CHAPITRE 2

Bip... bip... bip... putain de réveil ! Putain d'école ! Putains de cours et putains de greluches qui parlaient comme des pies dès le réveil. Je détestais le matin au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, et mieux valait ne pas essayer de m'adresser la parole avant que j'en sois à ma deuxième tasse de café. Aujourd'hui j'étais d'encore plus mauvaise humeur que d'habitude parce que je n'avais pas arrêté de ressasser cette histoire avec Regulus et que je ne comprenais toujours pas sa réaction. S'il espérait que j'allais faire le premier pas ou m'écraser devant lui, il pouvait toujours attendre !

Après une douche et un rapide passage obligé par la case « camouflage de la nuit de merde que je viens de passer, effacement des cernes et amélioration de mon teint cadavérique », je descendis prendre mon petit déjeuner tout en lançant des regards qui tuent à tous ceux qui avaient le malheur de croiser ma route.

J'attaquais mon premier café et étrangement je commençais à me sentir mieux, peut-être un peu moins sur les nerfs. Enfin, tout ça, c'était avant que Regulus ne passe à côté sans un regard pour moi et au bras de cette garce de Mary Stevens ! Il savait très bien que je ne pouvais pas la voir cette pouf alors qu'est-ce qu'il foutait avec elle dites-moi ? Ça faisait presque cinq ans qu'elle lui courait après et qu'il rejetait cette blondasse, alors par Merlin s'il faisait ça juste pour me faire enrager il avait bien réussi son coup. Non, je n'étais pas jalouse ! J'étais juste... mécontente de ses fréquentations ! Et en plus ils rejoignirent Avery et tous les sang-pur de la table. Rogue aussi avait apparemment décidé de s'intégrer au gratin de serpentard. Je me doutais bien que Avery prendrait la place de leader que Mulciber lui avait laissée en quittant Poudlard. Génial, il allait être encore un peu plus égocentrique avec tout ça.

Si seulement ces stupides elfes de maison connaissaient l'irish coffee, je pourrais me calmer comme il se devait, mais non ! Dumbledore disait que ce n'était pas sain de boire du Whisky pur feu de bon matin, n'importe quoi papy ! J'en buvais depuis que j'avais l'âge de 12 ans et j'allais parfaitement bien, du moins physiquement parlant. Ça n'avait jamais tué personne un petit remontant que je sache ? Ou peut-être que si, mais je m'en fichais. Pour l'instant, tout ce qu'il fallait que je fasse c'était d'éviter de les regarder. Fixer mon regard droit devant moi. Oh non ! Droit devant il y avait ces abrutis de maraudeurs ! Tout ça, c'était de leur faute bien entendu, surtout celle de Black. Je décidais de lui faire payer, au moindre faux pas je serais là, derrière lui. Ce petit enfoiré dut sentir mon regard sur lui, car il tourna sa jolie tête vers moi.

Attendez jolie ? Ouais, il fallait bien avouer qu'il était loin d'être moche, il était même très appétissant, mais il fallait que je trouve un qualificatif plus adapté à la situation. Sa... tête de fouine ? Non, nul. Sa tête de verracrasse ? Bof, j'ai déjà fait mieux. Bref, il tourna sa tête et me fit un de ses sourires de séducteur à deux noises. Ne détourne pas le regard, ne détourne pas le regard ! Il en va de ton honneur, Deirdre. Je lui lançais le regard le plus effrayant que j'avais en stock, mais il gardait son petit sourire de merde. Ce mec avait le don de me mettre dans tous mes états rien qu'avec ça, je ne savais toujours pas comment il faisait. Je voulais bien admettre que je suis une fille au caractère un peu explosif, peut-être légèrement trop même, mais je ne m'énervais aussi vite qu'avec lui. Depuis que nous étions gamins, je le haïssais et je ne savais pas trop d'où ça venait. Sûrement des blagues de merde qu'il m'avait faite du genre mettre de la bave de pitiponk dans mon chocolat à six ans ou bien la fois où il avait échangé mon shampoing avec un substitut qui m'avait donné l'air d'une Rogue au féminin pendant plus d'un mois. Mouais, je pense que ça doit dater de cette époque.

