Jouons. Sans s'arrêter. Une ronde infini. Sans se préoccuper de rien. Pour ignorer le monde qui nous entoure.

Le petit garçon avance. Ses pas résonne dans le couloir de l'orphelinat.

Chantons, dansons, amusons-nous. Jusqu'à n'en plus pouvoir.

Dans ses mains, il tient un chapeau comme ceux de ces magiciens qu'il aime tant.

Ne nous soucions pas des conséquences. Vivons sans nous soucier. Car c'est comme ça que je veux vivre. Sans regret. Je veux faire ce qu'il me plaît de faire.

Il se dirige vers une salle vide de son. Il ouvre la porte, attrape une serviette et essuie le chapeau. La serviette se teinte de pourpre.

Venez. Suivez moi. Promis on ne s'arrêtera pas. Jamais.

Il pose sur sa tête et une esquisse de sourire se dessine sur ses lèvres rosées.

Car c'est ainsi. Nous vivrons jusqu'au bout, sans jamais s'arrêter.

Il repart dans ce couloir si sombre et se mêle aux ombres.

Personne n'a le droit de nous arrêter. Personne n'a le droit de nous dire quoi faire. Personne ne peut le faire.

Il frotta son cou.

Et quinconce essaierait, mourra.

On peut sur la peau laiteuse, deux marques de crocs.

Nous sommes seuls, nous sommes libres, nous sommes égoïstes et ceux jusqu'à la fin.

Il grimace, la touchait lui fait mal. Mais il a promit qu'il ne sentirait bientôt plus rien.

Et si vous n'êtes pas d'accord, je le ferais tout seul.

Il lèche ses lèvres. Elles ont un goût de fer. C'est bon. Et chaud.

Le monde est un immense terrain de jeu. Le mien. J'en suis sûr. Et nous jouons au dés dessus. A celui, qui aura le plus de chance.

Lances les dés, c'est ton tour.

Si tu gagne, rejoues, si tu perds tombes.

Si tu refuses meurs.

C'est mon jeu. C'est moi qui décide.

Dans le noir, des sourires ensanglantés