Chapitre 2
Un « bip bip bip» strident se fit entendre, je me suis rapidement glissée la tête sous les oreillers, essayant d'étouffer le son. Je rageais, je ne voulais pas me réveiller, j'avais trop sommeil. Je fini par hurler un énorme : « TA GUEULE!», en attrapant mon réveil et le fracassant parterre. Il finit par rendre son dernier bip, dans un grichement d'agonie, il est mort. Je me calmais tranquillement, me retournant sur le dos, couchée en étoile dans mon lit, fixant le plafond. Les seules pensée que me sont venue à ce moment c'est : « Je devrais vraiment peinturer ma chambre, elle fait dure en beige… et puis je pourrais accrocher mes posters! Je me sentirais plus à l'aise!»
Ma mère entra dans ma chambre complètement paniquée, elle avait presque défoncé la porte. Elle se mit à fouiller ma chambre dans tous les petits racoins, je la regardais faire complètement ahurie. Qu'est-ce qui lui prend ce matin? Elle finit par se calmer et s'est vite retourné vers moi.
« _ C'était quoi ce vacarme? Demanda-t-elle encore sous le choc.
_ Mon réveil matin…
_ Oh… Désolée…»
Au moment où elle allait sortir de ma chambre, elle s'enfargea dans le fil électrique qui reliait le réveil au mur. Elle s'affala de tout son long parterre, j'essayais de ne pas rire. Elle se releva et grognant après cet « saleté de réveil», comme elle disait. Ses pas se firent de plus en plus sourds, elle avait descendu l'escalier.
Je commençais par m'étirer, puis je suis sortie de mon lit pour aller m'habiller. Une fois vêtue des premiers vêtements à porter de main, je suis descendu à la cuisine pour déjeuner. Je pris un croissant et un verre de lait au chocolat, gobai tous avant de remonter à l'étage passer un coup de fer à défriser dans mes cheveux et mettre un peu de mascara et d'ombre a paupière noir, appliquer de façon à avoir l'air d'un raton ou d'un panda, je riais à la penser de ces aniciens surnom peu affectueux qu'on me donnait dans cette ville d'abruti . J'étais prête à partir, il ne me manquait que mon Ipod et ma vieille veste en cuir. Je déconnectais mon Ipod de son chargeur, le mis dans l'une des poches arrières de mon jean troué. J'ai regardé l'heure, je suis vraiment en avance, bah tant mieux, je vais pouvoir visiter! Je mis ma veste et mes bottes qui montait presqu'aux genoux que j'affectionnais tant, ce devais bientôt faire trois ans que je les avais.
« _ À ce soir m'man!
_ Tu as de l'argent pour ce midi?
_ Oui, t'inquiète!»
Je marchais rapidement, essayant de ne pas perdre de temps au cas où je venais à m'égarer. Heureusement, je me rappelais avoir passé devant l'établissement de Sweet Amoris en voiture hier et ainsi, je me rappelais quelque peu du trajet à prendre. Bref, je fini par me rendre à destination.
Je suis entrée dans la cours, il n'y avait pas grand monde pour le moment, je préfère ça comme ça! Je gardais mes écouteurs, me concentrant sur la musique. Je m'engouffrais dans l'établissement à la recherche de la direction, je tombais sur une vieille dame en rose. J'enlevais mes écouteurs.
« _ Euh… excusez-moi…»
Elle m'a dévisagée d'haut en bas avant de s'exclamer : «Ah vous êtes la nouvelle élève, veuillez me suivre!» Au fur et à mesure qu'on avançait, plus la « discussion» ne déviait, j'essayais d'écouter la directrice dans ses tirades interminables, ne me laissant pas en placer une. Je me rendis vite compte, après avoir perdu le file de son assommant discourt qu'elle était en train de me parler de son chien.
« _ C'est très intéressant tout ça, mais je ai un cours tout à l'heure et je n'ai toujours pas mon horaire, dis-je avec un peu de gêne… »
Nous étions arrivées devant le secrétariat, je la suivais toujours, espérant qu'elle me donne mon horaire et que je puisse filer.
«_ Pour la paperasse de ce genre, il faut voir Nathaniel, le délégué principal, dit-elle en entrant dans son bureau, me fermant la porte au nez.»
Quoi? Je l'ai suivis, écouter tout son blabla, tout ça pour rien, j'ai perdu beaucoup de temps pour ça! En plus, je ne sais pas il est où ce foutu délégué, elle aurait pu me le dire!
