Couple : PiJun /!\ Shonen-Ai
Note : et voilà le deuxième OS yaoi dédicacé à Sev ! Je l'ai écrit tard (et posté en retard), donc désolée si c'est (très) médiocre. Depuis que j'ai découvert ce couple, je le trouve particulièrement moe ! mais un soft moe, no eros! Donc pas de lemon pour cet OS non plus ^^ Enjoy ! (au fait, gomen, mais j'ai pas entièrement relu .w.)
Ton plus grand fan, c'est moi.
Il lui fallut un long, très long moment pour enfin émerger de la douce chaleur de son lit, et la douleur persistant dans son crâne ne l'aidait pas du tout. Bâillant, grommelant, il tituba jusqu'à la salle de bain et s'aspergea le visage d'eau glacée, avant de poser un regard sur l'homme qui le regardait, devant lui, dans le miroir.
_Quelle sale tête. Mauvaise idée de faire les cons jusqu'à trois heures du matin.
En effet, la veille, il était sorti en ville avec Tomohisa Yamashita. Il ne connaissait pas très bien son kouhai avant, mais il avait eut l'occasion de vraiment lui parler, de le comprendre et de rire avec lui, et depuis ils étaient plutôt bons amis. Ou du moins assez pour aller boire et danser, en se racontant leur petits malheurs, leurs anecdotes au boulot, leur vide dans leur vie amoureuse, le dernier potin sur Monsieur X ou encore les derniers cadeaux qu'ils avaient reçus des fans.
_Mal à la tête, mal à la tête, grommela-t-il en cherchant ses vêtements.
Et il était déjà midi et demie. Il devait être à quatorze heures au bureau de la Johnny's ! Et il n'habitait pas tout prêt ! Zut, il savait bien qu'il aurait mieux fait de dormir directement là bas... Son portable vibra dans sa poche. Un sourire illumina son visage fatigué quand il vit qu'il s'agissait de son portable privé et non pas du boulot. Il lut le message qu'il venait de recevoir :
« Réveil douloureux ! '; boire moins et dormir plus la prochaine fois … aïe, Matsumoto-sempaaaai, je veux pas aller travailler ! que faire ? Je peux me cacher chez toi ? (rires) en tout cas il en faudra d'autres des soirées comme ça =) à plus tard et essaie de pas arriver en retard au boulot ! Je sais pas toi mais moi ça risque d'être le cas et je vais me faire engueuler par Ryo et Koyama ! j'ai peur! Pi »
Il s'empressa d'écrire la réponse :
« j'ai jamais été en retard, ça commencera pas aujourd'hui ! j'ai mal à la tête aussi … mais la soirée d'hier valait largement le réveil douloureux (=^.^=) allez, cours ! et t'inquiètes pas, si ils te font trop peur t'as qu'à dire que c'est moi qui t'ai retenu prisonnier chez moi toute la matinée (rires) ou pas ! (rires) bye bye. Matsujun »
Une fois sa réponse envoyée, l'idole s'empressa d'enfiler les premiers vêtements qui lui tombaient sous la main, et appela un taxi. Très vite, la voiture arriva, il descendit les marches qui menaient à son appartement et se précipita à l'air libre. La lumière lui brûla un instant les yeux, et un vent froid gifla son visage. Le ciel commençait à se charger de nuages noirs, et cela ne présageait rien de bon. Il enroula son écharpe autours de son cou, et entra dans la voiture qui venait de se garer devant lui, faisant un petit signe de la main amusé à l'affiche qui montrait son visage en gros plan quelques mètres plus loin.
C'est au bout d'une heure et vingt minutes au moins que le véhicule se stoppa de nouveau, devant le grand bâtiment de la Johnny's, en bordure de Tokyo. Il paya le chauffeur et lui marmonna un rapide « merci » avant de s'élancer en courant vers la porte. Il l'ouvrit à la volée, traversa le couloir et grimpa tous les escaliers quatre à quatre. Les quatre autres membres de son groupe étaient en haut de ceux-ci. Il se plaqua alors contre le mur, et une fois hors de vue, tourna à l'angle, prit les deuxièmes escaliers pour arriver à l'autre extrémité du couloir et il n'eut plus que quelques pas à faire pour ouvrir grand la porte de leur salle de répétition, et se jeter sur le canapé du fond de la pièce. Quelques secondes à peine plus tard, Satoshi Ohno, Shô Sakurai, Kazunari Ninomiya et Masaki Aiba entraient.