Une main me tapota doucement l'épaule et je fus bien obligée de lever mon regard en grognant vers le gêneur qui m'obligeait à briser le contact avec Black pour constater que c'était le professeur Slughorn, notre cher directeur de maison. Je crois bien que c'est le seul professeur que j'appréciais vraiment et il m'aimait bien aussi. Toujours moins que cette rouquine de gryffondor, mais il m'aimait bien quand même. Je me demande si c'est à cause de ma famille ou de mon talent inné pour les potions. Sûrement un peu des deux...

- Miss FitzGerald, comment allez-vous ? Demanda-t-il avec une voix hypocrite. Vous avez passé de bonnes vacances.

- Oui merci et vous professeur ?

- Excellentes, excellentes, répondit-il tandis que sa moustache frissonnait comme pour acquiescer. J'ai mis au point la potion dont nous avions discuté lors de notre dernière réunion. Vous vous joindrez à nouveau à nous cette année, n'est-ce pas ?

- Bien sûr, professeur. Avec plaisir.

En fait, je n'en avais rien à faire, mais je savais que ça lui faisait plaisir et puis il y avait toujours des personnes haut placées qui participaient à ses réunions. Ça pourrait m'être utile pour ma future carrière de chercheuse en médicomagie. C'était considéré comme un honneur de faire partie de ce club et pour certains ça nous rendait en quelque sorte intouchables. Le professeur me tirait souvent de mauvaises situations et faisait sauter la plupart des retenues que d'autres professeurs avaient pu me donner en mettant en avant le fait que j'avais des choses plus importantes à faire. Gentil Slughorn. Severus faisait partie du club lui aussi et depuis qu'il ne parlait plus à Evans, la parfaite petite rouquine, on passait notre temps ensemble lors des réunions.

- Merveilleux ! s'exclama-t-il avec enthousiasme.

Nouveau frissonnement de moustache, ça commençait à devenir flippant et encore c'était pire quand il était énervé. À croire que sa moustache était vivante.

- Tenez Miss, les emplois du temps de l'année. Je vous laisse les distribuer seule, car nous savons tous les deux que Mr Avery se hâterait de donner la corvée à quelqu'un d'autre.

Je lui fis un sourire amusé. Je me demandais ce que Avery avait bien pu lui faire pour que Slughorn l'aime aussi peu alors qu'il faisait partie des chouchous quelque temps auparavant. Je lui pris les feuilles qu'il me tendait et commençais à les distribuer aux premières années. Ces idiots ne comprenaient rien et je devais tout leur expliquer tous les ans. Désespérant ! Je donnais ensuite son emploi du temps à Regulus et sa copine sans un mot, cette peste me lança quand même un petit regard narquois que je lui aurais bien fait ravaler si j'en avais eu le temps. Mais là il fallait que je distribue ce qu'il me restait, que je boive mon café et que je mange un croissant. J'avais mes petites habitudes et je n'aimais pas en changer, c'était ainsi.

J'arrivais enfin aux emplois du temps de septième année et en profitais pour regarder avec qui mes camarades faisaient équipe. Mouhahaha ! Peter Pettigrow en duo avec Avery ! Le pauvre petit allait en baver, je le plaignais sincèrement. Ma chère Anna était avec Lupin et les autres avec des poufsouffles et des serdaigles que je ne connaissais pas plus que ça et dont je me foutais éperdument. Bien entendu, la dernière feuille était la mienne et je me gardais la surprise pour un peu plus tard. Je me rassis et bus ma tasse de café qui avait refroidi, c'était dégueulasse. Un petit coup de baguette et il était à nouveau à la température idéale. Je bus une nouvelle gorgée et la recrachais instantanément sur Marcus, un troisième année plutôt con donc ça ne me dérangeait pas tant que ça. Mais là n'était pas l'important, je lus et relus mon emploi du temps et la petite annotation inscrite en haut.

