Salutation les amis :)
Voici le premier chapitre de cette suite de l'éveil de la bête ( houuuuuu ça fait peur :p).
Bon ceci ne serait pas une fanfiction si les personnage m'appartenait mais l'histoire elle est a moi rien qu'a moi ( ce qui est déjà pas mal hein)
Pour ceux qui on pas lu la première partie, je regrette mais vous n'aller rien capter si vous commencez ici je vous invite a lire l'éveil de la bête :p `
Petit résumé:
Oraci, petit pays gouverné par Kisuke vient d'essuyer un raid de Yokai en colère qui a laissé pas mal de marques. Maintenant dix mois ont passés et c'est toujours autan le bazar surtout que, pas de chance pour Kisuke, tout ces évènements améliorent pas franchement sa cote de popularité..
Tout ça ça arrange pas franchement les membres de notre petite bande qui viennent juste d'obtenir leurs diplômes d'Omoiyji et qui se sont intégré a des division!
De son côté, le petit ichigo a invoqué un Shiki pas super coopératif, du coup comme ils gênaient un peu à la Capital, l'Empereur les a envoyé fissa chez Yoruichi sa grande copine qui tient un monastère de manière pas très conventionnelle.
Et puis maintenant que c'est aussi la salsa dans les enfers, les événements deviennent de plus en plus explosifs !
Pour la publication, se sera environ une fois pas mois ( bah oui entre les études et le reste), mais un petit encouragement peu toujours me donner des ailes :p
Bon je vous aime, bonne lecture :)
« Le reproche est bavard ; la rancune égoïste. »
Citation de Albert Samain
Le Froid. L'obscurité. Tel furent ses premières pensées, le froid et l'obscurité l'englobait. Il haïssait le froid, cet état qui endormait les choses, les emmurait dans l'immobilité, attisait son dégout le plus respectueux et profond. Il craignait l'obscurité pur tous ce qu'elle voilait, tout ce que son giron cachait au reste de la terre.
Une goutte d'eau tomba sur le sol inondé à ses pieds. Il sursauta. Je marche sur de l'eau ? Une autre goutte éclata dans un bruit cristallin. Depuis le point d'impact, une couleur lumineuse se propageait, comme une infusion de thé dans un bol. Elle colorait le sol jusqu'a lors noir d'encre. La tache s'étale comme une vague de fusion clair.
D'autre gouttes pleuvaient derrière lui, dans un clapotement régulier comme des pas d'enfant qui court. Le bruit se rapprochait, une sensation étrange papillonna dans son ventre, il baissa les yeux. Une gamine le traversait, comme si il eut été inconsistant. Il ne put discerner son visage, mais ses cheveux vert d'eau et son kimono bariolé se gravèrent dans ses rétines. L'enfant courait en riant, sans se retourner, elle cavalait vers le néant. Non, pas vers le néant. A chaque collision de ses petits pieds sur l'eau ondulante des teintes chatoyantes s'imprégnaient dans un sol se solidifiant étrangement.
Autour d'elle se peignait des nuances colorés d'abord imbibés de liquide, puis ondulante comme des arabesques. Les gouttes aspergeaient tout l'espace de taches qui se muaient en forme. L'orage grondait , de chacune des larmes fertiles du ciel naissait de nouvelles formes de nouveaux objets. Un flash éblouissant le contraint a fermer ses paupière, ses rétines brulantes.
« Attend Grimmy! Z'ai écrit quleque zose! Attend z'veux te lire » La voie de l'enfant sonnait pleine de joie et de réconfort. Il ouvrit les yeux. Stupéfiait il se découvrit dans une cours intérieure. Les arbres bordaient une allée entretenue de galets roulants. La végétation luxuriante offrait un panorama intimidant et architecturé. Un jardin de noble ?
La petite enjambait les mètres en criant, brandissant un livre à la main. Elle voulait rattraper un groupe de deux hommes qui marchaient au devant. L'un des deux, surement « Grimmy » fit un pas de coté, s'orientant pour réceptionner l'importune. Il avait une moue ennuyée clairement lisible. De deux doigts, il stoppa sa course folle d'une pression de son front. Elle tomba lourdement sur les fesses. Le comparse de cet étrange individu au cheveu azurés lui souffla à l'oreille des mots qui le firent tiquer.
« Désolé mouflet, j'ai pas le temps » Dit il en la relevant du sol tout en lui ébouriffent la tignasse. L'observateur resta interdit, conscient de l'improbabilité de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Ce « Grimmy » lui ressemblait trop, même cheveux bleu, même visage anguleux et marqué, même attitude, même intonation...Ce sont mes souvenirs? Il chercha mais ne parvient pas à identifier qui était cette petite chose baveuse.
« Alléeeeeeeeeeeeeeeee, Grimmy s'il te plaiiiiiiiiiiit » Son double adopta une attitude surprenante qui le fit douter. Il ne fit rien, se contentant d'une fausse moue agacé. Etait ce vraiment sa mémoire? Cet autre si semblable physiquement différait de acceptait même cette nomenclature ridicule. « Grimmy » secoua négativement la tête, signifiant qu'il n'avait pas le temps pour ces enfantillages, mais l'autre homme qui l'accompagnait haussa simplement les épaules. Il lui conseilla d'accéder à la requête de la môme dont le père avait momentanément toute législation sur lui.
Son maitre lui avait ordonnée d'aider cet homme, le père de la gamine, à mener à bien une expédition militaire. Jusqu'a la réalisation de cette dernière, il se devait de le servir aussi servilement que son propre Maitre. Le félin fronça ses sourcils d'ennui. Le père de la gosse affectait qu'il adopte envers sa fille un comportement conciliant.« Bon vite fait alors » conclut il
La petite sautilla de joie tandis qu'elle expliquait qu'il fallait être « zentils » car elle écrivait pas très bien tout en feuilletant dans son carnet pour retrouver l'écrit en question. Ses joues rosissaient adorablement, et le spectateur fut surpris de voir de l'attendrissement, bien camouflé, détendre les traits de son sosie. L'enfant prit une grande inspiration, ses joues se gonflèrent.
« Zi tu me donnes des z'ailes,
Z'volerai pour toi...
Même zi par exzemple zette terre
zombrait tout entière au fond des z'eaux.
Zi tu me donnes z'une épée,
Ze prendrai parti pour toi...
Même Zi par exzemple ze ciel
Tout entier te transperzait de lumièze. »
Le songeur soupira de dépit. C'était déprimant. Comment pouvait on écrire quelque chose d'aussi insensé et d'aussi dépressif? Et puis tout le monde savait que les humains n'avaient pas d'ailes. Ou était l'intérêt de supposer l'impossible ? Il y comprenait vraiment que dalle à la poésie, c'était bien un truc de gonzesse ça. Elle aurait pas pu rédiger un chant guerrier nan? Pourquoi toujours ses rédactions tournaient elle autour du sentimentalisme et de la dévotion. Franchement, tout le monde savait que c'était pas ça qui faisait tourner le monde nan? Ce qu'elle pouvait l'emmerder avec ses textes à la fin...Elle pouvait pas les lire à quelqu'un d'autre ? L'observateur se glaça. Comment savait il tout ça lui? Comment savait il que la mioche ne pondait que de niaiseries guimauveseuses?
La petite attendait la réaction de l'homme en face d'elle, anxieuse. Ses pieds, quelle fixait obstinément, s'enlaçaient et elle triturait ses doigts minuscules. « T'en penze quoi Grimmy ? Z'est pas mal hein ? »
« Grimmy » parut affecté par cette image car alors qu'il s'apprêtait à lui dire le fond de sa pensée crument, et à l'envoyait paitre, il changea d'optique et étouffa un sourire espiègle, masquant son amusement de voir ainsi gênée l'enfant la plus effronté du patelin. Lui d'ordinaire brutal et impatient se découvrait étrangement « prévenant » en face de la gamine. Cela ne lui déplaisait pas vraiment, il ne savait juste pas comment réagir à ses attentions.
Le bleuté réfléchit à une formulation policée de son avis sur ce texte. La dernière fois il lui avait explicitement dit que c'était une horreur, la crise de larme qui avait suivit le retenait de reproduire une deuxième fois la même erreur...Bien qu'il s'évertuait à ne pas la blesser outre mesure, son naturel revenait toujours. Mais qui pouvait il lui ? Son éducation se résumait à son unique survie..Avait il eu le temps de s'interroger sur la poésie et la beauté du monde? Non assurément non... lorsque il pensa avoir percé le mystère de la bonne formulation, et tenir le commentaire parfait, ni trop hypocrite, ni vilement réaliste, il se lança.
« Bof on dirait une dépressif, c'est pas top ton truc » Statua t il. Délicatesse et douceur. Il s'en félicita.
« Quoi? Méchant » L'enfant dont les yeux s'étaient illuminés, buvant ce qu'elle s'attendait être des compliments, le frappait en scandant des « Idiots » strident. « T'as pas de zenzibilité d'abord. Z'a sert à rien que ze te lise ti comzprent rien! » Le pauvre bleuté n'y comprenait plus rien, mais la mine appuyée de son compagnon lui apprit qu'il avait manqué de tact.
« Mouais on va dire ça » repart il. Les états d'âmes de l'enfant ne méritaient pas qu'il se casse la tête non plus. Vexée qu'il ne la considère pas plus, la susnommé vit volte face, ses bras adorablement croisés, boudeuse. Cela n'attendrit pas l'Esprit, dont le coeur résistait aux émois d'une bataille. Il n'était pas assigné à la garde de mioche mais au commandement militaire...Il ne comprenait pas pourquoi son maitre l'avait envoyé ici...Comme si on l'invoquait pour son amabilité, fallait pas rigoler non plus...
« Grimmjow! »
L'interpellé soupira fataliste. Un homme d'un certain âge avançait vers lui. Ses mains robustes ancrées sur ses hanches éprouvées indiquaient un certain degré de mécontentement. « Vl'a qu'le vioc s'y met » grommela t il. Son compagnon lui souffla qu'il l'avait prévenu, et que cela ne lui couterait rien de faire plaisir à la gamine de temps en temps si il voulait éviter la colère de son paternel.
L'enfant le regardait, pleine d'attente et d'appréhension. Ses immenses lagons aux pupilles expressives quémandaient une explication. Elle n'aimait pas quand son père venait chercher Grimmy. Après ils partaient tous les deux et elle restait seule avec maman, et les domestiques. Quand Grimmjow était pas la elle s'ennuyait, elle l'attendait, et quand il revenait il repartait trop vite. Grimmy était imposant et avait un mauvais caractère, mais elle s'amusait bien avec lui ! Il volait avec elle le manger de la réserve, il l'insultait tout le temps et la traitait pas comme un truc fragile, et il lui racontait ses batailles en les mimant le soir aussi, et il...
Toute à ses réflexions, elle faillit ne pas remarquer qu'il s'éloignait d'elle. Non ! Elle voulait pas qu'il parte déjà. Elle voulait pas. Elle courut pour le rattraper et s'engluer sur sa jambe. Une expiration d'exaspération secoua « Grimmy » qui se dégagea prestement. Dieu que la gamine pouvait l'agacer. « Désolé princesse, ton père me réclame » dit il en reportant son attention sur la mioche qui...Il marqua un temps d'arrêt. Qui Pleurait. Merde, le paternel n'apprécierait pas qu'il ait fait pleurer sa fille chérie et unique. Une solution, une solution. Ah si, il savait! « Ton poème est pas si mal qu'ça. Allez fait pas la tête »
Elle hoqueta. « Tu z'en va? » Sa morve tapissa son menton et ses joues. Grimmjow la trouva dégoutante mais jugula ses instincts de répulsion. Le regard pesant de son père l'informait clairement: aucun écart de conduite serait toléré.
«Pas longtemps. Allez fait pas la gamine » Elle refusait de céder du terrain, elle se collait à lui comme une moule. L'esprit roula des yeux, les enfants manquaient de concession, mais cette gamine elle ignorait jusqu'au sens du mots compromis. Remarque je suis mal placé pour parler. Les poils de Grimmjow se dressèrent quand l'enfant frotta son nez dégoulinant de mucus à sa jambe. Tans pis pour l'étique, il voulait cette créature loin de sa peau. D'une pichenette musclé, il la fit lâcher sa prise, elle recula d'un mètre à son grand soulagement. Sauf que son hoquet humide lui fit craindre qu'elle ne pleure. « Ton poème plaira surement à ton futur mari » renchéri t il pensant lui faire plaisir et ainsi se prémunir contre toutes crises intempestives de pleurnicherie.
Un petit pied écrasa le sien. Il retient un juron. Putain il détestait cette gosse. Un gros sac de bave pleurnichard et juteux de morve emmerdant au possible voila ce qu'elle était! Jamais il n'aurait d'enfant, foi de Grimmjow! Seul son serment le retenait de la faire flamber. En parlant du futur barbecue sur patte, elle fuyait par la ou elle était venu.
Son père qui le rejoignait déjà semblait ne pas spécialement avoir approuvé la scène...Entre ça et la futur offensive sur Astalair...La journée va être longue...
L'image se floua comme une aquarelle et le spectateur ne put bientôt plus discerner nettement que la petite qui courant tête baissée vers lui. Elle le traversa sans effort. Le son de la conversation au loin devient un bruit de pluie, mais il put discerner la voix de la gamine dire.« Zet Imbézile de Grimmy...z'avais écrit pour lui »
Puis tout ne fut plus que noir.