Bon! Cherchons maintenant… J'ai pas envie… ouh la motivation! Ouais, c'est pas mon fort…
Je marchais dans l'édifice sans vraiment chercher, si je croisais quelqu'un, je lui demanderai où se trouve le délégué principal. Je vais bien finir par croiser quelqu'un dans cette école!
Je me promenais, scrutant chaque classe à mon passage, vide, il n'y a personne… c'est quoi l'idée d'arriver si tôt? Je continuais, je me rendis dans la cours voyant que je perdais mon temps. Je me suis assise sur un banc, attendant que le délégué arrive, plutôt en attendant que des élèves autres que moi arrive.
20 minutes avaient passée, 20 longues et emmerdantes minutes, et les élèves commençaient à arriver. Il était temps! Ces gens me semblais tous sympathiques pour le moment car jusque-là, personne n'a fait attention à moi, bien que certain m'aient remarquée. Tous mes espoirs d'être tranquille dans ce lycée se sont envoler lorsque que j'ai vu Miss Blondie et ses deux amies me dévisager et ricaner dans leur coins puis ensuite se diriger vers moi… les emmerdes arrivent, ouf je le sens vraiment pas.
Elles s'arrêtaient toutes les trois devant moi, les bras croisés, tout pour se donner une « attitude ». Je me suis levé du banc en prenant exactement le même air hautin qu'elles avaient pris en me détaillant.
« _ Que ce soit bien clair, commença Blondie, je suis la reine de ce lycée, alors tâche d'être tranquille et n'ose même pas approcher Castiel.
_ Tu sais quoi Blondie, je n'en ai rien à foutre de ton titre de princesse des couloirs d'accord, cependant ça me flatte énormément que tu te sentes intimider par ma personne au point de vouloir clarifier ton titre en essayer lamentablement d'utiliser le ton de menace afin de me faire peur, ce qui, comme tu peux le remarquer, n'a pas fonctionné du tout.
_ Oh tu te crois maligne, Raton! Commença la blonde. »
Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire face à cette insulte « très original ».
« _ Et c'est quoi ce sourire stupide? Demanda-t-elle, décontenancée.
_ Je suis vraiment désolée, mais c'est que j'essaie de ne pas rire, dis-je un large sourire aux lèvres d'une voix tremblotante par l'hilarité. »
Elle est devenue rouge de colère, ce qui m'amusa de plus belle. Elle m'attrapa par le poignet et me fixait droit dans les yeux d'un air qui se voulait menaçant je présume.
« _Tu ne sais pas à qui tu t'adresses, Raton, susurra-t-elle. Tu fais une grave erreur, tu sais.
_ Tu n'as qu'à me dire ton nom et tout serra régler si ce n'est qu'une question d'identité, rigolais-je, tout en reprenant violemment mon poignet.
_ Tu te crois drôle, ronchonna-t-elle.
_ Ce n'est pas tout, mais j'ai mieux à faire que de faire la conversation avec toi et tes deux petits chiens de poches, alors à la prochaine Blondie! »
Non mais qu'elle rencontre désagréable! Ok j'y suis peut-être allé fort niveau sarcasme, mais elle ne m'a pas laissé le choix, je suis rarement comme ça avec les gens, mais ce genre de filles m'est insupportables. Je me dirigeais tranquillement vers l'édifice laissant Blondie et ses acolytes en plan.
D'un pas las, j'entrais dans l'édifice, j'avais décidé de faire un tour afin de m'y retrouver un peu. J'entrai dans une salle de classe, j'ai eu la surprise d'y retrouver Iris.
«_Salut, soufflais-je.
_ Oh salut Yuiko! S'exclama-t-elle en levant la tête, m'adressant un large sourire.
_ Dis-moi, saurais-tu où se trouve le délégué principal?
_ Oui, il doit surement être dans son bureau, juste en face de cette salle de classe.
_ Il faut croire que je n'étais pas bien loin, rigolais-je. Merci!»
Je quittai sans lui laisser le temps de répondre, je traversai le couloir a vive allure et ouvrit la porte du bureau a la volé.
«_ Bonjours, je cherche le délégué principale, m'exclamais-je.
_ Oui-oui, c'est moi, dit-il encore sous le choc de mon arrivé précipité.»
Le jeune homme semblait mal à l'aise, il me dévisageait d'une drôle de façon. Le blond avait l'air vraiment étonné de me voir, ce qui me contraria. L'avais-je déjà vu avant? Il me semble que non. Alors pourquoi me fixe-t-il comme si j'avais quelque chose de changer, il ne me connait même pas. Du moins, moi je ne le connais pas. C'est la première fois que je rencontrais le jeune homme aux yeux d'un brun si pâle qu'ils sont presque du même blond que ses cheveux. Et ses traits angélique, je ne pourrais pas oublier un tel visage, non je ne l'ai jamais vu avant.