C'était impossible ! Black. Sirius Black. Je faisais équipe avec Sirius Black ! Je me répétais inlassablement ces mots pour les faire entrer dans ma tête, ce qui était totalement incompatible avec le fait que j'en étais toujours à ma première tasse de café. Ça, c'était un coup de McGo, j'en étais sûre et puis je reconnaissais son écriture. Cette sale harpie me détestait depuis que j'avais changé ce lézard en un dragon qui avait détruit sa salle en cinquième année. En plus je ne l'avais même pas fait exprès. Enfin presque pas ! Et puis en un coup de baguette, sa salle avait retrouvé sa forme originelle alors ce n'était vraiment pas la peine d'en faire toute une histoire et de me faire des réflexions à chaque cours depuis ce jour-la. Et pour couronner le tout, mon premier cours de la journée était métamorphose en commun avec les gryffondors.

Haha. Haha. Donnez-moi une écharpe aux couleurs de ma maison pour que je me pende dans la dignité. Je lançais un regard à la table ds gryffondors pour apercevoir Black qui s'étranglait avec son thé. Saletés d'anglais avec leur sale manie de boire ce thé insipide à n'importe quelle heure de la journée ! Je rigolais quand même un coup lorsque Potter se mit à lui taper dans le dos en se foutant de sa gueule, lui avait eu plus de chance apparemment. Saint Lupin tirait aussi un peu la tronche, mais il aurait pu tomber bien plus mal que ça et à sa place je ne me plaindrais pas. J'échangerais même ma place avec plaisir avec Anna. Hélas, Pettigrow était de dos et je ne pouvais pas apercevoir sa tête que j'imaginais pourtant rongée par le désespoir. Bien fait, il n'avait qu'à pas garder des matières aussi pourries que le soin aux créatures magiques. Franchement, cette matière était complètement inutile ! Qui avait besoin de savoir comment nourrir un scroutt à pétard ? Comme si c'était une créature qu'on a pour habitude d'avoir chez soi... n'importe quoi !

Rah ! Qu'est-ce que j'aurais aimé que mon Reg' soit avec moi et qu'on se plaigne tous les deux de mon foutu binôme ! Marcus me regarda méchamment avec sa tête pleine de café, tiens je ne m'étais même pas excusée d'ailleurs. Tant pis. À mes côtés les deux bavardes m'avaient rejointe et ne se rendaient pas compte qu'elles me pompaient l'air plus qu'autre chose même après sept ans passés à les envoyer chier quotidiennement. Un peu plus loin, Avery et toute sa clique de lèches-culs maudissaient les gryffondors et pensaient déjà à aller mettre des bombabouses dans le dortoir des maraudeurs. Tant mieux, qu'ils y aillent ! Mais ces idiots ne pensaient même pas à jeter un sort pour que l'odeur reste pendant un moment, ce qui ne servait à rien du coup à part gaspiller de l'argent. Et puis, les bombabouses franchement... c'était complètement dépassé ! C'était encore bon pour un première année, mais quand même on n'avait plus douze ans et avec les sorts qu'ils connaissaient ils auraient pu se montrer plus inventifs.

O joie, la sonnerie retentit ! Allons tous ensemble au super cours de McGo ! Alléluia ! Amen et tralala ! Je ne savais pas ce que ça voulait dire, mais j'avais entendu des enfants de moldus le dire donc je supposais que ça convenait parfaitement à ma situation de détresse. Et en plus avec tout ça, je n'avais même pas eu le temps de manger mon croissant ni de finir mon café. Je veux mourir !

Je m'installais tout au fond de la classe, comme d'habitude, et Rogue vint à côté de moi. Ça ne me dérangeait pas vu qu'il ne me prendrait pas la tête et qu'avec lui j'étais sure de ne pas me noyer sous un flot de paroles inutiles. McGo avait un air fourbe je l'avais toujours dit et elle me lança un regard moqueur j'en suis sûre. Moi parano ? Non, pas du tout ! Elle me haïssait et je le savais, c'est tout. Les maraudeurs ne s'étaient même pas rendu compte qu'elle était arrivée et discutaient gaiement comme s'ils étaient aux Trois Balais. Le professeur finit par taper dans ses mains et tout le monde se tut. Apparemment ils la craignaient, car il prirent un air faussement sérieux qui ne leur allait pas du tout et se mirent à l'écouter.

