"- Il n'y a rien sur lui...Souffla John en fixant son ordinateur, tous informations concernant sa vie privée semblent avoir été bloqué,
- Je sais, répondit Sherlock en face du sien, d'après ce que j'ai appris la famille de la Vega dispose d'un ange gardien.
- Que veux-tu dire ?
- Toutes les sites webs où le nom de "de la Vega" avait été cité ont complètement été bloqué, à la place on trouve une page noire avec un Z sur l'écran. Celui qui a fait ça, manipule Internet mieux que personne. ça ne sert à rien de chercher quoi ce soit sur le net, John, on perd notre temps."
Ils avaient essayes de se procurer des informations via le net mais avait fait choux blancs, il semblerait qu'un certain Z protégeait les droits à image du jeune de la Vega ainsi que sa vie privée, car il n'y avait rien pas même une vidéo sur Youtube, ni même une photo sur internet. Tous étaient bloqués par une image noire avec un Z.
Le médecin s'arrêta et s'étira. Il n'avait à peine travailler que trois heures et il était déjà exténué. Il se leva pour se préparer un café. Sherlock resta pensif, réfléchissant sur cette étrange affaire.
"- On sait trop peu de choses sur lui, maugréa-t-il.
- Ce Z, tu crois qu'il tente de protéger les de la Vega ? Questionna John.
- Je n'en sais rien, mais je le place parmi les suspects plausibles concernant la disparition du fils.
- Que veux-tu dire ?
- Si ce Z utilise l'informatique pour cacher leur vie privée, c'est qu'il doit être au courant de quelque chose qu'il tente de cacher au monde entier."
Sherlock se dirigea vers la fenêtre pour prendre un peu d'air. C'est là, au plus grand des hasards, qu'il aperçut, un homme avec un sac en bandoulière, au visage inquiet et incertain qui semblait chercher un numéro de porte. Il avait à sa main à petite bout de papier et jetait des regards sur chaque porte. Il se figea tout à coup devant celle du 221. Le détective esquissa un sourire discret en entendant Mme Hudson ouvrir.
"- John, nous avons un visiteur intéressant, lança Sherlock en se précipitant au rez de chaussée.
La gentille logeuse ne comprenait en réalité pas ce que l'homme voulait car il ne cessait de faire de grand signe. Sherlock vint à son secours.
"- Merci, Mme Hudson, je m'occupe de lui.
- Mais Sherlock, il...
- C'est un muet, Mme Hudson, il est normal qu'il ne parle pas.
- Oh, veuillez m'excuser, se désolé la vieille dame sincère.
L'étranger lui adressa un sourire amicale sans rancune. Le jeune homme lui fit signe de le suivre et alla expliquer la situation à John. Le visiteur fut installé sur une chaise et le médecin fut surpris de constater qu'il était terriblement géné.
"- John, donne lui de quoi écrire, je n'ai jamais apprit le language des signes." Dit Sherlock.
L'ancien militaire obéit et tendit des feuilles et un crayon à l'étranger.
"- Votre nom, d'où vous venez et pourquoi ?" Lança le détective.
L'homme muet fronça les sourcils, attendit quelques secondes et écrivit.
Soy Bernado Derez Cheliro, vivo en Espana, soy el guardian de la casa de Don Diego de la Vega. Y tengo el ordenador de Don Diego.
John lut la note mais ne comprenait pas contrairement à Sherlock qui le traduit pour lui. Bernado sortit de son sac un ordinateur plutôt inhabituel car c'était la première fois que les deux anglais voyaient ce genre d'ordinateur.
"- Êtes vous sur que c'est à à lui ? S'enquit Sherlock tandis que Bernado déposa l'engin en face de lui. Il hocha la tête.
- Depuis quand êtes vous ici ? Et pourquoi venir aujourd'hui ?"