«_ Je suis la nouvelle…
_ Ah oui, désolé, je suis Nathaniel le délégué principal.
_ Yuiko, souriais-je. Je suis ici pour mon horaire.
_ Oui je cherche ça tout de suite, dit-il en farfouillant dans les pilles de feuilles sur son bureau. Ah, on a plusieurs cours en commun, dit-il en me donnant ce que j'étais venu cherche.
_ On se voit en cours alors! Dis-je en me faufilant par la porte.
_ Oui.»
J'ai regardé mon emploi du temps et je me suis mise à la recherche de ma première salle de classe. Il ne restait que quelque minute avant le cours et il s'avérait que la salle de classe juste en face était celle que je cherchais. J'allais m'assoir toute au fond de la pièce, m'installai comme si j'y étais chez moi. Au bout des quelques minutes, la pièce était plaine d'étudiant, il restait seulement une place libre. Le professeur était à l'avant et semblait attendre quelque chose, il regarda sa montre et alla fermer la porte.
«_Il semblerait que nous aurions une nouvelle élève, où se cache-t-elle? dit-il sur un ton monotone.»
J'ai levé la main.
«_ Venez-vous présenter à la classe mademoiselle.»
Je quittais ma place et me dirigeais d'un pas lent devant la classe, parce qu'être nouvelle n'était pas assez pénible, il fallait que je me présente.
«_ Bonjours, je m'appelle Yuiko Tonogai, j'ai 16 ans…»
On cognait à la porte et le professeur me fit signe d'aller ouvrir. Ce que je fis. J'ai eu encore droit à ces yeux envoutant, ce regard profond, à la fois glacial et ardant. Je secouais la tête.
«_ Encore toi! Nous fîmes en cœur.
_ Toujours en retard, fit le professeur. Il va falloir changer cette vilaine habitude, ne croyez-vous pas?
_ J'm'en bats les couilles, grommela-t-il tellement bas que je fus la seule à l'entendre, avant de prendre place dans la classe.»
J'étouffais un petit rire, c'est alors que le regard noir de Blondie se posa sur moi. Pourquoi fallait-t-il qu'elle soit dans la même classe que moi.
«_ Mademoiselle Tonogai, vous pouvez poursuivre.
_ Donc, je disais… je suis emménager hier avec ma mère et heu… je crois que j'ai fait le tour…
_ Quels sont les raisons de ton déménagement? Demanda Blondie.
_ Je ne crois pas que ce soit de tes affaires!
_ Et pourquoi, tu as quelque chose à cacher?
_ Ambre! Intervint Iris.
_ Mesdemoiselles, ça suffît, Tonogai, veuillez regagner votre place.
Je m'exécutais. Pris ma place au fond de la pièce près de la fenêtre. Quelque chose clochait, il y avait un bout de papier inconnu sur mon pupitre, je le dépliais. « C'est ma place» était griffonné dessus. Je regardais autour de moi, cherchant qui était le destinateur. Le jeune homme assis à côté de moi me regardait, ce même jeune homme que j'avais vu hier au dépanneur. Je lui fis un sourire gêner en lui montrant le bout de papier de loin. Il hocha la tête. Je me penchais sur le bout de papier pour lui écrire une réponse : « Je ne vois pas ton nom écrit dessus!» je lui donnais discrètement. J'attendis quelque seconde et la feuille tomba juste devant moi. « Regarde mieux» au milieu de tous les graffitis dessiner au plomb, on pouvait lire «Castiel» de graver. Selon moi, c'était bien idiot de graver son propre nom sur un pupitre, c'est affirmer: « regardez, c'est moi qui ai fait ça!» je ne perdis pas de temps avant de lui répondre : « T'avais qu'à être là à l'heure» avec on bonhomme qui tire la langue. Je lui lançais le plus discrètement possible. Je le regardais déplier se bout de papier, il fronça les sourcils et leva la tête pour me dévisager l'air agacé, je lui lançais un sourire narquois. Il chiffonna le bout de papier et le rangea dans la poche de son jeans juste à temps. Le professeur circulait dans les rangées de pupitres en distribuant des plans de cours et en énumérant les règlements de sa classe.
Les cours du matin finirent par prendre fin, heureusement, ça commençais à devenir chiant d'entendre tous les professeurs répéter exactement les mêmes choses. Je me dirigeais lentement vers la cafétéria, lorsque quelqu'un m'a agrippée par le bras. C'était Iris.