_Ah ! Jun ? T'étais déjà là ? s'étonna Ohno.
_Oui...répondit le jeune homme une fois sa respiration quelque peu régulière, je vous attendais.
_Hmm...Bon, Nino, t'as finis de jouer ?
_Atteends, répondit ce dernier, je sauvegarde...
Les yeux rivés sur l'écran de sa console, plissé dans un effort d'intense concentration, le jeune homme partit s'asseoir aux côtés de Matsumoto, sans pour autant lâcher sa DS.
_Bon, annonça Riida, avant qu'on fasse quoi que ce soit, Jun, Aiba, vous êtes attendu à 15 heures, donc dans une demie heure, dans le studio photo B, tout en bas. Ils vous veulent pour un magasine.
_D'accord ! Super ! Ça fait longtemps qu'on n'avait pas posé ensemble, hein Jun ?
_Et comme la séance commence à 15 heures, reprit le plus vieux, vous avez plutôt intérêt à partir dès maintenant pour avoir le temps de vous préparer.
MatsuJun se leva en souriant et tira Masaki par le bras.
_Bon, eh ben on y va alors. A toute à l'heure !
Il ouvrit la porte, tirant toujours son ami par le poignet, et descendit hâtivement toutes les marches de l'escalier.
_Pourquoi t'es si pressé ?
_Je veux avoir le temps de passer par ma loge, pour voir si j'ai d'autres lettres de fans. Je te laisse ici, je te rejoins dans 5 minutes d'accord ?
_Comme tu voudras …
Il laissa là son ami et ouvrit la porte de sa loge, y déposa son sac, et se dirigea vers le petit colis qui l'attendait sur la table. Il en arracha le carton, sortit une première lettre au hasard et fut ravi de voir qu'il était tombé sur celle qu'il voulait lire.
« Cher Matsumoto Jun,
je fais de plus en plus d'effort pour bien écrire japonais, j'espère que ça se voit ?
J'ai acheté le nouveau Potatoe dans lequel vous apparaissez aux côtés de Sakurai, et votre interview m'a vraiment amusée ! J'ai appris que vous alliez poser avec Aiba ? Cela devrait sûrement avoir lieu aujourd'hui, c'est peut-être même déjà en train de se passer ! Amusez-vous bien et faites nous encore de magnifique photos ! J'ai eu la chance d'aller à vos deux concerts au Tokyo Dome dernièrement. Je n'ai pas besoin de dire que j'ai vraiment passé un superbe moment, ça me paraît évident ! Arashi est vraiment fantastique, sur scène comme partout ailleurs ! Il me tarde d'y retourner !
Que vous dire d'autres Matsumoto-san, que je ne vous ai pas dit dans une précédente lettre ? Vous mettez du soleil dans ma vie ! Quand vous souriez, tout ne peux qu'aller bien, et quand vous chantez, mon coeur bat plus vite ! Vous avez un réel talent, je vous admire et vous adore ! Alors continuez encore et encore !
Votre plus grande fan,
Clara. »
Son visage s'illumina d'un grand sourire, et il déposa la lettre sur un tas d'autres, dans une petite boîte sur laquelle était écrite un « Clara » à l'écriture maladroite. Il compta son courrier, ou du moins ce que le 'facteur' lui avait donné (bon nombres de lettres et cadeaux étaient filtrés!) mais n'eut le temps que d'en lire deux ou trois autres. Heureux, il sortit son portable, presque par réflexe, dans l'optique d'envoyer un message à Yamashita :
« Yattah ! 57 lettres aujourd'hui. dont une de la française, tu sais, je t'avais déjà fait lire une de ses lettres ~ t'es jaloux nee ? Hein t'es jaloux ?»