Sherlock apprit ainsi que Bernado était à Londres depuis deux jours et qu'il n'arrivait pas à trouver Baker Street. Etant espagnol et ne comprenant pas complètement l'anglais, il avait eu du mal à se repérer. Il était venu demander l'aide du célèbre détective parce que c'était la dernière chose que son jeune patron lui avait ordonné si les choses pourraient mal tourner.
A cette information, Sherlock et John en furent de plus en plus surpris. Bernado avoua alors que Diego de la Vega lisait régulièrement le blog des deux célèbres anglais que ce soit celui de Sherlock ou celui du docteur Watson. Ensuite, il ouvrit l'ordinateur et incita le détective à jeter un coup d'oeil à l'écran. Il avait lancé une video.
Les deux amis se penchèrent ainsi sur l'écran afin de découvrir ce que Bernado tentait de leur faire passer.
La video était difficile à voir. Elle était de mauvaise qualité mais donnait une vision globale pour Sherlock : la scène se déroulait surement dans une cave et la caméra était sans doute très petite, presque une mini-webcam. On entendait des grisaillement, le souffle d'un homme et les cris de colère et d'énervements de d'autres individus qui parlaient en espagnol. Celui qui tenait la caméra dans sa paume était battu par les autres. Visiblement, ceux-là ignoraient complètement qu'ils étaient filmés sans le savoir car la petite caméra était tournée vers eux. Mais Sherlock ne pouvait distinguer leur visage car ils portaient tous un masque blanc typique de théâtre grec.
Vas a hacer lo que decimos ? Vale ? Escucha ! Entendait-on malgré la qualité.
Des gémissements suivaient les paroles. Puis la video se coupa tout à coup.
Bernado s'était écarté d'eux et affichait une mine triste, inquiet et désespéré. Il n'avait pas eu le courage de revisionner la vidéo.
"- Qu'est ce que c'était ? Souffla John sous le choc.
- C'était Diego de la Vega, n'est ce pas ? Lança Sherlock au muet qui se retourna vers lui tout en hochant la tête.
- Il est donc toujours en vie ?
- Oui, et cette vidéo semble à avoir été pris à ses risques et périls.
- Mais comment-a-t-il pu faire cela ? Il...
- Parce que c'est un génie, John, coupa Sherlock en fixant l'ordinateur, parce que c'est un génie de l'informatique. Est ce que j'ai raison ? Ajouta-t-il à l'adresse de Bernado.
Ce dernier ne disait rien et baissa les yeux. Sherlock n'en fit pas attention et observa l'ordinateur qui se trouvait face à lui.
"- Cette engin a été fabriqué récemment à partir de plusieurs matériaux provenant de différents ordinateurs, déclara-t-il, c'est un unique en son genre, Diego de la Vega ne l'a pas acheté, il l'a fabriqué.
- Quoi ? Mais comment..commença John en écarquillant les yeux.
- Mais tu écoutes ce que je te dis ? C'est un génie ! C'est pour ça qu'on l'a enlevé ! S'exaspéra Sherlock.
- Pourtant d'après ce que Mycroft a dit, ce n'était pas un scientifique.
- Parce qu'il savait que si on le savait doué en informatique, il serait en danger alors il l'a caché à tout le monde, John, ce Diego de la Vega est beaucoup plus intelligent que nous le pensons.
- J'arrive pas à croire que tu dis ça, soupira John.
- La vidéo le montre en vie...et d'après ces gens qui portent ces masques, ils ne comptent pas le tuer mais s'en servir. Donc, pour l'instant, on peut être sure qu'on a une chance immense de le retrouver à temps et en vie.
- Pour s'en servir ? répéta le médecin ahuri, Sherlock, qu'est ce que...
- Ils sont au courant, ses gens sont au courant du talent de Diego de la Vega et ils veulent le forcer à travailler pour eux sans doute quitte à la torturer pour qu'il fasse ce qu'il souhaite et..."
Bernado lui tapota tout à coup l'épaule le faisant sursauter. Il lui tendit alors une clé où était gravé les initiales de son propre nom. Sherlock cligna des yeux devant la clé USB.
