Titre : La Loutre et son Chat - Chapitre 1
Rating : T
Disclaimer : L'univers de Harry Potter appartient à JKR, merci à elle de nous laisser écrire des fanfictions basées sur son oeuvre.
NDA : Et voilà le premier chapitre ! J'ai été vraiment super heureuse de voir qu'elle vous a plu ! Je tiens particulièrement à remercier : oO Spider Clemti Oo , Umbris , Mione2509 , Luciole's World , sylvia561 , edwardbloom , Valalyeste , bon ptit diable , NiNeSsGiRl , Hilaidora , dairy22 qui m'ont laissé une rewiew, et/ou m'ont ajouté à leur Story Alert voire même à leur Favourite Story/Author ! Je suis vraiment super contente ! Merci ! Merci ! Merci !
Merci et bonne lecture ! =D
Aujourd'hui, cela faisait un an. Un an que Ron l'avait demandé en mariage. A bien y réfléchir, cela faisait un an que Drago, non, que Malefoy était parti. Envolé… Après ce baiser… Il ne cessait de la hanter, elle se réveillait la nuit en sueur, après avoir rêvé de cet instant magique… Jamais tant d'émotions ne s'étaient précipitées en elle… Mais ce n'était qu'un lâche, qu'un tueur… c'était de sa faute si Ron n'était pas là aujourd'hui pour célébrer leur mariage… Il l'avait tué, et elle tout ce qu'elle trouvait à faire c'était de penser à ce fichu baiser, au lieu de se souvenir de tous ces moments intimes qu'ils avaient eu, Ron et elle…
Après de départ de son ancien ami, de son ennemi, Hermione avait hésité à quitter la bibliothèque. Elle en avait parlé à Ron et à Harry, mais ceux-ci n'avaient pas compris sa réaction. Elle avait un travail qui lui plaisait énormément, un salaire plus que correct, des horaires faciles et tout cela à deux pas de son appartement. D'accord, elle n'allait plus vraiment y habiter, puisqu'elle allait emménager chez Ron, mais il n'habitait pas beaucoup plus loin.
Mais elle savait pourquoi elle voulait quitter la bibliothèque. Cela lui rappelait trop de souvenirs. Bons ou mauvais, elle ne le savait pas, mais lorsqu'elle était sur son lieu de travail toutes ses pensées étaient tournées vers le jeune homme blond. Le lâche, voilà la façon dont elle l'appelait en son for intérieur. Elle savait très bien qu'elle avait été à quelques pas de céder à la tentation et de partir avec lui, loin, loin de Ron, de sa famille et de tout ce qui pourrait lui rappeler sa trahison, à elle.
Mais c'était lui qui était parti. Elle avait pourtant besoin de lui. Ron, pas plus que Harry, n'avait beaucoup de temps à lui consacrer. Lorsqu'ils étaient ensemble, ils restaient dans les bras l'un de l'autre, et profitaient le plus possible de l'instant présent. Harry, lui, transplanait rejoindre Ginny à Holyhead, où ils partageaient un petit appartement.
Malefoy était arrivé au bon moment dans la vie d'Hermione. Elle n'avait personne à qui vraiment se confier. Ginny était trop prise par ses entrainements, Harry par ses études et sa petite amie, et Ron, Ron était un garçon adorable mais Hermione savait qu'il n'aurait rien compris à ses états d'âme. Et il faut bien dire que Malefoy était un interlocuteur formidable. Il savait défendre son point de vue tout en acceptant celui des autres, et il avait une culture très étendue. S'ils avaient été à Poudlard, Hermione aurait pu voir en lui un rival.
Mais le temps de Poudlard était révolu. Maintenant, elle était seule. Certes Harry et Ginny l'invitaient régulièrement diner avec eux, mais elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine amertume à les voir heureux alors qu'elle, elle était seule.
Depuis la mort de Ron, elle prenait plus aucun plaisir à la vie, son travail l'ennuyait, elle n'avait plus d'appétit, plus de sommeil, elle n'avait même plus l'envie de lire. Elle restait à se morfondre, dans son petit appartement qu'elle avait réintégré tout de suite après l'enterrement. Elle ne supportait passer du temps dans ces pièces où ils s'étaient embrassés, où ils s'étaient confiés l'un à l'autre, où ils s'étaient unis…
Elle n'avait pas pu rentrer dans leur chambre à coucher, c'était Molly et Fleur qui s'étaient occupées de la vider. Dire que c'était à cet endroit même, sur le lit qui était au centre de la pièce qu'ils avaient pour la première fois parlé d'enfants… Cela faisait six mois qu'ils étaient fiancés, Hermione s'en souvenait comme si c'était hier. Ils étaient allongés, et Ron lui avait avoué son désir d'être père. Hermione n'avait en rien réfréné son désir. Dès que nous serons mariés, lui avait-elle dit en l'embrassant tendrement.
