée. Enfin, il ne l'a pas dit comme ça mais ça a tout changé pour moi. »
Harry ne répondit rien, comprenant de plus en plus l'horreur de la situation. Ils s'aimaient, quand leur amour s'était concrétisé, il n'en savait rien, ce qu'il savait, c'est que cela avait commencé quand Hermione avait onze ans et qu'elle avait eu l'idée de tomber amoureuse de Severus Rogue. Et que cela faisait parti d'elle et que ça ne changerait jamais.
Lendemain d'Halloween, cours de potions.
« - N'oubliez pas les deux mètres de parchemins pour la fois prochaines sur les propriétés du venin de tarentula, vous pouvez y aller. Sauf Granger. »
La jeune fille leva des yeux étonnés vers son professeur. Depuis qu'il lui avait mis ce optimal, il l'évitait consciencieusement, elle avait remarqué son petit manège. Et maintenant il lui demandait de rester ? A ne pas en douter, elle n'allait pas apprécier cette entrevue mais son cœur ne pouvait s'empêcher d'être extatique face à cet entretien. Elle allait enfin pouvoir y regoûter.
A ce savoir qui caractérisait si bien son professeur. A chaque fois qu'elle l'approchait, qu'il lui lançait une pique, elle ne pouvait s'empêcher de remarquer la subtilité de cette phrase ou la tournure d'une autre. C'était comme frôlait une flamme sans sentir la brûlure et elle brulait de savoir, d'absorber toutes les informations possibles pour enfin tout savoir, elle voulait tout savoir. Elle voulait apprendre et il n'y avait que Severus Rogue qui arrivait à lui faire ressentir cela, à son grand malheur puisqu'il la détestait cordialement et même si elle le trouvait brillant, elle ne pouvait s'empêcher d'abhorrer le personnage.
Et aujourd'hui plus que jamais elle devait se montrer prudente. Avec ce qui s'était passé avec le troll la veille au soir, elle était quasi certaine qu'il allait lui parler de ça et qu'il n'avait pas cru à son excuse. Et effectivement elle ne se trompa pas.
« - Je veux que vous me disiez la vérité sombre idiote, que s'est-il passé hier soir exactement ?
- Je l'ai déjà dit, j'ai cru que je pourrais affronter le troll seule, je me suis trompée.
- Bien que ce genre d'attitude pourrait vous ressembler et que vous essayez toujours de vous mettre en avant, je ne vous pense pas assez stupide pour avoir cru que du haut de vos onze ans, vous ayez les capacités d'affronter une créature aussi dangereuse, la voix de Rogue retenait à peine sa fureur et la brune s'en trouva étonner, pourquoi se mettait-il dans un état pareil et soudain la lumière se fit dans son esprit.
- C'était une diversion, pour passer devant le chien à trois têtes, s'exclama-t-elle »
Devant le regard noir qu'elle reçut de Rogue, elle sut qu'elle en avait trop dit. Et lui, s'il avait été furieux, il avait dépassé ce stade, il était tout simplement hors de lui. Elle en savait trop et accessoirement, Potter en savait trop.
Dumbledore lui avait demandé de veiller sur le gosse et il avait déclaré que Granger pourrait être celle qui serait la plus disposée à lui donner des informations. Dumbledore avait aussi ajouté une stupidité du genre « Il me semble qu'elle t'apprécie beaucoup Severus. » Il se serait bien étouffé s'il avait eu quelque chose dans la bouche. Cette gamine n'avait que du ressentiment pour lui comme il en avait pour elle.
Et il n'aurait pas supporté que cela en soi autrement, il n'aimait pas que les gens éprouvent autre chose pour lui que de la haine, du mépris. Les seules personnes qu'il supportait étaient les Malfoy et Dumbledore, rien d'autre. En attendant, ce vieux fou avait raison, la gamine avait trop parlé.
