Auteur : mistyhaze420
Traductrice : Moi
Rating : M
Genre(s) : Hurt/Comfort/Romance
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à mistyhaze420. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
- Chapitre 2 -
-PoV Jasper-
La première fois que j'avais relevé la tête pour voir Edward me regarder, quelque chose m'avait frappé. Il avait l'air si...perdu et seul. Il avait l'air complètement brisé. Je connaissais ce sentiment et je pouvais lire ses émotions facilement. Mais la façon dont il me regardait me perturbait. Il me regardait comme si j'étais en or...parfait...comme si je comptais. Personne ne m'avait jamais regardé comme ça auparavant, en tout cas, pas temps que j'avais pas utilisé la magie des Whitlock sur eux, et même là, ils ne voyaient pas le vrai moi...mais ce gamin me regardait comme si j'étais spécial.
Et j'aimais vraiment ça.
Une fois que je commençai à lui parler, je vis qu'il était horriblement timide. Ses yeux étaient toujours rougis et gonflés et je voulais juste faire en sorte qu'il se sente mieux. Je n'avais jamais vu des yeux d'un vert aussi brillant que les siens et je n'arrivais pas à comprendre comment les filles faisaient pour ne pas tomber amoureuses de lui après l'avoir regardé dans les yeux. Quand il commença à se détendre...je découvris qu'il était vraiment drôle et gentil.
Puis je rencontrai ses parents, et bordel, ils étaient incroyables...comme les putain de Brady. Son père était docteur et sa mère était la plus gentille femme que j'ai jamais rencontré...Edward devait tenir ça d'elle. Elle était une excellente cuisinière en plus. Je n'avais pas mangé un dîner fait maison depuis que j'étais parti de chez ma grand-mère.
C'était si foutument embarrassant quand sa mère avait appellé la mienne. Dieu seul savait où elle était ou ce qu'elle faisait. Elle me compliquait vraiment les choses quand j'essayai de faire semblant d'être normal. Mais au moins, son connard de petit copain n'était pas celui qui avait décroché le téléphone.
Edward était toujours autant silencieux mais ça m'allait. J'avais la parole facile. Je pouvais parler pendant des heures de sujets à la con, comme un foutu CD. J'étais un excellent acteur. Les gens croyaient habituellement tout ce que je racontais...c'était toujours ma mère qui gâchait tout. J'espérai vraiment qu'elle ne foutrait pas ça en l'air...
J'avais vu les cicatrices sur ses bras quand on avait joué au basket. Sa vie avait l'air si parfaite, je ne comprenais pas ce qui pouvait bien lui arriver pour le faire se sentir aussi mal. Au bout de quelques heures de discussion, et lorsque Eddie fut un peu plus à l'aise avec moi, je commençai à poser les questions les plus difficiles.
Normalement, j'en aurais rien eu à battre de la vie d'un 'ami'...mais je ne voulais pas faire semblant avec Edward. Je voulais vraiment être son ami. Et je ne voulais pas qu'il arrête de me regarder comme il le faisait...
Lorsqu'il continua à refuser de me dire pourquoi il se faisait ça, je décidai de plonger la tête la première dans cette histoire 'd'amis' et de lui raconter ma vie. Je laissai beaucoup de détails horribles de côté mais je lui racontai la vérité...c'était la toute première fois que je racontais la vérité à quelqu'un.
Et ensuite il me raconta tout ce qui lui était arrivé. Seigneur, je pouvais pratiquement sentir la douleur qu'il ressentait. Ça me surprenait toujours de voir que tellement de gamins avaient peur des monstres de fiction et des choses qui disparaissaient dans la nuit, alors que j'avais découvert que les pires monstres prenaient souvent la forme de personnes qui étaient sensées nous protéger. C'était que des conneries d'après moi...mais personne m'écoutait jamais.
Donc quand il m'avait parlé de ces petits bâtards qui le tourmentaient...je voulais juste les détruire. Comment une bande de petits gamins couverts de morve osait faire souffrir quelqu'un d'aussi gentil et innocent qu'Edward? Ça m'énervait.
Donc je décidai ici et maintenant que j'allais aider Edward de toutes mes forces. J'allais lui apprendre tout ce que je savais pour que les gens arrêtent de l'emmerder. Je ne voulais plus qu'il souffre...Je voulais être son putain de héro.
J'étais excité comme tout lorsqu'on arriva au parc, même si je restais impassible. Le décor était planté et les trois personnages principaux étaient au centre de la scène alors que les figurants les entouraient pour regarder. La vérité c'était que parfois j'aimais vraiment me battre. Ça me donnait l'impression d'être puissant et d'avoir le contrôle. Je ne pouvais pas contrôler grand chose dans ma vie donc ça me donnait l'excitation dont j'avais besoin. Le seul problème c'était que parfois je m'emballais. Parfois j'étais tellement à fond dedans que tout le reste disparaissait et que tout ce que je pouvais voir c'était ce que j'essayai de détruire. Généralement, je finissais par me faire attraper et traîner au loin par plusieurs adultes alors que je me débattais et criais. Mais je ne pouvais pas perdre le contrôle devant Edward. Je voulais qu'il pense que j'étais fort, pas dingue.
Malheureusement pour moi, j'avais des problèmes de self-contrôle.
Merci Seigneur, ces gamins étaient des lopettes. Pas un seul d'entre eux essaya de se défendre donc je gardai le contrôle de toute la bagarre...qui dura environ 45 secondes. Je pense que Edward était impressionné...Je savais que tous les autres l'étaient aussi.
