Titre : Un amant à l'essai

Auteur : Darry-Myel

Genre : Amour, amitié……

Disclaimer : Les personnages sont à J.K.Rowling.

Couple: Hermione/Ron ET Ginny/Harry

Dédicace: Une spéciale pour mon petit frère, c'est pour toi que j'écris un Ron/Hermione. Alors profites-en bien.

Avertissement : Univers Alternatif. L'action se déroule aux U.S.A.

Chapitre n°2 :

-Tu te rends compte qu'un ménage de l'Arizona vient d'intenter une action en justice pour de disputer le droit de garde d'un iguane !

-Fascinant, Luna, tout simplement fascinant, commenta Hermione d'un ton sacarstique.

-Oh, mon Dieu, j'oubliais ! Alors, tu t'es lancée ?

Hermione se pelotonna dans son canapé, et coinça le téléphone entre son cou pour attraper sa tasse de café sur la table basse.

-Oui.

-Et ?

-Il m'a paru……surpris.

-Ca, on s'en serait douté. Mais qu'a-t-il dit ?

-Qu'il allait réfléchir.

-Qu'est-ce qui le fait hésiter ?

-Il craint que cela ruine notre amitié.

-Tu lui as expliqué que c'était purement sexuel ?

-Pas en ces termes, mais je lui ai dit que cela nous simplifierait l'existence à tous les deux.

-Sur ce point, il n'y a pas de doute. Fini tous ces rendez-vous arrangés avec des mecs minables. Au moins, il ne t'arrivera pas la même mésaventure qu'à moi !

-Allons, Luna, ne recommence pas à tout mélanger. Ce n'est pas parce que ton mari s'est révélé le roi des salauds que l'on doit rayer tous les hommes de la carte. Tous les mariages ne se soldent pas par un fiasco. Regarde Ginny et Harry.

-Ginny et Harry sont l'exception qui confirme la règle.

-Curieux, j'ai l'impression d'avoir déjà entendu ça quelque part. Quoi qu'il soit, Luna, ta vie ne me semble pas aussi effroyable que cela.

-Je ne suis pas à la rue, d'accord. Mais crois-moi, l'argent ne remplace pas tout.

-Sans doute, mais tu connais le dicton : « Mieux vaut rire dans une Rolls que pleurer dans le métro »….Pour en revenir à nos moutons, tu aurais dû voir sa tête qu'il a faite !

-Qui ?

-Ron, bien sur ! Suis un peu la conversation ! J'ai bien cru qu'il allait s'étouffer avec son gâteau au chocolat.

-Le pauvre ! J'aurai tellement aimé être là ! Cela devait vraiment valoir le déplacement.

-En fait, je crois que sa panique a à peine duré quelques secondes. Il s'est très vite repris. Enfin, à présent, la balle est dans son camp.

-Tel que je connais Ron, il risque de réfléchir pendant un bon bout de temps.

-Oh, je ne suis pas pressée. Quoique……

-Maintenant que tu as passé la première vitesse…….

-C'est un peu ça. Même si, d'autre part, je me demande si je ne devrais pas lui dire de tout laisser tomber. Moi aussi, je commence à avoir peur de le regretter.

-Allons, pas de panique. Attend de voir la tournure que prendront les évènements.

-Excuse-moi, Luna, j'ai un avis de double appel. Il doit s'agir de Ginny. Je te rappelle plus tard.

-Entendu. On se retrouve toujours demain pour déjeuner ?

-D'accord.

Oooooooooo

Dès qu'il entendit la sonnerie du téléphone, Ron coupa le son de la télévision et décrocha.

C'était Harry.

-Oh, salut, tu tombes bien ! s'exclama-t-il. Je voulais justement t'appeler pour te poser une question : à ton avis, toutes les femmes sont-elles cinglées ?

-Eh oui, mon vieux. Toutes sans exception. Y compris la meilleure de toute, c'est-à-dire la mienne.

-C'est bien ce que je soupçonnais, mais je voulais en avoir le cœur net.

-Tu penses à un cas précis ?

Ron hésita une fraction de seconde, puis se décida à exposer son problème à Harry. Puisque, de toute façon, Hermione ne manquerait pas de le raconter à Ginny….D'ailleurs, Harry était peut-être déjà au courant.