Elle le regrettait tellement maintenant. Ce qu'elle aurait aimé porter un enfant, celui de l'être qu'elle aimait le plus au monde, et qui n'était plus là pour la soutenir.
Au fil de ses souvenirs, elle avait déambulé dans son appartement, et s'était retrouvée face à l'un des rares miroirs qu'il restait. Elle avait retiré tous les autres, ne supportant plus son image.
Elle avait le teint pâle, et les cheveux ternes, plus broussailleux que jamais. Elle avait perdu énormément de poids, ne pouvant manger quoi que ce soit. Et son visage avait perdu toutes ses couleurs, mis à part les cernes violettes qui s'étaient installées depuis la disparition de son bien-aimé, disparition qui avait entrainé celle de son sommeil.
Voyant son reflet, elle ne put s'empêcher d'éclater en sanglots. Ce n'était que la seconde fois aujourd'hui, et le soleil n'avait pas encore atteint son zénith. Elle se laissa glisser contre le mur et pleura, s'étonnant que des larmes puissent encore sortir de son corps. Puis elle eut un sursaut. Cela ne pouvait plus durer.
Elle calma sa respiration, sécha ses larmes et se releva. Elle se regarda à nouveau dans le miroir. Elle s'y vit, les yeux gonflés, rouges, tout comme son nez. Non, cela ne pouvait plus durer. Elle ne voulait plus être triste. Elle l'avait été assez longtemps. Elle se déshabilla, prit une douche brûlante, s'efforça de sourire aux souvenirs que lui inspirait une salle d'eau. Une fois séchée, elle s'habilla et transplana au Terrier. Elle n'y était pas retournée depuis la mort de Ron. Cela aussi était trop dur pour elle. Mais plus aujourd'hui.
Elle frappa à la porte avant d'entrer. On était dimanche aujourd'hui, et toute la famille était réunie. Tout le monde fut étonné de la voir ici, mais ils se ruèrent tous pour la saluer. Molly la serra dans ses bras un long moment, comprenant qu'elle avait enfin décidé de tourner la page. Elle fut invitée sans attendre à déjeuner avec eux, en famille, avait précisé Molly. Ce fut la meilleure journée qu'elle passa depuis des lustres. Elle se sentait revivre.
Aujourd'hui cela faisait un an. Un an qu'il était parti. Parti loin de celle qu'il aimait. Comme un lâche. C'est ainsi qu'elle devait le considérer maintenant, comme un lâche. Il aurait pu rester. Il aurait pu se battre. Mais non, il était parti. Il l'avait abandonné.
Après l'avoir embrassé, il l'avait regardé dans les yeux. Il n'oublierait jamais ce qu'il y avait lu. Emmène-moi. Emmène-moi loin d'ici. Je tiens à toi. Pour ne pas dire je t'aime. Il ne se laissait pas croire qu'elle aurait pu l'aimer. Il voulait rester lucide. Elle aimait Weasley. Ce cher Weasley. Il lui aurait nuit jusqu'au bout. Même après la mort. Cela ferait bientôt quatre mois qu'il était en cavale. Il ne se souvenait plus de ce qui s'était passé.
Après sa fuite, il avait erré dans Londres, après avoir pris soin de se soumettre à des métamorphoses physiques afin que l'on ne le reconnaisse pas. Malheureusement, il devait recommencer toutes les vingt-quatre heures, car il n'existait pas de sort permanent. Il faisait soigneusement la tournée de tous les bars de Londres, tant moldus que sorciers, afin d'oublier. Oublier sa lâcheté. Si seulement il avait un peu de courage, il retournerait voir Hermione à la bibliothèque et ils mettraient un plan au point, partiraient loin et enfin, enfin il l'aurait pour lui seul.
Mais non, à la place il préférait se souler jusqu'à ce qu'il n'aie plus le contrôle de ses actes. Plusieurs matins il se réveilla dans des endroits qu'il ne connaissait pas, des femmes blotties contre lui, une gueule de bois phénoménale. Il en eut vite assez de dormir dans des cartons, il loua donc un petit studio du côté moldu de Londres, il ne voulait pas risquer de tomber sur Hermione et sa belette en habitant le Chemin de Traverse.
Un soir, alors qu'il arrivait dans un nouveau bar moldu, il reconnut une troupe de sorciers qu'il avait aperçu plusieurs fois. Ceux-ci, qui semblaient avoir bu plusieurs verres de trop, s'amusaient à maltraiter des moldus en leur jetant des sorts. Drago, qui avait entendu des sirènes de police, s'empressa de les prévenir. Ils réagirent vite, comme si d'un coup ils étaient dégrisés. Ils sortirent en courant, entrainant Drago avec eux et se cachèrent dans une ruelle non loin de là. Ce fut à partir de ce moment là qu'il se mit à les fréquenter.
