Voici donc le second et dernier chapitre de cette fanfic. Merci à ceux qui m'ont posté des reviews, ça fait très plaisir. (En relisant, effectivement, j'ai vu qu'il y avait plein de fautes de frappe dans mon premier chapitre et j'en suis absolument désolée...)

J'ai encore des problèmes avec le système de mise page, il me faudra encore quelques fanfics avant de tout maîtriser.

Enjoy yourself!


Hagrid rangeait son arbalète quand il vit une lueur rouge et or traverser le ciel.

« Fumseck ! Viens ici, mon tout beau ! »

L'oiseau descendit en piqué avant de se poser délicatement sur le rebord de la fenêtre de la hutte de Hagrid. Dès que ce dernier eu tendu la main vers le nouveau venu, Crockdur, le gros chien noir, se mit à japper bruyamment, tentant de se hisser à la fenêtre et inspecter l'arrivage depuis le bureau adjoint-directorial.

« Crockdur, ça suffit ! Voilà, toi, tu peux retourner là-haut chez Dumbledore. »

Fumseck ne se le fit pas dire deux fois ; tandis que le garde-chasse dépliait la lettre du professeur McGonagall, il prit son envol, loin de l'agitation terrestre.

Hagrid,

Veuillez trouver ci-joint la recette que vous m'avez demandé. Vous trouverez également la liste des ingrédients.

Bonne cuisine et surtout,

Bonne chance,

Minerva McGonagall

PS : je vous conseille fortement de faire votre préparation dans les cuisines du château, vous y trouverez tout ce dont vous pourriez avoir besoin, ainsi que l'aide des elfes de maison en cas de … débordement.

Hagrid replia la lettre. Simple, concis, il adorait le style de la Directrice-Adjointe.

En voyant les hiboux et autres volatiles revenir la tête basse, le lendemain, le professeur McGonagall se mit à hurler sur tout ce qui passait devant son regard, tant et si bien que l'accès au couloir devant ses appartements était soigneusement évité par tout être, vivant ou non, du château.

Ce ne fut qu'en fin d'après-midi que le tapage se tut, pour le bonheur des elfes de maison, des hiboux, des fantômes et surtout pour celui du Directeur, quand il eut la bonne idée de l'autoriser à aller chercher Harry Potter elle-même.

Seulement, au moment où elle s'apprêtait à partir, elle s'aperçut qu'il y avait un léger soucis… elle n'arrivait plus à produire la moindre syllabe.

« Je vous avais prévenue, Minerva ! Et maintenant, qui va donner son courrier à Harry ? Je sais que vous n'avez pas envoyé la moindre lettre aujourd'hui. Donc : que faisons-nous ? »

Il la regardait avec un air faussement réprobateur, qui agaçait la femme face à lui plus que tout autre chose. Elle voyait distinctement les étincelles dans son regard, et la seule raison à cette mise en scène était la mise à l'épreuve pure et simple de ses nerfs d'Ecossaise.

Cette dernière était condamnée à écrire, à l'aide de sa baguette, ce qu'elle désirait. Et ce système prenait un temps fou. La nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures et son poignet commençait à se mettre en grève à son tour, à force de tenter de « parler avec Dumbledore », celui-ci ne manquait pas une occasion de la torturer avec des questions qui nécessitaient un long et pénible développement.

« Nous sommes donc d'accord, vous ne pouvez y aller vous-même. »

NON. VOUS êtes d'accord avec vous-même, nuance. Je ne me soumettrait qu'à une solution à peu près acceptable.

Elle reposa son poignet endoloris sur le bureau, de plus en plus irascible au fur et à mesure des secondes qui passaient. En face d'elle, Dumbledore n'avait pas lâché son sourire ; il ouvrait et mangeait des sorbets au citron, fraise, menthe et autres, de façon régulière.

McGonagall se demanda pendant une minute si attacher les bâtonnets et les emballages des sorbets dans la barbe et les cheveux du Directeur constituerai un moyen de calmer sa colère. Cependant, avant qu'elle n'ait pu mettre son plan à exécution, le sorcier appela son oiseau.