Potter était donc au courant comme le craignait Albus et ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il réalise ce qu'il y avait sous la trappe et qui voulait cela. Il était aussi fouineur que son père et avec Granger qui était le cerveau du groupe, il était sûr que Potter allait réussir à risquer sa vie avant la fin de l'année. Il aurait presque pu prier pour qu'il ne survive pas mais cela aurait été déplacé.
« - Granger, écoutez-moi bien. Vous en savez déjà trop selon moi alors vous et vos amis allaient faire l'effort de ne pas se mêler de ce qui ne vous regarde pas. Compris ?
- Est-ce que vous voulez ce que cache le chien ou le protégez-vous professeur ?
- Cela ne vous regarde pas Granger, maintenant, vous allez répéter ce que je vous ai dit à vos petits amis quant à nous, nous verrons demain soir pour une nouvelle heure de colle. »
Hermione ne put rien rajouter car elle fut mise à la porte.
Un jour plus tard, retenue dans les cachots, 20h01.
« - Vous êtes en retard Granger, cinq points en moins pour Gryffondor.
- Je suis désolée professeur, j'étais avec Harry à l'infirmerie voir s'il se remettait du match de Quidditch probablement saboté. »
La brune avait déclaré tout cela en regardant son professeur droit dans les yeux, voir comment réagirait l'homme. Elle cherchait la moindre once de culpabilité ou autre sentiment pour savoir. Savoir s'il était responsable. Car elle l'avait bien vue réciter ses formules tout en fixant Harry.
Mais elle ne pouvait croire que Rogue détestait Harry au point d'essayer de le tuer, elle était sûre qu'il ne pouvait pas. Le potionniste ne broncha pas, comme s'il n'avait rien entendu et la brune fut frustrée. Déjà, elle ne se rappelait plus qui était Nicolas Flamel et elle était incapable de dire si l'homme avec qui elle se trouvait était dangereux ou pas.
En fait, il devait vraiment être dangereux mais voulait-il causer le moindre tort ou est-ce que son attitude jouait en sa défaveur ? Elle n'en savait rien, elle priait juste pour que Harry et Ron se trompent, elle ne voulait pas croire que Severus Rogue soit un meurtrier.
Pendant qu'Hermione était perdue dans ses pensées, Severus grimaça discrètement. Il avait compris l'allusion de la Gryffondor qui se voulait un tant soi peu subtil. Ses amis et elle devait le soupçonner d'avoir voulu attenter à la vie de Potter et il était presque sûr de savoir pourquoi sa cape avait pris feu.
Il ne put s'empêcher de trouver la gamine brillante une fois de plus. Il chassa rapidement ses pensées, s'agaçant contre lui-même. Il oscillait entre la haine et l'empathie pour cette gamine et cela l'agaçait fortement. Bien qu'elle soit insupportable, il reconnaissait son génie et il ne pouvait s'empêcher de penser qu'à son âge, il aurait aimé avoir quelqu'un pour veiller sur lui, l'empêcher de vouloir tant de pouvoir ou pour l'aider à garder la tête froide.
Et il ne savait pas pourquoi mais cette enfant qui lui rappelait parfois trop sa douce Lily dans son intelligence et lui donnait envie d'être humain juste pour une fois. Merlin qu'il était stupide, il ne devait avoir que de l'antipathie pour cette gamine rien d'autre, rien d'autre !
« - Granger, je ne vous ai pas demandé de venir pour vous voir contempler le sol, vous avez de la chance, ce soir les elfes n'ont pas fait les chaudrons, donnez-moi votre baguette, il y a du savon et une éponge là-bas, et que ça brille ! »
La brune s'exécuta, la rage au ventre, il allait trop loin cette fois-ci. Mais elle ne dit rien et s'attela à sa tâche non sans maudire le professeur jusqu'à la trente-sixième génération. Severus lui se délectait de la haine de la Gryffondor. Aucun des deux ne pensaient que les choses déraperaient autant, surtout lui.
