salut à tous! :D Et voila le chapitre 2! :D comme promis, j'ai pas trop traîner! ^w^ le prochain arrivera bientôt! ;) j'espère que ce chapitre vous plaira! merci à tous et bonne lecture! :D


Chapitre 2 - Abus de pouvoir

Les autres commerces ouvrirent leurs portes petit à petit, si bien que les rues et la place du village se retrouvèrent vite pleines de monde. Le maire, Stoik sortait de chez lui avec le sourire. Son fils de 21 ans, Harold, le suivait de prêt et souriait naturellement. Ils firent un bout de chemin ensemble avant de se saluer et partir chacun de leur côté. Stoik pour la mairie, et Harold vers la forge.

Le jeune homme s'en alla gaiement à son lieu de travail, saluant les passants qu'il croisait. Tout le monde lui rendait agréablement son bonjour. Harold était un garçon brillant, gentil, juste, réservé et bien élevé, quoiqu'il ne fût élevé que par son père, car sa mère était morte en lui donnant la vie. Son père lui parlait d'elle par moments, et ils avaient tous deux progressivement guéris de cette absence.

De plus, il était beau garçon. Des cheveux bruns et court en pétard, des yeux verts et un physique humble mais plaisant. Mais curieux que ça puisse être, il n'attirait pas vraiment les regards des jeunes filles. Ou du moins, très peu. Peut-être parce qu'il était trop absorbé par son travail et qu'il ne regardait pas assez les filles du village pour en trouver une qui lui convienne. Ou qu'elles finissaient par croire qu'il était trop timide envers elle et que toute tentative serait un échec. Ou bien...

Harold arriva enfin à la forge et salua les deux hommes déjà présents.

- Bonjour Gueulfor. Bonjour Christian.

- Aah le voilà mon petit génie ! pas trop tôt ! fit le moustachu avec soulagement

- Salut Harold. Souriait Christian avant de reprendre son travail

- Allez suis-moi petit gars ! On a les selles d'Alvin à retaper en vitesse !

- Ok j'arrive. souriait-il

Il alla ranger son sac, mettre à son tour son tablier de forgeron par-dessus sa chemise blanche. Puis il retroussa ses manches et se mit aussitôt au travail avec bonne humeur.

oO*Oo

À la maison, Adrianne poursuivait son travail. La table était débarrassée, la petite vaisselle était faite et la maison était rangée de façon à être accueillante. Elle s'activa ensuite à faire la lessive pour profiter de le faire sécher au soleil.

Ses frères et sœurs étaient prêt et propre et avaient déjà ranger leurs chambres. Ils allèrent ensuite vite dehors pour accomplir leurs tâches ménagères, dans les rires et la bonne humeur, sous le regard vigilant et le sourire de leur sœur.

Bien qu'encore jeune, Jean savait comment couper le bois sans se blesser. Son père lui avait montré la technique et le petit garçon empoigna habilement la hache et coupa les bûches. Après avoir fini, il les ramena à l'intérieur de la maison et les déposa prés de la cheminée. Ensuite, il pensa à ravitailler les gamelles du chien, et alla finalement à la grange nettoyer et rafraîchir la paille.

Les filles quant à elles avaient pris le panier de graine et les distribuer joyeusement aux poules. Ça ne prenait pas longtemps, et c'était rigolo de courir par moments après les poulets pour qu'elles viennent manger. Après cela, elles prirent des vieilles carottes et du foin pour aller nourrir les petits lapins. Pas la peine de courir après eux. Il suffisait juste de remplir le box à nourriture et les petites bêtes poilues viendraient les manger d'eux-mêmes. Mais ce que les fillettes aimaient faire, c'était attendre et les regarder manger. C'était trop mignon à voir !

Elles allèrent ensuite dans la maison prendre un panier et le remplir de mûres. Par chance, un généreux buisson se trouver à l'entrée de la propriété de la petite famille, et à eux deux, le panier ne tarda pas à être bien rempli ! de quoi faire deux belles tartes même ! c'est avec un immense sourire et du jus de mûres autour de la bouche qu'elles portèrent leurs récoltes à Adrianne qui éclata de rire en constatant leurs gourmandises.

Elle les débarbouilla avec le sourire, puis comme elle avait fini la lessive, elle demanda de l'aide à ses petites sœurs pour pendre les draps afin qu'elles l'aide à faire les tartes. Les petites acceptèrent et le travail fut vite fini aussi ! quelle chance !

Rassemblant des œufs frais du poulailler, du beurre, du sucre et de la farine, Adrianne fit en un tour de main deux belles pâtes à tarte qu'elle disposa dans deux plats beurrés. Les jumelles eurent donc la mission de les garnir avec les mûres lavées. Peu après, les pâtisseries furent enfournées et seront prêtes à déguster.