Et comme c'était à prévoir, les filles avaient adoré ça. Ne vous méprenez pas...c'est sympa les filles, mais elles me tapent sur le système la plupart du temps. Mais mon père m'avait toujours dit à quel point c'était important d'avoir 'une jolie petite dame' à son bras. Il était aussi nympho que ma mère mais au moins, j'avais pas à vivre avec lui.
Et ma mère me disait toujours que 'j'avais de la chance d'être beau pas'que je n'étais bon à rien d'autre.' Donc ouais, j'utilisai mon apparence pour obtenir ce que je voulais. Mais mon look n'avait rien à voir avec le fait que Edward m'aimait bien donc j'allais devoir utiliser tout ce que j'avais d'autre... ce qui, d'après ma mère n'équivalait à rien.
Finalement, on retourna chez moi. On parla de filles et de trucs sur tout le trajet...comme je l'avais dit auparavant, ma bouche pouvait débiter cent mots à la minute alors que mon cerveau pensait à quelque chose de complètement différent.
Je courus et mis un panier. Ensuite je commençai à dribbler et Edward rigola. Je le regardai, "Pourquoi tu te marres, mec?"
Il me montra du doigt et dit, "Tu n'as pas mis la moindre goutte de sang sur toi. Le polo est parfaitement propre."
Je souris, "Ben cool, maintenant je peux te le rendre."
Un drôle de sourire en coin apparut sur son visage, "Non, Jay, tu le gardes."
Je secouai la tête, "Edward, je peux pas garder ton polo."
Il souriait toujours et me regardait à nouveau comme si j'étais un putain de superman...
Bordel, j'aime vraiment ça...
"Sérieusement, Jasper, s'il te plaît, garde-le. C'était le truc le plus cool que j'ai jamais vu et j'arrive pas à croire que t'ai fait ça pour moi. Merci...et en plus, ce polo te va vraiment bien." Il regardait à nouveau le sol donc je glissai ma tête sous la sienne pour le regarder avant de lui sourire, "Il me va vraiment bien, hein?"
Il commença à rire avant de relever la tête pour me regarder, "Pourquoi tu te la pète autant?"
Je haussai les épaules, "Les mecs comme nous peuvent se permettre de se la péter un peu, Edward."
Il eut l'air confus et me demanda doucement, "Les mecs comme nous?"
Quelle blague...
"Sérieusement, Edward? Tu sais pas que t'es canon?" lui demandai-je parce que je ne comprenais pas comment il ne pouvait pas le savoir. Je veux dire, j'aime pas les garçons ni rien mais même moi je pouvais admettre qu'un garçon était canon.
Son petit sourire en coin réapparut sur son visage et il releva la tête pour me regarder, "Tu penses que je suis canon?"
Je rigolai, "Ben, c'est pas comme si je veux qu'on aille se marier à Vegas, Edward, mais ouais, t'es un mec canon. Je suis sûr que les filles l'ont remarqué, elles sont probablement juste trop stupides pour agir."
Il soupira et passa sa main dans ses cheveux ébouriffés, "Je n'aime pas vraiment les filles de notre école."
Je recommençai à dribbler et quelques minutes plus tard, on était en plein match. J'y allais doucement avec lui parce qu'il faisait vraiment de son mieux. Pendant qu'on jouait, j'essayai de le conseiller du mieux possible, "T'as pas besoin de les aimer, mec. Mais c'est important que les filles te veuillent. Si les filles te veulent, les gars vont vouloir traîner avec toi parce que t'attires toutes les filles."
Il rigola à nouveau et on continua à jouer.
Les quelques semaines suivantes passèrent rapidement. Edward et moi, on se vit tous les jours et je passai quelques nuits de plus chez lui. Mme C. avait finalement arrêté d'appeler ma mère et m'avait dit que je pouvais rester dormir à chaque fois que je voulais.
C'était génial. Edward et moi restions debout toute la nuit à discuter, à jouer aux jeux vidéos ou à regarder des films. On pillait la cuisine au beau milieu de la nuit et il y avait toujours de la nourriture. C'était formidable.
Je découvris que Edward était foutument bavard une fois qu'il était à l'aise. On l'entraîna à me regarder dans les yeux quand il me parlait. Je le voyais baisser les yeux de temps à autre, mais la plupart du temps il me regardait. Il faisait vraiment de son mieux.
Je lui dis qu'il devait arrêter de se mutiler. Je lui dis qu'à chaque fois qu'il en éprouverait le besoin...il devrait m'appeler à la place pour me dire ce qui lui passait par le crâne afin de relâcher la pression comme ça. Il m'avait appellé trois fois et ça l'avait aidé à chaque fois de me raconter ce qui lui arrivait. Il ne s'était pas coupé depuis le jour où on s'était rencontré et ses plaies étaient pratiquement guéries et avaient pratiquement disparu. J'étais vraiment fier de lui.
Et vu que ses cicatrices avaient disparu et que je l'avais aidé à changer de style...Eddie-boy avait commencé à se la péter. Ce petit con allait bientôt me dépasser...
On allait au parc quelques jours par semaine...pas trop souvent mais assez pour qu'ils s'intéressent tous à nous. Mike, Eric, et Tyler n'y étaient pas retournés depuis la première fois. C'était surtout nous, entourés par des filles. Et maintenant, elles commençaient à vraiment s'intéresser à mon petit Edward.
On parlait souvent à Lauren et Jessica. Elles étaient vraiment chiantes mais plutôt mignonnes donc elles faisaient l'affaire. Je me marrais intérieurement en regardant Edward faire.
Jessica ronronna, "Wow, Edward. Comment ça se fait que j'ai jamais remarqué à quel point tu es mignon?"
Edward lui fit son foutu sourire en coin avant de faire glisser son pouce le long de la mâchoire de Jessica. Il lui parla d'une voix de velours, "Hmm...c'est pas important vu que tu me remarques maintenant, non?"
