Usurpateur malgré lui
Titre : Usurpateur malgré lui
Pairing : HP/DM
Rating : T
Disclaimer : Rien ne m'appartient, tous les personnages et leur univers appartiennent à JKR.
Résumé : Draco Malfoy richissime héritier d'une multinationale voit sa vie bouleversé quand il pense avoir retrouvé son époux disparu depuis 3 ans et demi, sous les traits de Harry Evans élève en 7ème années à Poudlard.
Genre : UA/Romance
Note : Je remercie tous les lecteurs qui ont pris de leurs temps de venir découvrir ma fan fiction mais particulièrement ceux qui m'ont laissés un commentaire. Je suis heureuse que cela vous plaisent. La longueur des chapitres varies de l'un à l'autre, soyez indulgents. Je sais à quel point cela peut être frustrant parfois, on veut toujours en lire davantage. Moi aussi je suis une grande lectrice de fan fiction et comme vous j'aime les longs très longs chapitres. Voilà le deuxième chapitre n'hésiter pas à laisser un commentaire, ils sont les bienvenue.
Chapitre 2 : Un automne à Poudlard
Le clair de lune éclairait encore une silencieuse petite chambre au premier étage du 4 Privet Drive quand la sonnerie stridente d'un réveil se mit à tinter, faisant sursauter une forme allongée dans le minuscule petit lit au coin de la pièce. Un léger grognement accompagna le coup brutal qui s'abatis sur le petit appareil, faisant cesser soudainement la litanie assourdissante du réveil qui indiquait 5 heurs 30. Lentement une touffe de cheveux noir corbeau fit son apparition de dessous la couverture laissant entrevoir un visage grimaçant, les yeux encore clôt et une main chercher à tâtons sur la table de chevet une paire de lunette ronde que le jeune homme fixa immédiatement sur son nez en baillant largement.
Le jeune garçon se redressa en s'étirant avant de se lever et de se diriger à l'extérieur de sa chambre, vers la salle de bain où il s'enferma sans faire de bruit pour prendre sa douche. Il frissonna à la fraîcheur de l'eau, se qui fini par le réveiller totalement avant qu'il ne rajoute de l'eau chaude, il prit le shampoing et le gel douche qui sentait la pomme en se savonnant longuement et laissant l'eau tiède le rincer abondamment. Il sortit de la cage de douche, enroula une serviette autour de ses reins et se positionna face au lavabo ou il se brossa les dents énergiquement. Il passa une main sur le miroir pour effacer la buée qui s'y était déposé, il se dévisagea un instant malgré l'absence de ses lunettes, essayant de dompter d'une main sa tignasse brune dégoulinante d'eau sur sa peau mate grelottante. Il réinstalla ses lunettes sur son nez et fixa ses yeux aussi verts que l'émeraude, brillants malgré les verres qui les cachaient. Il se rinça rapidement la bouche et rejoignit sa petite chambre où il s'habilla de vêtements trop large et délavés, qui sur sa frêle et svelte carrure avait plus l'air d'immonde chiffons.
Le petit brun terminait de se préparer quand il entendit trois petits coups à la porte lui indiquant que sa journée débutait. Il avait du travail à accomplir avant de pouvoir quitter la maison. Il laissa de côté son sac et descendit dans la cuisine où sa tante Pétunia l'attendait déjà le visage renfrogné, vêtus d'un peignoir rose cachant une longue chemise de nuit et coiffée de bigoudis. A peine eu- t- il mit un pied dans la cuisine que cette dernière le pressa de commencer le petit déjeuner.
« Bon sang Harry! Dépêche- toi de tout préparer avant que Vernon descende et surtout ne laisse rien brûler mon Dudlinouchet n'aime pas le bacon trop cuit avec ses œufs au plat. Pense aussi à la sauce au chocolat pour ses gaufres. Où est le pain ??