Les jumelles eurent donc la permission d'aller jouer dehors, tandis qu'Adrianne nettoyer le plan de travail. Par la fenêtre de la cuisine, elle les regardait jouer et rire entre elles avec le chien, et souria à son tour. Elle pensa alors qu'en les voyant ainsi, leur défunte mère, Irène, sourirait de bonheur. Même pour elle, sa mère lui manquait. À sa mort, elle avait endossé le rôle de responsable de la maison, et avait tout fait pour simplifier au mieux la vie de son père. Depuis ses 10 ans, elle c'était occupé de tout ce qu'elle pouvait. La maison, le ménage, les repas et s'occuper de son frère et ses deux sœurs.

Leur père avait fait de son mieux aussi après la mort de sa femme. Aussi bien par la présence et en aide à sa fille aînée, que pour le travail. Mais ça ne faisait que depuis sept ans qu'ils vivaient tous les cinq dans cette ferme. Gueulfor étant un des vieux amis de leur père, eh bien quand il apprit la triste nouvelle un an plus tard, il proposa alors à Christian de le rejoindre au village pour travailler avec lui et qu'ils viennent s'installer. Il avait même argumenté que ça ferait du bien aux enfants de quitter la ville pour aller à la campagne.

Et c'est ainsi que leur nouvelle vie commença dans ce village. Adrianne avait aussi surmonté avec force et courage la perte de sa mère. Même si par moments elle lui maquait beaucoup, elle tachait de se montrer forte devant sa famille et préférer se laisser aller aux larmes quand elle était seule.

Elle se demanda alors si sa mère serait fière d'elle aujourd'hui. Peut-être que oui, se disait-elle. Son père le lui avait assuré, ce qui la réconforta. Il lui avait aussi beaucoup dit qu'elle lui ressemblait. De par ses cheveux blonds et sa beauté. Jean aussi avait hérité du blond de sa mère, alors que les filles avaient comme leur père les cheveux bruns. Au niveau des yeux, les filles avaient les yeux bruns de leur mère, et Jean avait les yeux bleus de leur père.

Et malgré les années qui ont passé, le drame avait était surmonté au sein de la petite famille.

Chassant ses pensées par un sourire, Adrianne continua ses tâches ménagère le temps que les tartes cuisent. Cherchant une idée de repas, elle constata en farfouillant dans les placards qu'il n'y avait plus de pain et qu'il fallait ravitailler aussi quelques denrées. Ce qui voulait dire sortir et aller faire les courses au village.

Elle se mit à soupirer. Devoir y aller à pied n'était pas désagréable mais bon.

- Si seulement j'avais un cheval... j'irais et je reviendrais plus vite ! bah j'en profiterais pour demander à Gueulfor si son arrivage de chevaux arrive bientôt. Et par la même occasion, j'apporterais une part de tarte à lui, papa et Harold. Ça leur fera plaisir...

En pensant à Harold, elle se demanda pourquoi il ne lui avait jamais beaucoup parlé depuis qu'elle était arrivé dans ce village. Justes deux trois mots à chaque fois, sans plus. Pourtant, son père à elle travaillait à la forge et il lui parlait bien ! alors pourquoi pas à elle ? était-il timide ? où n'éprouvait-il pas plus de sympathie pour elle ?

- Oh qu'importe. J'ai l'habitude ! Je dirais gaiement « bonjour Harold ! » et lui me répondra d'un ton neutre. « Hum, salut. » dit-elle en l'imitant.

Les tartes furent prêtes et embaumer la pièce de leur doux parfum. Elle prépara les parts à emporter dans son panier et mit la seconde à tiédir. Puis elle prit de l'argent dans la boîte caché, sorti dans la cour et appela la petite troupe

- JEAN ! LES FILLES ! VENEZ ME VOIR !

Ils arrivèrent bien vite et au pas de course. Elle leur adressa un sourire tout en expliquant la suite du programme.

- Je n'ai pas tout ce qu'il faut pour le repas de ce midi. Je vais donc les acheter au village.

- D'accord.

- Je vous laisse donc seuls, mais vous en faites pas, je reviendrais très vite. Comme d'habitude. J'irais aussi apporter à papa et Gueulfor une part de tarte. Ce qui veut dire qu'elles sont cuites et que je vous défends de toucher à ce qui reste dans la cuisine ! sinon, pas de jeu, et je le dis à papa.

- Oh non, promis ! on ne va pas y toucher ! assura Jean

- Et on sera sage ! firent les filles

- Je sais mes petits poulets. Le temps que je sois parti, j'aimerais que toi, Jean, tu ramasses quelques œufs, et que vous les filles, vous enlever les mauvaises herbes du potager. Vous savez lesquels que c'est ? demanda-t-elle avec le sourire

- Oui ! celle qui ne sont pas comme les feuilles des légumes qui poussent ! dit Rose

- Et qui sont sur le chemin ! enchaîna Violette

- C'est bien ça. Dès que vous avez fini, vous pouvez continuer de jouer, mais rester vigilant. D'accord ?