Elle lui mangeait dans la main. "Ouais, je te remarque, Edward."
Je le regardai se lécher les lèvres avant de lui dire, "Et tu aimes ce que tu vois maintenant, non?"
Elle était complètement éblouie, "Ouais Edward. On devrait vraiment faire un truc ensemble...genre aller tous au ciné ce soir ou un truc comme ça. Ça serait trop génial."
Je grognai mentalement et je suis sûr que Edward fit la même chose. Il lui fit un sourire amusé avant de me regarder. Je répondis à son sourire par le mien et dis, "Désolé, mesdemoiselles, mais on est pas là ce soir." Je serrai légèrement l'épaule d'Edward avant de lui dire, "Viens, mec. On a des trucs à faire."
On commença à s'éloigner et Lauren cria, "Et demain soir?"
Edward tourna la tête et lui sourit, "Désolé, on a déjà quelque chose de prévu. Mais vous pourrez nous redemander une autre fois si vous voulez."
On fut mort de rire sur tout le trajet du retour.
Une fois arrivés chez lui, on courus dans sa chambre et on se laissa tomber sur son lit, en nous fendant la poire parce que toutes ces conneries marchaient super bien.
Après qu'on se soit calmé, il soupira, "Jay, t'as déjà embrassé une fille?"
Je le regardai, "Ouais mec. Plein de fois. T'as jamais embrassé une fille?"
Il secoua la tête et parla doucement, "Non...c'est tout nouveau pour moi et pour être honnête, je crève de peur. Et si j'embrasse vraiment mal?"
Je m'appuyai sur mon coude pour le regarder. Il me fallut une minute pour réfléchir au meilleur moyen de l'aider. Je pourrais essayer de lui expliquer mais ça ne marcherait probablement pas
Finalement, je pris une profonde inspiration et lui dis, "Il faudrait que tu t'entraînes, Edward. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, tu sais? Il faut que tu trouves quelqu'un de confiance qui te dira la vérité."
Il leva les yeux au ciel. "Tu es la seule personne à qui je fais confiance et t'es un garçon donc ça marchera pas."
Je me levais et allais vérouiller la porte de sa chambre. Il me regarda avec confusion et je haussai les épaules, "Tu peux t'entraîner sur moi, si tu veux?"
Je n'avais jamais été aussi nerveux de toute ma putain de vie mais j'avais dit que je ferais tout mon possible pour l'aider. Je n'avais jamais embrassé un garçon mais ça ne devait pas vraiment être différent d'avec une fille. Je savais que mon père me tuerait si il le découvrait mais je n'avais certainement pas l'intention de lui parler de ça.
Son visage rougit et je souris en posant ma main sur son épaule, "Calme-toi, Eddie. Les filles s'entraînent tout le temps avec leurs copines. Tu n'as pas besoin de le faire si tu ne veux pas...mais je te promets que je le dirais jamais à personne et je peux t'aider si t'es nul."
Il prit une minute pour se calmer avant de me regarder et de chuchoter, "Vraiment?"
Je souris, "Ouais. C'est pas grand chose, Eddie. En plus, je ferais n'importe quoi pour toi...t'es mon meilleur ami."
Il avait toujours les joues rouges et il ferma les yeux avant de se pincer l'arrête du nez, "Euh...est-ce que ça sera...la...euh...même chose qu'avec une...fille?"
Je baissai la tête et lui dis doucement, "Edward, regarde-moi."
Il releva la tête et je sentis clairement qu'il avait peur. Donc je décidai d'essayer de le faire rire, "Ouais, mec. Ça sera comme embrasser Jessica, sauf que je suis plus beau qu'elle et que je suis probablement plus doué aussi."
Il commença à rire et secoua la tête. Puis il prit une profonde inspiration et releva ses yeux verts avant de me dire, "Okay."
Bordel! J'arrive pas à croire qu'il est d'accord...
Génial, maintenant, j'étais nerveux...mais un peu excité aussi parce que j'adorais essayer des nouveaux trucs et que je n'avais jamais fait ça auparavant...bizarre, je sais, mais bon...
En plus, je savais que j'embrassai bien donc ça m'inquiétait pas... Je suppose que ce qui m'inquiétait surtout c'était que c'était son premier baiser...mon premier baiser avait été horrible...Je voulais que le sien soit formidable et comme je l'avais dit auparavant, mon self-contrôle n'était pas vraiment au top. J'avais tendance à être agressif pour ce genre de truc, surtout si c'était quelqu'un que je voulais vraiment. J'allais devoir ralentir et prendre mon temps avec lui. Je ne voulais pas que ce soit horrible pour lui...
On était assis au bord de son lit, l'un en face de l'autre, chacun assis sur l'une de nos jambes alors que l'autre pendait dans le vide.
Je pris une brusque inspiration et chuchotai, "Je vais commencer à t'embrasser. J'irais doucement et quand tu te sentiras prêt, j'approfondirais le baiser. Si jamais tu veux arrêter, Edward, dis-moi juste 'stop' et j'arrêterais, okay?"
Seigneur, il avait l'air d'être sur le point de s'évanouir à cause de sa peur.
Il avait besoin d'un peu de courage donc je décidai de lui en donner. Je me penchai vers lui et lui murmurai à l'oreille, "J'ai entendu dire qu'Edward Cullen était le plus beau gosse de cette ville..." Puis je fis lentement courir mes lèvres sur sa joue.