« GRIMMJOW! » Le Shiki papillonna des yeux, grogit. Il connaissait de multiples manières d'émerger du sommeil, et il n'affectionnait pas particulièrement celle ci. Le voyant éveillé, Ichigo cessa de le secouer, il s'expliqua. « J'ai du te réveiller, ton reiaju s'échappait dans ton sommeil » Voyant que cette excuse ne satisfaisait pas la panthère qui montrait déjà les crocs il ajouta précipitamment. « C'est dangereux tu sais »
Grimmjow roula des yeux. Vivre avec lui était dangereux, il était pas au courant quand il avait signé cet abrutis ? D'un geste sec il poussa son maitre qu'il trouvait trop près. En première vision du matin, la tête de cet empafré lui donnait juste la nausée. Il y avait des panoramas plus plaisants pour un début de journée. L'obscurité démentit sa pensée première, on était pas en journée, l'aurore ne se pointerait pas avant trois bonnes heures.
« Hey ne te rendors pas quand je te parle! » le sermonna son maitre, intensifiant sa mauvaise humeur naissante. Sans considération pour la remarque il se coucha de coté, présentant son dos au rouquin soupirant. Déjà que dormir dans le même espace que l'autre lui provoquait des crises d'urticaires, si en plus il fallait qu'il lui soit plaisant !
« Depuis qu'on est ici toutes les nuits c'est le même cirque, tu pourrais te contrôler quoi... » Grimmjow avait beau être diminué, les fuites de son énergie, violentes et acerbes, transperçaient les personnes environnantes. Ichigo souffrait de cette exposition aussi bien physiquement que spirituellement. Afin d'y résister il devait mobiliser son propre reiaju même durant son sommeil, ce qui exténuait son corps.
Grimmjow se redressa, farouche. « Justement s'tu pouvais arr'ter d'me réveiller à chaque fois qu'une p'tite pique de reiaju t'emmerde ce serait un progrès t'crois pas? J'en ai marre qu'tu m'réveille à chaque fois! Ce putain de corps de merde à besoin de sommeil ok! » Furieusement il se rallongea.
Ichigo soupira, après plusieurs mois leur relation ne s'améliorait toujours pas...Grimmjow faisait d'étranges rêves la nuit, il gémissait des propos inaudibles et parfois, terrassé par ses songes, il sortait même en pleine nuit se défouler avec des enchainements de Taijutsu. Si Ichigo pouvait témoigner des conséquences de ses songes, leur teneur lui restait inconnu. Son bourru compagnons veillait au secret de ces dernières. Dame Yoruichi, qui les hébergeait depuis bientôt dix mois à Olympéa, lui avait certifié que son fauve se confesserait quand il se sentirai prêt mais jusqu'a présent, la panthère conservait avec lui des rapports houleux.
Grimmjow vivait mal son enfermement à Olympéa, plus particulièrement dans le pavillons de l'oubli, dont ni lui ni son maitre ne pouvait sortir. Leurs entrainements quotidiens, dont le but principal était leurs coordinations mutuelles tournaient régulièrement à l'exutoire et ses rêves nocturnes le rendaient irritable et rétif. Le Bleuté ne concédait rien et dévoilait chaque un caractère plus odieux et venimeux. Seule Dame Yoruichi s'amusait de ce comportement colérique dont elle titillait les limites par des pics taquines.
Cette dernière qui les avait à charge depuis bientôt dix mois avait su s'attirer l'inimité du Shiki, qu'elle asticotait avec facétie, et celle d'Ichigo qu'elle embarrassait par sa franchise crue, son tempérament directe et ses remarques parfois vulgaires qui méritaient censure. Mais, l'un dans l'autre, les deux hommes savaient que sous son air libertin et volatile, la Prêtresse, dont l'attitude différait tant des clichés rattachés à ce titre, éprouvait de l'affection pour eux et les maternait à sa façon. D'ailleurs, par peur des représailles mais aussi par estime, ni l'un, ni l'autre ne contestait son autorité.
Grimmjow particulèrement, bien qu'il le démente et saisisse la moindre occasion de railler la Prêtresse éprouvait pour elle une sincère sympathie. Bien qu'elle l'emmerde avec ses sermons, ses conseils, et ses plaisanteries espiègles, il appréciait son fort tempérament, son gout du risque, de la liberté et de la répartie. Et puis avec elle, il se payait la tête de son cher et adoré Maitre.
Ichigo également identifiait la femme comme une mère de substitution, se considérait comme son disciple. C'était elle qui l'entrainait à l'épée et au corps à corps, elle qui lui donnait des exercices pour améliorer son contrôle du Reiaju et du Kido. Elle aussi qui s'amusait à ses dépends en cachant ses céréales ou en kidnappant son nounous, oui il dormait avec un nounous. Le rouquin coula un regard a son Shiki. Elle et lui, rectifia t il, car il imaginait mal Yoruichi lui faire une crasse sans l'assistance de Grimmjow.
Cependant, malgré la légèreté de leur séjour ponctué d'entrainements, de disputes, de tensions, mais aussi d'amusements, Ichigo saturait. Sa famille commençait à lui manquer, il en venait même a regretter les fantaisies paternelles, et les répliques cassantes de Karin. Yuzu correspondait avec lui tous les deux jours pour l'informer des dernières nouvelles. Ainsi il avait appris par courrier les affectations de ses amis et leur devenir. Il culpabilisait à l'encontre de ces derniers dont on l'avait séparé abruptement. Je n'ai même pas pus leur dire au revoir quoi...
Tout ça pour cet esprit qui au lieu de lui apporter gloire et statu social n'amenait que des ennuis et des restrictions. Sa seule consolation était de savoir qu'une fois l'Osmose atteinte, l'empereur redorerai le blason familial et, élèverai sa maisonnet à la noblesse héréditaire qui lui revenait de droit. L'empereur lui avait imposé le Shiki, suite a la crise du muguet, changeant ainsi les closes initiales de leur accort...Oracie avait besoin de Grimmjow, de sa force, de ses qualités de combattant et de meneur...Et cela accentuait les ressentiments de l'un et de l'autre qui n'avait plus le choix. Ils devaient marcher côte a côte pour défendre cette patrie, bien qu'Ichigo ne mesure pas l'ampleur de la menace planante. Par contre, il jugeait sans difficulté le fossé qui le séparait encore de l'Osmose!
Grimmjow et lui ne s'accordaient simplement pas, leur deux forts caractères respectifs empêchaient l'Osmose. Rukia avait trouvé l'Osmose à Frost, Yumichika à la seconde ou il avait contracté avec son Shiki, Kira après quelques semaines d'entrainement en compagnie du Capitaine de la 3e...Lui non, malgré les conseils de Dame Yoruichi, malgré dix longs mois d' efforts quotidiens, ils ne progressaient pas ensemble...Grimmjow le repoussait, il se retranchait derrière une barrière isolante dont la rage rejetait l'entièreté du monde. Par contre, il ne rechignait jamais au combat, seul moment de la journée qui éveillait son intérêt, et cherchait fréquemment querelle dans le but de provoquer des altercations musclées.
« Grimmjow il va vraiment falloir que l'on trouve une solution à cette situation » La panthère ne lui prêta aucune attention. Piqué dans sa susceptibilité, le rouquin frappa violemment son coussin. « Et que tu changes ta putain d'attitude ! » Le bleu se contenta d'un rire mauvais.
Le petit guide de l'Omoyiji, page 567
L'Osmose, aussi appelé Shikai, est la première étape de communion entre un Shiki et son Maitre. Elle consiste a trouver la phrase invocatrice de son Shiki. Elle permet l'invocation du Shiki sous sa forme d'arme et l'activation de ses pouvoirs premiers. Le Shikai s'établie rapidement entre un Maitre et son Shiki, instantanément pour les couples les plus harmonieux, ou après quelques semaines pour les moins soudés.
L'Osmose ou le Shikai peut prendre plusieurs forme d'un Shiki à l'autre: épée, Kunai, éventail...Le plus généralement, les Shiki sont des katana aux spécificités particulières. Pour prendre quelques exemples célèbres, Senbonsakura se transforme en pétales de cerisiers, et Shirayuki en katana blanc capable de manipuler la glace.
A l'Osmose succède une autre étape de communion entre Shiki et Omoyiji: la Libération ou le Bankai. Cette étape est cependant très peu atteinte et nécessite un entrainement aussi bien du corps que de l'esprit de la part de l'Omoyiji ainsi qu'une grande quantité de Reiaju.
Grimmjow roula des yeux. Son Maitre, ou plutôt celui se présentant comme tel, fixait avec émerveillement sa vielle épée rouillée. Epée ? Une antiquité oui! se reprit il mauvais. Depuis que son Père avait eu l'idée lumineuse de lui envoyer cette bicoque voila 7 mois, le jeune noble désargenté s'extasiait de cette dernière: Zangetsu, ou les Crocs Lunaires. Il se pâmait devant sa légèreté, en vantait les mérites et la docilité. En très peu de temps, il avait compris comment utiliser la capacité spéciale de l'arme, le Getsuga Tenshô et en abusait lors de ses entrainements solitaires.
Le bleuté connaissait l'arme centenaire, Zangetsu permettait à son propriétaire de concentrer son Reiaju dans le pommeau puis de la relâcher brusquement, créant ainsi une décharge d'énergie. Oui l'ancien combattant avait déjà suffisamment affronté cette épée pour la juger compétente et dangereuse. Comment un tel arsenal peut il se trouver entre les mains d'une famille de particulier ? Dans ses souvenirs, elle appartenait à la famille royale qu'il avait servis quelques centaines années auparavant...mais qu'importait après tout.
Ce nouveau jouet l'agaçait prodigieusement. Il ne supportait plus de voir son propriétaire pavaner avec elle, et consacrer à ce couteau de cuisine dénué d'âme plus de temps qu'à lui, son Shiki. Mais il confessait qu'entre les mains du gamin, l'arme devenait que plus redoutable. Il discernait le potentiel de ce couple. Ichigo recelait de Reiaju, ce dernier semblait en lui intarissable. Cela n'apaisait pas ses ressentiments cependant.
A leurs débuts ensemble, un mois après leur arrivée à Olympéa, devant leur échec à atteindre le Shikai, cette tigresse de Yoruichi, leur avait imposé de dialoguer. Grimmmjow avait alors exposé la cause de leur incapacité à aller de l'avant. Ichigo était faible, et il n'écoutait pas. Chose contre lequel son Maitre s'était insurgé, et qui restait entre eux une source de conflit fréquent.
Quand il avait signifié à Ichigo sa faiblesse, il ne pensait pas ce dernier se retrancherait derrière la facilité d'une arme enchantée, et le délaisserai lui. En tant que Shiki, il trouvait l'injure cuisante. Normalement les armes enchantés, ou Zanpakuto était réservé à ceux sans Shiki, sans talent en récitation, sans don. Ceux sans défense face aux Yokais. Il percevait l'emploi de Zangetsu par son maitre comme un rejet. Et cela le blessait. Jamais ses Maitres ne l'avaient ignoré, reléguaient au rang de banni, de décoration. La présence de cette arme reflétait sa propre inutilité. Son orgueil en prenait un sacré coup.
Ichigo lança un nouvel Getsuga Tenshô, qui percuta la cible en bois. Cette dernière se désintégra. Fier de lui, il se tourna vers son Shiki, qu'il savait observateur, en quête de son approbation. Ce dernier se plaignait de son impuissance, de sa faiblesse, aussi, il espérait que cette démonstration changerai son opinion de lui. Il accusa difficilement son air revêche, et insatisfait ? Irrité? Non mais qu'es ce qui va pas encore ? Je me suis entrainé dur pour maitriser cette attaque!
« Grimm » appela t il doucement en s'approchant de son Shiki. « Tu en penses quoi? Zangetsu est une arme formidable! et .. »
Encore cet insupportable blabla élogieux sur ce foutus bout de métal! Il se foutait de sa gueule la ! Ce qu'il en pensait ? Il osait lui demander sérieusement ce qu'il en pensait? « Avec ça tu n'as plus besoin de moi » cracha t il, coupant le jeune homme dans son élan.« Qu'attends tu pour renvoyer ton insupportable Shiki chez Aizen? » Le bleuté prit la direction de la sortie, mais une main sur son épaule le stoppa.
« Grimm » interpella le rouquin. « Je peux savoir ce qui te prends bon sang ? Pourquoi es tu en colère encore » Le corps de son Esprit se tendit. Touché.
« Ce qui me prend ? » Rugit l'autre, les yeux étrécis. N'était ce pas évident? Il ne l'entendait, bon dieu, Grimmjow l'avait appelé, lui avait hurlé son invocation, chose qu'il n'avait jamais fait pour aucun de ses Maitres, mais cet imbécile égocentrique fermait ses oreilles à ses alarmes. Et a présent, il le remplaçait par un vulgaire jouet ? Une arme enchanté ? Sérieusement? On ne l'avait jamais autan offusqué de sa vie! « Ichigo ta question n'est pas seulement idiote, elle est insultante » Ce n'était pas la peine de me faire sortir si tu ne m'entends pas. Je n'avais pas besoin de gouter à la liberté alors que je m'étais enfin résigné. Je n'avais pas besoin de cet espoir que tu m'as donné et que tu bafoue Ichigo.
Cette chose ne te rend pas plus fort Ichigo perçut ce dernier dans le brouillard de pensée de son Shiki. Cette chose m'offre le pouvoir que tu me refuses répliqua t il acerbe Elle me rend fort. Grimmjow grogna, surpris que son Maitre ait su délier une de ses pensées et vexé qu'il y soit parvenu.