La réponse ne se fit pas attendre.
« haha, si tu le dis ! en tout cas je n'en ai eu « que » 50 aujourd'hui =( il faut croire que tu m'as encore dépassé sempai ^^; et sinon ! Je ne suis pas arrivé en retard ! :D »
« eh bah voilà, qu'est-ce que je te disais, fallait courir ! :) »
« ouais, mais je me suis quand même fait engueuler par Ryo et Koyama … -_-' »
« Eeeh ? Pourquoi ? (ò_ô) »
« parce que je suis pas arrivé en retard, et qu'il voulait que je sois en retard pour pouvoir m'engueuler ... »
« ces gars sont pas logiques ... faut que j'y aille ! On se voit ce soir peut-être ? Bye bye !»
Il rangea son portable dans sa poche, sortit de sa loge qu'il ferma à clé, et partit dans le studio B rejoindre Aiba. On le maquilla, on l'habilla, on le prit en photo sous tous les angles, on le félicita et on lui donna des conseils, il s'amusa avec Aiba plus qu'il ne se concentrait sur la shooting, et c'est au bout d'une bonne heure qu'on les libéra, après qu'ils aient tous les deux soigneusement fait le tri parmi les photos qui avaient été prises. Fatigué et ruisselant de sueur (les projecteurs, ça donne chaud...) il informa Masaki qu'il lui fallait juste une dizaine de minutes pour prendre sa douche et qu'il les rejoindrait ensuite. Il entra donc dans les vestiaires de la JE, ébouriffa en passant les cheveux trempés de quelques juniors qui se lavaient aussi, et posa son sac dans un des casiers. Il trouva un endroit plutôt isolé pour être calme, plia soigneusement ses vêtements et les déposa dans un panier qu'il poussa à l'abri de l'eau. Il tourna le robinet, et une pluie d'eau froide s'abattit sur lui, lui arrachant un violent frisson. Il s'habitua peu à peu à cette température et secoua vivement la tête avant de tourner le pommeau de l'autre côté. Très vite, l'eau devint chaude. Il la laissa couler le long de son corps, les bras ballants, la tête renversée en arrière, s'enivrant de cette soudaine sensation de bien-être, quand quelqu'un l'interpella :
_Oh ! Jun !
Surpris, il se retourna, et un grand sourire éclaira son visage lorsqu'il vit la personne qu'il avait devant lui.
_Yo ! Pi ! Comment ça va ?
_Bien, très bien … Et toi ? Ah, mais tu veux peut-être que je te laisse tout seul ?
_Non, non, t'inquiètes, tu peux rester...ça va aussi oui...je viens d'avoir une séance photo avec Aiba. C'était sympa.
_Ah oui ? Bon, tant mieux.
Il se déshabilla à son tour (oh mon dieu je me dis que ça doit être trop bien Pi ET Jun en même temps sous la douche *O*), il se déshabilla donc, sans lâcher son sempai du regard, sans arrêter de sourire.
_Quoi ?
_Hm ? Non...Rien..je me disais que t'es bien foutu en fait.
_Pfff. Tu te regardes parfois ?
_Ben quoi ? dit Pi en baissant le regard.
_Bah ya Monsieur Muscles et ya Monsieur Moi quoi.
_Mais je te jure que Monsieur Toi est quand même très attirant.
_Même qu'il reçoit plus de lettres que Monsieur Muscles.
_Ah oui mais ça c'est un tout autre problème ! Si les fans voyez ces messieurs tout nu je suis sur que ce ne serait plus pareil.
_Ah, ça a pourtant déjà été fait pour Monsieur Muscles. Mais ça n'a pas augmenté son nombre de lettres ! (et puis ça a été fait pour moi aussi, mais passons.)
_...C'est parce que les fans l'ont vu que de dos c'est tout !
_Ah en effet, c'est sur que si en plus elles l'avaient vu de face, il n'aurait plus eu de lettres du tout ce bon monsieur !
_Bon, ta gueule un peu, non ? J'ai commencé en te complimentant et voilà comment ça termine !