Il prit une brusque inspiration lorsque j'atteignis le coin de sa bouche. Je relevai la tête et vis ses yeux verts me fixer. Ses yeux, avant écarquillés par la panique, étaient devenus curieux maintenant. Donc je gardai mon regard plongé dans le sien lorsque j'effleurai ses lèvres des miennes. Je voulais qu'il me fasse confiance. Je savais qu'il m'avait dit qu'il ne se rappelait pas du visage de son père donc je me dis que si on gardait les yeux ouverts pendant notre baiser, ça l'aiderait à rester calme, parce que c'était moi et que je ne pourrais jamais lui faire du mal.
Au début, il était plutôt rigide et incertain...mais au bout d'une minute, il souffla et il commença à répondre à mon baiser. Ses lèvres étaient étonamment pleines et très douce et...c'était agréable parce que la plupart des filles que j'avais embrassé avait du foutu gloss sur les lèvres. Je détestai ce truc...c'était toujours bizarre et rendait leurs lèvres toutes collantes...ça avait toujours un drôle de goût...Je veux dire, je ne veux pas avoir un goût de fruit ou de bubble gum dans la bouche quand j'embrasse quelqu'un... Je veux un goût de lèvres, et de langue, et de souffle...Je ne veux pas que la personne que j'embrasse ait un goût artificiel.
Et en parlant de goût...Edward s'était visiblement calmé et ses yeux étaient maintenant fermés et sa tête était légèrement penchée sur le côté...donc je fermai moi aussi les yeux et fis très doucement courir ma langue sur sa lèvre avant de l'aspirer entre les miennes.
Ses lèvres s'entrouvrirent et j'approfondis le baiser. Edward avait un goût parfait...un goût frais et propre et juste...réel. Je commençai lentement à explorer sa bouche avec ma langue et au bout de quelques instants, je sentis sa langue se glisser entre mes lèvres pour me goûter.
Il était timide au début mais au bout de quelques minutes, il se calma et commença à avoir un peu plus confiance en lui. Et quand il se détendit...
Seigneur, il est vrament doué à ça...
On continua à s'embrasser et quand je sentis qu'il commençait à haleter, je me reculai lentement pour qu'il puisse reprendre son souffle.
Ses yeux s'ouvrirent et au lieu de l'expression incertaine et effrayée à laquelle je m'attendais...je vis qu'il avait l'air heureux. Il souriait et rougissait juste un peu. Je répondis à son sourire lorsqu'il chuchota," Euh...Comment j'étais?"
Oh ouais, il fait que s'entraîner...
"C'était vraiment bien, Edward. Tu n'as pas à t'inquiéter," c'est ce que je lui dis mais ce que je pensais...
C'était le meilleur baiser de toute ma vie et n'importe quelle fille qui t'embrassera comme ça fera mieux de réaliser à quelle point elle est chanceuse...
Son visage s'éclaira encore plus, "Vraiment?"
Je ris, "Ouais, mec. Vraiment."
Il fut silencieux pendant une minute mais je ne pense pas qu'il se sentait mal à l'aise. J'essayai juste de m'empêcher de l'embrasser à nouveau parce que j'avais vraiment aimé ça et que j'en voulais plus. Mais je savais que je devais me contrôler et ne pas laisser la situation m'échapper. Il était mon meilleur ami et je ne voulais vraiment pas le rendre confus.
Je commençai à me lever lorsque sa main agrippa mon genou et qu'il me dit, "Attends!"
Je me rassis et le regardai avec curiosité. Il relâcha rapidement mon genou et pris une profonde inspiration. Il passa ensuite sa main dans ses cheveux et commença à balbutier, "Euh...je devrais pas...euh...tu sais..."
Il était absolument adorable quand il était tout timide comme ça mais je voulais qu'il ait un peu plus confiance en lui, donc je mis ma main sur son épaule et lui parlai doucement, "C'est bon, Edward. Dis-moi ce que tu veux me dire."
Il ferma brièvement les paupières avant de relever la tête pour me regarder droit dans les yeux. "C'est en forgeant qu'on devient forgeron, non? Peut-être que je devrais m'entraîner un peu plus."
Je souris intérieurement...Bordel ouais, il veut continuer à m'embrasser...
On passa toute l'après-midi à s'embrasser. C'était incroyable et que je sois damné si il n'était pas extrêmement doué. Je fus surpris d'être capable de garder le contrôle et de ne pas pousser les choses plus loin parce que Dieu seul savait que j'en avais envie...
Mais je gardai le contrôle. Quand on entendit la porte du garage s'ouvrir, il s'éloigna de moi avec le souffle court. Ses cheveux était encore plus ébouriffés que d'habitude parce que mes doigts ne les avaient pas relâché de toute l'après-midi. J'étais sûr que les miens étaient tout aussi ébouriffés.
Il sauta sur ses pieds et courus vers sa porte pour la déverouiller avant d'attraper la clenche. Il prit une profonde inspiration et me demanda, "Euh...tu veux un sandwich?"
Je regardai le plafond pendant un instant avant de prendre une profonde inspiration et de me lever du lit, "Ouais, je meurs de faim. Allons manger."
Donc le premier baiser d'Edward avait duré toute une après-midi et je pense qu'il l'avait apprécié tout autant que moi.
On ne l'avait jamais vraiment mentionné après ça. Notre amitié avait continué à grandir alors que les semaines se transformaient en mois. Bientôt, on était au beau milieu de notre premier semestre au collège (1) de Forks. Edward et moi étions les garçons les plus populaires de notre classe. Et on avait finalement accepté d'aller au cinéma avec Jessica et Lauren.
La mère d'Edward nous déposa et on les rejoignit là-bas. Il ne fallut pas longtemps à Lauren pour attaquer ma bouche et Jessica suivit rapidement le mouvement avec Edward à l'instant même où les lumières s'éteignirent.