S'écoutait il parler cet imbécile? Devenir fort ? Lui? « Une arme enchanté n'apporte pas de pouvoir Ichigo » siffla le bleuté. savait il au moins d'ou provenait la puissance des armes enchantées ? Leurs faiblesses ? Leurs dangers ? Forgées à partir de cadavre de Yokais vaincue, elles conféraient force sans distinction, tranchant aussi bien humain que Yokais, mais sous l'apparence docile, sans volonté, éteinte, amorphe de l'arme, se cachait une vérité sordide. Les humains pensaient réellement pouvoir dépouiller un démon sans avoir à craindre sa revanche? Une partie de l'âme du Yokai dormait toujours dans les profondeurs du métal, et s'emparait de la moindre occasion pour tenter de prendre le dessus de son manieur. Ichigo était un fou qui s'imaginait gouverneur d'un bien qui patientait simplement pour l'anéantir.
La plupart des armes ne parvenaient simplement pas a retrouver leur indépendance, d'ou leur réputation infaillible qui avait convaincu le gouvernement d'atténuer la médiations des risques. Bien que leurs fabrications soient imparfaites, les multiples charmes apposés dans les Zanpakuto ferraient efficacement les volontés des Yokais dont ils tiraient leurs forces. Cependant Zangetsu était un des Zanpakuto les plus têtus, les plus belliqueux, les plus contestataires. Modelée a partir du croc d'une bête oubliée, le croc de la Lune abritait toute la rage de ce seigneur vaincu. Et elle bouillonnait.
Ichigo le reniait il au point de prévaloir la perte de son âme plutôt que de l'entendre ?
« Bien, puisque tu ne semble pas me croire » trancha ce dernier. Il savait comment prouver à Grimmjow ses progrès. Il saisit deux épées spirituelles. Yoruichi ne leur avaient pas donné de vrais sabres, consciente que leurs entrainements, déjà tendus, deviendraient une vrai boucherie, mais des épées spirituelles. Ces épées procuraient de la douleur a chaque touche, paralysaient les nerfs, mais elle n'endommageaient pas le corps. « Un duel ça te tente ? »
« Tu vas te faire éclater » ricana t il, arrogant. Je ne refuse jamais une occasion de me battre.
Le corps d'Ichigo percuta durement le sol dans un bruit de craquement de bois. Putain, ce saligot y allait pas de main morte. Le roux roula sur le côté pour esquiver un poing énergique qui filait vers sa tête. Il se releva haletant, éloignant de son opposant qui le toisait, un sourire narquois aux lèvres. Grimmjow prenait un peu trop au sérieux ce combat du point de vue d'Ichigo qui peinait à esquiver.
Grimmjow se battait irrégulièrement, sans superfuges, sans stratégie, son formidable instinct le guidait. Et pour son maitre, entrainé par des maitres d'un style policé et académique, cette manière sauvage de combattre était déstabilisante. Lui essayait de prévoir des enchainements, des combinaisons, de lire les mouvements de l'adversaire. Mais comment lire un opposant qui ne prévoyait rien? Comment anticiper un animal ?
La garde de Grimmjow offrait de larges ouvertures, mais il ne pouvait en profiter, ce dernier parant toujours avec audace et des mouvements insolites, bestiaux. Il repoussait la lame de son épée par le flan avec son avant bras, il plantait son arme dans le sol pour en faire un tremplin, il maintenait une mobilité épuisante, utilisait l'espace à son avantage...
Normalement, on tentait de toucher le buste de son adversaire. Quand il se battait, Grimmjow baissait son centre de gravité, il se positionnait proche du sol, presque accroupit. Il fallait renforcer sa garde vers le bas, mais sitôt qu'on s'y attelait, il bondissait et alors c'était le haut qu'il fallait défendre. Grimmjow visait tout le corps humain, le cou, les bras, les genoux, les pieds, il tranchait tout, sans malice mais avec sauvagerie.
« Alors Ichi » se moqua se dernier profitant de sa supériorité. « On fatigue? » Il s'élança rapidement. La lenteur de son maitre l'excédait, sa garde offrait des ouvertures de débutants, ses coups étaient mous. Il le ménageait, et cette constatation l'énervait. Il n'était pas faible au point qu'on doive le ménager. Ichigo se mit en garde, son épée tenue a deux mains, ses genoux légèrement fléchis, ses coudes incurvés, patient, attentif.
La panthère bondit, féroce, il projetait de sectionner le talon de son insupportable maitre. Mais à sa grande surprise, sa lame heurta celle de l'autre. Il a réussi à parer ? « C'est mieux » commenta le bleuté. C'est bien mieux. Enfin un peu d'action. Le gamin lui rendit son sourire.
« Je commence à connaitre tes feintes Grimm » répliqua t il, faisait hausser le sourcil au susnommé. « Je commence a te connaitre » Cette phrase anodine le pétrifia. Non personne ne le connaissait. Personne! On l'avait trop trahit, trop bafoué, trop trompé. Comment ce gamin pouvait il avoir l'audace de s'imaginer le comprendre, avoir une quelconque complicité avec lui. Alors même qu'il refusait de l'entendre. Entre eux, inviolable, un barrière coupait la voie. Il mentait, ce môme mentait. Comme tous les autres, il se prétendait allié, compatissant, préoccupé par son sort... Cependant ses actions ne reflétaient que l'intérêt qu'il tirait de cette mascarade. Le devenir de son shiki n'avait aucune importance, ce que ce môme désirait c'était la position qu'il obtiendrait une fois l'Osmose atteinte.
Hypocrite.
Le bleuté lâcha son épée qui tomba dans un bruit métallique, surpris par la manoeuvre, son maitre mit une seconde à réagir. Une seconde de trop. Une balayette le faucha. Il se retrouva le dos au sol, le bleuté assis sur ses hanches, ses ongles tranchants proche de sa jugulaire. Ichigo lâcha son épée, reconnaissant sa défaite, et montra ses mains vides bien en évidence.
« Tu ne sais rien de moi » siffla méchamment le bleuté à son oreille. Il se releva sans aider son partenaire d'entrainement à faire de même. Ce dernier se remit sur pied tout seul, un feu vengeur dévorant ses entrailles. Outre l'humiliation de la défaite, et l'indélicatesse de son camarade, c'était sa remarque qui attisait sa rancoeur. Ca aurait put bien se finir pour une fois, pourquoi fait il toujours tout capoter. Il avait perdu, soit, il perdait toujours face au Shiki, cela n'avait pas d'importance.
Grimmjow avait souri durant ce combat, dans ses yeux couleurs du ciel avaient brillé l'excitation et de plaisir. Ils avaient partagé un moment complice...Mais cet abrutis le rejetait encore. Pourquoi s'interdisait il de le laisser se rapprocher de lui? Pourquoi creusait il toujours un putain de gouffre entre eux? Il en avait marre.
Ce matin leur séance de méditation avait échoué, elle échouait toujours, impossible d'atteindre le Shikai. Considérant que Grimmjow le rebutait à cause de sa faiblesse, il lui avait fait la démonstration de ses progrès avec Zangetsu...Et pour parfaire cette exposition, il lui avait proposé un combat. Combat que ce satané matou avait apprécié bordel! Ichigo pensait qu'il monterai dans l'estime de son Shiki en paraffinant sa maitrise de l'épée. Alors pourquoi, grands dieux, pourquoi cela devait ce finir comme ça!
« Grimmjow! » appela t il. Le bleuté se tourna de trois quart, curieux d'entendre ce que l'autre avait à couiner. Un uppercut cueillit sa joue. « J'en sait suffisamment pour dire que t'es le plus grand con que je connaisse! » Il craquait, toute l'anxiété des dernières semaines, sa frustration de l'échec, sa séparation avec ceux qui l'aimait, sa colère envers cette indomptable créature qui le défiait continuellement, tout cela éclata.
« Alors ça tu vas le regretter »menaça Grimmjow en se massant la pommette. Et Ichigo eu peur. Il trembla quand son Esprit roula des épaules pour le rejoindre, préparant un coup. Son sang se pétrifia. Et il fut incapable de calmer son coeur affolé comme une souris devant un gros chat. Colère. Il ne devait pas craindre son serviteur, lui le maitre devait se faire craindre de ce dernier. Aizen avait su mater cet animal, et bien soit, il ferait pareille. Il l'humilierait s'il le fallait, lui piétinerait son orgueil, il démolirait son âme mais Grimmjow retrouverait la place qui lui était dut. A son côté, servile et docile. Comme Zangetsu. Comme une arme.
Le ménager n'aboutissait pas, prendre sa personne en considération ne marchait pas. Grimmjow mordait la main qui se tendait, dans ce cas, celle ci allait le battre. Seule la violence pouvait domestiquer un fauve, seule la terreur pouvait asservir le prédateur. Grimmjow allait apprendre à le respecter, à fermer sa sale grande gueule, et à obéir.
Il aurait voulut devenir son ami, mais Grimmjow le repoussait. Il se promit de devenir son Maitre. Grimmjow tournerait sur son ordre, ferait le beau et donnerai la patte. On lui avait promis la puissance, un Shiki assurant son triomphe. Si ce dernier n'était pas disposé à lui offrir cela, il irait le chercher de force.
« C'est une menace ? » demanda le rouquin, sur de lui, galvanisé, aveuglé par sa frustration. La panthère montra ses crocs. « A genoux » ordonna t il. L'anneau qu'il portait à une chainette autour de son cou luisit en tandem avec la couronne apposée sur le front de l'élément subversif. Grimmjow grogna. Quoi il osait utiliser l'Ordre sur lui? Ce sale fils de chien. Qu'il aille en enfer! « J'ai dit » Ichigo concentra son Reiaju sur l'anneau. « A genoux »
La voix de son maitre embrocha son cerveau. Il tomba à terre impuissant. Ichigo ignora superbement la haine lisible sur ce combattant. Même à terre, tout son corps clamait danger, il inspirait la crainte dans sa menace sourde. La tête de l'humain tournait. Il sentait qu'aller plus loin serait briser quelque chose, mais peut être était ce son but. C'était la première fois qu'il employait l'Ordre à son encontre. Grimmjow lui pardonnerait il ? Non certainement pas, il s'attaquait à la dignité de l'autre en faisant valoir son droit imparable de Maitre. « Menace moi encore une fois » il s'agenouilla pour affronter le regard meurtrier de l'autre.
« Et qu'allez vous faire Maitre-sama » feula celui ci. « Me renvoyer chez Aizen? Faire de ma vie un enfer ? Rhooo je tremble de peur » provoqua t il en lui crachant au visage. Ichigo lui saisit la nuque, forçant l'autre réfractaire à poser le front au sol. Ce dernier tenta de se soustraire sans succès immobilisé par l'Ordre. L'humiliation cuisait ses muscles, il acceptait mal sa position genoux à terre... mais qu'on le force a y mettre le front n'était pas seulement dégradant et rabaissant, c'était blessant.
« Non Grimmjow. » Le rouquin le relâcha, l'obligeant à plonger son regard dans le sien. Il savait avoir dépasser les bornes, il sentait que son action avait meurtrit son partenaire. Mais il ne savait plus quoi faire avec lui. Il avait tout tenté: gentillesse, compassion, dialogues...Il ne comprenait pas les sentiments de l'autre. Le pouvait il? Il n'avait pas de vécus aussi tragique que la panthère. Cependant, il savait une chose sur lui.
« Je sais que tu veux être libre. Je sais que je t'emprisonne, mais je ne te rendrait jamais ta liberté »Il brisa l'Ordre, rendant à un Grimmjow choqué sa mobilité. « Et je doute qu'on te la rende un jour » Doucement, il proposa sa main à son Esprit haletant, mais ce dernier la repoussa sèchement. Il n'insista pas. « Fais toi une raison. C'est soit moi, soit Aizen. Je doute qu'Aizen te fasse bonne accueil. Il serait temps que tu m'acceptes comme Maitre »
« Je n'ai pas de Maitre. » s'entêta t'il. Il peina à tenir sur ses jambes flageolantes. Ichigo ne le soutient pas, jugeant qu'il méritait cet état de faiblesse.
« Peut être, mais tu portes un collier » repartit il en désignant la couronne lui luisait entre les mèches collées de sueur. « et c'est moi qui tient le bout de la laisse »Grimmjow le dévisagea avec haine. Les yeux du prédateur ripèrent sur l'anneau qui pendait au collier de son propriétaire. Voir cet anneau le dérangeait. Il se souvenait avoir soutiré à Aizen la promesse de sa rétrocession entamant sa dignité alors même qu'il ne se souvenait plus de sa signification. Il tenait à cet objet, seul effet personnel que le temps n'avait pas érodé...Le voir retourner contre lui l'attristait d'une étrange manière. Ichigo le rangea sous sa chemise, coupant sa contemplation.
A l'entré du bâtiment Yoruichi soupira, elle avait tout vu, elle devait agir. Ces deux andouilles gâchaient leurs chances alors que sur eux ruisselait du potentiel. Il perlait sur leurs peaux mais ne les pénétraient pas, leurs entêtements les imperméabilisaient. Elle serra le jeux de Shogi qu'elle avait apporté, elle escomptait y faire jouer les deux imbéciles. Le Prêtresse signala sa présence d'un toussotement raffiné. Les deux hommes la trucidèrent de leurs regards belliqueux avant de calmer leurs ardeurs. Les deux pratiquaient la jeune femme depuis suffisamment longtemps pour savoir qu'il ne fallait pas l'échauffer. « Je pense qu'une séance de méditation s'impose »
Et maintenant on voulait les faire méditer ! Bah voyons! Lui n'avait qu'une seule envie qu'on lui foute enfin la paix ! « Ca ne sert a rien » coupa Grimmjow irrité. « Il n'entend pas, il est sourd » Les yeux de la Princesse s'étrécirent. Elle interprétait ce simple mots dans son sens le plus large et le plus vrai. Ichigo n'écoutait pas son Shiki, centré sur lui même il attendait que ce dernier le reconnaisse comme maitre et lui offre son pouvoir. Il réclamait sans rien concéder. Comme un enfant capricieux, et imbu de son importance. Comment lui faire découvrir que l'Osmose ne s'atteignait pas en asservissant mais en tissant la confiance ?