_Scuse...dit Matsumoto en souriant et en rinçant ses cheveux pleins de savons.
_Ouais ouais …
Ils attrapèrent leur serviette, s'essuyèrent, et enfilèrent leur vêtements.
_Bon, Jun, je bavarderai bien encore un peu mais j'ai pas trop le temps là. On se voit plus tard ? Ciao !
_Ok ! Ja nee !
Et chacun retourna à ses propres occupations.
Les journées passaient tranquillement pour Matsumoto Jun. Il s'amusait avec les membres de son groupe, sortait de temps en temps avec son nouvel ami (Yamapi), et glandait chez lui, bien tranquillement, allongé sur le canapé, absorbé par son écran de télévision, ou bien il rangeait sa maison, arrangeait la décoration et faisait du repassage (quelle femme bonne à marier ce Jun !) Arrivé au boulot, il découvrait chaque jour un peu plus de lettres, qu'il n'avait cependant presque jamais le temps de lire. Mais chaque jour, donc, il ouvrait tout de même celle de 'Clara' qu'il lisait jusqu'au bout, comblé. Chaque jour, elle l'aimait un peu plus, s'intéressait un peu plus, son discours se faisait plus enjoué. Chaque jour, Tomohisa lui envoyait des sms, parfois pour lui demander le nombre de cadeaux qu'il recevait, d'autres fois juste pour l'embêter.
Mais un jour, tout cessa.
Tout ou presque.
Alors que Clara lui faisait petit à petit comprendre qu'elle ne lui écrirait plus, ou moins qu'avant, le nombre de ses lettres baissaient encore et encore, jusqu'à ce qu'il n'en reçoive plus que quinze, et dix, et cinq, et plus du tout. Il ne s'en inquiéta pas, de toute façon cela lui faisait plaisir mais ce n'est pas comme s'il allait y répondre ! Il prétexta un problème dans l'enceinte de la Johnny's, et supposa que tous étaient dans le même cas. Mais quand un jour, Yamashita lui annonça fièrement qu'il en avait reçue 68, il tiqua.
_Comment ça soixante-huit ?
Jun s'enfonça un peu plus dans son fauteuil, les bras croisés, boudeur.
_Soixante huit, comme le nombre qui précède soixante neuf et suit soixante sept. T'es jaloux ?
_Nan, nan, grommela-t-il.
_T'en as eu combien ?
_...
_Wouhouu ?
_...
_Juun ?
_...Aucune !
_Quoi ? Mais c'est pas possible ya du avoir erreur...
_Bah c'est ce que je pensais au début, moi aussi ! Alors j'ai attendu, je me suis même renseigné, mais ya vraiment qu'à moi que ça fait ça !
_Mouahahaha ! Les fans ont enfin compris ce qui valait vraiment la peine sur cette terre!
_Arrête de te moquer de moi ! Tu trouves pas ça bizarre, toi ?
Tomohisa se leva, et se laissa tomber mollement aux côtés de son sempai.
_Bah ouais, plutôt. Mais qu'est-ce que tu veux que ce soit d'autres à part un problème dans le courrier ?
_...Je sais pas. Quelqu'un qui me fait une farce peut-être ?
_Ouais hyper marrant comme farce ! Hyper gamin surtout.
_Oui bah justement !
_Mais tous les Johnny's ne sont pas … non t'as raison, c'est sûrement une mauvaise blague de leur part.
_Oui. Je compte mener une petite enquête, annonça-t-il très sérieusement.
_Bon. Je t'aiderais si tu veux, mais je te promets rien, je suis pas mal occupé ces temps-ci et puis ça ne me déplaît pas tant que ça de savoir que tu reçois plus de lettres.
Matsumoto Jun soupira et se dirigea vers la porte.
_Tu viens ? Je vais d'abord aller questionner les membres de mon groupe.
_J'arrive j'arrive. Mais tu crois que c'est une de leur blague ?
_Je sais pas...on sait jamais.
_J'opte pour Ninomiya-kun moi.