Alors que j'embrassai Lauren, mon esprit était ailleurs. En fait, presque à chaque fois que j'embrassai une fille, ma bouche agissait en auto-pilote alors que mon esprit divaguait. La seule personne avec qui je m'étais vraiment concentré, c'était Edward. J'avais voulu l'embrasser plus d'une fois après cette première fois mais je n'avais jamais cédé à la tentation.
J'ouvris les yeux et vis Edward me regarder alors qu'il embrassait Jessica. Il avait l'air effrayé et était tendu. C'était son premier baiser avec une fille et Jessica n'avait pas l'air très douée. Les yeux des filles étaient fermés et elles étaient toutes les deux complètement à fond dedans.
Donc je tendis le bras entre nous et glissai ma main sur son dos jusqu'à ce que j'atteigne le creux de ses reins. La peau de son dos était si chaude sous ma main et je commençai à dessiner des petits cercles avec mon pouce. Il se calma presque immédiatement et se détendit dans le baiser.
Une fois que le film fut fini, et que les filles furent récuppérées par la mère de Lauren, on attendit que la mère d'Edward vienne nous chercher.
Je poussai Edward de l'épaule et lui dis, "Alors, mec, comment c'était?"
Il grimaça, "T'avais raison quand tu m'as dit que t'étais probablement plus doué qu'elle."
Je rigolai. C'était la première fois que l'un d'entre nous mentionnait ce baiser, et j'étais content d'apprendre que j'étais plus doué qu'elle. Je n'étais pas jaloux ni rien...Je voulais qu'Edward ait toutes les expériences que les garçons sont supposés avoir. Mais je mentirais si je disais pas que je voulais secrètement être le meilleur de ses baisers.
On sortit avec Jessica et Lauren une fois tous les deux ou trois mois. Assez souvent pour les garder intéressée mais pas assez pour nous rendre dingues ou leur faire penser qu'on était sérieux avec elles.
Notre Quatrième se passa sans problèmes et l'été revint. Edward et moi, on eut tous les deux 14 ans. Son père et sa mère fêtèrent mon anniversaire avec nous. Ils étaient géniaux. Tout allait bien dans le meilleur des mondes entre ma mère et son petit ami donc on était toujours dans le coin. J'étais vraiment content parce que j'aimais être là.
L'été avait été génial. Edward et moi traînions parfois avec quelques autres gars mais on passait la plupart de notre temps juste tous les deux. Je lui appris à se battre et il m'apprit à lire des partitions. On passait beaucoup de temps à jouer de la musique. Il adorait que je joue de la guitare et que je chante pour lui. Sa chanson préférée du moment était Kryptonite par 3 Doors Down donc j'appris à la jouer. Et il était incroyable au piano. Ce mec était un putain de génie. Si je passai un mauvais moment avec ma mère ou quelque chose de ce genre, il jouait pour moi et ça me calmait.
La Troisième commença comme la Quatrième. Edward et moi ne parlions plus à Lauren et Jessica...maintenant, on parlait à Maria et Tanya. C'était plutôt cool parce qu'elle étaient en Seconde et allaient donc au lycée. Ce qui signifiait qu'on ne les voyait généralement qu'une ou deux fois par semaine.
Les vacances d'hiver arrivèrent rapidement et j'étais un peu déprimé parce que Edward et ses parents quittaientt la ville pendant une semaine pour rendre visite à la famille de Carlisle, à Chicago.
Je détestai les vacances. Noël me déprimait toujours. La seule année où je me rappelai avoir eu un sapin de Noël était gravée dans ma mémoire. J'avais huit ans et l'un des petits copains de ma mère, je crois qu'il s'appelait Ray...enfin bref, il avait installé un sapin artificiel et il m'avait laissé le décorer. C'était l'une des choses les plus sympa dont je me rappelai. Mais ma mère était rentrée complètement bourrée et l'avait accusé d'essayer de me baiser. Il ne l'avait jamais fait mais plusieurs des exs de ma mère m'avaient touché dans le passé. Ma mère était un aimant à pervers et à connards...probablement parce qu'elle était elle-même pas nette.
Elle lui jeta sa botte à la tête mais loupa son coup et me toucha au visage à la place. Et on aurait pu croire que quand une mère accuse son petit ami d'essayer de violer son 'bébé", elle emmenèrait l'enfant avec elle en partant. Pas ma mère. Elle avait direct été dans la salle de bain pour se remaquiller. Puis elle avait trébuché à travers tout le salon vers la porte. Je l'avais attrapé par le bras pour lui demander où elle allait. Elle m'avait poussé dans le sapin, le faisant tomber, et toutes les décorations s'étaient brisées. Elle m'avait dit qu'elle allait en Enfer.
Ray m'avait aidé à nettoyer mes blessures et à ramasser tout ce bordel avant de me dire qu'il était désolé mais qu'il ne pouvait plus rester. Il avait disparu au beau milieu de la nuit. La veille de Noël. Donc quand je me levais au matin de Noël, je me fis un sandwich et me servis un verre d'eau parce que le lait avait tourné. Je m'assis sur le canapé et regardai des dessins animés. Ma mère n'était pas revenue jusqu'au lendemain. Et malheureusement, ça avait le meilleur Noël que j'ai jamais passé avec elle.
Donc je restai au lit pendant deux jours après le départ d'Edward. Je ne mangeai pas et je ne dormis pas...Je restai juste allongé là, à réfléchir. Je pensai à tout et à rien. Mes pensées tourbillonnaient à toute vitesse et ne se concentraient jamais longtemps sur quelque chose. La seule pensée qui restait tout le temps dans mon esprit était pour Edward. Il était la seule personne à qui je faisais complètement confiance et même s'il savait que je dormais sur un matelas par terre et que j'utilisais un carton comme table de chevet, il ne m'avait jamais jugé ou mis mal à l'aise. En fait, il me regardait encore comme si j'étais Superman.