« Pardon ? » S'étrangla Ichigo. « Dit celui qui fait capoter toutes nos séances ! » Les séances de méditation permettaient à l'Esprit et son Maitre de ce retrouver dans le monde intérieur du Shiki. C'était un reflet de l'âme, un projection de l'essence même de son propriétaire. Le premier pacte s'y déroulait, et Ichigo se remémorait avec exactitude le décor sylvestre de sa panthère. Une nature luxuriante, sauvage, oppressante, inquiétante mais verdoyante. Sauf que le Shiki ne l'y autorisait pas longtemps. Quelques seconde tout au plus. Il l'en chassait, interrompant ainsi toute tentative d'Osmose.
« Quoi Gamin ? Je fais capoter nos séances? Tu te fous de ma gueule là! » rugit le fauve. Comment pouvait il tolérer cette présence étrangère qui voulait conquérir son empire comme un colonialiste, qui ravageait son domaine et le foulait sans considération pour son intégrité? Ichigo réclamait un trône, il s'imaginait roi de ses terres. Sa compassion revêtait les ornements de l'hypocrisie. Il ne cherchait pas comprendre son monde, mais a le modeler à son image, comme un pionnier s'appropriant une nouvelle parcelle de terre assujetti. Il n'entendait pas, ne voyait pas, il piétinait.
« Qui m'exclu de son monde ? Ne me fait pas croire que tu ne le fais pas exprès! J'ai passé plus de temps dans cette maudite forêt le jour de notre pacte que durant toute nos séances de méditation réunies ! »
« De toute façon qui voudrait se lier à toi ? » vociféra l'autre « Tu es faible! » et dans sa bouche, cela sonnait comme la pire des insultes. Grimmjow avait eu 6 Maitres dans sa longue vie, tous n'étaient pas des géants comme Konomaru Sajin, la Bête infernale, mais l'ambition les animait, il voulait un destin. Quelle quête poursuivait Ichigo? Celle d'un meilleurs statu pour faciliter la vie de sa famille! Peu relisant et Grimmjow ne souhaitait pas un maitre aux aspirations si restreintes, si monotones et monochromes.
« Et qui voudrait d'un esprit bridé hein? » siffla l'importun. « Il n'y a qu'Aizen pour vouloir d'un monstre comme toi! J'aurais mieux de te laisser dans ta cage sale... » Les mots cimentèrent la gorge de Grimmjow qui ne trouva rien à répondre, et le violentèrent plus qu'il ne l'aurait souhaité. Touché il baissa la tête. Aizen avait raison. Personne au dehors des barreaux ne le désirait. Monstre hein?
Oui, il avait tué par milliers, oui, le malheur pavait sa route, oui, les troubadours peuplaient les histoires d'horreur de son nom sanglant, et oui, il semait le désespoir sur son chemin...Mais la vérité si crue le blessa. Surtout venant de celui se proclamant une épaule de soutient et un protecteur de confiance. Je savais qu'il était comme les autres.
« Ca suffit Ichigo surveille tes paroles! » réprimanda Yoruichi.
« Quoi pourquoi je... » Les mots s'épanouissant dans l'air. Ichigo se stoppa, horrifié de ses propres propos. Il coula un regard anxieux empli de remord à son Shiki. Putain j'ai merdé la Grimmjow semblait blessé, comme prit d'une désillusion cruelle. L'omiyji regretta ses propos acerbes dictés par sa rancoeur ponctuelle. Il avait voulut lui faire mal, se décharger de ses échecs, rendre le Shiki coupable de ses derniers pour ne pas se remettre en cause. Mais, il savait comme Grimmjow avait souffert de sa détention même si il cachait cette plaie au dessous d'une rage bouillante. Il reconnaissait sa propre trahison, alors même qu'il se présentait sous son visage de bienfaiteur, il lui portait un coup torve. C'était bas. Mère n'aurait jamais approuvé cela. « Je suis désolé Grimm, je ne voulais pas... »
« Ferme là. »grogna celui ci. Le roux accusa le coup, pour le moment il endosserait le rôle de coupable... « Tu es comme les autres, sauf que eux avant la franchise de ne pas cacher leur dégout derrière de la fausse compassion. En plus d'être incompétent tu es lache » ...mais son attention altruiste s'évanouie. Grimmjow allait trop loin!
« Les garçons. » intervient Yoruichi qui sentait l'air s'électriser. Les deux interpellés reportèrent leurs attentions sur la séduisante jeune femme qui arborait une mine autan ulcérée que coquine. Grimmjow admirait cet air continuellement espiègle qui masquait si une chose importait à la dame ou non. Lui était incapable d'une telle maitrise corporelle. Une nouvelle arrivante, se dandinant d'inconfort changea la dynamique en place. « Nami » soupira la Prêtresse. « Quel noble véreux me demande encore ? »
La secrétaire se tassa. Elle se demanda vaguement si repasser plus tard ne serait pas plus judicieux. Les indications de Kisuke Urahara lors de son affectation la rappelèrent à l'ordre . Elle fera tout pour esquiver son devoir Nami, ne lui épargnez rien ! Mais les deux hommes qui la dévisageait l'incommodaient. Elle les esquivait au maximum depuis leurs arrivés, leurs présences la rendait anxieuse. Intimidée elle s'obligea au courage. « Madame, le monastère Azura attend votre raiponce. Le monastère soupçonne un Yokai... » exposa t elle doucement.
« Encore cette histoire? » dit la Princesse songeuse. Yoruichi s'éclaira soudainement , elle croisa ses doigts fins d'excitation. « Bien, dites leur que je leur envoie deux de mes éléments sur le champs. » La chef religieux se tourna vers les deux garnements qui la scrutaient, alertes. « Vous allez devoir vous entendre car je ne tolèrerai pas l'échec » Ils échangèrent un regard d'incompréhension.
« Attendez Yoruichi-san, vous ne comptez pas... »tâtonna Ichigo qui présentait le pire.
« Vous partirez dans l'après midi »coupa t elle « Je ne peux pas laisser un des monastère sous ma juridiction dans le trouble » Nami catastrophée murmura à sa maitresse la folie qu'elle commettait mais cette dernière continua sur un ton badin. « Vous vous rendrez a Azura par Senkamon »
« Ils ne s'entendent pas »souffla t Nami « Ils vont apporter plus de problèmes qu'ils ne vont en résoudre » comme sa maitresse persévérait elle ajouta tout bas. « Enfin comment voulez vous qu'ils anéantissent un Yokai quand ils ne sont même pas capable d'interagir ensemble sans se battre! Ils se hurlent des insanités plus qu'ils ne dialoguent» Pas faux
« Nami, vous informera du contenus du dossier » la jeune femme hocha la tête défaite, leur réputation allait souffrir de cette décision. Comment ces deux là pourraient ils remplir cette mission? Ou plus simplement, réussir a ne pas s'entretuer ? Impossible.
« Ne vous étripez pas » recommanda simplement la noble sous le regard ahurit des trois autres. Gracieusement, plaça la boite de Shogi dans les mains d'Ichigo. « Jouez à cela si vous avez des griefs. Une fois la bas, je vous interdis de vous battre. » Ils restaient choqués, emplis de stupeur. Elle comptez vraiment... « Les moines m'informeront de vos faits et gestes. »...les envoyer, eux deux caractères opposés et revêches, incapables d'échanger autre chose que des coups... « Considérez cela comme votre première mission! »..en mission.
Mais elle est complètement folle, réagirent en symbiose les deux partenaires qui se dévisageaient éberlués.
« Keni je m'ennui » Yachiru souffla dépitée, Keni ne l'écoutait même pas, absorbé par le combat en cours. Le lieutenant n'aimait pas les tournois. Personne n'y faisait de bêtises, les combats devant la seule préoccupation de tous. Et dans la 11, la fréquence des combats explosait. Elle n'aimait les confrontations que lorsque que Keni y prenait par. Mais comme personne n'avait de véhélité suicidaire, la chose se produisait peu.
D'ennui elle se tourna vers un des membres de sa division qui observait le combat avec passion et lançait des paris d'une voix caverneuse et grivoise. Le combat actuel offrait peu d'intérêt :Ikkaku contre l'actuel 23e siège. Le chauve sortait favori de tous les paris aussi la mise contre lui prenait de la côte rapidement. Bien que petit nouveau, la fougue de Madarame l'avait élevé rapidement dans la hiérarchie. De 82e, en trois mois, il était passé 24e, et même si depuis il se stabilisait à cette place, la performance forçait le respect. Yachiru aimait bien la boule de billard, il sortait de ses gonds et la poursuivait à chaque fois qu'elle le taquinait. Vraiment amusant.
Une idée germa dans sa tête, elle prit part au pari. « Crâne d'oeuf va perdre » cria t elle suffisamment fort pour que tout le dojo l'entende.
Madarame Ikkaku, qui jusqu'a lors menait glorieusement ses offensives, de rage oublia sa situation présente pour répliquer à la gamine son point de vu sur cet affreux surnom. Sa veine de colère déformait son crâne lustré qui lui valait l'odieux sobriquet. Son adversaire en profita pour parer son coup et contre attaquer. Dans un bruit mat, celui qui partait favori s'écrasa dans sur le sol, un bokken sous la gorge.
« Je l'avais dit » se gargarisa l'enfant. « J'ai gagné le pari Maki-maki » dit elle à son voisin en lui tendant une paluche que l'autre remplit d'espèces sonnantes et trébuchantes en grognant.
Kenpachi leva les yeux au ciel, faisant tinter ses clochettes. Elle avait la facétie des enfants mais le sens des affaires. Il avisa Ikkaku qui courroucé approchait. Pas sur que lui ai apprécié sa manoeuvre. Son emportement calquait bien avec la devise de la division: « la force prime le droit », de même que son coude léger sur la boisson. Il ne comprenait pas son attachement avec l'autre recru actuellement 25e siège: Yuchika qui le talonnait toujours. Ce dernier se préoccupait plus de l'esthétique que du combat, à ce demander pourquoi il restait dans la division la plus crasseuse, la plus vulgaire et la plus dégoutante de tout le Seireitei...Un mystère.
« Dis voir le nain de jardin » apostropha Ikkaku « Je rêve ou tu m'a fait perdre pour avoir des roupettes là ? »
Kenpachi laissa Yachiru descendre de ses épaules, son air triomphant et pétillant l'amusa. Il présentait une suite divertissante. La rose mit un doigt sous son oeil et tira la langue dans une grimace espiègle.
« Je t'ai pas fait perdre, tu la très bien fait tout seul »Puis elle commença a courir, narguant l'autre en scandant sa défaite comme une mélopée. Les soldats s'écartait sur son passage furtif et rapide.
« Sale petite.. » Ikkaku lui courut après, poing en avant et à renfort de grand cris. « Revient ici tout de suite ! » Leur jeu se prolongeait dans l'arrière plan, et bientôt ils disparurent hors du Dojo.
Kenpachi se leva. Ikkaku ne blesserai jamais Yachiru, la petite, la plus jeune lieutenant du Seireitei et la seule femme de la division, conjuguait agilité et vitesse. La « boule de billard » ne la rattraperait simplement jamais, et auquel cas, Yachiru se défendrait parfaitement toute seule. Leur dispute animait et créait un fond sonore, mais elle n'étaient pas sérieuses.
« Ikkaku est déjà sorti ? » Yumichika entra dans le dojo. Le 25e siège s'évertuait à arriver systématiquement en retard à chaque entrainement matinal, sous prétexte d'une mise en beauté et afin d'éviter que « odeur nauséabonde de la transpiration s'imprègne dans mes vêtements ». Un curieux numéro dans cette division de brute aussi soucieux de leur apparence que de leur premier bokken. L'allure générale de l'homme était confondent de féminité.
Yachiru est peut être pas la seule fille en fait? Dans sa tête défila une panoplie d'images et de souvenirs de Yumichika dans ses positions efféminés quotidiennes. Obnubilé par la possibilité d'avoir deux membres féminins dans sa division, il s'approcha du nouvel arrivant qui le dévisagea sans comprendre. Son Capitaine approcha sa tête de son entre jambe semblant y trouver un intérêt insoupçonnable. « Heu Capitaine je peux faire quelque chose pour vous ? »
Ce dernier, dans un silence théâtrale, baissa l' hakama sous le cri choqué et de protestation de la victime et le rire de ses camarades. Après vérification de l'appel masculin de son subordonné, Kenpachi le rhabilla, et s'éloigna comme si de rien n'était, ignorant superbement le babillage outré de Yumichika.
Non c'est pas une fille. Il jeta un coup d'oeil à l'homme poudré derrière lui, maquillé, et coiffé de plumes de pans, qui l'incendiait comme Yachiru quand elle n'avait pas ses bonbons. Il ressemble vachement à une fille quand même... Oui, l'homme, puisque après inspection, s'en était un, avait tout d'une femme. Jusque dans ses manières et la positions délicates de ses mains sur ses hanches alors que sa voix prenait des intonations de diva blessée. Et pourtant, malgré l'élégance qu'il se voulait incarner, et les choix que lui donnaient ses dons d'Invocateur, il avait choisi la 11e. Lui même était le seul capitaine à ne pas avoir de Shiki. Il est juste bizarre en fait.