_Tout le monde opte pour Nino dans ce genre de situations. Mais l'ennemi n'est pas toujours celui qu'on croit ! Allez, viens.
Arriva tout d'abord Aiba Masaki. Mais comme on pouvait s'y attendre, ses yeux qui commencèrent à briller quand il fut accusé par Jun les empêcha de continuer l'interrogatoire.
_Mooh Aiba-chaan désolé ! Je savais bien que c'était pas toi de toute façon je t'ai pas soupçonné une seconde !
_C'est..c'est vrai hein ?
_Mais oui !
_Parce que moi je ferai jamais ça hein !
_Oui je sais. Je sais.
Vint ensuite le leader du groupe, Ohno.
_Riida ?
_Hm ?
_Je reçois plus aucun courrier en ce moment. Tu penses pas que quelqu'un aurait voulu me faire une farce par hasard ?
_Eh ? En te prenant tes lettres ? Oh, ça va hein, certains sont peut-être jaloux que tu reçoives plus de lettres que nous mais on n'a pas que ça à faire !
_Bah je sais bien mais tu trouves pas ça bizarre ?
_Si. Mais en tout cas, moi, j'ai rien à voir là dedans Jun ! C'est bas et même pas drôle comme coup.
_Hum...sûrement.
Peu après, entra Shô Sakurai.
_Ah ! Shô-kun !
_Haaai ?
_Je reçois plus de lettres en ce moment et..
_Eh ? Maji de ? Je savais bien qu'un jour les fans comprendraient que tu mérites pas toutes ces lettres !
_Non, mais, sérieusement.
_Ah ? Sérieusement ? Je sais pas...c'est bizarre...tu veux que je t'aide à chercher le voleur ? Tu veux que je t'aide ? Dis ? Ça pourrait être marrant nee !
_Euh, oui, non, écoute, je...je vais me débrouiller, c'est gentil de t'être proposé.
Nos deux enquêteurs improvisés, enfoncés dans le canapé, essayaient de trouver des indices dans ce qu'il venait d'entendre, mais il n'y avait vraiment rien de bon à tirer de ces trois hommes. Alors entra le dernier membre du groupe; Kazunari Ninomiya.
_Tiens ! Jun ! Tomo-chan ! Qu'est-ce que vous faites ici ?
_On t'attendait justement. Nino, tu peux t'asseoir s'il-te-plaît ?
_Euh, ouais, bien sur, qu'est-ce qu'il se passe ?
_Eh ben voilà, en ce moment je reçois plus du tout de lettres de fans et...
_YATTAAAH ! Si tu savais comme j'attendais ce moment !
_C'est sérieusement pas le moment de se réjouir Nino ! Je pense que quelqu'un s'amuse à me les voler et je crois que c'est toi !
_Mais si, ya vraiment de quoi se réjou...hein ? Attends...quelqu'un t'a volé tes lettres ?
_Sans doute.
_Et tu penses que c'est moi ?
_Oui. Qu'est-ce que t'as à dire pour ta défense ?
Le jeune homme ne put s'empêcher de rire.
_Eh ? Mais j'en sais rien moi ! J'ai pas besoin de tes lettres tu sais ! Et ya des moyens beaucoup plus amusant et intéressant pour faire chier les gens !
_Mais alors aide moiii ! Qui ça peut être ?
Yamashita soupira.
_Bon, moi je sais pas, et il commence à se faire tard, je rentre.
_Eh mais attends ! On sait même pas encore qui...
_Tu me tiendras au courant ! Et on aura tout le loisir de chercher demain. Bye bye.
Et sur ces mots il ferma la porte.
_Raah, il m'est d'aucune aide celui là...râla Matsumoto.
Un fin sourire étira alors les lèvres de Nino.
_Si tu veux mon avis...commença-t-il.
_Hm ?
_Si tu veux mon avis, c'est Tomo qui cache tes lettres.
_Eh ? Mais pourquoi il ferait ça ! Dis pas n'importe quoi toi.
Un silence tomba sur la pièce. Jun se tortillait les doigts, inquiets. Et s'il avait raison ?
_Tu crois ?