J'avais pris quelques Xanax à ma mère et les faisais descendre avec une gorgée de Vodka lorsque j'entendis quelqu'un toquer à ma fenêtre.
J'entrouvris les yeux et vis Edward derrière le carreau avec un bonnet de Père Noël sur la tête. Je commençai à rire hystériquement parce que ses joues étaient toute rose puis je réalisai pourquoi...connard, il fait froid dehors, laisse-le rentrer.
Je sautai sur mes pieds et trébuchai à travers la pièce. Je déverouillai ma fenêtre avant de l'ouvrir en grand. Il faisait un froid de canard et instinctivement, je fis un bond en arrière lorsqu'il sauta dans ma chambre. Je ne portai qu'un t-shirt et un pantalon de jogging. Ma maison était en plein pied donc c'était facile pour lui. Il se tourna et ferma la fenêtre.
Lorsqu'il se tourna à nouveau vers moi, je recommençai à rire. Il avait un stupide sourire sur le visage et il rigola, "Joyeux Noël, Jay. Est-ce que tu as été un gentil ou un vilain garçon?"
Je continuai à rire tout en me rallongeant sur mon lit. Il enleva son bonnet, son manteau, ses gants et ses bottes et s'assit par terre en face de moi. Une fois que j'eus fini de rire, je soupirai, "Hmm...ben, Père Noël, j'ai probablement été plus vilain que gentil...mais j'aime penser que je suis les deux."
Il ne dit rien, il se contenta juste de me regarder. Je jetai un coup d'oeil à la montre derrière lui et mon cerveau embrumé s'éclairçit enfin, "Edward, il est pratiquement 2 heures du mat'. Qu'est-ce que tu fais là?"
Il me sourit, "C'est Noël et t'es mon meilleur ami. Où est-ce que je devrais être?"
Je reposai ma tête lourde sur l'oreiller. Ces pilules et la vodka commençaient vraiment à faire effet. "Quand est-ce que t'es revenu, Eddie?"
Je fermai les yeux et essayai de rester cohérent lorsqu'il me dit, "Euh...on est rentré y'a quelques heures. J'ai dormi dans l'avion et maintenant je pète la forme donc je me suis dit que je pourrais venir te voir. En plus, j'amène des cadeaux."
Je regardais vers lui et tout était trouble sauf ses yeux. Ils étaient brillants et illuminaient ma chambre. "Edward...s'il te plaît, dis-moi que tu m'as pas acheter de cadeaux, mec..."
Tout tourna autour de moi et je me rallongeai. Je sentis le matelas s'affaisser lorsqu'il s'assit à côté de moi, "Si," chuchota-t-il, "C'est pas grand chose...je me suis dit que c'était juste quelque chose qui pourrait te servir."
Il me tendit une petite boîte et j'arrachai le papier cadeau. C'était le premier cadeau que je recevais depuis longtemps et je ne lui avais rien acheté. Je me sentais horrible mais aussi...plutôt spécial.
Quand j'ouvris la boîte, je relevais mes yeux vers les siens, "C'est trop..."
Il m'avait acheté un Ipod. Il haussa les épaules, "C'était pas si cher que ça, tu sais que je reçois pas mal d'argent de poche et en plus...t'avais besoin d'un truc pour écouter de la musique. T'as pas de lecteur CD et je sais que t'adores la musique tout autant que moi. Je deviendrais dingue si je pouvais pas en écouter..."
Je m'appuyai sur mon coude et essayai de me concentrer, "T'aurais pas dû faire ça...tu sais que je peux rien t'acheter.
Il posa sa main sur mon épaule et soupira, "Jasper, tu m'as déjà tout donné. J'ai une vie maintenant. Je suis heureux. Ça n'a pas de prix. Donc prend ce foutu truc et arrête de te plaindre."
Je ris et vis son sourire amusé. "Merci, Edward."
"De rien. J'ai mis pas mal de chansons dessus. Je sais ce que tu aimes donc je pense que j'ai mis toutes tes chansons favorites mais si y'en a qui manquent, dis-le moi."
Bien sûr que t'as fait ça...parce que t'es absolument parfait...
Je le vis frissonner et remarquai alors que de la neige avait fondu dans ses cheveux. J'avais un panier de linge propre au pied de mon lit, du linge que j'avais lavé moi-même, donc j'attrapai une serviette et lui la tendis. Il l'attrapa et commença à s'essuyer les cheveux.
Je tendis la main et attrapai la bouteille de Vodka, "Joyeux Noël, Eddie. Ça, ça devrait te réchauffer."
Il attrapa la bouteille et chuchota, "C'est quoi?"
Je me rappuyais sur mes coudes, "De la Vodka."
"Tu bois?"
Je souris parce que ouais, je buvais, mais j'étais plus dans les cachetons qu'autre chose, "Ouais. Un peu."
Il me regarda et sembla hésiter, puis je retrouvai mes esprit et réalisai que je n'aurais pas dû faire ça. Edward n'avait pas besoin de cette merde.
"Oublie ça, Eddie. Laisse moi juste enfiler mes bottes et mon manteau et je vais te raccompagner chez toi. Il est très tard et tu dois probablement être fatigué," Je commençai à me lever du lit quand sa main se posa sur mon bras, "Attends...euh...j'suis plutôt fatigué et j'ai pas envie de marcher jusqu'à chez moi maintenant. Pourquoi tu mettrais pas ton réveil sur 5 heures du matin? Comme ça, je pourrais rester avec toi mais dormir aussi avant de rentrer à la maison. Mes parents ne travaillent pas demain donc ils dormiront au moins jusqu'à 8 heures du mat'."
