Bonsoir !
Oui, l'heure à laquelle je vous poste ce deuxième chapitre est déjà bien avancée chez moi :D
Etant donné que j'ai mon autre fiction sur Harry Potter ainsi que quelques OS en cours de route, je ne pense pas faire une très grande fiction. Pour l'instant, je ne sais vraiment pas combien de chapitres je vais faire. Sinon, je pensais aussi à la faire en deux parties. Enfin, je ne sais vraiment pas pour le moment. Je verrais en temps et en heure.
Attention, au début de ce chapitre il y a un passage un peu dur. D'ailleurs, ce passage vous sera familier une fois de plus si vous avez vu le film.
Disclaimer : Je ne possède pas l'univers des X-men.
Chapitre 2 : Révélation
Prenant une grande inspiration, Warren se regarda dans la glace. Il n'avait pas très bonne mine ce qui n'était pas vraiment étonnant étant donné que depuis trois jours, il ne mangeait pas grand chose et qu'il ne dormait pas davantage. Des larmes séchées de douleurs s'étaient coincées aux coins de ses yeux. Le cœur battant, Warren retira son pyjama. Il se regarda à nouveau dans la glace et tâta de sa main droite les choses dans son dos. Cela avait encore grandi. À présent, il sentait quelque chose de doux et d'agréable à toucher. On aurait dit des plumes. Des plumes ? Non, il ne pouvait pas avoir de plumes dans son dos, n'est-ce pas ?
La peur au ventre, Warren finit par se retourner pour voir enfin qu'est-ce qui poussait ainsi dans son dos. Ce qui vit, fut au-delà de tout ce qu'il avait pu s'imaginer. Bien qu'elles étaient petites, il voyait très clairement que deux ailes aux plumes blanches lui poussaient dans le dos.
Warren ne comprit pas. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Comment pouvait-il avoir des ailes dans le dos ? Ce n'était pas normal. Il était un humain et les humains n'avaient pas ce genre de choses, n'est-ce pas ? Et puis soudain la réponse lui vint très clairement. Mutant. Il était un mutant voilà l'explication. Son père lui avait expliqué l'autre jour que les mutants étaient différents des humains.
Un mutant lui ? Non ! Non, non et non ! Cela ne pouvait pas être ! Non ! Il n'avait pas le droit, lui. C'était mal, très mal. Oh ! Que dirait son père ? Non ! Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas l'accepter. Son père ne devait pas savoir. Il devait enlever ces horreurs avant qu'il ne rentre. Il devait le faire maintenant.
- Warren ? Tu es là ? demanda soudain la voix de Claire derrière la porte.
- Oui, c'est moi. répondit le petit garçon.
- Tout va bien ? Tu te sens mieux ?
- Oui oui ! Je crois juste que je vais rester un moment dans les toilettes au cas où.
- D'accord. Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose.
- Oui.
Lorsqu'il entendit Claire s'éloigner, il se détendit un peu. Bon il devait le faire. Pas question de reculer. Se saisissant d'une lame particulièrement tranchante de sa main gauche, il attrapa de son autre main son aile droite et il enfonça la lame dedans. Douleur. Cela recommençait encore. Quelques gouttes de sang s'écoulèrent sur la lame et sur sa main. À sa vue, le petit garçon se mit à trembler. Il vit également deux plumes blanches qui étaient tombées par terre à ses pieds. Sa respiration s'accéléra et la panique le prit à nouveau. Que faisait-il au juste ? Pourquoi faisait-il ça ? S'il saignait, cela voulait dire qu'il venait de s'infliger une blessure. Ces ailes faisaient parties de lui. Parties de lui ? Non ! Impossible ! Il ne pouvait pas l'accepter. À nouveau, Warren se saisit de la lame et recommença le geste, arrachant d'autres plumes au passage.
Il recommença ainsi la même manœuvre, plantant la lame aiguisée dans sa propre chair.
Au bout d'un moment, il constata qu'autour de lui, il y avait pas mal de plumes mais aussi du sang. Il regarda ses mains. Elles avaient aussi du sang. Alors il prit le temps de s'observer dans le miroir. Ses petites ailes d'abord blanches étaient à présent rougies par le sang et à certains endroits, elles étaient mutilées. Il y avait des trous et la peau sous les plumes saignaient à vif. À cette nouvelle vue, la tête de Warren se mit à tourner. Il lâcha pour la deuxième fois la lame de sa main et se précipita alors sur les toilettes pour y vomir. Horrible. Il se sentait mal à présent. La peur lui rongeait l'estomac et la vue du sang et de la chair mutilée le rendaient malade.
À cet instant, il entendit du bruit à l'extérieur. Qui était-ce ? Claire qui revenait voir comment il allait ?
- Warren ?
C'était son père. Oh non ! La panique reprit le dessus et Warren se leva précipitamment.
- Oui ? répondit-il en essayant d'adopter un ton calme.