_Vous êtes tous les deux deux des Johnny's les plus populaires non ? Et vous êtes ceux qui vendent le mieux (enfin en ce moment surtout toi mais passons) alors il est normal que Yamapi ressente une pointe de jalousie, non ? Tu lui dis le nombre de lettres que tu reçois ?
_Oui...oui ça m'arrive...souvent même. Et je lui en lis parfois aussi.
_Eh bah voilà. Je suis sur que c'est lui qui te les a prises.
_Mais...Mais dans ce cas là il en aurait juste volé quelques unes par jour, juste assez pour me battre ! Pas toutes d'un coup ou presque ! Il est pas con quand même !
_Aaahh, je sais pas. Mais si jamais tu veux vérifier...
Un long sourire éclairant toujours son visage, Ninomiya claqua des doigts, et automatiquement, de la porte de derrière, arriva Nishikido Ryo, une clé à la main, qu'il tendit presque royalement à son ami, lui chuchotant au passage :
_Tu aimes vraiment les mises en scène qui te mettent en valeur, hein ?
_J'adore.
Le jeune homme tendit la clé à son ami.
_Si tu veux vérifier, tu peux toujours passer chez lui.
Ryo sortit son portable de sa poche et montra à Jun un mail qu'il venait de recevoir.
_Monsieur fait les courses et sort boire un verre avec Toma. Tu as le temps...
_Mais c'est pas bien de fouiller chez les gens !
_Ah ?
Ninomiya reprit la clé.
_Comme tu veux alors.
_Non ! Mais...rends la moi !
D'une attitude purement puérile, Matsumoto se jeta sur Ninomiya et lui reprit la clé des mains, les sourcils froncés.
_J'y vais.
_Tu fais bien.
Et Ryo en agitant son portable;
_Tiens nous au courant !
Une bonne demi heure après cela, Jun se tenait sur le palier de la porte de Yamapi, serrant fortement la clé entre ses doigts, bien décidé à prouver à Ninomiya et Nishikido qu'ils avaient torts. Il enfonça la clé dans la serrure, tourna, et se faufila à l'intérieur de l'appartement. Plutôt spacieux, bien éclairé, jolie mobilier, mais un peu bordélique comme endroit. Son coeur battait à toute allure. S'infiltrer ainsi chez les gens était mal, il le savait, et il avait peur, très peur, de voir son ami débarquer d'une minute à l'autre. Ce petit incident aurait pu rompre leur amitié ! Mais en même temps, c'était très excitant comme expérience, et, curieux, il s'empressa de fouiller le salon. Tout d'abord, derrière les canapés, en dessous de la table, dans le meuble télé, mais il ne trouva rien. Son regard s'arrêta sur deux immenses boîtes, cachées derrière l'escalier, qu'il se dépêcha d'aller ouvrir. Mais il ne trouva que des DVD et magazines dont il ne préféra pas vérifier le contenu... Il chercha un instant dans la cuisine, en dessous de l'évier, dans les placards à couverts, mais là non plus, il n'y avait rien d'intéressant. Il souleva les coussins du canapé, et s'y laissa tomber, cherchant à se reposer quelques minutes, car mine de rien, tout ça était fatiguant. Il se releva finalement, et se précipita dans sa chambre, croisant les doigts pour ne rien y trouver, car il espérait de tout son coeur que Yamashita n'avait rien à voir avec toute cette histoire. Il se baissa en dessous du lit, vérifia dans les commodes, et dans les armoires débordantes de vêtements en tout genre (dont des robes occidentales dont il ne chercha pas la provenance...) Épuisé après avoir cherché presque une heure, il se laissa tomber sur le matelas...et quelque chose attira son attention. Le matelas n'était pas très confortable. Il ressentait comme une gêne dans son dos. Surpris, il se releva d'un bond, et le souleva, découvrant avec horreur sur les lattes du lit, plusieurs dizaines de grandes enveloppes, contenant sûrement toutes les lettres qu'il ne recevait plus.
_C'est quoi ce bordel...