« Dans le placard de droite. »
Comme chaque jour depuis qu'Harry était en âge de faire des corvées ménagères, c'était lui qui s'occupait de préparer les repas, faire le ménage, les courses mais aussi la lessive et le repassage. A la mort de sa mère alors qu'il n'avait que 18 mois, Harry Evans avait été confié au soin de son unique famille encore vivante malgré leur dégoût pour les gens comme lui. Pendant neuf année l'enfant avait grandit sous la haine de cette famille et leur mensonge éhonté vis-à-vis de sa mère, jusqu'au matin de ses onze ans où une étrange lettre venant de l'école Poudlard lui révélait l'existence du monde magique.
Ce fut ce même jour qu'il rencontra un demi-géant appelé Rubéus Hagrid qui lui conta que sa mère Lily Evans n'était pas une alcoolique mais un auror tuée lors d'une mission avec deux de ses collègues et une merveilleuse sorcière qui aimait son fils profondément. Le jeune garçon avait demandé au demi-géant s'il connaissait son père mais Hagrid avait été incapable de lui donner la moindre réponse expliquant que Lily n'avait jamais divulgué le nom de l'homme à personne. Harry avait été peiné par cette réponse, lui qui avait espéré si longtemps d'avoir des parents doux et aimant comme sa tante et son oncle étaient avec son cousin Dudley. Mais il savait qu'un jour il saurait tout la vérité sur sa naissance et sur l'inconnu qu'était son père. Peut être même que celui- ci lui parlerait de sa mère. En attendant à 17ans depuis juillet dernier, Harry vivait encore chez les Dursley et finissait de préparer les gaufres, quand son oncle et son cousin se joignirent à sa tante qui buvait un thé à la table de la cuisine.
« Alors petit monstre, quand arrive se déjeuner ? »
« Tout de suite, oncle Vernon. »
« J'ai faim ! » rajouta son cousin Dudlet qui ressemblait plus à un énorme porcelet qu'à un jeune garçon de 17ans.
Tante Pétunia tendit le bras vers Harry qui lui remit deux assiettes garnis chacune de trois œufs au plat, cinq tranches de bacon ainsi que trois tranches de pain grillées et coupées en triangle, qu'elle posa devant les deux autres occupants de la table. Harry pris une autre assiette où se trouvait deux gaufres qui se noyait dans du chocolat et la déposa près de Dudlet qui déjà s'empiffrait.
« Tiens mon Dudlinouchet, j'ai dit à Harry de te faire des gaufres. »
« Il n'y en a que deux ! Hier j'en ai eu trois. »
« Oui, mais aujourd'hui il y a trois œufs au plat et du bacon. »
« Je veux une troisième gaufres ! » Exigea-t-il en martelant la table de son poing.
« Oui mon Dudlinouchet. Tu as entendu Harry ? Prépare une autre gaufre ! »
« Mais je dois aller … »
« Dommage pour toi, tu seras en retard et peut être auras tu la chance d'être renvoyé de cette école de dégénérés. » Répliqua l'oncle Vernon sournoisement avant de rire grassement accompagner de son fils et de son épouse.
Harry soupira en se détournant pour préparer une autre gaufre qu'il servit rapidement avant de monter dans sa chambre prendre ses affaires et de sortir en courant de la maison, sous les jurons de son oncle Vernon, pour rejoindre l'arrêt du bus. Il accéléra davantage quand il vit au loin sa meilleure amie qui montait les premières marches en scrutant les alentours d'un air inquiet. Dès qu'elle le vit au loin elle lui fit signe de se dépêcher et il couru les dernier mettre avant de grimper derrière la jeune fille. A peine fut il monter que le magico school bus démarrait en trombe le faisant s'écraser sur le pare brise arrière. Son amie l'aida à se relever et a s'installer dans un siège vide en le rabrouant gentiment pour son retard.
« Enfin te voilà ! J'ai cru que tu n'arriverais pas à temps. Le conducteur ne voulait plus attendre.»
« Désolé Hermione mais mon imbécile de cousin m'a retardé, il a exigé une autre gaufre ce matin. J'ai été obligé de lui en préparer une autre. Merci d'avoir fait attendre le bus.»
« Je suis certaine que toi, tu n'as rien mangé.» lui dit-elle un peu froidement.