Cela faisait une heure qu'elle frottait et elle avait mal partout. Les remarques acerbes de son professeur l'avaient mise à bout de nerfs et elle était sur le point de craquer. Il suffisait d'une seule remarque et elle était sûre de ne pas pouvoir empêcher ses larmes de couler. Et justement :
« - Et dire que vous vous dîtes intelligente Granger, vous n'êtes même pas capable de faire le travail d'un elfe de maison. »
Le bruit d'une éponge qu'on jette violemment dans un seau le fit légèrement sursauter le professeur mais il n'en montra rien. Il lança un regard noir à la brunette, prêt à lui lancer une autre remarque acerbe mais les insultes se bloquèrent dans sa gorge.
La gamine s'était relevée, le dos tourné à lui, cherchant ses affaires et il voyait son dos être secoué par des sanglots discrets, pas assez pour qu'il ne les remarque pas. Il haussa un sourcil surpris. Il ne pensait pas atteindre autant la brune avec ses remarques, il était sûr qu'elle exagérait, les Gryffondors faisaient trop dans l'excès.
Il sentit une douce irritation le gagner devant ce spectacle affligeant. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il la serre dans ses bras et s'excusent de son comportement tout de même. Severus se décida à la rappeler à l'ordre, lui dire qu'elle était en retenue et qu'elle n'avait pas terminé.
« - Granger…, menaça-til.
- QUOI ? »
Le cri fit sursauter Severus mais une fois de plus il n'en montra rien. Allons bon, ils étaient partis pour les cris maintenant.
« - Qu'allez-vous me reprocher cette fois professeur ? De ne pas tenir l'éponge correctement ? N'avez-vous rien d'autre à faire dans votre vie à part terroriser de pauvres élèves ? Vous ne pouviez pas travailler dans une maison d'horreur alors vous vous êtes rabattu sur Poudlard, c'est ça ? Eh bien allez-y professeur, dites-moi tout. Que je ne suis qu'une Miss-Je-Sais-Tout qui agace tout le monde, qui n'a sa place nulle part, qu'on déteste, qui ne fait qu'apprendre des informations par cœur, que je n'ai pas plus de valeur qu'une bibliothèque, que je suis une sorcière pitoyable. Merci mais je le sais déjà. Vous voulez tout savoir professeur Rogue ? Oui, j'ai menti, je n'ai jamais cru pouvoir affronter un troll, j'étais juste enfermée dans les toilettes parce qu'on m'avait justement dit que j'étais un cauchemar. Harry et Ron sont venus à mon secours. Vous êtes satisfait ? Je viens d'admettre que je suis une incapable et vous avez toutes les raisons pour m'enlever des points alors faites-le ! »
Hermione s'écroula, ses genoux heurtant violemment le sol, en sanglots. La vérité faisait tellement mal, elle se sentait si mal. Elle attendait de subir le courroux de son professeur qui devait certainement outré par tant d'insolence. Mais rien de ne vint.
Severus était figé devant ce spectacle désolant. Il n'avait aucune pitié, aucune empathie. Juste une vieille douleur qui remontait doucement à la surface. Une douleur qui l'avait longtemps habité. La même que son élève devait éprouver. Tout ce qu'elle ressentait, il l'avait vécu un jour et cette fois, il se rendit compte que si Granger n'avait aucun point avec sa Lily, elle en avait plus qu'il ne le pensait avec lui et il avait l'impression que la vérité lui éclatait en pleine figure.
Voilà pourquoi il n'arrivait pas à se comporter normalement avec elle, pourquoi il oscillait entre dégoût et sympathie. Parce qu'elle lui ressemblait trop à son goût. Il ferma les yeux et jura intérieurement, que devait-il faire ? Il n'arrivait pas à rester impassible.