Il les déposa toutes sur le sol, et alors remarqua que la poubelle, caché sous le bureau, était elle aussi remplie de lettres et d'enveloppes, déchirées, chiffonnées, brûlées... Il sentit presque d'amères larmes monter dans ses yeux.
_J'y crois pas...
Il vida le contenu de la poubelle à côté de lui, sortit toutes les lettres des enveloppes, et en saisit quelques unes. Comme il s'y attendait, toutes lui étaient adressées. Dans le tas, il en retrouva au moins dix signées « Clara » et alors il ne put s'empêcher de crier de rage. Qu'est-ce que ça voulait dire ? À quoi tout cela rimait ? Il n'y avait pourtant aucun sentiment de compétition entre les deux hommes, alors pourquoi lui voler toutes ces lettres, pourquoi ? Il en lut quelques unes. La plupart étaient détruites, mais celles de Clara étaient toutes intactes. Et quelque chose l'étonna encore plus. Les lettres qui n'avait pas été abîmées, ou du moins à peine chiffonnées, semblaient toutes avoir été écrites par la même personne. Il compara longuement les deux écritures, stupéfait.
_Clara signait sous différents prénoms ? Mais c'est quoi cette connerie ? … Uwah, elle me fait sa déclaration d'amour dans celle-la ? Dans celle-la aussi ?
Il se releva, observant, médusé, les centaines de lettres qui jonchaient le sol autours de lui, et remarqua alors un tiroir d'un meuble qu'il ne se rappelait pas avoir déjà ouvert. Il le tira, mais celui-ci résista, il prit appui sur le mur avec son pied, et tira encore de toutes ses forces jusqu'à ce que le meuble cède, s'écroulant sur le sol par la même occasion. Là encore, des dizaines et des dizaines de lettres lui étant toutes adressées, et portant la même écriture, mais qui cette fois, n'avait jamais été envoyées.
_Eh ? Ya pas de timbre ni rien...comment il les a eu celle-là ?
Sa gorge se noua encore et il se retint de pleurer devant tout le courrier brûlé et arraché qu'il découvrit.
_C'était pourtant si gentil ce qu'elles disaient...pourquoi il a fait ça...pourquoi il a fait ça...
C'est alors que Jun découvrit, caché en dessous d'un coussin, une lettre qui n'avait même pas encore été terminée. Il la prit, et alors, une idée lui vint à l'esprit. Il sortit précipitamment de sa poche le mot que Yamapi lui avait écrit dernièrement, et compara les deux écritures.
_Identiques...qu'est-ce que ça veut dire ?
Il commença à la lire;
« Cher Matsumoto-san,
Bonjour ! C'est Clara. Je vous écris de moins en moins souvent en ce moment, sûrement l'avez-vous remarqué ? Enfin, peut-être pas, après tout vous n'avez sans doute pas le temps de lire mes lettres, mais... »
Il ne put lire la suite, car il entendit la porte de la maison s'ouvrir. Paniqué, il pensa tout d'abord à se cacher et à ranger les lettres rapidement en dessous du lit, mais la colère prit le dessus. Il voulait une explication. Il attrapa entre ses bras une bonne centaine de lettre, faisant de son mieux pour ne pas les faire tomber, et marcha, obstiné, jusqu'à l'entrée, où Yamapi sursauta en le voyant.
_Qu'est-ce que tu...
_C'EST QUOI !
Il jeta alors les lettres qu'il tenait dans ses mains au visage de son ami.
_Pourquoi tu me voles toutes ces lettres ! Pourquoi ?
_Je..mais... Tu sais que c'est puni par la loi de s'incruster chez les gens comme ça ?
_Tu sais que c'est puni par la loi de voler ? Explique toi !
_Ya rien à dire, dégage de chez moi !
Jun attrapa alors un des papiers et le brandit furieusement sous le nez de Tomohisa.
_Comment ça ya rien à dire ? Monsieur refuse que j'ai des fans ? Monsieur est jaloux de moi parce que je reçois des lettres, alors monsieur pète son câble, me les vole et...ET LES BRÛLE ? Elles m'étaient destinées ! Je voulais les lire !