Oublier à plusieurs, c'est bien mieux qu'oublier seul, on se morfond moins, on s'amuse plus. Ils lui montrèrent les endroits où il était le plus facile de jouer avec les moldus, lui présentèrent des femmes de petite vertu, mais surtout, ils l'acceptaient. Il passait une grande partie de son temps avec eux, mais cela ne lui suffisait pas à oublier.
Il ne voulait pas travailler, il avait assez d'argent pour vivre aisément sans rien faire jusqu'à la fin de sa vie. Lorsqu'il n'était pas avec les ivrognes, il passait son temps au studio, et il décuvait. Mais un jour, en sortant de chez lui, le souvenir d'Hermione lui revint brusquement.
Il neigeait. Les boutiques étaient pleines de décorations de Noël. Tous ces noëls qu'il avait passés dans sa chambre, attendant patiemment devant sa cheminée que le mage-noël arrive, après avoir réussi à se soustraire à l'infernal repas que lui imposaient ses parents.
Cela lui rappela aussi qu'il y a quelques mois, il avait envie de passer sa vie avec une femme, et donc de fêter Noël d'une façon différente de celle qu'il avait connue. Il voulait la passer en famille, devant un bon repas et vivre une bonne soirée.
Il se sentit amer. Toute sa rancœur, tout ce qu'il avait oublié lui revint en mémoire. Il voulait oublier à nouveau. Bien qu'il ne soit qu'à peine dix heures du matin, il se rendit dans un bar et commanda un whisky pur feu. Il trempa à peine ses lèvres dedans.
Il y avait peu être un autre moyen d'oublier. Il voulait accomplir un acte magique difficile, qui lui demanderait du travail, beaucoup de travail. De plus, cela lui permettrait de mieux se cacher et pourquoi pas, espionner Hermione. Il savait qu'elle avait un appartement où elle vivait seule. Elle n'avait peut-être pas encore emménagé avec ce Weasley. Il la suivrait alors qu'elle sortirait de la bibliothèque et… Tout un plan s'échafaudait sans son esprit mais une question le stoppa net : que dirait-elle quand elle le reverrait ? Sera-elle heureuse ou ne voudra-t-elle plus jamais lui parler.
Il perdit de son entrain, mais pas de sa motivation. Voir qu'il avait réussi à devenir animagus l'impressionnerait, elle lui sauterait au cou et partirait avec lui, il en était persuadé.
Il se rendit donc sur le Chemin de Traverse, sous le couvert de son déguisement, et acheta chez Fleury et Bott tous les livres qu'il trouva sur le sujet. Il rentra ensuite dans son studio et se mit au travail.
Ce fut long, fastidieux et douloureux, mais il y arriva enfin. Il devint un chat.
Un chat au pelage épais, d'un gris qui avoisinait celui de ses yeux. Il avait l'impression que tout devenait plus facile lorsqu'il était un chat.
Il se métamorphosa de nouveau et il se rendit compte que tous les autres sorts qu'il s'était jeté s'étaient annulés. Il remit donc en place son déguisement et sortit rejoindre ses acolytes.
Ces derniers temps il ne les avait vu que rarement, préférant utiliser son temps afin d'atteindre son but le plus vite possible. Lorsqu'il les rejoint à la planque, il remarqua tout de suite qu'ils complotaient quelque chose. Il le remarqua surtout par l'accueil faussement chaleureux qu'ils lui firent. Ils parlaient de lui, c'était sûr. Il fit mine de ne rien avoir vu, et ils commencèrent la tournée des bars. Mais il se rendit bien vite compte que presque deux mois d'absence, ça marque, même les ivrognes. Et lui avait perdu l'habitude de s'acharner sur des moldus qui n'avaient rien demandé. Cette soirée l'énerva assez vite et il partit sans rien dire, bien que son absence ne passa pas inaperçue.
Il se rendit dans une ruelle sombre et se transforma. Il passa le reste de sa soirée à explorer d'une nouvelle façon la ville de Londres. Cette petite promenade lui éclaircit les idées mais il se demandait toujours ce que ces ivrognes pouvaient bien comploter contre lui. Après tout, c'est vrai qu'il savait qu'ils ne se contentaient pas que de s'amuser avec les moldus. Ils agressaient aussi les moldues, puis leur jetaient un sort d'oubliettes afin qu'elles ne se souviennent de rien. Parfois, ils braquaient les banques moldues en neutralisant leur système de défense par quelques sorts.