Ben merde...Comment je peux résister à ça?...
Je soupirai, "Okay, Edward, mais je vais te servir juste un verre ou deux." Je lui remplis le quart d'un verre. Ça ne me plaisait pas...Du tout.
Heureusement, il commença tout de suite à tousser et couina, "Seigneur, cette merde est dégeulasse."
Je ris et refermai la bouteille. Je levai ensuite mes couvertures et lui dis, "Viens, mec, je sais que t'as froid. Est-ce que tu veux des fringues de rechange?"
J'avais remarqué que ses vêtements étaient un peu humide à cause de la neige et j'étais sûr qu'il ne devait pas être très à l'aise dans son jean.
"Euh...ouais."
J'attrapai un pantalon de jogging, un t-shirt à manches longues et une paire de chaussettes pour lui. Il se changea rapidement dans l'obscurité vu que je n'avais pas de salle de bain personnelle. Puis il se glissa sous les couvertures et poussa un profond soupir. Je souris, "Ça va mieux?"
Il rigola doucement et je sus, sans qu'il ait besoin de me le dire, qu'il était fatigué, "Ouais. Merci, Jay."
On était allongés sur le côté, face-à-face. Il avait toujours le visage rougis par le froid.
"Alors, comment s'est passé ton Noël, Edward? Est-ce que tu t'es amusé avec ta famille?" J'espérai que oui, parce que mon Noël à moi avait été horrible...en tout cas jusqu'à ce qu'il se pointe.
Il soupira, "Non, pas vraiment. Je veux dire, ça va quand je suis avec mon père et ma mère, mais avec autant d'oncles, de tantes et de cousins...j'arrive juste pas à...gérer."
Je me redressai sur mon coude, "Qu'est-ce que ça veut dire?"
Il se tourna pour se mettre sur le dos, "Je ne sais pas comment expliquer ça sans avoir l'air bizarre."
Je soupirai, "Alors dis-le comme ça vient et si c'est bizarre...ben quoi? Tout le monde est bizarre."
Il prit une profonde inspiration et me dit, "Ben, c'est juste...que...je sais pas comment...ressentir les choses quand t'es pas là. Quand on est ensemble, je réagis aux vibes que t'envoie. Donc quand je suis tout seul...tout se mélange et je sais pas comment réagir donc soit je panique, soit je craque."
Il tendit lentement le bras...
Merde...
Je remontai sa manche et vis des coupures d'un rouge vif et des cicatrices le long de son bras. Je soupirai, "Pourquoi tu m'as pas appellé?" Il répondit doucement, "Longue distance."
Je hochai la tête et rabaissai sa manche. "Ça ira, Edward. J'aurais aimé pouvoir t'aider mais au moins, on est en hiver donc les manches longues cacheront tes coupures jusqu'à ce qu'elles guérissent. Ne t'inquiète pas pour ça...tout le monde craque une fois de temps en temps."
Il me fit un faible sourire, "Comment ça se fait que t'arrives toujours à me calmer?"
Je haussai les épaules. "Je sais pas mais tu me fais le même effet. J'ai pris des Xanax avec de la Vodka avant que tu viennes. Je ne me rappelai même pas les avoir pris."
Il soupira, "Est-ce que tu te sens bien?
Je baîllai, "Ouais, juste fatigué. J'ai pas beaucoup dormi."
Il sourit et ferma les yeux, "Moi non plus. 'Nuit, Jasper."
"Bonne nuit, Edward."
Je programmai rapidement mon réveil avant de me rallonger. Mon esprit n'était plus très clair à ce stade-là et je m'endormis rapidement.
Bien trop tôt mon foutu réveil commença à sonner. Je tendis la main pour taper dessus avant d'enrouler à nouveau mon bras autour d'Edward et de frotter mon nez contre sa joue. Puis je réalisai que j'avais enroulé mes bras autour d'Edward et que je frottai mon nez contre sa joue!
Putain, qu'est-ce que je suis entrain de foutre...
Ses yeux alourdis par le sommeil s'entrouvrirent pendant juste une seconde avant qu'il ne penche la tête et effleure mes lèvres. Mes yeux s'entrouvrirent et je vis les siens faire de même. Je suppose qu'on s'assurait tous les deux que l'autre était réveillé et conscient de ce qu'on allait faire.
Il pressa ses lèvres douces contre les miennes, et sa main chaude glissa le long de mon bras pour s'arrêter dans mes cheveux. J'agrippai l'arrière de son t-shirt, là où mon bras était entouré de sa taille. Je serrai mon poing autour du tissu et attirai Edward plus près. Mon autre main se posa sur sa nuque et mes doigts se glissèrent dans ses cheveux.
Les doux baisers continuèrent pendant quelques minutes...J'étais bien déterminé à ne pas être celui qui ferait avancer les choses. Si il me montrait qu'il voulait plus...alors je lui donnerais plus.
Je sentis sa langue glisser le long de ma lèvre et quand j'entrouvris la bouche, il me mordilla doucement la lèvre inférieure. Je ne pus pas retenir le grognement qui m'échappa...
Putain...il est devenu encore meilleur...
Il s'était penché sur moi et m'avait plaqué au matelas. Il gardait son corps au-dessus du mien mais il m'embrassait d'une manière beaucoup plus agressive que celle qu'il utilisait avec les filles. Et je n'avais jamais été embrassé comme ça auparavant. Donc je le laissai prendre le contrôle du baiser...pour le moment en tout cas. Nos mains tiraient sur nos cheveux et nos t-shirts mais on n'alla pas plus loin que ça.
Et je mangeai dans la putain de main d'Edward Cullen...
