Deuxièèèème chapitre! J'aime bien faire tourner Habashira en bourrique -Hiruma aussi je pense.

Bonne lecture!


Chapitre II :Le Contrat

Rui cru qu'il allait le tuer. Là. Tout de suite

Hiruma s'était rendu au lycée Zokugaku et avait affranchi tous les élèves encore sous son contrôle comme quoi il devait partir pour un genre d'entraînement spécial machin chose aux Etats-Unis… Les lycéens avaient hurlé, jubilé, pensaient déjà à fêter ça, Habashira le premier. Jusqu'à ce que le démon pointe un index accusateur dans sa direction.

« Sauf toi. »

L'allégresse s'était tue, et les délinquants fixait leur leader, interdits. Le sourire d'Hiruma lui dévora le visage, et il avança vers le caïd, pendant que les nouveaux affranchis reculaient. Sait-on jamais, ceux encore à portée seraient peut-être de nouveau soumis aux lois du démon…
Ce repli permis à Hiruma de chuchoter quelques mots particulièrement vexants pour Rui.

« Après tout, tu as encore une dette envers moi. »

Si les autres lycéens avaient entendu ça, ils auraient lynché leur capitaine sans vergogne. Habashira Rui ne devait rien à personne, il devait absolument en être ainsi…
Malgré tout, ces hommes avaient un mauvais pressentiment et regardait le quaterback des Chameleons de travers. Car certes, on ne résistait pas à la volonté d'Hiruma. Mais on ne s'y pliait pas seul. Le démon préférait généralement l'esclavage de masse.
C'est qu'il devait y avoir un motif particulièrement lourd et donc honteux.
Mais quand les lycéens osait lui demander la raison de cette exception, il parlait vaguement d'un problème entre joueurs de foot US.
En fait, ce n'était pas non plus totalement faux.

Après le rappel de sa dette, le blond avait ajouté une requête. Pendant 40 jours, il serait tranquille, libre, ou presque. A la condition expresse qu'il inscrive les Devil Bats au tournoi d'automne. Les inscriptions s'ouvraient quelques jours après le départ de l'équipe de Deimon et il n'était physiquement pas possible –même pour Hiruma- d'être à deux endroits à la fois.

« Tu feras bien ça pour moi, fuckin' lézard. »

Ce n'était pas une question

C'était un ordre.

Rui ne trouva pas en lui assez de perfidie –ni assez de cran devant la perspective d'être, au retour d'Hiruma, réduit en esclavage jusqu'à la fin de sa vie (si le démon était de bonne humeur) ou enterré six pieds sous terre- pour désobéir. Malgré les supplications de son équipe.

« Chef ! Ce sera plus simple de ne pas le faire !
Chef ! c'est vrai ! On pourrait aller plus loin plus facilement dans le tournoi !
Chef ! Posez ce stylo !
Chef ! Faites pas ça ! »

Il griffonna rapidement « Devil Bat, lycée Deimon » avant de reposer le stylo comme s'il l'avait brûlé. Il eut une grimace de dégoût et se détourna du bureau d'inscription, les membres de son équipe sur les talons.
Maintenant, sa dette avait pris fin.
Enfin, il pensait.

Il reçut une lettre une semaine plus tard, avec un timbre en forme de Devil Bat, estampillée d'Oklahoma City. Qu'est-ce qu'ils foutaient là-bas ces crétins? Et il préférait éviter de se demander ou Hiruma avait pu trouver ce timbre.
Il déchira l'enveloppe et déplia la lettre, où il n'y avait que quelques mots, à la police serrée et pointue.

J'ai bien fait de te faire confiance, fuckin' lézard.

Le quaterback lâcha la lettre comme il avait jeté le stylo de l'inscription. Comment ce type pouvait-il savoir que… Qui lui avait dit qu'il n'allait pas désobéir ?
Rui eut un petit rire.

Désobéir.

C'est ça.

Hiruma était connu pour que tous ses plans soient exécutés à la perfection, ça ne datait pas d'hier. Il savait au moment même où il lui avait ordonné qu'il allait le faire. Mais quelque chose arrivait à le choquer dans cette lettre…
Il reprit le papier du bout des doigts, comme s'il craignait que celui-ci le morde, et relu les mots d'Hiruma. Rui trouva de suite ce qu'il trouvait louche.

de te faire confiance…

Le leader de Zokugaku s'étrangla. Depuis quand ce foutu mec faisait confiance aux autres ? Même à des milliers de kilomètres d'ici, il continuait à se foutre de sa gueule.
Il froissa la succincte lettre et la jeta rageusement à la poubelle. Il avai encore ployé l'échine devant Hiruma, et celui-ci n'en avait pas douté une seul seconde.
Merde ! Comment osait-il le traiter ?! Lui, le leader du lycée le plus craint de Tokyo !
Il trouva la réponse seul.
Comme son esclave personnel.
Et en tant que tel, Rui se devait d'obéir sagement aux ordres.
Comme pour confirmer ses réflexions, le caïd reçut une enveloppe identique à la première dès le lendemain. Il l'ouvrit fébrilement et failli la déchirer sous le coup de la colère.

Et ne crois pas que ta dette a été effacée.

Habashira envoya la lettre rejoindre sa jumelle de la veille et jura. Les dettes contractées avec Hiruma n'étaient pas réputées pour être lourdes – enfin si, mais pas principalement. Elles étaient connues pour être longues.
Une dette avec le Diable réincarné était un contrat, valable jusqu'à la mort d'un des deux signataires.

Rui doutait de survivre au démon. Il était désormais bel et bien en affaire avec le commandant des Enfers et ce jusqu'à la fin de sa vie. Très certainement.