-C'est à propos d'Hermione.

-Alors, elle est passée à l'attaque ? Oh, attends une seconde, le livreur de pizzas vient de sonner à la porte.

Ron eut un soupir contrarié. Et voilà, il ne s'était pas trompé ! C'était toujours la même chose dans la bande. Ils étaient si proches, qu'aucun d'eux ne pouvait faire quelque chose sans que tous les autres le sachent aussitôt !

Mais, après tout, quelle importance ? N'avait-il pas eu l'intention de tout raconter à Harry ? D'autant que, Hermione mise à part, Harry était son ami le plus proche depuis qu'ils avaient partagé une chambre sur le campus à leur arrivée à New York. Sans Hermione et lui, il n'aurait peut-être jamais osé se lancer dans le domaine qui le passionnait le plus, et ne serait jamais devenu le grand critique en œnologie qu'il était aujourd'hui. Oui, Harry était de bons conseils. Comme tous les autres membres du « gang », d'ailleurs……..

-Me revoilà ! Annonça son ami, la bouche pleine de pizza, au bout du fil. Alors, comme ça, elle l'a fait ?

-Tu en avais entendu parler ? Tu aurais pu me prévenir !

-Ginny ne m'a rien dit avant-hier soir. Elle craignait que je vende la mèche.

-Fine mouche.

-En tout cas, Ginny, elle, ne pense pas que ce soit une si bonne idée.

-Ah bon ?

-Mais ne t'inquiète pas. Tu la connais : elle aura peut-être changé d'avis demain. Alors qu'as-tu décidé ?

-Rien du tout. Je panique.

-On dirait, en effet.

-Mets-toi un peu à ma place. Tu sais, à moi non plus ça ne me semble pas une si bonne idée. Pourtant………

-Pourtant ?

-Bon sang, Harry ! C'est tout de même d'Hermione qu'il s'agit. Tu te rends compte ?

-Assez bien, acquiesça Harry en riant. D'ailleurs, je n'ai jamais compris pourquoi tu ne lui avait pas sauté dessus dès la première année d'université.

-Que veux-tu ! J'avais choisi de me conduire en gentleman.

-Dis plutôt que tu avais une telle peur de t'impliquer dans une relation que tu tournais de l'œil dès qu'une fille te demandait de passer une nuit entière avec elle.

-Ce n'est pas faux, admit Ron avec un petit rire.

-Dis-moi, reprit Harry d'un ton plus grave, quand as-tu pris un vrai risque pour la dernière fois ? Allez, je t'écoute.

-C'est facile de te moquer. Toi, tu as tout de suite su que Ginny était la femme de ta vie !

-Exact.

-A ce propos, vous aussi vous avez d'abord été amis, et ça n'a pas empêché votre relation de marcher par la suite.

-Oui, mais contrairement à vous, nous savions dès le départ que nous n'allions pas rester de simples amis. Alors que, si j'ai bien suivi le rapport de Gin', c'est ce qu'Hermione recherche : une simple amitié avec des petits suppléments

-C'est ça, oui.

-Voilà bien le parfait exemple du terrain miné, mon vieux. Mais qui vaut peut-être le coup d'être traversé……..

-Merci de me remonter le moral.

Harry éclata de rire.

-Tiens, tiens, j'entends Ginny sur la seconde ligne. Et devine avec qui ?

-Ca t'étonne ?

-Pas vraiment. En tout cas, bravo de prendre ça avec philosophie. Au fait, on te voit samedi ?

-Oui.

-Alors salut, et bonne chance !

-Merci. Je risque d'en avoir besoin.

Ron se pencha pour reposer le téléphone sur la table basse. Lorsqu'il releva la tête, son regard s'arrêta sur la photo posée sur l'étagère en face de lui. Une photo de gang au grand complet, prise au tout début de leur rencontre. Son bras était passé autour des épaules d'Hermione.

Il s'adossa au dossier du canapé avec un soupir et ferma les yeux. Il n'avait aucun mal à imaginer Hermione nue dans son lit, en train de lui caresser le torse de ses longs doigts fins. D'autant moins de mal, que cette image lui était venue à l'esprit le jour où il l'avait rencontrée.

Et qu'elle ne l'avait jamais quitté depuis.