« Vous êtes vraiment des rustres » déplora finalement Yumichika. Et tandis qu'il partait dans une apologie de la beauté et de l'élégance, au grand dam de ses camarades qu'il gavait de ces propos à toutes occasions, un courageux osa l'interrompre avec toute la distinction d'un membre bien portant de la 11e.
« Mais tu peux la fermer oui! » tonna le téméraire. La réponse fut sans appel.
« Qui es tu déjà ? Je suis désolé, tu comprends, j'ai mauvaise mémoire pour les visages laids »
La tête de son opposant valait un sacré détour. Bizarre mais rigolo, pensa son Capitaine. Yumichika était maniéré certes, mais depuis sont arrivé, la division expérimentait une nouvelle forme de joute: celle verbale et à ce jeu la, l'efféminé les battait à plat couture. Ca leur fait pas de mal à ses idiots un camarade avec un peu de jugeote, statua Kenpachi qui ne rendait pas compte qu'au yeux de l'Invocateur, il était de loin le plus décérébré.
« AH Capitaine avant je ne l'oublie » Yumichika sortie une missive de sa manche. « Le Capitaine Hitsugaya m'a chargé de vous remettre ceci »
A l'approche de la lettre, le Capitaine se figea, illettré, il esquivait toujours les scènes de lectures publiques. Généralement, Yachiru saisissait l'écrit avec désinvolture et en faisait la lecture, il épargnant ainsi la besogne. Sauf que cette andouille joue avec l'autre chauve... Il tendit la main, un éclair vif le surpris et il la rétracta par réflexe. Yumichika regarda interloqué sa paume a présent vide, mais dont son Capitaine n'avait pas saisi le contenu.
« Keniiiiiiiii » s'enthousiasma une voix depuis l' épaule de ce dernier. Ses clochettes tintèrent tandis qu'il identifiait le soudain poids qui appesantait son membre droit. « Ca dit qu'on doit surveiller le palais pendant une réunion » Lut Yachiru, assise confortablement sur son épaule large, en battant des pieds dans le vide. « Elle aura lieu dans la fin de semaine. Boule de neige veut te voir pour régler les détails pratiques » La rose siffla d'admiration. « Ouha en plus y'aura du beau monde » continua t elle. « Les Quatre Maisons sont convoquées »
Les Quatres Maisons hein? Kenpachi resta songeur, il méconnaissait la politique, mais même lui avait conscience de l'importance de ces quatre entités. Depuis la Revolution Pourpre, elles exerçaient la réalité du pouvoir. Leurs venues n'annonçaient rien de bon pour leur institution militaire fermement récriée notamment par la famille des Inoue. Et le gamin irascible et écervelé qui leur sert de chef. D'un autre côté, les Quatre Maisons tannaient le monarque pour engager une guerre, chose qui appâtante, alimentait les excitations de la 11e. Kenpachi se moquait bien de la fidélité, son allégeance allait au combat et depuis l'accession de Kisuke au pouvoir, il en manquait cruellement. Aussi, il attendait avec ferveur le dénouement de ce Sommet, comme un croyant devant son idole...
Un bruit de course attira l'attention de l'attroupement. Par l'entrebâillement, Ikkaku fit irruption, une large de marque de sandale rouge marquant la peau fine de son crâne chauve. Il hurlait à la petite teigne de ne plus jamais lui refaire un coup pareille. Alors qu'il l'avait enfin attrapé, l'enfant avait été saisi d'effroi, à sa stupeur, et s'était débattu pour retourner au dojo. Yumichika, professionnellement sorti de sa manche du fond de teint dont il badigeonna généreusement le crâne de son ami.
« Lieutenant Yachiru, pourriez vous éviter de laisser des marques aussi disgracieuses sur cette andouille. J'y perd des fortunes de maquillages » Ikkaku ressemblait à présent à une cocotte minute proche de l'implosion.
Yachiru adressa un clin d'oeil au capitaine, qui lui rendit un sourire carnassier mais complice.Y'avait pas à dire, il aimait cette petite!
Il n'avait pas le temps, son débrief avec Kenpachi avait deux heures de retards, mais connaissant l'homme, et son sens de l'orientation, ce délais était normal, il ne tarderai pas à arriver. Le capitaine de la 10 avait manoeuvré dans ce sens. Il se maudit, quelle idée lumineuse il avait eu encore. Confier ces dossiers à Matsumoto! Il fallait vraiment que tout les membres de sa divisions aient d'autre affaires à régler.
« MATSUMOTO » hurla le Capitaine de la dixième division. Ou est encore passé cette empoté fainéante. Il sorti mécontent de son bureau, dans sa main il froissait un papier. Ah je te reteint sur ce coup la Momo. Mais si tu verras, elle est vraiment formidable, et nya nya nya...égaré dans sa colère, il s'oublia à imiter sa cousine sous les regards atterrés des Omoyijis passant par la. Formidable, tu parles! Elle n'excelle que dans la boisson et la sieste oui! Le petit capitaine déboula férocement dans une salle. Un avion en papier s'écrasa sur son visage en guise d'accueil. Le Capitaine s'imposa maitrise et calme.
Les trois occupants Ikkaku, Hisagi, et Matsumoto buvaient tranquillement, tout en faisant un concours de jet d'avion en papier, l'interruption du cadre supérieur les surpris. Ikkaku et Hisagi échangèrent un regards inquiet. Yoshiko, toujours présente quand la rouquine trainait avec son maitre, lui susurra qu'elle le protégerait du nabot. Et ce dernier béni qu'elle soit collée à lui, et que sa remarque soit inaudible pour tout autre que lui. Pour une fois que cette proximité ne l'incommodait pas.
Yoshiko détestait la présence de Matsumoto. Dès que cette dernière apparaissait, le Yokai faisait démonstration de sa possessivité, elle devenait imbuvable, et excessivement « attachée » à lui. Au sens littéral. Inconsciente de la haine dont elle faisait l'objet, l'autre femme de la salle, guillerette proposa à Toshiro de ce joindre à eux, mais les deux autres lisaient dans l'attitude excédée de ce dernier sa réponse équivoque.
« Je ne sais pas pourquoi je m'attendais à te trouver ici » maugréa de plus jeune. Il ramassa un avion qui avait atterri à ses pieds « Dis moi, ce ne sont pas les dossiers que tu dois signer que j'aperçois la? »
L'interrogée pencha la tête de côté, un doigt vint titiller des lèvres dans une mine pensive. Elle fronça les sourcils sous l'intensité de sa réflexion. Mais qu'elle idiote persifla Yoshiko, un regard désapprobateur de son Maitre la fit taire et disparaitre dans son monde. Le Yokai n'admettait pas l'attachement irraisonné de son Maitre pour une potiche plantureuse qui n'avait d'yeux que pour un autre de toutes manières. Alors qu'elle ne vivait que pour lui...Mais pourquoi la rejetait il? qu'avait elle de moins ? Kazashini lui répétait que leur propriétaire était un imbécile... peut être avait il raison ?
Dans le monde des humains, un éclair de lucidité traversa la femme la plus séduisante du Seireitei. Elle ouvrit un des pliages qu'elle avait fait. « Je devais les signer ? Je suis désolée Capitaine, j'ai pensé que c'était les brouillons... » Elle but une gorgé conséquence de saké. Apparement ce n'était pas son premier verre. Le comportement inconscient de sa subordonnée déstabilisait toujours le Capitaine...
« Matsumoto » menaca t il, une aura sombre enveloppant sa frêle silhouette, Hisagi et Ikkaku tressaillirent. « Je me fiche de comment tu te débrouilles mais je veux ces papiers sur mon bureau dans l'heur tu m'entends » Il ressortit en claquant la porte. Mais cette dernière se rouvrit sèchement la seconde suivante. « Quand à vous deux » dit il en pointant du doigt les deux compères qui retenaient leurs respirations « j'en toucherai deux mots à vos supérieurs » et cette fois ci définitivement la tempête s'éloigna.
« Tu le fait vraiment tourner en bourrique » commenta Hisagi. « C'est ton capitaine tout de même » La rousse haussa des épaules. Elle détestait le travail administratif, or son capitaine la parquait dans ces tâches ingrates ou dans l'inactivité. La dixième division avait la charge de toutes les paperasses après tout. Et elle avait vraiment tenté de remplir correctement ces dossiers, ce n'était pas sa faute, mais celle de son cerveau qui au bout d'une heure réclamait des amusements. Elle contempla la pagaille de la salle, consciente du rangement à effectué et de la masse de labeur qui l'attendait. Elle soupira.
« Le Capitaine est toujours en colère » ronchonna t elle. « en plus j'ai toujours beauuuuuucoup de travail. C'est pas humain un tel rythme »
« Enfin de ce que j'ai entendu » glissa Ikkaku en lançant un avion. « Il est plutôt chiffe molle, et rabat joie non? » La rousse lui lança un regard torve, elle n'appréciait pas qu'on dénigre son Capitaine dont la gentillesse faisait honneur. Elle gardait en mémoire que n'eut été le Capitaine de la 10e, personne ne l'aurait prise sous son aile. En dessous de sa discipline, il conservait un air d'enfant, et une candeur naïve, tout à fait craquant. Elle éprouvait de la gratitude, du respect et des relents de maternité pour le si jeune haut gradé.
« Au fait Ikkaku » détourna Hisagi qui sentait le vinaigre approcher. « Pourquoi t'es la ? Tu sèche pas mal nos beuveries depuis que tu es dans la 11e » Matsumoto trouva la remarque peu a propos, sachant que dans quelques jours Hisagi serait affecté à une équipe de terrain et quitterai le Seireitei. Elle allait expérimenter la solitude...Plus personne ne venait boire avec elle, Momo restait scotché à son parfait Aizen Taichou, Hyori courrait perpétuellement, Renji subissait le courroux de son capitaine, Rukia s'acharnait à progresser, Izuru: disparut de la circulation, Ichi était parti loin, et Yumi et Ikkaku restaient cloitrés dans leur division. Seul Hisagi s'éclipsait encore de son devoir pour profiter d'une coupe en sa compagnie.
« J'avais besoin de réconfort, et d'une bonne planque » le regard appuyé de ses collègues le conduisit à approfondir. « Yumi s'est mis en tête de refaire à garde robe de la 11e » Hisagi lui donna une tape sur l'épaule en réconfort tandis que Matsumoto lui servit une autre coupe. « J'en pouvais plus d'essayer toutes ses fringues » son récit le fit trembler. « Il y en avait de partout...Des fleurs...Des rayures...des pois...des sandales...des peignes... »
« Calme toi, c'est fini à présent » le réconforta Hisagi tout en échangeant un sourire complice avec Matsumoto hilare, et au bord du fou rire, mais qui compatissait. Pour avoir fait l'erreur d'emmener Yumi en séance shopping, elle connaissait sa rigueur, son bon gout, mais aussi ses excès.
« On à pas tous put s'échapper » continua le chauve perdu dans ses souvenirs traumatisants. « Il souriait comme un démon... » la victime agrippa les épaules de son compagnon tatoué, le fixant avec l'intensité du désespoir. « Même Kenpachi à battu en retraite »
Matsumoto éclata de rire. Elle imaginait mal cette montagne de Kenpacchi fuir devant Yumichika armé de peigne et de maquillage. Ca, ce serait un gros titre de journal « Yumichika, la terreur de la onzième! » Tient c'est pas une mauvaise idée ça... « Sur ceux les gas » annonça la plantureuse jeune femme en s'étirant. «Je propose qu'on porte un toast à notre Hisagi pour sa super promotion et son départ! »
Ce dernier modéra son amie, lui rappelant qu'il portait actuellement le 7e toast en cet honneur mais sa camarade se contenta de rire. Il partait pour sa première mission en extérieur le lendemain, et organisait le soir même un fête au Lotus Bleu pour son départ. Tous hormis Hinamori qu'il n'avait pas croisé, lui avaient assuré leurs présences. Même Rukia avait réussi a déjouer son frère pour les libérer elle et Renji. Le Capitaine de la 6 semblait porter une certaine rancoeur à l'égard du rouge qu'il accablait de corvées.
« En plus tu part en comité restreint avec ton capitaine » le taquina sa voisine. « Le fameux capitaine dont tu nous bassines depuis que t'es môme » Elle prit une posture aguicheuse et s'approcha de ses lèvres qu'elle frôla des siennes. « Dois je m'inquiéter ? »
« Ce n'est pas comme ça avec le capitaine » bafouilla t il, rouge.
« Quoi Hisagi ? Tu le voudrait dans ton plumard ? » plaisanta crûment Ikkaku, toujours délicat et implicite. Le brun marmonna une insulte bien sentit, les oreilles écarlates. Il admirait son Capitaine. Il l'avait sauvé quand il était môme, il incarnait la force, l'obstination et la franchise...Il avait rêvé de se rapprocher de lui autan physiquement que psychologiquement. Alors oui, il rayonnait de joie, l'idée de suivre son model en mission, de passer du temps avec lui et apprendre de lui le mettait dans tous ses états.
Lui, et le Capitaine partaient à deux des les Montagnes en bordure du Vandenreich. Kensei trouvait cette première sortie appropriée pour son récent 12e siège dont il voulait augmenter le nombre de Yokai à ses ordres. Deux ne suffisaient pas d'après lui. De plus, il lui reprochait le manque de contrôle de Kazeshini qui non content de le ridiculiser à toutes occasions, prenait un malin plaisir à retourner ses ordres contre lui. Yoshiko elle brillait par sa discipline bien que sa jalousie maladive soit une entrave à son obéissance totale.
Et, il trouvait inacceptable que son 12e siège n'est aucune expérience réelle. Le massif capitaine décoloré avait pour coutume de « baptiser » lui même ses recrus, il prenait à sa charge ces dernières pour leur première mission en extérieur. La pratique n'avait rien d'exceptionnelle mais cela n'atténuait pas la joie du garçon.
« MATSUMOTO J'ESPÈRE QUE CA AVANCE » résonna dans les couloirs la voix enfantine du Capitaine de la 10e. L'ordre rappela les trois amis à la réalité.
« Dites, ça vous dit pas de m'aider les gars ? » implora piteusement incriminée, toutes armes de séductions actives pour faire fondre ces deux coeurs racornis. Avec un soupir équivoque, Hisagi se proposa. Il se tourna vers Ikkaku, pour obtenir son soutient mais celui ci avait semblait il, préféré retourner affronter les fureurs stylistiques de Yumichika.
Sale traitre.
Izuru et Hinamori patientait, confortablement assis dans l'antichambre du Capitaine Aizen. Leurs deux capitaines respectifs s'entretenaient, comme régulièrement, en privé. Et si ni l'un, ni l'autre ne comprenait cette relation étroite, aucun des deux n'osait questionner sur le sujet. Et ils ne s'en plaignaient pas, ces entrevus leur permettant de se voir et de ce parler fréquemment. De plus, ils pouvaient ainsi profiter du confort de la salle extrêmement bien fournie en mobiliers sobres mais incroyablement coquets.
« Tu vas bien? » demanda innocemment Hinamori en lui servant une tasse de thé « Je ne sens plus Wabisuke auprès de toi »
« Il ne me suit plus constamment » éclairci le blond. « Depuis que nous avons atteint le Shikai il peut intervenir plus rapidement. Il n'y a plus d'utilité à ce qu'il reste à mes côtés, c'est épuisant pour lui » Il prit le temps de marquer une pause. « Et j'admet que ne plus subir ses remarques me soulage. Il est déprimant » Dans sa bouche le mots prenait un sens tragique. « Et puis il boude un peu je crois » ajouta t il « Ichimaru-san me demande de plus en plus souvent de l'accompagner »
La jeune fille hocha la tête compréhensive. Wabisuke opposait un féroce rejet à l'encontre de ce serpent sympathique à personne. Elle même s'en méfiait. Il incarnait la fourberie et le vice dans son chemin le plus tortueux. L'amitié, et l'admiration que lui portait Kira la choquait presque. Qu'on adule un capitaine aussi charmeur qu'Aizen allait de soi, il représentait l'Idéal fait homme, mais Gin...Cela la dépassait. Mais néanmoins elle respectait suffisamment son ami pour ne pas récrier ses choix.
« Je ne les pensais pas si proche » comme Kira la dévisageait sans comprendre, Hinamori statua « Le Capitaines Aizen et le Capitaine Ichimaru je veux dire. » Les hommes se contrastaient tant que leur amitié surprenait. L'un couleur lune inspirait la méfiance et la vilenie, l'autre couleur nuit amenait naturellement les gens à la confiance et à la droiture. Quel couple mal assortit.
Kira hocha la tête. Depuis qu'il avait assisté à cette étrange échange entre les deux hommes, la nature de leur relation le dérageait. Aizen semblait détenir une autorité malsaine sur son Capitaine, bien loin de l'image impeccable qu'il diffusait. Cependant, ne sachant que faire de cette information, et craignant de perdre la considération de son Capitaine, il la taisait. Il n'empêche qu'ils trafiquent quelques chose et j'aimerai bien savoir quoi moi...
« Au fait » changea t il de sujet. « Tu viens à la fête de départ d'Hisagi ce soir ? »
« De depart? » La jeune fille parut très surprise ce qui étonna son compagnon. Elle n'est pas au courant ? Après réflexion il comprenait son ignorance, hormis lui même et son frère, Hinamori ne voyait plus personne. La 5e, et ses fonctions accaparantes, la coupaient du reste des divisions. Elle assistait son Capitaine, à qui elle vouait une adoration peu recommandable, dans toutes ses taches, se faisant un devoir de lui faciliter la vie. Toute à son nouveau motto, elle délaissait ses amis, les visitants rarement.
« Oui il est passé 12e siège. Le Capitaine Mugumura a décidé de l'emmener avec lui dans les montagnes pour la prochaine mission de recrutement. » En effet la division 9e division était chargée d'écumer le pays à la recherche d'Omoiyji potentiels, division voyageuse et exploratrice, ses expéditions duraient souvent plusieurs semaines voir plusieurs mois. « Je ne l'avait jamais vu aussi heureux » commenta le blond. « Il a même embrassé Yoshiko quand on lui a annoncé sa domination !»
« Je...Je ne savais pas » constata tristement la jeune fille mal a l'aise. Elle baissa la tête honteuse. Maitre vous allez encore fait pleurer une jeune fille résonna comme un glas la voix de Wabisuke dans sa tête. Cela lui fit prendre conscience de l'extreme fragilité de la jeune fille qui luttait contre ses larmes. Peu adapté au réconfort, habituellement leur rôle étaient inversés, il déprimait et Momo le soulageait, il tenta maladroitement de lui remonter le moral.
« Mais je n'étais même pas au courant de sa promotion » pleurnicha t elle. « Avec le Sommet le Capitaine avait beaucoup de travail alors je l'ai aidé. Et puis ce soir pour me récompenser il m'avait invité au restaurant quand on aurait fini les dossiers. » Ses yeux humides. « J'étais tellement tellement heureuse d'y aller »
« Ce n'est pas grave » bafouilla t il. Il paniquait à l'idée d'avoir blessé son amie. Il regrettait car elle était toujours au service des autres et généreuse, et lui, imbécile, il pointait son éloignement. Mais quelle andouille. « hormis Matsumoto, nous sommes tous surchargés de travail. Moi aussi je les vois moins. En plus avec l'entrainement je suis mort alors je sors plus non plus le soir...Et je suis sûr qu'Hisagi ne t'en voudra pas si tu ne viens pas.. » Il lui fit un bisous sur le front, action qui acheva sa pudeur et le terrassa de honte. Changer de sujet, changer de sujet.« Bref, vous vous entendez bien du coup ? » Elle le mira sans comprendre. « Avec le Capitaine »
« Il est fantastique » s'empressa t elle dire, les étoiles dans les yeux. « Il n'y a pas d'homme plus gentils et prévenant que lui. Quand il sourit, toutes les peines du monde se volatilisent. Et il si fort que même Kenpachi n'ose pas le provoquer. Il est attentif à tout le monde... »
Kira décrocha. Le babillage élogieux ne semblait pas vouloir se tarirent, et il n'avait pas le coeur de couper le poème glorificateur. L'indéfectible loyauté d'Hinamori figurait dans l'apologie de la dévotion. Izuru expérimentait lui aussi ce sentiment envoutant, et même si au contact du Capitaine albinos il avait appris à le craindre, il ne pouvait que jurer fidélité a cet homme passionnant qui avait su voir en lui.
Gin sorti des appartements luxueux d'Aizen, son éternel sourire pendu à ses lèvres pales. « Tu vois Captain, pas besoin de s'inquiéter. Ils s'ennuient pas » commenta t il en désignant leur posture enlacé. « Les jeunes connaissent plus rien de la décence » déplora t il faussement. Les deux concernés s'étouffèrent dans des balbutiements d'explications. « J'te pensais pas aussi audacieux mon p'tit Izuru » Le Capitaine de la 3e ébouriffa délicatement les cheveux de son subalterne, lui signifiant clairement qu'il le titillait. Ce dernier fixa le sol, les joues brulantes. « Et que dire de notre petite Hinamori! »
« Gin arrêtes de les embêter. » repartit aimablement Aizen qui sortait à son tour. Impeccable, comme à l'accoutumé. « Hinamori-san, Kira-san, j'espère que nous n'avons pas été trop long » Les deux jeunes gens assurèrent le contraire, ils se relevèrent en vitesse et se postèrent rapidement aux côtés de leurs Capitaines respectifs.
« Je ne les embêtais pas d'abord » ronchonna Ichimaru en gonflant les joues, gamin. « Ce n'est pas très sympathique d'insinuer cela Captain » Il lui serra la main en guise d'aurevoir. « Bon faut qu'on y aille, hein Izuru »
« Et ou allez vous donc » s'enquit galamment Aizen, « si ce n'est pas indiscret »
« Le Capitaine m'entraine » avoua à demi mots le jeune homme, qui conscient de l'honneur que représentait cet acte, rougissait d'embarra. Pour ne pas alléger son malaise, son capitaine vanta sur un ton badin ses progrès, assurant que bientôt son p'tit Izuru serait vice capitaine.
« C'est moi qui l'entraine après tout » acheva t il
Aizen cacha magnifiquement son mécontentement. Il voyait d'un mauvais oeil ce rapprochement. Cela ne desservait pas ses plans, il lui conférait un autre moyen de pression su l'insaisissable albinos. Ce dernier était nettement plus docile, sans doute pour protéger « son amant », enfin Aizen pensait qu'il l'était, de subir les retombés de son insubordination.
Mais au fond de lui, il trouvait ce soudain intérêt du blanc pour le blond louche, trop rapide et surtout trop parfait. Au moment ou il cherchait un moyen de pression sur l'albinos, ce dernier se liait fortement avec un jeunot, lui en offrant un sur un plateau. Coïncidence ? Une drôlement bien tombée alors...Non pour lui, Gin tentait de le duper, mais il ne savait pas encore comment. Mais tout cela tenait du pressentiment, rien n' étayait sa thèse.
Peut être se faisait il trop d'idée. Après tout Gin était malin, mais certainement autan que lui. Il imaginait mal quelqu'un le surpasser dans ce domaine. Et pour le tromper ! Lui ! Il n'était pas nait celui qui le bernerait! Toutes fois, si Gin était capable d'échafauder, il n'en deviendrai que plus piquant, plus intéressant. Il réfréna un de ses mauvais tics qui survenait lors de ses phases d'excitations: se pourlécher les lèvres.
« Et bien que d'enthousiasme de votre part Ichimaru-san. » Commenta le Capitaine de la 5e. « Cependant vous n'avez rien à lui envier, n'est ce pas Hinamori-san » Voyant qu'elle dandinait de gêne il enchaina. « Vous devez vous faire confiance Hinamori-san. Votre sérieux et vos capacités vous honorent. Enfin nous pourrons en parler plus librement ce soir »
Hinamori hésita à annuler cette fameuse soirée. Ce serait déplacé mais Hisagi méritait ce sacrifice. « A ce propos » commença t elle su bout des lè , Gin coupa court son élans en l'interrompant.
« Ce soir? » saisit il « Rhooo Captain vous allez donc voler la virginité de cette belle fleur ? »
« Capitaine Ichimaru! » s'outrèrent Kira et Hinamori d'une seule voix. Le susnommé assura qu'il plaisantait afin de s'esquiver, puis il engageant le pas non sans un encouragement grivois destiné à la jeune fille. Kira, mort de honte le suivit.
« Gin est vraiment incurable » soupira Aizen. « Ne vous inquiétez pas Hinamori-san, a moins que cela soit votre désir, je ne m'autoriserais aucun rapprochement de ce genre avec vous » La jeune fille hoqueta sous son trouble. Il avait bien dit « a moins que cela soit votre désir » ? Si Hinamori avait effleuré l'idée d'annuler son diner, cette simple phrase lui fit revoir ses positions. « a moins que cela soit votre désir » Ca veut dire qu'il est plutôt d'accord lui non?
« Allons nous aussi vaquer à nos occupation voulez vous, les dossiers ne s'écrivent pas tout seul, et j'aimerai finir tôt pour profiter de cette agréable soirée en votre compagnie » Il entama la marche vers son bureau. « A ce propos » demanda t il calmement. « Vous vouliez dire quelque chose à ce sujet je me trompe ? »
Le Capitaine attendait patiemment la réponse. Si il avait demandé a Gin de venir le voir cet après midi la, en veillant à ce que Kira soit là c'était pour une raison bien particulière. Et si il avait proposé de sortir ce soir là c'était encore dans un but précis. Il voulait que la jeune fille choisissent entre lui et eux. Le « eux » regroupant tout élément extérieur à sa propre personne. De ce choix dépendrait le devenir de cette pauvre petite chose. Si sa raiponce différait de celle escomptée, elle finirait soit dans une autre division, soit il s'assurerait qu'elle reste dans les sièges les plus bas. Il ne servait à rien de s'encombrer d'un pion inutile. Mais le Maitre du jeu avait confiance.
Hinamori secoua négativement la tête, heureuse et emplit d'espoir rêveurs quand à leur futur relation. Et voila, ce félicita t il. L'admiration était le sentiment le plus loin de l'amour et le plus facile à manipuler.
Hyori courait. Depuis son affectation a la 7e, il lui semblait que le temps, vicieux personnage, rétrécissait et qu'elle en manquait toujours. En effet, la plus petite des 13 divisions, seulement 5 individus, constituait la garde rapprochée du monarque. Amenés à le suivre dans tous ses déplacements, ses membres se devaient de maitriser l'étiquette, les arts martiaux, l'histoire et toutes sortes d'armes. Ils devaient pouvoir combattre aussi bien humains que Yokai et savoir se focaliser sur la protection de l'Empereur même au milieux d'un affrontement. Depuis son intégration, Hyori en plus d'assurer sa propre charge, suivait des cours de rattrapages avec chacun de ses nouveaux associés.
Ses périodes de loisir avaient tant chuté, que sa seule activité commune avec ses amis de promotion se résumait aux missions inter-divisionnaire...Elle logeait au château, y mangeait, y étudiait, si bien qu'en un mois, elle n'en avait franchi les murailles que pour son emménagement. Elle désespérait de revoir un jour la ville et l'émulsion d'un marché de place ou d'une fête foraine. Elle prit un virage serré à gauche.