Jamais Drago n'avait accepté de prendre parti à cela, c'est peut-être pour cela qu'ils lui en voulaient. Il se décida à retourner voir ce qu'ils fabriquaient. Il reprit son apparence humaine et partit à leur recherche.
Il les trouva, non loin d'où il les avait laissé. Il les héla et ils eurent un air surpris en le voyant. Drago se dit que c'était surement car ses habits devaient être sales ou déchirés par sa promenade, mais le « chef » le prit par le bras et lui dit :
- Ecoute Dray (c'était le nom qu'il leur avait donné pour qu'ils n'aient aucun doute sur lui), dans trois jours on organise un casse sur le chemin de traverse. Tu as intérêt à être là, sinon, tu auras de nos nouvelles et ce ne sera certainement pas pour t'offrir des chocolats, tu as compris ?
- Je serais là, répondit Drago d'une voix ferme. Et il partit sans attendre.
Une fois de retour chez lui, il se demanda vraiment ce qu'ils préparaient. Il n'avait pas peur. Mais il se demandait vraiment ce qui allait ressortir de cette soirée.
Ce n'est que le lendemain en se levant qu'il se rendit compte qu'il avait oublié de placer ses sorts de dissimulation. Il comprit enfin pourquoi tout le monde le regardait de cette façon. Après tout, il n'y avait que la couleur des ses cheveux, et la pigmentation de sa peau qui changeaient, mais c'était tout de même ces deux facteurs qui permettaient la reconnaissance d'un Malefoy. Il se surprit encore une fois à se demander qui allait l'attendre.
Il se rendit, comme il l'avait dit, au lieu de rendez-vous qui avait été fixé le soir où il s'était fait démasqué. Ses acolytes lui expliquèrent le plan. Il s'agissait de braquer la bijouterie magique du Chemin de Traverse.
Drago comprit que même s'ils étaient des ivrognes, ils n'étaient pas assez bêtes pour essayer de braquer Gringotts. Une fois qu'ils seraient entrés dans le bâtiment, ils n'auraient que cinq minutes avant que les Aurors arrivent. Drago se tenait prêt. Si quelque chose se passait mal, il n'aurait qu'à se métamorphoser.
Ils lancèrent un sort sur la porte, qui malgré toutes ses protections magiques, s'ouvrit. Drago pénétra le premier dans la bijouterie et il vit tout de suite que quelque chose n'allait pas.
L'intérieur était totalement vide. C'était un leurre ! C'était donc ça qu'ils préparaient ! Ils voulaient qu'il se fasse prendre par les Aurors, et surement par la même occasion, le faire accuser de tous leurs crimes ! Il tenta de ressortir mais le chef du gang lui lança un sort d'impérium.
Il aurait pourtant du pouvoir y résister mais il comprit à la façon dont était lancé le sort que le « chef » n'était autre qu'un ancien mangemort. Il avait surement dû le reconnaître dès le début, et le voir tel qu'il était vraiment avait du lui faire comprendre qu'il était sur la bonne voie. Mais il ne le reconnaissait pas.
Après tout, il n'était pas resté longtemps sous les ordres du seigneur des ténèbres, il ne pouvait pas connaître tout le monde, mais son quartier général ayant été installé dans son propre manoir, il était sur que ce mangemort l'avait vu.
Il entendit les Aurors arriver, et il entendit une voix lui intimer de s'avancer dans leur direction. Il ne pouvait résister. Il ne pouvait pas voir les visages de ses assaillants, cachés par l'ombre de la ruelle, mais il entendit des voix qui lui semblaient familières.
Il entendit la voix dans sa tête lui ordonner de les tuer, tous. Lui, qui n'avait jamais tué personne, ne pouvait y échapper aujourd'hui. Il le leva sa baguette et lança le sort fatal. Il n'atteignit personne et les Aurors ripostèrent aussitôt, répondant par des sorts de stupéfixion.
Il lança à nouveau le sort impardonnable qui atteignit quelqu'un. Il vit une silhouette tomber sans un cri. Il avait tué quelqu'un. Au moment où cette pensée atteignit son esprit, un éclair atteignit l'ancien mangemort, qui, de surprise, le libéra sa prison mentale.
Il n'attendit pas une seconde de plus et se métamorphosa. Il courut vers le corps inerte, il avait besoin de savoir, de connaître la personne qu'il avait tué. Il s'en approchait et distingua une chevelure rousse, ainsi que la robe des apprentis Aurors. Weasley, pensa-t-il, au moment ou un nouvel éclair l'atteignait. Il eut un sursaut, puis se demanda ce qu'il faisait là, au beau milieu d'une bataille. Il se rendit compte qu'il était sous sa forme féline, et il en profita pour aller se cacher dans un coin sombre de la ruelle où il se trouvait. