Je suis épuisé, j'entends presque mon lit m'appeler d'une douce voix. Mais elle n'est pas aussi douce que la tienne. J'ouvre la porte, la chambre est dans le noir, comme toujours. Je n'allume pas, je la connais par coeur. D'un pas franc je me dirige vers le lit, d'une main je défais le bouton de mon jean, il tombe sur le sol. J'hôtes mon tee-shirt. Je me glisse sous les draps, ils caressent ma peau nue, c'est agréable, c'est frais. Mais doigts partent à la découverte du matelas et enfin ils te rencontrent. Ils te caressent, te taquinent, ils t'attirent vers moi. Tu es si près, je t'encercles de mes bras. Je suis si heureux de te retrouver après cette longue journée.
-Tu m'as manqué aujourd'hui... Comme toujours.
Tu ne réponds pas. Comme d'habitude je m'apprête à te raconter ma journée.
-J'ai chanté pour une publicité aujourd'hui. Ce n'est pas un produit que j'apprécie mais au moins je gagne de l'argent.
Je rigole légèrement, tu dois me mépriser, je ne penses qu'à l'argent. Mais c'est de ta faute, tu le sais.
-Ensuite j'ai été nager, non ne ris pas. J'ai fait beaucoup de progrès depuis trois mois. Mais maintenant je suis épuisé, je veux juste dormir.
Je te blottis un peu plus contre moi, je replis mes jambes. Tu as toujours souris devant ma position pour dormir, "tu ressembles à un bébé"... oui c'est vrai. Je plonge peu à peu dans le sommeil. Ton parfum emplit mes narines, tes caresses balayent mon corps, tes baisers labourent mon cou.. Je rêve de toi, c'est devenu une habitude. Mais soudain un vent t'éloigne, il te chasse loin de moi. Une lumière aveuglante me fait ouvrir les yeux.
-Hyung... Tu devrais arrêter.
Que fait-il sur le pas de ma porte, pourquoi a-t-il allumé la lumière, pourquoi t'a-t-il chassé de mon rêve. Il a beau être mon ami à cet instant précis je le hais. Je lui lance un regard interrogateur.
-Tu devrais arrêter de dormir avec cette urne. Elle ne peut le remplacer... Il est mort.