Au bout d'un moment, ma nature agressive prit le dessus et je commençai à le pousser jusqu'à ce qu'il soit allongé sous moi. J'étais complètement perdu dans le baiser maintenant. On s'embrassa comme ça pendant un moment et je m'attaquai ensuite à son cou. Il prit une profonde inspiration avant de pousser un très long grognement...mes poils se hérissèrent et il me fallut tout mon self-contrôle pour ne pas me presser contre lui. Mais ça allait et je continuai juste à suçoter et à embrasser son cou, sa mâchoire et son oreille.
Puis il grommela, "Merde...il est six heures et demi, Jay. Il faut que je rentre."
Je me reculai à contre-coeur en poussant un petit grognement. Maintenant que j'étais plus submergé par le délicieux Edward Cullen...j'avais mal au crâne et mon corps me faisait souffrir parce que j'avais passé les deux derniers jours au lit. Je relevai la tête et vis qu'il faisait toujours noir dehors et qu'il neigeait.
Bordel, je déteste ce putain de froid...
Je me relevai et l'aidai à se redresser. J'enfilai un pull et attrapai mes bottes. Alors qu'il enfilait son pull, Edward chuchota, "Tu peux retourner au lit, Jay."
Je secouai la tête et baîllai, "Pas moyen, mec. Il fait toujours noir dehors et je te raccompagne chez toi."
Il fronça les sourcils, "Je suis un grand garçon, Jay, je peux rentrer tout seul."
J'étais pas d'humeur à discuter. Je savais qu'il était parfaitement capable de rentrer chez lui tout seul...mais j'avais décidé de le raccompagner et il le savait.
Donc je me contentai de sourire, "Arrête de pleurnicher et passe-moi ma veste...tu gagneras pas celle-là, mec."
Il leva les yeux au ciel et soupira, "D'accord."
Il me lança mon manteau et se dirigea vers la fenêtre. Je rigolai. "Mec? Porte d'entrée."
"Et ta mère?"
"Quoi ma mère? Elle est pas rentrée depuis deux jours..."
Edward me regarda, "T'as passé Noël tout seul?"
Je haussai les épaules, "Ouais. C'était des vacances vraiment tranquilles pour moi, juste comme je les aime."
On sortit de chez moi pour retourner chez lui. Cette merde craignait vraiment parce qu'il nous fallut genre une demi-heure pour arriver chez lui et ça caillait vraiment dehors.
On était tous les deux gelés et au bout d'une dizaine de minutes, je grommelai, "Seigneur, Edward, à quoi tu pensais quand t'es sortit par un temps pareil?"
Il frissonna avant de me jeter un coup d'oeil et de sourire, "Je pensais à toi."
Je répondis à son sourire et décidai d'arrêter de l'emmerder avec ça. Une fois qu'on fut à mi-chemin, il s'arrêta, "Rentre chez toi, Jasper. Je peux faire le reste du trajet tout seul. Comme ça, on aura parcouru la même distance."
Je secouai la tête et continuai à marcher, "Uh huh...viens." Il renifla. "Ne sois pas si foutument têtu."
Je me tournai pour le regarder, puis attrapai sa main pour le tirer, "Non. Je pourrais pas dormir tant que je t'aurais pas vu rentrer chez toi donc viens. Il fait beaucoup trop froid pour se prendre la tête dehors."
Sa main était vraiment chaude dans la mienne donc je ne la relâchai pas. Il faisait toujours noir dehors donc personne ne pouvait nous voir de toutes façons. Il me suivit sans problème et on arriva enfin dans son allée.
Le soleil commençait à se lever et mes yeux me donnaient l'impression d'être en feu. On se dirigea vers la porte du garage. Il entra le code de sécurité et ouvrit la porte. Puis il me chuchota, "Viens dans le garage."
Je le suivis et il referma la porte. "Reste là une minute. Je reviens tout de suite."
Je hochai la tête et le regardai entrer dans la maison. Le garage était chauffé donc c'était vraiment agréable. Mes mains et mes pieds me picotaient à cause du froid. Quelques minutes plus tard, il revint avec un thermos et une écharpe. Il me tendit le thermos et chuchota, "Tiens...c'est du chocolat chaud pour le trajet de retour. Et l'écharpe, c'est pour garder ton visage au chaud parce que tu seras face au vent sur le trajet du retour..."
Seigneur, il est absolument parfait...
Il enroula l'écharpe autour de mon cou avant de sourire, "Bon, appelle-moi quand tu te réveilles et on traînera ensemble."
Je hochai la tête et chuchotai, "Okay, repose-toi. Je te verrais plus tard."
Je veux l'embrasser...Je veux l'embrasser...Putain, l'embrasse pas...L'embrasse pas...
Il sourit, "D'accord, Jay. A plus tard."
Je me tournai et ouvris la porte du garage pour partir. Je rejouai tout ce qui s'était passé dans mon esprit encore et encore sur le trajet du retour. Et ensuite, je commençai à me poser plein de questions...
Qu'est-ce que ça veut dire? Est-ce que les choses ont changé entre nous? Est-ce qu'il va nous falloir un an et demi avant de parler de ce qui s'est passé? Pourquoi avait-il l'air de vouloir ça tout autant que moi? Est-ce que je l'ai rendu confus lorsque je l'ai embrassé la première fois? Est-ce que c'est ma faute? Est-ce que c'est mal d'avoir envie de l'embrasser?
Lorsque j'arrivai chez moi, ma tête me faisait un mal de chien. Donc je pris rapidement une douche avec d'avaler deux comprimés de Vicoden et d'aller au lit.
(1) Les garçons ont 13 ans à ce stade de l'histoire. Les études se déroulent différemment aux USA.
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