"- Pourquoi me le donnes-tu maintenant ? S'énerva-t-il en pensant qu'il était en train de perdre un temps précieux devant chaque hésitation du muet. Mais ce dernier ne s'en offusqua pas et désigna l'ordinateur de nouveau. John fit surpris de voir à quel point Bernado ne semblait nullement affecté par les sautes d'humeurs de son meilleur ami.
Sherlock marmonna des mots incompréhensibles et fourra la clé dans l'ordinateur. Des fichiers apparurent notamment un second fichier vidéo. Il cliqua dessus.
Une image d'intro se figea : c'était un cavalier de jeu d'échec qui tournoyait puis l'image d'un jeune homme confortablement installé dans un fauteuil. Il avait des cheveux noirs bien coiffés, de beaux yeux noisettes et un sourire charmant. John comprit dorénavant pourquoi la presse et Hollywood s'intéressaient à lui, avec un physique comme lui, il ne pouvait pas passer inaperçu. Le jeune homme commença alors à parler d'une voix très agréable, chaleureuse et assuré.
"- Monsieur Holmes, je me présente, je suis Diego de la Vega. Je suppose que vous avez déjà entendu parler de moi par je ne sais quel moyen. Il est inutile de vous dire que j'ai sans le moindre doute besoin de votre aide."
Son visage amicale devint subitement grave.
" Monsieur Holmes, vous dire que je suis en danger, serait complètement égoiste et totalement exagéré, mais si on vous dit que je suis en danger, oubliez ça. Je ne suis pas en danger. Mais mon père est en danger. Je fais de mon mieux pour l'écarter au maximum. Alors je vous en prie de faire au mieux pour ne pas l'impliquer dans cette affaire...
"Tout d'abord, il faut que je vous parle de la mort de ma mère. Vous avez sans doute entendu parlé de son suicide. Oui, les rapports de la police affirment que c'est un suicide. Mais c'est totalement faux. Ce n'est pas un suicide. C'est un meurtre. Et j'en suis le témoin."
Il s'arrêta avec hésitation.
Le détective vit que cela lui demandait un grand effort pour se confier face à une caméra.
"- J'étais encore qu'un enfant agé à peine de 5 ans, mais je me souviens de ce jour. Ma mère m'avait emméné à un laboratoire disant qu'elle devait voir quelqu'un. Elle m'a laissé dans une pièce; Je connaissais cette endroit et chaque coin de l'établissement qui appartenait à mon père alors je suis sorti par un conduit d'aération qui m'a conduit jusqu'à elle. Il y avait un homme avec elle. Un homme qui portait un masque blanc. Ma mère était par terre, gisant à l'agonie. L'homme ne me voyait pas, mais moi, j'avais vu ce qu'il avait fait. Il lui avait injecté quelque chose...et elle n'a plus bougé."
Il passa une main sur son visage comme si ce souvenir lui revenait en tête.
"- Je suis resté là, à le regarder, sans rien faire...et ensuite, il est parti. Je ne savais pas comment sortir par cette pièce alors j'ai fait demi-tour et...j'ai voulu rejoindre ma mère. Mais c'était trop tard. Elle était morte. Après cela, j'ai essayé de dire que c'était un homme qui avait tué ma mère, mais personne ne m'a cru. On pensait qu'elle s'était drogué et qu'elle avait fait une overdose pour se suicider. Et l'affaire n'est pas allé plus loin. J'ai juré vengeance, Monsieur Holmes. Et je suis prêt à n'importe quel sacrifice pour parvenir à mes fins. Mais aujourd'hui, je suis devenu une de leur victime. J'avais essayé de cacher mes connaissances en informatique mais on m'a démasqué. J'essaie au maximum de faire attention à qui je parle, à qui je fréquente mais je crains que ce ne soit pas suffisant, il y a des traîtres partout, des gens qui m'espionnent. Ils vont m'avoir, monsieur Holmes, et je ne pourrai leur faire face seul. Alors je vous demande votre aide."
L'image du cavalier noire termina la vidéo.