Il savait que s'il disait quelque de… gentil (rien que l'idée l'écœurait), la gamine n'allait pas s'en remettre, risquer de la coller peut-être qu'au bout de, disons, sept ans il finirait par éprouver de la sympathie pour elle. Et il ne voulait pas qu'on l'apprécie, qu'on s'attache à lui alors qu'il ne pouvait pas se regarder dans un miroir. Mais cette satanée Gryffondor le touchait plus qu'il ne le voulait. Salazar lui vienne en aide, il devait…
« - Arrêtez de pleurer Granger, vous êtes pitoyable à agir comme cela. Se dénigrer ne sert à rien, surtout que c'est presque m'insulter en sachant que je vous ai mis un O, hors je ne mets pas cette note à n'importe qui. Maintenant prenez vos affaires, vos sanglots et vous reviendrez demain quand vous serez calmée pour finir votre retenue. »
Bizarrement, la Gryffondor sembla se ressaisir d'un coup. Il la regarda sceptique ramasser ses affaires tout en reniflant et elle partit avec un timide au revoir qui le fait grimacer. Ce que Severus ignorait, c'est qu'il venait de réchauffer le cœur de la Gryffondor et qu'il n'était pas prêt à s'en débarrasser.
« - A partir de ce jour-là, une chose à changer. Je savais que Severus m'estimait un minimum et ses remarques ne me touchaient plus vraiment. Je crois que j'avais donné peut-être plus d'importance à ses paroles que lui mais toutes les piques qu'il me lançait étaient devenues un jeu pour moi et je n'hésitais plus à répondre.
- C'est vrai, je me rappelle, tu te faisais coller presque à chaque fois en potions… Pendant sept ans, tu n'es pas sortie d'un cours avec Rogue sans une retenue.
- Oui, je le faisais exprès, parce que les retenues étaient agréables, il me donnait souvent des devoirs, quelque chose qui nourrissait mon besoin de savoir. Je savais que cela agaçait Severus et qu'il ne me collait que pour sa réputation, mais moins il me voyait, mieux il se portait. Parce qu'il s'attachait à moi, comme un protecteur je dirais, il ne m'a pas aimée de suite. Des fois, je me disais qu'il était presque un père pour moi mais en vue de ce qu'il y a entre nous, je trouverais cela un peu malsain maintenant. En tout cas, je savais que j'étais au dessus des autres, je savais qu'il me détestait mais pas méchamment. Mes retenues étaient professionnelles au début je te rassure (Harry eut une grimace), il me lançait toujours des piques. Je crois en fait qu'il me donnait un peu des cours particuliers sans vraiment se l'avouer, il luttait pour ne pas s'attacher à cette gamine broussailleuse. Mais j'étais déterminée, j'avais besoin de cette reconnaissance, de ce savoir que lui seul pouvait m'apporter et j'enviais Malfoy de loin parce que je savais que des fois, il venait le voir comme un filleul et non pas comme un élève, je ne voulais pas être une élève pour Severus, je voulais tellement plus. J'y suis arrivée.
- Mais je ne comprends pas… Comment tu as pu…
- Aimer Rogue ? Et que dirait Ron s'il savait que tu aimes Drago ?
- C'est différent !
- En quoi Harry ? En quoi, je pourrais sortir avec quelqu'un de deux fois plus vieux que Severus, ça ne te dérangerait pas, ce qui t'ennuie, c'est que ce soit Rogue. C'est injuste !
- Et lui, il n'a pas été injuste envers moi ?
- Si mais je ne te demande pas d'être juste envers Severus, c'est de l'être envers moi !
- … Et… Tu savais qu'il ne voulait pas la pierre alors ?
- J'avais encore des doutes, je cherchais par tous les moyens, ce n'était pas très subtil des fois, rigola la brune.
20H06, couloir dans les cachots.
Hermione suivait Rogue dans les cachots, il lui avait dit que cette fois, sa retenue ne se ferait pas dans la salle de cours habituelle mais ailleurs. La curiosité de la brunette était piquée au vif et elle n'attendait qu'une chose, c'était de savoir où son professeur l'emmenait.
D'un autre côté, elle était aussi très pressée d'exécuter son nouveau plan pour savoir si Rogue était décidé à voler la pierre philosophale, ils avaient enfin découvert ce que cachait… Touffu (la brune trouvait qu'Hagrid était vraiment excentrique). Le molosse protégeait la pierre philosophale, créée par Nicolas Flamel, cette pierre avait des vertus magiques qu'aucun autre objet, sort ou autre ne possédait. Et quelqu'un voulait s'en emparer.