- Claire m'a dit que tu étais là. Sa va ?
- Oui ! Ne t'inquiète pas. Je sors bientôt. Encore un petit moment.
- D'accord.
Et Mr Worthington s'éloigna. Soulagement. Cependant, il n'avait plus beaucoup de temps. Soit il arrêtait tout et tentait de cacher encore quelques temps ces ailes, soit il les arrachait maintenant, pour en finir.
Warren choisit la deuxième option. Puisque il était arrivé là, autant finir le travail. Rassemblant le peu de force et de courage qui lui restaient, il attrapa cette fois une cisaille. Il allait en finir une bonne fois pour toutes. Cependant, son regard retomba à nouveau sur les plumes et le sang par terre. Et lorsque il releva la tête, il vit à nouveau l'état de son dos. Ce n'était pas très beau à voir, mais alors vraiment pas. Par endroits, il s'était loupé et il avait griffé et planté le métal dans sa peau d'humain. Il faillit à nouveau défaillir mais sa main fut plus rapide.
Et pour la troisième fois, il enfonça le fer dans sa chair. La cisaille entra en contact avec une partie de la chair particulièrement à vif. Il eut mal, très mal. Il réussit néanmoins à étouffer en partie son cri. Alors il tira de toutes ses forces. Hélas, il ne parvint pas à arracher son aile mais il l'entailla encore un peu plus profondément. Il lâcha la cisaille qui tomba lourdement sur le sol. Tant pis. Il fallait essayer autre chose. Le rasoir. Oui, il allait enlever toutes ces plumes et peut-être qu'ainsi, ce serait plus facile de couper ces foutues ailes.
La tâche fut plus ardue que prévu. En plus, à chaque fois que la lame entrait en contact avec sa chair, il avait des spasmes et des tremblements. Finalement, le rasoir se coinça et Warren tira dessus de toutes ses forces. Il réussit à retirer le rasoir mais il vit alors avec horreur que la lame, elle, elle était restée coincée dans ses plumes.
Nouveaux pas dans le corridor. Mais cette fois, on toqua à la porte.
- Warren ? Tout va bien mon garçon ?
Warren ne répondit pas. Il recommençait à paniquer.
- Qu'est-ce que tu fais là-dedans ? demanda alors son père.
- Je fais rien papa, je sors.
- Enfin ! Ca fait plus d'une heure que tu es là. lui fit remarquer Mr Worthington.
Nouveau silence.
- Ouvre la porte. Warren. ordonna alors son père.
- Oui ! Attend ! répondit Warren qui stoppa tout.
Il se mit à attraper la lame, les cisailles et le rasoir qu'il tenta de remettre dans la boîte. Geste qui fit du bruit.
- Ouvre la porte tout de suite. s'impatienta derrière la porte son père.
Mais Warren se contenta de continuer son geste.
- Warren.
La porte se mit à trembler mais elle ne s'ouvrit pas car elle était fermée à clé.
- Tu vas me laisser entrer ! ordonna encore son père.
Pas de réponse.
- Ouvre cette porte ! cria cette fois Mr Worthington.
Cependant, il décida d'enfoncer la porte et au moment où il entra, il vit deux choses : premièrement, son fils tentait de ranger une boîte dans le tiroir mais surtout ce qu'il y avait dans son dos.
Warren se retourna aussitôt, regardant son père avec son visage pâle et terrifié. Ce dernier le regarda un moment avant de prendre une terrible expression sur son visage. Alors Warren fondit en larme. Mr Wortgington aperçut alors à ce moment les plumes blanches ainsi que le sang sur le sol.
- Oh seigneur. Pas toi. dit-il finalement ayant beaucoup de mal à accepter ce qu'il venait de voir.
- Papa, je suis désolé. se lamenta le petit garçon entre deux sanglots.
Mr Worthington soupira longuement et regarda à nouveau dans le miroir. Malgré le sang, il pouvait clairement voir deux ailes pousser dans le dos de son fils. Il était un mutant. Un vrai malheur.
Mr Worthington resta quelques secondes sur place, ne sachant pas très bien comment réagir. Cette révélation le laissait complètement abasourdi. Plus encore, un véritable choc.
Finalement, il se ressaisit et vint à la rencontre de son fils. Il se pencha et le serra dans ses bras. Warren s'y réfugia pour y déverser ses larmes.
- Sa va aller mon garçon. Papa est là. Je te promets que je ferai tout mon possible pour t'aider. On trouvera un moyen de te débarrasser de ça.
Pour Warren, ses paroles étaient un véritable réconfort. C'était ce qu'il avait besoin d'entendre. De plus, il était bien trop petit pour juger de lui-même. Il se fiait entièrement à son père et à partir de ce jour-là, tout ce qu'il souhaita, c'était de pouvoir être débarrassé de ces ailes. Aussi, il se mit à haïr ses ailes aux plumes blanches.