« Ah Hyori on attendait plus que toi » lui appris Lisa, détachée et sévère, sans lever ses yeux à lunette de sa lecture pornographique. La blonde retient de justesse un coup de pied malheureux qui aurait put la défigurer accidentellement.
« Lisa soit gentille avec elle » composa Hachigen Ushōda un sourire aimable sur ses grosses joues et ses deux mains croisées sur sa bedaine importante. Pour Hyori, cet homme, d'un caractère aussi généreux que sa corpulence incarnait le mystère absolue. Elle ne comprenait pas sa présence dans un corps requérant réactivité, vivacité et énergie. Hachigen Ushōda, toujours gaie, tranquille et d'une bonhomie sans égal n'élevait jamais son timbre posé et ne cédait jamais à la violence. Tout son opposé.
« Il n'empêche qu'elle est en retard. En même temps ce ne doit pas être sa faute; avec ses petite jambes ce doit être dure de courir! » Provoqua Shinji, Hachigen roula des yeux devant cette pique puérile. Shinji et Hyori s'entendait comme chien et chat, ne manquant jamais une occasion de titiller l'autre, en face de lui Hyori ne se restreint absolument pas. Elle laissait même éclater ses pulsions les plus sadiques. D'une propulsion, elle se hissa sur les épaules frêles du Capitaine, elle enroula ses jambes férocement autour de sa gorge, assurant ainsi sa prise, et entreprit de frapper furieusement sa tête.« Aie mais Aie, Hyori! »
« Et bien, je vois que l'on s'amuse ici. C'est beau la jeunesse tu ne trouve pas Tessai ? » remarqua une voix légère, inadaptée à la fonction de son possesseur. Kisuke Urahara, l'Empereur d'Oraci, accompagné de son fidèle conseillé Tessai, se dirigeait vers eux. Rose, le dernier membre de la 7e, suivait les deux hommes. Hyori s'empressa de descendre de son perchoir, a présent bien échevelé pour rejoindre dans leurs saluts militaires ses camarades.
« Avec tout cet entrain, j'espère que cette réunion sera sécurisée »
« Voila qui est bien méchant votre altesse. Nous avons tout organisé pour que ce sommet ne soit pas troublé. La 11e surveille les extérieurs du château, des soldats de Onmitsukidô sont embusqués un peu partout, quand à la salle en elle même » Le capitaine se tourna vers ses camarades et déclara avec fierté. « Nous en assurons personnellement la protection.»
« Voila devrait garantir ma survie dans ce cas » ria le monarque. « N'oubliez pas que du bon déroulement de ses négociations dépend la stabilité politique de ce pays » Il maintenait toujours une illusion de frivolité. « Je compte sur vous » acheva t il en ouvrant gaiement son éventail. Hyori trembla, rien n'aurait put alimenter plus efficacement son stress et son angoisse.
L'empereur ouvrit la marche, et eux cinq le suivirent sans un bruit. La nouvelle recrue ressassait en boucle les missions de chacun, concentré à ne pas faillir, ne pas céder face à la torsion de son estomac noué. Elle et Shinji, dont la simple présence l'irritait s'occupait de l'intérieur de la salle, les trois autres en surveillait les abords. Ce choix surprenant s'expliquait par l'extrême méfiance du Capitaine de la 7e qui craignant une attaque préférait abriter sa nouvelle recrue au sein de la salle de conférence, quitte à se que ses oreilles interceptent quelques secrets de polichinelles, prétendument d'états, mais dont la gazette people publiait les contenus.
Ils pénétrèrent le pavillon de Cristal, ou se regroupait toutes les salles officiels de conférences et de réceptions. L'architecture la plus fine et les décors les plus fastueux en ornaient l'intérieur, il y régnait toujours une solennité embaumée de parfum et de vives étoffes.
Les servantes les plus aguicheuses et les domestiques les plus charmantes y travaillaient tout le jour afin de maintenir le lieux impeccable, et changer les idées de ces messieurs durant les négociations. L'une d'elle, particulièrement éveillé et dotée en gérait la maintenance. Et justement, elle accosta le monarque avec diligence mais, caché sous son fard de politesse, une bulle pétillante de désinvolture.
« Ils sont dans la Salle des Mirages, je me suis dit que vous aimeriez qu'ils ne soient que des songes » Elle marqua une pause. « Ou des cauchemars » Kisuke le départ de Yoruichi au couvent, il déplorait la compagnie de femmes à la fois intelligentes et impertinentes. Toima avait su attirer et conquérir les faveurs du monarque à cout de piques et de stratégies audacieuses. Elle se permettait les remarques les plus piquantes qu'elle enrôlait d'une rondeur toute féminine. Hyori ne manqua pas de noté la facture de son kimono, et le dédains qu'elle exprimait à l'encontre des soldats malgré sa position de domestique.
« Juste remarque très chère, mais qu'il vous faudrait garder plus secrète. » Il lui baisa la main ganté de velours pourpre, une autre de ses manies. « Mais très pertinente. Sont ils bien installés »
Notre hospitalité ne souffre que de votre retard » elle enjoignit à la marche à pas pressés. « Que faisiez vous pendant tout ce temps? Le thé à même viré glacé » déplora t elle. « Les filles commençaient à peiner à trouver de quoi les divertir » badina le jeune femme en esquissant un sourire coquin. « Un peu plus et c'est vous qui aurez du attendre qu'ils aient fini leurs affaires »
Ils arrivèrent devant la grande porte de la Salle de conférence. Avant qu'elle ne s'agenouille pour ouvrir le dernier rempart, Toima glissa dans la main de son maitre un éventail. « Je pense que vous en aurez besoin » Intriguée par cette remarque Hyori examina plus en profondeur l'objet. L'armature de l'éventail luisait étrangement, il semblait pesant...Mais c'est un Tessen. Pourquoi diantre aurait besoin d'une arme ?
« Ne soit pas surprise Hyori » glissa négligemment l'Empereur. « Nos Quatres invités rêvent régulièrement de ma tête au bout d'une pic. Ce n'est qu'une précaution»
Histoire d'un Monde, leçon 74, La révolution pourpre, et l'état depuis.
Les difficultés économiques, religieuses, et politiques aboutissent en X889 à une révolution: la Revolution Pourpre.
A cette époque c'est la famille royale descendante des Ishida qui est au pouvoir. Leur prise de pouvoir deux siècles plus tôt avait clos une redoutable guerre de succession qui sévissait depuis 100 ans: La Lutte des Trois Dragons. Après deux siècles de stabilité, leur légitimité est cependant remise en cause par la Sainte Croix. En effet, afin de préserver la pureté de la race dont les pouvoirs faiblissaient, les Ishida avaient entrepris une politique de mariages incestueux. Et depuis quelques générations, un roi sur deux était fou.
Afin d'éliminer la source même de la contestation, Sakon Ie signe le Décret des deux Lunes. Lequel stipule que la Sainte Croix devait être dissoute, et que tout les croyants du Dieu Crucifié, ou de toute autre religions devaient se convertir à culte du Maitre de la Lumière ou finir immolé au buché. C'était la première fois que le gouvernement imposait une religion d'Etat. Outrées par ce décret, et les nombreuses immolations publiques résultantes les Quatre Maisons: Shihōin, Kuchiki en tête prirent la tête d'une offensive et renverse le pouvoir. La Famille Ishida fut exterminée, à l'exception du jeune prince Uryuu qui fut exilé dans le Vandenreich dans la famille d'origine de sa mère.
Les Quartes Maisons agrandirent leur fiefs respectif: Heart pour les Inoue, Cherterfiel pour les Kyoraku, Hatta pour les Shihoin et Haiga pour les Kuchiki. Ils ne laissèrent au domaine royal que la petite zone d'Alice, centrale mais fragile dans le but d'en garder le contrôle. Afin d'assurer la pérennité de leurs nouvelles prise de pouvoir, Kiorafu Kuchiki épouse une Shihōin. Le couple royal tardant à enfanter, et Kiorafu craignant de mourir sans héritier, il reconnait un bâtard Kisuke Urahara. Peu de temps après, sa femme meurt en couche, son sacrifice servit à donner naissance à Yūshiro Kuchiki-Shihōin. Kiorafu périra de la Fièvre Jaune, maladie dont le pays sortira purgé du cinquième de sa population l'année suivante.
En X907, Kisuke Urahara, en sa qualité de fils ainé se fait proclamer Empereur d'Oraci à l'âge de 19 ans. Sont frère, Yūshiro à alors 5 ans. Aussitôt, Kisuke Ie entame une politique de militarisation spirituelle d'Alice afin d'éradiquer la menace Yokai devenue exponentielle. Il fonde l'Institut de Recherche dont il confit la garde à un ex détenu de la Prison Impériale. Il tente de diviser les pouvoirs des ministres en multipliant les charges spécifique et en interdisant le cumul excessif de ses dernières. Il renforce le pouvoir royal tout en laissant intacte les gouvernances des 4 Maisons. Il modernise les infrastructures civiles et entame une campagne d'unification religieuse par le truchement de la Grande Prêtresse et du Temple d'Olympea. Sur la Politique extérieurs en revanche, si il encourage les expéditions et le commerce, toute initiative politique ou militaire est prohibé. La nation devient un nain politique sur l'échelle internationale.
Nous somme actuellement en X920.
Yūshiro a 18 ans, il revient du Fief d'Hatta ou sa famille maternelle l'a élevé loin des regards de la cour.
« Nous ignorons encore la cause de cette ouverture dans la porte. Notre expert travail en ce moment même sur cette question » expliqua joyeusement Kisuke. Hyori n'en revenait pas, le monarque agissait avec leste et indifférence alors qu'elle même suffoquait sous l'animosité de son auditoire. La jeune femme rêvait d'un trou ou se terrer. En présence des 4 Maitres des Maisons, une impression de bassesse et de puissance lui étreignait le coeur. Elle aurait tout fait pour échapper à cette atmosphère opaque et lourde. Shinji à son côté affectait une posture décontractée, adossée au mur pour masquer sa propre tension, mais dans ses yeux dansaient la flamme de la menace.
« Par expert »reprit Sora Inoue, un moue arrogante sur le visage « vous entendez ce malfrat que vous avez sorti des goêle de la prison impériale? » Elle ne l'aimait lui. Chef de clan depuis peu, le belliqueux et odieux personnage la répugnait. Sarcastique il crachait du venin, empoisonnant tous dialogues par ses assertions grotesques et empreintes de bêtise. Bien que sur ce point elle rejoignait son avis, Mayuri la terrorisant.
Les trois autres chef de clan réagir de manière discrète. Shihōin-sama, distant par fierté et estime de lui même restait de marbre la plupart du temps. Lorsqu'il parlait, seul ses lèvres veineuses s'agitaient, et sa peau craquelée comme un masque de terres sèches restait imperturbablement immobile. Englué dans un masque de cire, ses muscles atrophiés lui empêchaient toutes expressions, mais une certaine rage de dégageait de lui.
Ginrai Kuchiki-sama avait un autre genre de noblesse. Froide et rigide, bien que sa peau relâchée pendent à ses pommette, comme des bandes mises à étendre, et ses yeux étrécis ,il inspirait le respect. Ses mots pesés ne déclenchaient aucun conflit, mais tranchait net ses opposants. Il était dosage, rigueur et fierté. Traditionaliste, il défendait l'usage, les manières l'étiquette, et pourtant, il concédait. Intransigeant sur certains points relatifs au privilège, à l'honneur ou au devoir des nobles, il écoutait toutes requêtes qui ne heurtaient pas ces derniers. Le paraitre et l'image, une obsession chez lui, n'entravait pas son bon sens et la fidélité de sa maison dont il tirait un orgueil démesuré.
Et enfin Kyoraku, siégeait sans présence, buvant une coupe de saké tout en prêtant une oreille distraite à la réunion. Désarmé, puisque la coutume interdisait le port d'arme au château, dévêtu de son Haori au profit d'un kimono rose à fleurs vertes, chose qui avait faillit terrasser Kuchiki-sama d'une crise cardiaque. Volatile, la mouche qui voletait dans la salle le captivait bien plus que les commérages de ses pairs. Il s'était couché de flanc, un coude replié maintenant sa tête au dessus de la table, et mâchonnait un brun de paille.
« Son passé n'occulte en rien son génie. » contrecarra posément Kisuke « Vous qui désirait vous battre, vous comprenez l'importance de l'avance technologique n'es ce pas?» Kyoraku s'autorisa un rire, un « bien envoyé » détaché et moqueur résonna dans la pièce. Les regards réfrigérants des autres nobles présents le dissuadèrent de recommencer une interaction de ce genre. Ginrai n'admettait pas son comportement déshonorant, et son attitude désinvolte, sans tenue ni dignité, et les deux autres n'appréciaient simplement pas le propos.
« Nous pourrions profiter de cette avance. Pourquoi focaliser l'effort de nos chercheurs sur une babiole ? Pourquoi ne pas la center sur autre chose? Sur de vrais armes et pas seulement des pics et des chants capables de repousser une fumé invisible? » Et tandis qu'il déclamait, il prenait à témoin l'assistance, scrutant l'approbation, la quémandant par des paroles cajoleuses, appel à la gloire. Sa jeunesse fougueuse lui dictait les plus épiques chants de triomphes. Il se fantasmait général, foulant du pied le monde, il se rêvait conquérant de terres barbares. Et entre lui et son glorieux destin, seul le pacifisme impotent d'un monarque usurpé se dressait. Une pitié.