- D'accord !

- Jean, c'est toi le chef de la maison en mon absence. Veille bien sûr elles. Au moindre problème, y'a Pataud, mais tout le monde à la maison. Ok ?

- D'accord. Souriait-il

- Et vous les filles, soyez prudentes et sages ! promis ?

- Promis ! firent-elles

- Bien. Je me mets en route alors.

Elle savait qu'elle pouvait compter sur les promesses des enfants. À ce niveau-là, ils étaient toujours obéissants. Elle a toujours su s'y prendre avec eux et pour que tout son passe bien. Et aussi pour qu'elle et leur père les grondent rarement. Elle prit donc son panier et prit le sentier qui menait au village, admirant au passage la beauté de la nature qui l'entourait, et savourant les diverses odeurs qui flottaient dans l'air.

oO*Oo

- RUSTIK ! ressert moi encore une biiéééére siouplait! Cria un assoiffé dans la salle

Rustik prépara donc une autre bière qu'Ingrid alla servir. L'homme commença à boire sa pinte, alors qu'Alvin se joignit à sa table, tout souriant. L'homme se stoppa aussitôt

- Comme ça va ?

- Bien shérif... hips...

- Elle est bonne cette bière hein ?

- Oh cha ouais alors... hé hé...

- T'en est à ta combien ? deuxième ? ou troisième ?

- Je sais plus... trois je pense ! hips...

- Et dis-moi ? t'à de l'argent pour les payer au moins ? Rustik ne fait pas crédit tu sais.

L'homme reposa son verre et sortit des pièces de sa poche pour les étaler sur la table sous le regard satisfait d'Alvin et de Dagur.

- Bien sur que j'ai de l'argent Shérif ! hips... regarde ! j'ai prévu ce qu'il faut pour... euh... euh...

En les comptant malgré son ivresse, le pauvre vieux se rendit compte qu'il n'avait de l'argent pour une seule bière. Pas trois ! il se mit à pâlir, alors que le sourire d'Alvin s'étendait et que Dagur jouer bruyamment avec les clés.

- Tu n'as pas assez à ce que je vois mon gars.

- Je... attends je dois encore avoir quelques pièces dans mes poches ! et je...

- Espère pas t'en tirait ainsi. Tu bois ce que tu peux payer. Et ce que t'a bu en trop, t'ira le payer par un petit séjour en cellule, hein ?

- Non pas ça Shérif... pitié... je suis trop vieux, je tiendrais pas le coup la dedans !

- Fallait y penser avant... siffla Dagur avec joie

Le vieillard se mit à trembler, et Alvin appela avec bonheur le videur de la taverne. Ou plutôt hurla le nom de celui-ci.

- VAREK ! VIENS ICI MON GARS ! Y'A UN CLIENT A ÉJECTER !

Rustik se marra derrière son comptoir tout en essuyant les chopes propres. Les filles rirent de la scène à venir, ainsi que les autres clients. Le videur, un homme blond, imposant, rondouillard mais costaud nommé Varek entra dans la salle et se dirigea calmement vers la table d'Alvin. Le vieux pâlit encore plus à la vue de cet homme qui était loin d'être tendre dans ses gestes. Même avec les vieux. Varek le chopa donc par le haut de sa chemise et le souleva de sa chaise. Les pieds de l'homme nagèrent dans le vide, et protesta d'une voix terrifiée sous les éclats de rire de la salle. Puis il l'emmena dehors et le déposa, ou laissa tomber lourdement dans le box d'eau des chevaux.

Le vieux refit surface et recracha la flotte bue involontairement, alors que Varek rentrait de nouveau à l'intérieur. Dans la taverne on entendait les acclamations et les félicitations pour l'intervention de Varek. Alvin sortit avec son acolyte et repêcha le vieil homme pour l'emmener en cellule.

En chemin, il croisa son fil qui le salua. Un grand gaillard de 25 ans, musclé, les cheveux noirs, court et les yeux verts. Beau garçon, fort, un brin prétentieux et apprécié du village mais surtout des habitués de la taverne, malgré que la répugnance semblait être le seul adjectif que lui accorderaient certaines personnes.

- Oh salut père !

- Ah ! Salut Gaspard ! belle matinée hein ?

- Je vois ça ! t'a déjà fait une prise dis-moi ? hé hé. riait-il

- Oui ! t'a loupé son expulsion de peu ! tu vas boire un coup ?

- Ouais.

- Dis à Rustik de mettre la note de ton verre sur mon compte, ok ?

- Ok père. À plus tard !

Le fils parti donc vers la taverne, et Alvin, Dagur et sa proie grelottante vers la prison, sous le regard de quelques villageois qui déplore cette triste scène. Fallait comprendre que les méthodes d'Alvin n'étaient pas tellement appréciées. Elles étaient efficaces dans certaines situations, mais pour celle-là, c'était de l'abus de pouvoir.