Harry, Ron et elle en étaient sûre. Les soupçons des deux garçons se portaient sur Rogue, elle refusait d'y croire. Mais il lui fallait des preuves. Depuis plusieurs jours, à chaque retenue, elle évoquait le sujet de façon plus ou moins subtile pour savoir ce que Rogue en pensait mais il restait neutre, ne montrant pas qu'il comprenait de quoi elle parlait.
Aujourd'hui, elle avait trouvé une méthode nettement moins subtile et un peu plus violente pour être sûre d'attirer l'attention de son professeur. C'était donc pour cela que dans son sac, elle avait fourré un énorme livre qui pesait son poids et qui parlait de Nicolas Flamel. Dès qu'ils arriveraient à destination, elle mettrait son plan à exécution.
Cinq minutes plus tard, ils étaient devant un porte que Rogue tint ouverte pour qu'elle entre à l'intérieur. En passant, devant lui, elle s'arrangea pour que le livre s'échappe de son sac et atterrisse directement sur le pied de l'homme en noir. Celui-ci siffla de douleur et la fusilla du regard. La brune prit un air faussement désolé (ce n'était que justice après ce qu'il lui avait fait subir durant deux trimestres déjà).
« - Je suis désolée professeur, s'excusa Hermione, s'empressant de récupérer son livre.
- Pensez-vous qu'il soit vraiment nécessaire d'emmener de tels livres lors d'une retenue, peut-être avez-vous peur de vous ennuyer, dans ce cas, je pourrais vous donner plus de travail.
- Non pas du tout professeur, c'est juste que ce livre est tellement passionnant. Il parle de Nicolas Flamel, c'est un homme brillant. Vous savez qu'il a créé la pierre philosophale et d'après ce qu'on dit, elle existe toujours. Je me demande où elle peut bien être cachée… »
Severus soupira, exaspéré, la Gryffondor n'avait jamais fait pire quand il s'agissait de l'interroger. Et elle continuait son baratin en expliquant tout ce que la pierre philosophale. Merlin qu'elle était irritante. Et blablabla et blablabla.
« - Je n'essaie pas de la voler Granger.
- Pardon ?
- Vous savez très bien de quoi je parle. Maintenant, arrêtez votre cinéma et occupez-vous de l'inventaire de cette réserve. Je veux que vous répertoriez tous les ingrédients. »
Hermione afficha un sourire ravi alors qu'elle était sûre d'une chose. Rogue ne voulait pas voler la pierre.
« - Et arrêtez de sourire ! Cela ne vous aidera pas à ranger ! »
Salle des potions, dernière retenue.
« - Et vous êtes sûre que… »
Severus soupira, cela faisait une heure que Granger était là, il avait déjà retiré vingt points à Gryffondor, promis de la coller toute l'année prochaine, rien n'empêchait la furie de lui demander si elle avait bien réussi toutes les questions de l'examen qui s'était passé aujourd'hui.
Il était sur les nerfs en sachant que Dumbledore était absent et que si Quirell était bien celui qu'il soupçonnait, il allait tenter quelque chose ce soir et Potter et Weasley complotaient trop souvent ces derniers temps et quand il essayait d'interroger Granger, elle lui en demandait plus sur les autres sécurités qui gardaient la pierre. Il ne disait jamais rien, la seule chose à laquelle il pensait c'est que jamais avant il n'aurait toléré qu'un élève agisse ainsi avec lui à part son filleul. Même lui n'était pas aussi familier.
Il n'aurait jamais dû la réconforter il y a de cela quelques mois. Mais s'il n'avait rien dit, dans quel état serait la Gryffondor aujourd'hui. Tous les soirs, il y pensait et refusait d'admettre qu'il s'était finalement attaché à la gamine et qu'il pourrait peut-être accepter de lui donner quelques cours particuliers au lieu de ses retenues.
