Disclaimer : Pas à moi.

Rating : Teen pour l'instant, mais va certainement se changer en M.

Note Inutile de l'Auteur : Bientôt le printemps, youhou ! Il apparaîtrait aussi que j'ai oublié les chansons que je comptais utiliser pour cette fic. Pas grave, j'en utiliserai d'autres. ;) Je ne m'appesantirai pas sur mes retard variés, alors bonne lecture !

Biz'ouux.


Loud like love

Chapitre II

- A twist in my story -


La porte claqua.

L'entrevue avec Harry s'était finalement mieux déroulée que prévu. Il n'avait pas trop insisté pour avoir des réponses. Et même que lui aurait-elle raconté ? Aurait-elle menti ? Ou bien, l'aurait-elle pardonné ?

Soupirant, elle se traîna jusqu'à son lit et se laissa y tomber. Elle aurait aimé que toutes leurs conversations ne tournent plus autour de ce seul et même sujet.

Parfois, elle se demandait quand elle était devenue une telle drama-queen.

Une fille qui pleurnichait plus sur son propre sort que sur celui du monde.

Elle, qui avait toujours été la première à se battre pour les droits de tous, des elfes de maison aux centaures, qui cumulaient les projets de loi et tout ce qui était imaginable pour que l'on respecte tous les êtres vivants...

Elle, la féministe et la raison incarnée. Quand avait-elle dévié ?


« Tu vas bien finir par devoir en parler, Hermione.

- Même si je ne veux pas ?

- Oui. »

Elle détourna le regard face à ses yeux verts, trop vert.

« Je vais bien, tu sais. »


Elle enfouit son visage sous l'oreiller, grognant en entendant son estomac protester face à sa position affalée.

Dîner ? Quel concept abstrait...

Elle allait paresser ici jusqu'à demain. Voire jusqu'au jour où elle devrait se réveiller.

Affronter le regard désolé de ceux qui savaient. De ceux qui avaient vu les pots cassés, qui avaient pu être témoins, de leurs cris, de leurs disputes, de leurs retrouvailles.

Elle se tourna sur le côté, enserra ses genoux contre sa poitrine, fermant les yeux.

Peut-être finirait-elle par l'oublier. Oui, elle finirait bien...

Elle inspira à fond et se morigéna aussitôt.

... Ou peut-être pas.

Et certainement pas dans ce lit qui sentait encore comme lui, près de cet oreiller qui avait encore la forme de sa tête, et de cette couette qu'il tirait toujours un peu trop...

Elle serra les dents et se retourna face au mur. Qu'il avait été malin, à venir chez elle plutôt que l'inverse.

Car c'était ici, chez elle, que son souvenir empestait.


Elle finissait sa tasse de thé sous l'œil inquisiteur de Ginny.

« Tu devrais vraiment manger plus.

- Je t'assure que ça va, Ginny.

- Tu es maigre à faire pâlir un fantôme, Hermione ! »

Celle-ci roula des yeux.

« Je sais ce que tu as dit à Harry, que ce n'est pas de sa faute… Mais sans doute as-tu besoin d'entendre… Tu sais que ce n'est pas de la tienne non plus, hein ? »

Son cœur se serrant douloureusement, elle se força à ne pas baisser les yeux, à fixer un point imaginaire au-dessus de l'épaule de son amie. Puis dans un souffle, elle dit :

« Oui, je sais, Ginny. »


« Tiens, Hermione ! »

Penchant la tête de derrière sa pile de dossiers, elle sourit à son ami :

« Coucou Harry ! Tu vas bien ? Je voulais t'appeler l'autre jour mais j'étais débordée… Du coup, ça te dirait qu'on déjeu… »

Elle s'interrompit en voyant l'individu accompagnant son ami. Interdite le temps d'un silence gêné, elle se ressaisit néanmoins, lui adressant un vague signe de tête :

« Bonjour, tu travailles avec Harry sur le nouveau projet ? »

Le sourire qu'il lui adressa en réponse sembla sincère, plein de promesses.

« Oui. »

Mais c'est l'air soulagé d'Harry qui l'incita à y répondre.

« Génial, et vous me racontez tout ça quand on déjeune ensemble ce midi ? »


Il y avait ces jours. Ces jours où tout allait bien.

Et les autres.

Où les cris, les larmes, les dégâts étaient juste trop nombreux pour être comptés. Tout comme ces jours le devenaient, peu à peu.

Des dommages collatéraux ?

Oh, mais lesquels ? Ces amis qu'on se mettait à dos et qui refusaient de nous revoir, nos familles respectives qu'on détruisait, ou juste notre amour, qu'on usait jusqu'à la corde...?

Mais ça ressemblait à l'amour, oui - c'était aussi violent, puissant, bruyant. Ça ressemblait à l'amour. Et peut-être que ça en avait été.


En espérant que ce petit chapitre vous aura plu, je vous dis à bientôt ! ;)