- Bien, maintenant que ces messieurs ont bien voulu m'accorder leur attention, je vais vous parler de cette dernière année. Les ASPICS, blablabla...

Je vous ferais grâce de tous ces détails ennuyeux que nous allons entendre tout au long de l'année et qui ne nous apprendront rien que nous ne sachions déjà.

- Maintenant vous savez tout sur les ASPICS, conclut-elle. Je vous annonce que c'est la première et la dernière fois que vous vous installez où vous le voulez. Comme le professeur Dumbledore vous l'a expliqué hier soir, vous allez devoir faire équipe toute l'année avec un élève d'une maison différente de la vôtre. Nous avons procédé à un tirage au sort magique tout en tenant toutefois compte des matières que vous avez choisies, vous pourrez donc constater que votre partenaire a les mêmes options que vous. Bref, vous devrez faire équipe à chaque cours, vos devoirs devront être rendus en communs et vous devrez apprendre à vous entraider.

Je cessais de respirer pendant toute sa tirade et lorsque je repris mon souffle, Rogue me lança un regard inquiet. Je décidais de briser la loi du silence que j'avais instaurée entre nous.

- Je fais équipe avec Black, dis-je.

Il ouvrit de grands yeux, l'air choqué un instant avant de se reprendre.

- Je te plains, dit-il simplement.

Merci pour ta compassion Rogue, même si tu aurais pu être plus bavard pour une fois. Tant pis, j'irai chercher du réconfort ailleurs. Si je m'étais attendue a ça franchement... je n'arrivais même pas a m'imaginer ce que ça signifierait de devoir supporter Black a mes cotes à TOUS les cours. Pendant TOUTE l'année. Je fus interrompue dans mes pensées par Black qui se leva d'un bond et commence à se plaindre.

- Vous ne pouvez pas faire ça, professeur ! Cria-t-il. Je suis sûre que c'est contraire au règlement !

- Le directeur fait le règlement Black, vous n'avez pas le choix.

- Mais... je refuse de faire équipe avec FitzGerald ! Gémit-il avec un geste désespéré de la main. Elle serait capable de faire exprès de rater les devoirs juste pour me pourrir la vie.

- Oh ferme la Black ! rugis-je, ce qui était plutôt cocasse pour une serpentard, vous en conviendrez.

- Miss FitzGerald, surveillez votre langage, me réprimanda la prof.

- Si tu crois que ça me fait plaisir de faire équipe avec toi, repris-je sans prendre en compte l'intervention de McGonagall. Je préférerais encore être avec le calmar géant qu'avec un décérébré mono neuronal tel que toi !

- Je t'emmerde FitzGerald !

- Ta gueule !

- Taisez-vous ! Cria la vieille harpie. Plus un mot ! Et vous deux, vous resterez à la fin du cours !

Je la hais ! Je hais Black ! Je les hais tous ! Je passais le reste du cour à marmonner des insultes et à maudire tout le monde. Qui avait décidé de faire de ma vie un enfer ? Pourquoi moi ? C'était ma dernière année à supporter cette bande de décérébrés et j'espérais avoir un peu de tranquillité. Maintenant c'était raté, j'allais faire équipe avec un foutu Black ! Mais j'allais lui pourrir la vie. J'allais faire exploser sa jolie petite tête d'ici à fin de l'année. Lui donner un aller sans retour pour Sainte Mangouste !

La sonnerie retentit enfin et tout le monde sortit, me laissant seule avec mes deux adversaires. J'avançais vers le bureau tout en restant à une distance raisonnable de Black qui me regardait comme si j'étais une horrible tache sur sa belle chemise blanche à moitié déboutonnée. C'est qu'il avait l'air musclé en plus... je m'en fichais enfin ! Ça, j'étais sûre que c'était contraire au règlement une chemise aussi peu boutonnée, peut-être que je pourrais lui enlever quelques points grâce à ça ? Et cette bonne vieille McGo que j'avais oubliée pendant un instant nous regardait froidement.