« Ne t'inquiète pas, je n'avais pas faim ce matin. »
« J'ai des biscuits dans mon sac… »
« Merci, Hermione mais ce n'ais pas nécessaire. »
« J'insiste pour… »
« Non merci, je n'ais vraiment pas faim. J'ai beaucoup de mal à manger le matin. »
Harry remarqua le regard voilé de sa meilleur amie, il savait qu'elle s'inquiétait pour lui, pour la rassurer il sorti de sa poche une boule rouge qu'il positionna sur son nez puis se tourna vers elle avec le grand sourire niais des clowns en lui faisant quelques grimaces. Un sourire sincère éclaira le visage de la brunette quand elle observa Harry arborer son nez de clown et essayer de jongler avec une pomme.
Hermione connaissait l'histoire de ce fameux nez de clown. C'était le jour des huit ans de Dudley et ses parents avaient engagé pour la journée un clown pour l'occasion. Alors que tous les enfants riaient dans le salon aux pitreries du clown, Harry était dans la cuisine avec sa tante préparant d'autres assiettes de confiserie et de biscuits. Après son animation le clown avait laissé les enfants dans le salon savourer le gâteau que venait d'amener tante Pétunia et découvrit dans la cuisine le petit Harry qui finissait la vaisselle. L'homme caché sous le maquillage observa l'enfant ranger la cuisine en posant quelques questions dont le gamin détournait la réponse timidement. A la fin de la journée, le clown revint voir Harry et lui offrit son beau nez rouge en lui expliquant de toujours garder le sourire, qu'un jour il serait heureux. Depuis ce jour Harry voulais redonner le sourire autour de lui comme ce clown l'avait fait pour lui.
Quand Harry eu fini de faire le pitre il croqua à pleine dents dans la pomme, sous les éclats de rires d'Hermione le magico school bus s'arrêta brusquement devant l'entrée caché du ministère de la magie. Les deux amis pénétrèrent dans une cabine téléphonique qui commença à s'enfoncer dans le sol pour s'ouvrir sur un immense hall où des centaines de personnes se bousculaient pour accéder à de divers endroits en utilisant les cheminées. Hermione et Harry se positionnèrent derrière l'un des groupes et attendirent en prenant dans leur sachet de la poudre de cheminette. Quand se fut leur tour ils dirent distinctement leur destination : Poudlard. Ils atterrirent dans une autre pièce ou les attendait un grand rouquin. Ron Weasley souris à Harry en lui époussetant sa robe de sorcier couverte de suie.
« Vous en avez mis du temps ! »
« Bonjour Ron ! » répondit Hermione d'un air pincé.
« Ouais, bonjour » marmonna celui- ci.
« Désolé pour le retard Ron mais c'est de ma faute, j'ai eu un léger contre temps. »
« C'est rien vieux »
« Hâtez vous les garçons nous allons être en retard au cours de Binns »
Ron leva les yeux au ciel en suivant ses deux amis qui se précipitaient dans les couloirs bondés d'élèves, rejoignant leur salle de classe. Poudlard accueillait en internat les enfants des plus grandes familles sorcières de sang pure. Les nés moldus ou sang- mêlés étaient autorisés à suivre les cours dans l'enceinte de l'école mais ils devaient chaque nuit retourner chez eux. C'était ainsi que Harry avait fait la connaissance de Hermione avec qui il faisait le trajet en bus. Leur amitié avait débuté rapidement et leur duo devint un trio lorsque Ron c'était joint à eux.
Après une journée de classe, éprouvante pour les trois amis, ils étaient heureux de pouvoir se détendre, surtout après le cours de potion qu'ils avaient avec le professeur Sévérus Snape un vrai Tiran. Cette fois –ci encore il c'était montré hargneux et intransigeant envers Harry qui avait été une fois de plus la cible de sa mauvaise humeur ou plutôt de son mauvais caractère. Harry fixait encore d'un air déçu sa mauvaise note et la remarque écrite en vert sur son devoir rendu.