«_ Ça te dirait de dîner avec moi et quelques amis? Vous pourriez faire connaissance, me proposa-t-elle.
_ Oui, pourquoi pas? Lui souriais-je.»
Nous nous dirigeâmes vers la cafétéria, je la suivis tranquillement à une table où ses «quelques» amis étaient attablés, c'est-à-dire presque toute la classe. Iris se tira une chaise et m'invitait faire pareil, je m'assois non loin d'elle histoire de ne pas être trop déstabiliser. Tout le monde à la table de dévisageait un instant. He oui, je suis nouvelle!
«_ Tout le monde, voici la nouvelle, Yuiko. Je l'ai rencontré pour la première fois hier au travail, s'exclama Iris. Yuiko, je te présente tout le monde.»
Elle commença a nommé tout le monde atour de la table un a un. C'est alors que j'ai appris que la fille assise à côté de moi aux longs cheveux argent s'appelle Rosalya, que le garçon juste à côté d'elle se nomme Lysandre, que la petite tête mauve à l'autre bout de la table répondait au nom de Violette, que le jumeau aux cheveux bleus se nomme Alexy et l'autre Armin, ce dernier n'a pratiquement pas lever les yeux de sa console, et que la tête rouge en face de moi qui me dévisageais, se nomme Castiel, ce que je savais déjà depuis peu. J'ai poussé un petit rire nerveux.
«_ C'est dommage, tu n'as pas pu rencontrer Kim, Peggy, Capucine, Mélodie, Lee, Charlotte et Ambre, fit Iris.
_ ... Ambre tu veux dire miss Blondie, soupirais-je en la désignant du menton.
_ Oui, c'est bien elle.
_ Nous avons amplement fait connaissance ce matin, quelle charmante jeune femme, dis-je d'un ton sarcastique.
_ Qu'est-ce qu'elle t'a dit? M'interrogea Rosalya.
_ Oh, elle est débarquée comme une déchainée avec ses deux amies et elle s'est mise à me menacer, dis-je en levant les yeux au ciel. Elle ne voulait pas que je lui vole son titre de princesse des couloirs, comme si ce genre de connerie m'intéressait franchement! Puis, elle m'a ordonnée des pas approcher de son Castiel, rigolais-je en posant mes yeux sur le jeune homme en face. Comme si ce n'était pas assez, elle s'est mise à m'insulter, il est vrai que je me suis un peu foutu de sa gueule, mais elle n'avait qu'à pas m'agresser.»
La tête rouge me regardait l'air agacé. Mais qu'est-ce que j'ai dit de mal, si c'est ce que j'ai dit à propos de Blondie qui l'ai blessé, je ne vois pas pourquoi il en fait tout un plat, j'y peux rien si sa copine est tarrée.
«_ C'est ta première journée et tu cherches déjà les embrouilles, Yuiko, fit Violette timidement. Si je serais toi, je garderais profil bas.
_ Elle n'a pas tort, renchéri Lysandre.»
Je soupirais avant de me lever d'un bond : « j'ai faim, je vais me chercher de la bouffe!». Je me demande ce qui peut bien avoir à la cafette. Je me dirigeais à ma place avec une salade et un cola, m'assis bien sagement et commença à manger. La plupart des élèves à la table avait amené leur lunch et mangeais déjà alors que je venais tout juste d'arriver avec Iris. Alors quand j'ai commencé à manger les autres avaient pratiquement fini.
Bref, je me concentrais sur ma salade et j'écoutais un peu les autres parler, Castiel était en train de gueuler pour je ne sais quelle raison, à vrai dire je m'en foutais un peu, juste un peu. Lysandre l'écoutait et lui répondait quelques fois. Rosalya parlais de façon très enjouer à Iris d'une soirée qu'elle voulait organiser et du côté des Jumeaux et de Violette, c'était assez silencieux, en effet Armin n'avais toujours pas quitté sa console des yeux, ce qui ne l'empêchais pas de suivre la presque conversation entre Alexy et Violette, cette dernière ne parlais pas très fort et avait les joues rosies et Alexy parlait d'une façon dynamique. Moi, je restais dans ma bulle, coincée entre Iris et Rosalya. C'est alors que je sentis quelqu'un me tirer une mèche de cheveux. Tout le monde à la table arrêtait de parler et je me retournais, énervée, lorsque je vis Ambre juste derrière moi, mes poings se sont serrés, et je me suis entièrement crisper. Mais qu'est-ce qu'elle me veut encore?
«_ Tu fais un régime, ricana-t-elle en désignant ma salade. C'est vrai que ça ne te ferais pas de mal de perdre du poids!»