- J'avais prévenu le professeur Dumbledore que c'était une mauvaise idée de vous mettre en équipe tous les deux, mais nous ne pouvons hélas, changer ce lien qui vous unit. Je vous conseille donc de faire la paix pour le bien-être de tout le monde.

Devant nos protestations rageuses, elle nous fit signe de nous taire et reprit :

- Je vous propose de faire une trêve dans ce cas. Lorsque vous serez en cours du moins, ne parlez que pour dire le strict nécessaire, pas de provocation, pas de chahut. Si j'ai le moindre écho de vos frasques, je vous mettrais en retenue jusqu'à la fin de l'année, ce qui vous obligera à passer encore plus de temps ensemble. Me suis-je bien fait comprendre ?

J'acquiesçais mollement, de toute façon même si je me plaignais ça ne changerait rien. Elle nous congédia ensuite et je partis avec Black, un bon mètre de sécurité nous séparant à nouveau. Je l'observais serrer et desserrer ses poings en me jetant des coups d'œil rageurs de temps en temps.

- Tu es contente FitzGerald ? Finit-il par me demander en s'arrêtant subitement. Tes souhaits sont exaucés, tu vas pouvoir me pourrir la vie tant que tu veux !

- C'est plutôt à moi de me plaindre Black ! Pourquoi est-ce que je dois faire équipe avec un putain de gryffondor ?

- Ne parle pas comme ça sale cruche ! Un accident est si vite arrivé, tu sais, susurre-t-il.

Je poussais un espèce de grognement d'exaspération et m'approchais de lui. Je lui arrivais à peine au torse et du relever ma tête pour regarder son visage, je détestais ça ! Foutus gènes qui m'avaient faite si naine ! Bon, soyons sérieux un instant. J'aimais bien m'engueuler avec Black, mais j'avais surtout envie de réussir mes ASPICS et d'éviter de passer une année de plus à Poudlard, ça serait sympa. Je pris donc mon air sérieux – que je prenais en général lorsque je voulais faire voir que j'étais préfète – et il eut un peu peur sur le coup. L'air sérieux couplé au regard froid devait lui faire vaguement penser à sa mère, il fallait que je le retienne pour lui faire fermer son clapet.

- Écoute-moi bien Black, commençai-je avec un faux sourire aimable. On est tous les deux très... désappointés de faire équipe c'est un fait. Je te hais de toute mon âme et rien ne me ferait plus plaisir que d'apprendre qu'une de tes foutues groupies t'a accidentellement assassiné en te refilant un philtre d'amour frelaté, mais là n'est pas la question. Je ne veux rater mes examens juste parce qu'on ne s'entend pas donc je te propose une trêve au moins durant les cours. Pour ce qui est des devoirs on verra plus tard, il y a toujours moyen qu'on évite les contacts inutiles. Qu'est-ce que tu en penses ?

Quelle oratrice je faisais parfois ! Il me regarda un instant, cherchant sûrement où était le piège. Hé ho ! Ce n'était pas parce que j'étais à serpentard que j'étais toujours sur le point de faire des sales coups ! Il fallait arrêter les clichés des fois ! Je crois que c'était la première fois que j'étais aussi proche de lui depuis une éternité et je pus constater qu'il était vraiment très bien fait. Ça ne m'étonnait pas que toutes ces greluches attirées par le physique et la réputation soient folles de lui. Et puis il sentait très bon aussi. Un truc assez exotique – alors que c'était un pur produit made in England tout sauf exotique vous en conviendrez – et je fermais les yeux un instant en m'imprégnant de cette odeur. Je... QUOI ? Je fantasmais sur l'odeur de Black, mais ça va pas mieux moi ! Tout ça, c'était parce que je n'avais pas bu mon café ni mangé mon croissant, je débloquais complètement ! Il me lança un regard amusé pour une fois et me tendit la main.

- J'accepte le marché.

Génial ! Je lui serrais la main pour conclure notre accord. C'est qu'il avait de la poigne le salaud, je suis sûre qu'il fit exprès de me broyer à moitié la main ! Oui c'était sûr vu qu'il éclata de rire quand il me vit grimacer de douleur. Je haïssais ce rire.

Je haïssais Sirius Black !