« T'inquiète pas Harry, tu auras une meilleur note la prochaine fois. »
« Je ne suis pas si sûr. »
« Laisse tomber vieux, oubli cette satané chauve-souris et allons plutôt au trois balais boire une bièraubeurre en attendant votre bus. »
« Ouais, allons-y ! »
« Désolé les garçons mais je dois passer chercher un livre avant de rentrer… »
« Aller, Hermione, viens avec nous. Harry à besoin d'une pause aujourd'hui. »
« D'accord mais dimanche, je veux vous voir tout les deux à la bibliothèque à dix heures. »
« C'est promis. » Dit Harry en souriant alors que Ron fronçait le nez de dégoût.
Les trois amis montèrent dans une calèche, malgré la fraîcheur de cette fin de journée de septembre, qui les conduisit à Préaulard où ils entrèrent dans le bar et s'installèrent avec deux jeunes filles déjà présentent, les jumelles Padma et Parvati Patil.
« Bonjour les filles ! »
« Bonjour Hermione. Salut Harry. » Dirent-elles en même temps en rougissant quand Harry s'assit.
« Euh … Salut. » Répondit-il mal à l'aise.
Harry ne connaissait pas beaucoup les deux jumelles mais il se sentait gêné quand elles étaient présentes car elles le dévisageaient sans cesse les yeux papillonnants. Ce soir était étrangement différent, elles étaient occupées à feuilleter un magazine en gloussant ce qui réveilla la curiosité de Hermione.
« Qu'est-ce-que vous lisez ? »
« Un article sur Draco Malfoy. »
« Qui est-ce ? » Demanda Harry en prenant une gorgé de sa boisson que venait d'amener Rosemerta.
Il regretta instantanément d'avoir posé la question quand il vit les regards interloqués sur le visage des quatre personnes assise autour de la table. Ce fut Hermione qui répondit la première, étonnée que son meilleur ami ne sache pas qui était l'homme en question.
« Toi qui aime le quidditch, tu devrais savoir que Draco Malfoy était le capitaine et attrapeur de l'équipe de serpentard. Grâce à lui, les serpentard ont gagné la coupe de Quidditch durant les six années consécutive lorsqu'il était à Poudlard. »
« Oui et aujourd'hui il dirige l'empire familiale depuis le décès de son père. Il n'avait que 23ans mais malgré cela l'entreprise est numéro un du monde sorcier. »Rajouta Padma suivit de peu par Parvati qui commenta légèrement déçue.
« D'ailleurs la presse a beaucoup parlé de lui il y a six ans lorsqu'il à épousé l'héritier Potter le fils du chef du département des aurors. Des rumeurs ont circulés, disant que leur mariage était arrangé par les familles mais rien n'a été prouvé. En tout cas pour moi c'est juste la jalousie des gens. »
« Je trouve que c'est malheureux d'être obligé d'épouser quelqu'un que l'on aime pas. » Fit tout de même remarquer Harry qui regardait plus sérieusement la photographie animée de l'homme blond.
« Je suis certaine qu'ils s'aimaient, sinon pourquoi auraient-ils eu un enfant ensemble ? »
« Tu es bien naïve Padma. J'ai lu un article disant que cela faisait quatre ans que le couple n'était pas apparu ensemble. » Commenta Hermione.
« Et puis regarde ses yeux, tu trouve qu'il à l'air d'un homme heureux. Ils sont si froids et inexpressif que s'en ait effrayant. » Répliqua Harry.
« Oh ! Non. Ils sont merveilleux. Il est si beau, si charmant … » Continua Parvati.
« Et totalement gay. » La coupa Ron dans ses éloges en faisant signe à ses deux amis qu'il était déjà l'heure pour eux de partir.
Les trois amis sortirent en courant du bar saluant les deux sœurs pour rejoindre leur calèche qui devait les ramener au château. Harry se tourna vers Hermione pour voir si elle réussissait à les suivre et bouscula malencontreusement une femme brune. Il s'excusa distraitement en ramassant l'objet qu'elle avait laissé tomber et continua son chemin sans remarquer le regard scrutateur dont il était la cible.
Près des trois balais, la femme qu'il avait percutée continuait de regarder dans sa direction pendant que la calèche s'élançait vers le château, un téléphone portable coller à son oreille et un sourire calculateur plaqué sur ses lèvres rouge.
« Tu ne me croiras jamais si je te dis qui je viens de croiser à Préaulard. »
A suivre….