_Mais tu t'en fous, tu les lis jamais de toute façon !
_Non, je m'en fous pas, c'est quoi cette excuse à la con ? Et celles de Clara, pourquoi tu les as volés, t'étais jaloux à ce point ? Et la lettre que t'es en train de m'écrire, qu'est-ce que ça signifie ? Hein ? Tu voulais te faire passer pour Cla...
Un long silence s'abattit alors sur les deux hommes, et Yamapi, les bras croisés sur son torse, rouge de rage ou de honte, fixait le sol comme s'il s'agissait de la plus belle chose de cette terre.
_Attends...souffla Matsumoto.
Mais il secoua la tête, sachant cette étrange éventualité de son esprit, et saisit plutôt un paquet de vingt lettres détruites.
_Pourquoi t'es jaloux de moi à ce point, répond !
_JE SUIS PAS JALOUX DE TOI ! Je suis jaloux d'elles et de leur déclaration à la CON, ah, c'est facile d'aimer une idole qu'on verra jamais de sa vie, à qui on parlera jamais, avec leurs petits mots doux et leurs petits coeurs ces gamines me font PITIE, elles te connaissent même pas, et elles te rendent heureux en t'écrivant leur amour et ça M'ENERVE !
_Pourquoi ? Je comprends pas, t'es pas clair Pi ! Je comprends vraiment pas !
_Eh bah creuse toi la tête en dégageant de ma maison et en rentrant chez toi !
_Non ! Je rentrerai pas ! J'ai encore pleins de trucs à éclaircir !
Il courut jusqu'à la chambre de Yamashita, bien décidé à comprendre le fin mot de cette histoire, mais le leader le poursuivit. Il se débattit violemment, et réussit à attraper cinquante lettres intactes, et quelques brûlées, avant de courir jusqu'au salon.
_Alors laisse moi partir avec ça, que je les lise et que je comprenne pourquoi c'est la même écriture, et pourquoi tu les as pas déchirées !
Mais Yamapi se jeta sur lui, furieux, et arracha de ses mains le plus de lettres possible.
_LACHE CA ! Je t'interdis de les lire ! Dégage de chez moi, et rends moi ces lettres !
_Pourquoi ? Elles me sont adressées, je les lis SI JE VEUX !
Tomohisa poussa Jun jusqu'à la porte, continuant rageusement à récupérer les lettres pour les jeter sur le sol.
_LES LIS PAS ! LES LIS PAS !
_Arrête ! Tu me fais mal ! Laisse moi tranquille, je t'ai rien fait !
_Dégage !
Il ouvrit la porte d'un grand coup de pied, et poussa Matsumoto à l'extérieur, qui s'accrocha à la poignée de toutes ses forces.
_NOOOON Je partirai pas sans explicatioooooons !
_Raah tu m'énerves !
Il agrippa les épaules de Jun et le força à sortir, et celui-ci, pleurant presque de rage, lui demanda :
_Explique moi au moins, et explique moi SERIEUSEMENT cette fois, ce que tu as contre mes fans ! Pourquoi tu veux pas qu'elles m'écrivent, hein ? Pourquoi tu veux pas qu'elles m'envoient leurs lettres ?
Tomohisa Yamashita poussa un profond soupir, arracha des mains de Jun les dernières lettres qu'il avait réussi à garder, les jeta sur le sol derrière lui et lâcha :
_Non mais c'est parce que ton plus grand fan, c'est moi, et seulement moi.
Et sur ces mots, il déposa un baiser furtif sur les lettres de Jun, et claqua la porte.
-FIN-
Voili-voilouu /O/ J'espère que ça vous a plu ! Je sais que la fin est un peu brouillon, mais je la trouve plutôt mignonne, et j'imagine que vous, vous avez tout compris du pourquoi du comment 8'D (sauf si vous vous appelez Jun Matsumoto, auquel cas je vais vous demander de bien vouloir me donner votre numéro de téléphone!) J'espère que ça t'a plu Sev ! =^^=
N'hésitez pas à donner votre avis & merci de me lire.
Aki.