Après tout, il formerait peut-être une maitresse de potions qui deviendrait très célèbre et il aurait le droit à quelques retours de fleurs. Peut-être… Non cela était stupide mais bon, il appréciait son génie, il allait la tolérer jusqu'à la fin de l'année et remettrait les choses au clair l'année prochaine, oui voilà. En attendant, il devait la mettre à la porte et allait surveiller Quirell.
« - Granger, cessez vos jérémiades, si vous n'avez pas un O, je suis prêt à en mettre un à Potter, c'est vous dire. Maintenant, dégagez d'ici, j'ai à faire, au plaisir de ne plus vous revoir avant l'année prochaine.
- Bien Professeur, murmura Hermione qui là fut tout de même un peu vexée »
Elle allait sortir quand la voix de son professeur la retint.
« - Granger !
- Oui ?
- Ne faites pas quelque chose de stupide, le genre de choses que les Gryffondors ont tendance à faire, d'accord ?
- J'essaierai professeur. »
Ce dernier grimaça et la jeune fille partit.
Le lendemain, dans la journée.
« - On pourrait croire que vous préparez un mauvais coup » (3)
Et sur ceux, Rogue s'en alla dans un mouvement purement snapien. Les trois Gryffondors soupirèrent.
« - Je suis certain que Rogue veut la pierre, commenta Ron.
- Moi aussi, déclara Harry d'un air sombre tout en frottant sa cicatrice qui lui faisait mal.
- Non, on fait fausse route, je suis sûre que ce n'est pas lui…
- Comment tu peux en être sûre Hermione ? Ce type déteste Harry, ils nous détestent ! Cria presque Ron s'attirant deux regards noirs, il fit une mimique désolée.
- Il me l'a plus ou moins dit.
- Comment ça ? Questionna le rouquin. »
La brune leur raconta ce qui s'était passé il y a de cela une semaine, omettant certains détails.
« - C'est bizarre, bougonna Ron à la fin du récit.
- Il n'y a rien de bizarre Ronald ! »
Ils commencèrent à se disputer alors qu'Harry se faisait plus pensif et puis finalement…
« - Il t'a endormi !
- Pardon ?
- Il t'a proposée quelque chose que tu adores, comme ça tu n'as pas voir s'il te disait la vérité, c'est comme avec… Hagrid ! »
Et sous l'œil effaré de ses amis, Harry se mit à courir comme un dératé jusqu'à la cabane d'Hagrid.
La nuit-même, couloir du troisième étage
« - Allez Ron, encore un petit effort, Harry est encore là-bas, il faut qu'on avertisse le professeur Dumbledore et pour ça, je dois t'emmener à l'infirmerie ! »
Le rouquin ne répondit pas, tout juste conscient pour arriver à s'appuyer sur sa meilleure amie. Celle-ci peinait et commençait à perdre espoir. Elle avait peur pour Harry et elle avait désespérément besoin d'aide. Et au moment où elle s'y attendait le moins, au détour d'un couloir, elle tomba nez à nez avec Rogue. Celui-ci eut l'air surpris de la voir, encore plus quand il vit Weasley.
« - Granger que ?
- Vite professeur, je n'ai pas le temps de vous expliquer mais quelqu'un est descendu pour voler la pierre et Harry est encore là-bas et d'après lui, Voldemort trainait dans la forêt interdite, il est en danger !
- C'est pas possible, je vous avais dit de ne rien faire ! Donnez-moi Weasley, je vais l'emmener à l'infirmerie et prévenir les autres professeurs. Allez à la volière et dépêchez vous d'avertir Dumbledore !
- Oui professeur.
- Granger !
- Oui ?
- Vous n'êtes pas… blessée ?
- Non, je vais bien.
- Alors activez-vous. »
Hermione hocha la tête et partit en courant.
Dernier jour à Poudlard, 10h00, devant la salle des potions, cachots.