« Vous devriez craindre l'Invisible mon jeune ami. » Kisuke saisit une autre tasse de thé, la sienne, vide, fut débarrassé par une domestique pouponné. Il déplia son éventail, et leva un doigt vers le ciel mimant un sage que sa voix enfantine démentait « Ce n'est exactement une babiole que nous protégeons, c'est une porte entre deux mondes . » Il referma son accessoire qui claqua, taquinant de son embout le menton de Sora que sa tirade avait rapproché « C'est la Porte, vous comprenez ? »
« La Porte, n'avez vous ce mots à la bouche » cracha le jeune en s'écartant vivement. Il se rassit à sa place, mécontent.
« Je vous écoute, qu'elle autre mots auriez vous aimé m'entendre dire » Kisuke maitrisa son ton qu'il modula plaisant, mais en lui même, l'entêtement forcené et abrupte du benjamin lui portait sur les nerfs. Il avait suffisamment de mal à faire imposer sa légitimité pour que cet écervelé conteste ses choix politiques et ranime les sentiments belliqueux. Une guerre serait une catastrophe et achèverait définitivement d'ébrécher la porte que les émotions négatives effritaient.
Porte dont je n'aurais pas à me soucier si ces vieux croutons n'en avaient pas abusé lors de la Revolution Pourpre. Loin de l'idiotie qu'il jouait, Kisuke interprétait correctement le silence des trois autres chefs de Clan d'ordinaire si enclin à le contrarier. Pour prendre le pouvoir, ces derniers avaient ouvert la porte, fragilisant à jamais les sceaux, et si leur pays connaissait à présent des difficultés pour maintenir les Yokais en respects, c'était de leur fait. Mais bien sur, cette révélation serait compromettante révélé au public, aussi, elle dormait dans sa main comme une carte à abattre. Les quatre Maisons et lui se confrontait sur nombre de sujet, mais sur la Porte et sa gestion jamais... aucun des partis avait quelque chose a y gagner. Mais Bien sur il ne doit pas le savoir lui, il est jeune.
« Vandenreich » énonça Sora emplit de défi, comme si ce mots seul, cette incantation allait soulever les foules et déterminer sa victoire.
L'Empereur manqua de s'étouffer en buvant une gorgé de breuvage. « Le Vandenreich n'est pas une priorité » s'esclaffa t il « C'est un peuple étranger parfaitement neutre » Il n'attaqueront certainement pas, j'ai veillé à ce qu'autre chose les ils ne doivent pas être au courant. Il retient un sourire machiavélique. Non définitivement le Vandenreich ne constituait pas une menace. Du moins pour le moment.
« Le Vandenreich n'est pas un peuple pacifique »insista l'autre en se levant et en tapant sur la table. Le monarque enviait cette énergie qui chez lui, avait déserté suite à de trop nombreuses réunions et problèmes. Cependant, sa patience arrivait a sa limite. Il devait couper court cette mascarade d'argumentation, passer à autre chose, autrement le Sommet ne prendrait absolument pas la forme qu'il souhaitait. Ce qui serait contrariant.
« Tout comme ces maisons qui entretiennent quelques hostilités à mon égard » Il offrit son visage le plus aimable et le plus agréable, ôtant de son intonation les reliants d'exaspération qui menaçait d'y poindre. « Mais cela ne m'empêche pas de gouverner »assena t il froidement. « Maintenant parlons d'autre chose, si vous le voulez bien, pourriez vous vous rassoir »
« Nous ne pouvons leur laisser le temps de se préparer aux combats! Vous l'avez dit vous même nous somme en avance, c'est le moment opportun pour les éradiquer définitivement » Cria t il faisant fit de l'ordre précédant. Son supérieur s'obligea a la courtoisie. Ce petit morveux est en train de me faire perdre ma patience.
« J'ai bien conscience des griefs de cette contré à notre encontre. » répliqua t il posément sans accorder le moindre regard à l'insolent qui piétinait sur place, espérant. « Cependant d'autres forces biens plus sombres et autrement plus dangereuses se préparent dans l'ombre. Pensez vous réellement que vos moeurs de noble conquérant et vaniteux soient plus importantes? L'Ennemis progresse.. »
« Quel Ennemis? Une créature que l'on ne voit même pas! Un nuage de superstition, du vent ! Vous êtes perdu dans un monde fantasque. Vous êtes hors du temps! Vos fantaisies vont nous conduire à la ruine. Mon fief borde la frontière du Vandenreich, et je n'ai pas la force de les contrer seul! J'ai le devoir de protéger mes gens. Vous ne pouvez pas nous tourner le dos ainsi! Si il prennent Hatta, Alice sera la prochaine cible. »
L'empereur le reconsidéra nouvellement. Sora Inoue...Tu es prêt a prendre ton peuple en otage pour comblé tes aspirations de guerre?
« Vous avez entrainé des soldats capables de vaincre des chimères au lieux des humains. Regardez le résultat! Vous ne valez pas mieux que le Roi Fou! »
Shinji se tendit d'un coup. Il va trop loin la. Le Capitaine s'avança vers le garnement qui loin d' être intimidé, le défiait du regard. Tu vas le regretter ça mon petit, je vais de casser le bras, ce sera une bonne leçon d'humilité pour toi, morveux. Alors qu'il allait exécuter son plan, le bras de son monarque lui coupa la route, et un geste le congédia. Le blond serra les dent de frustration mais musela ses contestations. Au regard de la scène qui se jouait, il serait mal venu que les directives du monarque soient remises en cause par un garde du corps. Précisément au moment ou il doit affirmer son autorité devant un rokie.
« Peut être. » admit tranquillement Kisuke. « Mais depuis 13 ans que le pays est sous mon commandement, il est prospère, les récoltes abondent et aucune crise ne souille de sang l'herbe de nos champs fertiles » Il posa théâtralement son index sur sa lèvre, avant de continuer candide. « Le roi Fou n'a pas fait mieux j'en ai bien peur »
« Les autres nations nous traitent de Couard. On parle de nous comme du « jadis grand pays qui à présent se tait la queue entre les jambes !» » Mais quel garçon buté.
« Les autres nations sont en guerre permanente et n'ont pas une connexion avec le monde d'en bas sous leurs pieds »Cependant il n'a pas tord, cette image est mauvaise pour notre futur rôle international..Et plus encore pour ma tête qui risque de voler, les Oracien sont aussi nationaliste après tout...
«Encore ces Chimères? Savez vous combien notre image souffre de votre passivité ? Commercer avec nos voisins devient impossible! Ils osent nous proposer des termes ignominieux par connaissance de nos manques de ressources et de puissances armées! »
« Oh, voila qui est surprenant » persifla l'empereur dont les mots ressemblaient a présent à des lames affutées. « Comment pouvez vous lié la balance et l'épée? » continua t il retournant à de meilleurs sentiments, sont brusque changement d'humeur avait frigorifié la salle. « Le commerce est l'art de la négociation. Pour faire des affaires il faut savoir parler, pas se battre. Vous ne lisez pas assez, c'est pour cela que vos parlementions n'aboutissent pas. »
« Et vous vous restez plongé dans des récits fantastiques, c'est cela que vous faites le pitre au lieux de regarder la réalité en face! » explosa le noble. Perdant toute contenance, il saisit pas le col le monarque. Ce dernier jugula son reflex premier et abaissa son Tessen, qu'il aurait naturellement amener à sectionner la nuque de son opposant. Hyori, elle; loin de cette maitrise de soi, bondit en avant, son corps réalisant au stimuli visuel.
« Eloignez vous de l'Empereur je vous prit. »Ordonna t elle sèchement, se hissant sur la pointe des pieds pour saisir l'avant bras du noble qui ne la considéra même pas.
« Empereur ? » pouffa ce dernier mauvais, il étira une torve grimace. Il parcourut la salle du regard, conscient que tous se ralliait à sa cause sur ce point précis. Parfaitement connaisseur de ses actions, et de la ou il portait son attaque. En pleine possession de ses moyens, sachant qu'il ferait mal. « Il n'est pas Empereur. Ce n'est qu'un bâtard »
« Oter votre main immédiatement » répéta irrité Hyori qui perdait de sa patience et que le dénigrement de son empereur fâchait sérieusement. Sans la présence des autres nobles, elle l'aurait déjà tué pour son insolence et ses injures, mais, elle apprenait l'étiquette, et tuer un noble n'était pas spécialement autorisé. « Autrement je verrai dans l'obligation de vous éloigner moi même. Sale petit... »
« Hyori, surveille tes propos » Intervient Shinji qui sentait sa subordonné échauffée et potentiellement dangereuse. Il lui l'obligea à lâcher prise et à se retirer à leur position initiale. Chose qu'elle fit en grognant « Je suis infiniment désolé » s'excusa t il platement et faussement. « néanmoins si votre main reste ainsi accrochée au col de mon maitre... » Un éclair surpris Sora qui rétracta subitement sa prise, une douleur piquante irritant son poignet effiloché. Une entailles saignait. Avec quoi? « Je ne vous avertirai pas, je la couperai » sora écarquilla les yeux, prit de court. « Ce serait regrettable » Avec quoi m'a t il coupé? Il avait beau regarder l'homme, il ne portait pas d'arme. Serait il possible? Ses ongles ?
« N'avez vous rien à dire vous autre! » S'écria t il blanc et refroidit alors qu'il regagnait sa place comme un enfant pris en faute bougonnant contre une injustice. « Que Kyoraku se taise soit! mais vous, Kuchiki-dono? Shihōin-dono? » insista t il plein d'espoir. Sa solitude lui semblait inconcevable, que les autres familles nobles tolèrent les ordres d'un usurpateur enrageait son incompréhension. Mais les deux interpellés n'exprimaient qu'un profond ennui. Leurs expériences respectives leur apportaient sagesse et ils savaient que les jérémiades d'un gosse impétueux n'aboutiraient pas.
« Je ne me prononcerai pas » commenta sommairement Kuchiki. Sa famille essuyait suffisamment de revers ses temps ci pour qu'il s'abstienne de mécontenter l'actuel monarque. De plus, la fidélité pour lui, représentait la plus pure des dignités et des fiertés. Le credo de sa famille stipulait « Si c'est pour ma fierté, Il n'y a rien que je ne puisse pas détruire », aussi pour honorer ce serment, il acceptait quelques menus sacrifices. Lui même supportait l'action de renforcement des Omoiyji du monarque, sa famille, une vielle famille d'Omoiyji rayonnant à travers elle.
Sora se tourna vers son dernier espoir. « Moi j'ai quelque chose à annoncer. » intervient Shihōin-sama. Il donna des directives à voix basse à une domestique qui s'empressa d'opiner prestement de la tête, accomplissent la besogne exigée. Un froncement de sourcil signifia l'appréhension et la curiosité de l'empereur, qui suspicieux resserra sa prise sur son Tessen. « Kisuke-sama, je vous présente Shihōin Yūshiro »
A ces mots un jeune homme pénétra la salle. Petit, mais apprêté comme un Roi, il était embaumé de richesse et d'étoffes précieuses. Sa figure, droite mais légèrement bouffie, reflétait l'ambition et la determination malgré ses traits juvéniles. Son pas discipliné s'accompagnait du cliquetis régulier que produisait les pierreries de sa tenue s'entrechoquant. Il arborait l'innocence tachée par la responsabilité et le devoir, la nostalgie des premiers jours marquait sa peau fardé. Et sous la couche épaisse de l'éducation, perçait le regret de l'ignorance et de la chasteté.
Shihōin Yūshiro, mon frère. Kisuke senti l' atroce morsure de la colère fleurir sous sa peau. Yūshiro, l'enfant qu'on lui avait arraché, son frère qu'on lui avait enlevé sous de faux prétextes, le petit être qu'il avait couvé dans ses première années, et profondément aimé, cette personne si spéciale, unique à le traiter comme de sang royal sans distinction, joyeux, enjouée et honnête, cette personne la se tenait face à lui. Contre lui. Elle lui opposait les préceptes qu'on lui avait inculqué, elle lui jetait au visage sa négligence et ce qu'il considéré comme un échec cuisant. Il n'avait jamais pardonné qu'on lui dérobe son cadet, et découvrir qu'on avait monté son chère petit frère contre lui ranimait sa rancoeur. Son tessen craqua entre ses doigts.
Voila donc ce que tu cachais sous ta manche Shihōin ?
« C'est un plaisir de te revoir petit frère, même si tu ne dois pas te souvenir de moi » sourit il néanmoins, sincère. « Comment ce porte la contrée d'Hatta? »
« Je ne suis pas venu en visite de courtoisie Grand-Frère. » coupa court ce dernier, ce qui hérissa un peu plus le monarque contre le chef de clan qui le dévisageait satisfait. « Je réclame le trône de Cristal »
« Bien évidement. » Ca n'aurait pas pu plus mal tombé... Kisuke assassina le vieux Shihōin du regard, qui lui rendit poliment l'attention . Soit damné vieux débris !
Voila Voila,
Normalement le prochain chapitre devrait arriver vers ni novembre environ :)
Pour mon projet de publier une petite carte ( qui vous sera bien utile par la suite, enfin je crois) je pense peut être faire un skyrock ( auquel cas je vous transmettrai le nom )
Bon je suis toujours ouverte a vos remarques :p Et promis je mord/ grille/ lapide/ éviscérè/ trucide/ écartèle pas ! ;p enfin pas en publique ;p Et je suis en manque d'affection en ce moment donc je dis pas non a des encouragements XD
Sinon, avis de recherche, j'ai plus de bêta et bon bah si quelqu'un se dévoue ( un fouuu/ ou une foooooole) j'accepte de lui vouer un culte virtuel!
Gros bisous