Les jours heureux semblaient désormais loin, très loin comme le souvenir de sa mère. Il lui semblait qu'il en avait toujours été ainsi.
Quelques jours après cet évènement, Mr Worthington conduisit son fils à son laboratoire. Il fit examiner son fis.
- Tu peux te rhabiller mon garçon. lui dit gentiment le Dr Rao.
Warren remit donc ses vêtements et regarda son père. Il avait un air grave sur le visage.
- Attend-moi à l'extérieur. Je dois parler avec le Dr Rao. lui dit son père.
Warren obéit et alla sagement attendre son père dans l'autre pièce. Mais la porte ne se referma pas complètement et les échos des voix des adultes lui parvinrent. Alors, tout naturellement, la curiosité l'emporta et il écouta à la porte.
- Alors ? demandait son père.
- Mr Worthington, vous savez aussi bien que moi ce que cela signifie.
- Oui je sais. Mais je veux des réponses. Que peut-on faire ?
- Que voulez-vous dire ?
- Ne peut-on pas les lui enlever ?
Le Dr Rao poussa un soupir.
- Sa ne réglera pas complètement le problème, vous le savez aussi bien que moi.
- Peut-être mais au moins, il n'aura plus à souffrir à cause de ces choses !
- Il est trop jeune ! Une opération d'une telle envergure peut avoir de graves conséquences. En plus, la mutation se développe complètement à l'adolescence. Je regrette Monsieur, mais pour l'heure, je ne peux rien faire pour votre fils. Il va devoir apprendre à grandir avec ça.
La conversation sembla prendre fin et Warren s'empressa de s'éloigner de la porte. Quand son père sortit, il avait la mine furieuse. Warren n'osa pas l'interroger. D'ailleurs, il avait plus ou moins comprit l'essentiel. On ne pouvait rien pour lui. Du moins, pour le moment.
La vie changea du tout au tout pour Warren. Son père mit en place tous les moyens nécessaires afin de cacher ses ailes et donc, son côté mutant. Il l'enleva de son école public et l'inscrivit dans une école privée, là où on avait l'œil sur lui. Il vécut mal cette décision et il se sentit emprisonné, enchaîné loin du monde. Il lui semblait qu'on le mettait, dans un sens, dans une cage. Ses moindres faits et gestes étaient surveillés. En somme, tout avait été mis en place pour éviter un scandale. Son père s'arrangea pour cacher la vérité aux médias. Ainsi, personne à part dans l'entourage proche, ne sut que le fils de Warren Jr Worthington était un mutant.
Son père s'arrangea également pour qu'il n'ait aucun contact avec d'autres mutants car selon lui, ce n'était pas bien. Ainsi Warren ne rencontra jamais d'autres mutants durant son enfance. Sa vie se résumait à son école fermée où les gens le surveillaient sans cesse, ainsi qu'à sa maison où son père prenait soin de le garder. Les rares fois où il était autorisé à sortir, il était bien évidemment accompagné. Ses ailes étaient soigneusement attachés dans son dos et il portait toujours un pull ou une veste pour camoufler la légère bosse que formaient ses ailes.
À l'école, il n'avait pas vraiment d'amis. Il y avait bien quelques autres élèves, mais ces derniers l'évitaient et ils étaient assez étranges comme enfants. Warren en avait presque peur. C'est pourquoi il préférait garder ses distances. À la maison, il passait le plus clair de son temps dans sa chambre à se morfondre. Il s'ennuyait beaucoup lorsqu'il ne faisait pas ses devoirs car, il n'avait plus le moral pour jouer. Claire faisait de son mieux pour le distraire, mais désormais, ce n'était plus suffisant. Elle aussi d'ailleurs, semblait changée. Warren avait l'impression qu'elle essayait de prendre ses distances avec lui. Sans doute parce qu'il était un mutant. La vie est bien cruelle en somme. De temps en temps, il pensait aux autres mutants. Il se demandait à quoi ils ressemblaient. Est-ce qu'eux aussi avaient une apparence différente ou alors est-ce que certains avaient la même que les humains ? Et puis quelle était leur vie à eux ? Étaient-ils malheureux comme lui ? Se sentaient-ils souillés comme lui ? Avaient-ils eu du réconfort ? Arrivaient-ils à vivre normalement et à s'accepter ? Tout ça, lui, il aimerait bien le savoir.
Warren aurait ainsi bien aimé rencontrer ses semblables pour savoir comment eux, géraient leur situation. Et puis peut-être qu'entre eux, ils pouvaient se comprendre et se consoler. Mais son père ne le voulait pas. Et Warren aurait bien aimé savoir pour quelles raisons exactement. Avait-il peur lui ?
La prochaine fois, le temps s'accéléra et Warren deviendra un adolescent.
Au passage, n'hésitez pas à me faire des remarques constructives sur ma fiction. Que ce soit au niveau de la syntaxe et de l'orthographe ou au niveau de l'histoire en elle-même.
Enjoy :D