Hermione regardait la porte devant elle, anxieuse et mélancolique. Elle n'allait plus refrapper à cette porte avant deux mois. Si elle frappait, là, maintenant, elle n'avait aucune idée à quoi elle devait s'attendre. Est-ce qu'il était là ? Est-ce qu'il lui en voulait ? Est-ce qu'elle était ridicule ? Assurément. Elle ferma les yeux et soupira. Elle n'avait pas reparlé au professeur Rogue depuis qu'elle l'avait croisé dans le couloir lors de la nuit où Harry avait été blessé. Elle n'avait pas eu le courage d'aller le voir depuis. Mais elle ne pouvait pas partir sans lui dire au revoir. Néanmoins, elle se trouvait stupide et n'osait pas frapper.
« - Allez Hermione, tu peux y arriver, tu as affronter un Troll, une plante mortelle, un jeu d'échec géant, tu peux frapper à cette porte, tu n'es pas une Gryffondor pour rien !
- Est-ce que vous discutez avec cette porte Granger ? »
La brune sursauta et se retourna pour se retrouver face à Rogue qui le toisait de son regard si noir. Elle en frissonna comme au premier jour. Elle avait l'impression qu'il s'était écoulé des années depuis la rentrée il y a tout juste dix mois. L'homme passa devant elle et ouvrit la porte, lui faisant signe d'entrer, ce qu'elle fit sans une légère appréhension.
Ce dernier rentra à son tour et s'installa à son bureau alors qu'elle restait debout sans trop savoir quoi faire. Elle avait l'impression d'être de nouveau cette enfant timide qui n'osait pas affronter son professeur, elle croyait pourtant avoir dépassé ça.
« - Que voulez-vous Granger ? Moi qui croyait ne pas vous voir aujourd'hui.
- Je… eux… je…
- Vous ?
- Je voulais m'excuser, elle vit Rogue hausser un sourcil de surprise. Pour ne pas vous avoir écouté, pour avoir douté de vous et pour, un tas d'autre choses, je… Pardon.
- C'est un discours pathétique Granger vous le savez ?
- Euh oui… Je ne vais pas m'attarder, je voulais juste vous demander pardon et vous dire au revoir.
- Vous comptez dire au revoir à tous vos professeurs ? (Hermione s'empourpra.)
- Non, c'est juste que…
- J'accepte vos excuses Granger. Néanmoins, je tiens à vous informer que l'année prochaine, je ne pourrais pas vous coller comme cette année, d'autres cornichons vont prendre votre place, déclara-t-il alors que la brune sentait la déception l'envahir. C'est pour cela que vous pourrez venir de temps après les cours si je suis disposé pour me prouver que vous êtes si intelligente. Maintenant au revoir. »
Hermione lui fit un énorme sourire alors qu'elle repensait à la phrase qu'il lui avait dire des mois plus tôt et qui avait tout changé. Elle partit avec cette énorme sourire alors que son cœur lui murmurait une chose qu'elle savait depuis longtemps mais qu'elle n'avait pas admis. Elle était amoureuse Severus Rogue.
Ce dernier quant à lui referma la porte derrière son élève en se demandant dans quoi il venait de s'embarquer. Il aurait le temps de réfléchir pendant ces deux mois sans gamine broussailleuse qui lui courait sur le haricot.
Elle n'est pas si broussailleuse que ça, pensa le maître des potions en partant, les capes noirs volant autour de lui.
TBC...
(1) Cette phrase est tirée tout droit du premier tome de Harry Potter, elle ne m'appartient pas ^^
(2) Alors, je ne sais pas si la réplique à laquelle je fais référence est dans le film ou dans les bonus, mais en tout cas dans le livre, Harry dit : Mais je crois qu'Hermione le sait. La réplique est sous-entendue, je trouvais que cela faisait trop lourd de la rajouter ^^
(3) Cette fois la réplique vient du film, je ne sais pas si vous l'avez reconnue ^^
Voilà ^^ Et un chapitre de bouclé ! Plus qu'à commencer le deuxième. En attendant, un petit commentaire. Est-ce que vous vous attendiez à ça, est-ce que vous avez aimé ? Au contraire, est-ce que c'est horriblement nul, bref, je serais contente de savoir ce que vous penser ^^
A bientôt pour la deuxième année ^^
Lilly.