« Fumseck, donne ceci à Hagrid, s'il te plaît. Et ne l'avale pas comme la dernière fois ! J'aurai bien envoyé Minerva le chercher, mais comme tu le vois à défaut de l'entendre, elle a quelques difficultés à s'exprimer correctement. »

Si un regard pouvait tuer, Dumbledore serait un cas unique, avec une bonne cinquantaine de morts instantanées en une seconde à son actif.

Le phénix s'envola d'un mouvement souple, caressant la joue de McGonagall au passage. Jusqu'à l'arrivée du garde-chasse, la sorcière n'écrivit pas un mot mais continua à fixer le Directeur sans ciller, ce dernier, se sentant concerné au plus profond de son être, ouvrit un autre sorbet.

« Celui-ci est au caramel avec noix de coco et pépite de fraise. Vous voulez goûter ? »

Grand silence.

Un bruit sourd dans les escaliers.

Un autre, plus sec, sur la porte, qui craqua sous la force des poings.

Hagrid entra, perturbant la concentration de McGonagall. Dumbledore l'accueillit à bras ouverts.

« Hagrid ! Vous venez de me sauver d'un mutisme assourdissant ! »

Au moment où il contourna le siège de McGonagall, cette dernière ne pu s'empêcher de tendre négligemment la jambe.

L'effet escompté fut obtenu, du moins, partiellement ; Dumbledore s'entrava de façon spectaculaire, mais il réussit à reprendre son équilibre, au grand dam du professeur des Métamorphoses.

« Vous n'avez rien, professeur Dumbledore ? demanda Hagrid.

Non, non, ce n'est rien. Juste une petite plaisanterie puérile de la part de notre chère Minerva qui a dû manger un clown à midi. »

Il s'approcha de Hagrid et lui dit plus bas, mais assez fort pour que Minerva l'entende :

« Elle a du mal à digérer, c'est pour ça qu'elle ne parle plus. »

Le bocal de sorbets passa à deux centimètres de sa tête pour aller se briser sur la porte dans un bruit sourd.

Dumbledore sembla être un petit enfant à qui on dit que son chat est parti au paradis des oiseaux.

« Mes sorbets… Vous me paierez cet affront, Minerva ! »

L'intéressée haussa un sourcil et leva sa baguette.

La vengeance est un plat qui se mange froid, Albus.

Le Directeur se tourna de nouveau vers Hagrid.

« Hagrid, suite à une suggestion que j'ai faite au professeur McGonagall ici présente, qui a de suite approuvé mon idée, nous avons choisit de vous envoyer chercher Harry Potter.

A ce moment, McGonagall passa son index sur sa gorge de façon horizontale, comme la lame tranchante d'une hache le ferait. Pas le moins du monde perturbé, Dumbledore reprit :

« Que celui qui a une objection parle maintenant ou se taise à jamais. Bien, c'est donc réglé. Hagrid, je vous laisse voir avec le professeur McGonagall pour la nouvelle adresse de M. Potter, ainsi que pour cette fameuse lettre.

- Bien monsieur. »

Hagrid sortit, heureux de se voir confié une telle mission. McGonagall se leva à son tour, passa devant Dumbledore en lui jetant un regard meurtrier. Avant qu'elle ne disparaisse dans l'escalier en colimaçon, le Directeur la retint par le poignet.

Il l'attira doucement dans ses bras et, saisissant le visage de la femme face à lui entre ses mains, il déposa un rapide baiser sur ses lèvres.

La sorcière resta interdite. Il lui sourit.

« Moi aussi je vous aime beaucoup, ma chère Directrice-Adjointe. »

Une demi seconde plus tard, la porte du bureau claqua à l'en décrocher de ses gonds.

La vengeance est effectivement un plat qui se mange froid, pensa-t-il.


Fini!

J'ai mis un temps incroyable pour poster ce tout petit chapitre, alors que ca doit bien faire 3 semaines qu'il était tappé... J'espère que cela vous a plus!!

Thjazi