De quoi se moquait-elle, je fais mon poids santé sans avoir l'air anorexique ni d'avoir un surplus de poids, il est vrai que je ne fais que 1 mètre 52, que j'ai les hanches assez larges, ma taille est pourtant fine, et que ma poitrine est bien généreuse, à comparer à la sienne, - elle faisait quoi du A alors que moi je porte du C parfois D, ce qui me décourage - mais ça ne fait pas de moi quelqu'un d'obèse, non mais! De plus, il y a bien des filles rondes qui sont très jolie!
«_ Va faire le clown ailleurs, quoi que t'as pas perdue de temps, t'es déjà maquillée et sapée pour l'événement! T'avais déjà prévu le coup?
_ Je t'ai dit d'arrêter de me parler comme ça! Fit-elle avant de se tourner vers le rouge. Castiou! Fait quelque chose, elle est méchante avec moi.»
Je levais les yeux au ciel, mais ce qu'elle pouvait être conne! Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer face à tant de connerie. Elle retira une mèche de mes cheveux d'un rouge vin terne ayant parfois quelques reflets dans les tons de mauve. Je grimaçais.
«_ Mais tu vas arrêter ça à la fin! T'es folle ou quoi? Grognais-je.
_ Ambre, fout moi le camp d'ici! Gronda le rouge.
_ Mais Castiou!
_ Je t'ai dit de ne pas m'appeler comme ça, t'es bouchée ou quoi, j'en n'ai rien à foutre de toi, quand est-ce que tu vas comprendre ça!»
Je restais figée sur place. Quoi ils n'étaient pas ensemble? Alors j'ai tout compris de travers? Blondie pris la poudre d'escampette. Un malaise s'installa à la table. J'essayais de ne pas rire, mais en vain. Mes éclat de rire submergea la pièce assez spacieuse, assez pour accueillir tout le lycée. Au départ ils me regardaient tous comme si j'étais folle, mais mon fou rire contamina une bonne partie de la table, seul Castiel et Lysandre ne riait pas.
«_ Je suis désolée! Rigolais-je sans pouvoir m'arrêter.»
Castiel s'est levé et s'est dirigé vers l'extérieur. J'arrêtais de rire du coup. Mais qu'est-ce qu'il lui prend? Je me précipitais pour le rejoindre, c'est qu'il marche vite le rouge!
«_ Hé! Mais attend-moi! Hurlais-je alors qu'il continuait de marcher à vive allure.
_ …
_ T'es le maitre de la conversation dit donc!
_ Tu fais chier, soupira-t-il en s'arrêtant brusquement.
_ Tu peux me dire ce que j'ai fait de mal?
_ T'as une grande gueule, tu fais ton intéressante, t'as une répartie a deux balles, tu me pique ma place en classe, mon endroit où je peux dormir tranquille, Rosa veut t'inviter à sa soirée, mon meilleur pote te trouve intéressante, tu débarque ici et tu t'accapare tout le monde!
_ Juste ça? Rigolais-je.
_ Et puis, tu te fous de ma gueule, grommela-t-il.»
Nous étions dans la cours, et j'ai décidé d'aller m'assoir sur le banc, je lui fis signe de faire pareil. Il me regarda droit dans les yeux, les sourcils froncé et les bras croisés, il n'avait pas l'intention de bouger de là.
« _ Tu sais quoi, commençais-je.
_ Je m'en bats les couilles!
_ Oui, c'est ça, moi aussi! En arrivant ici, j'avais juste envie d'être tranquille et j'ai trouvé très gentil de la part d'Iris d'avoir bien voulu me présenter à quelques personnes. Je n'ai pas demandé à avoir autant d'attention, c'est même le contraire que je veux, crétin! Alors ne t'énerve pas pour si peu.»
Il me regarda un moment pis me fit un légé sourire en coins, un magnifique sourire en coins. Mais quelle mouche l'a piqué, il est bipolaire ou quoi? Il continuait à me dévisager des pieds à la tête, ce qui me rendait mal à l'aise. Son regard brûlait ma peau, quel drôle de sensation. Et en même temps, j'avais l'impression qu'il se foutait de ma gueule, quoi cette crise de nerfs c'était du bidon? C'est ce que je ressentais au fond de moi.
«_ C'est qu'elle a du caractère la petite nouvelle! Dit-il, toujours avec son sourire en coins et son regard envoutant. J'aime bien…»
Il m'ébouriffa les cheveux avant de quitter la cour du lycée. Je m'empourprais légèrement. Je n'avais pas tout compris, mais ce n'est pas grave. De plus, je devais retourner en cours.
Les Reviews sont les biens venus!
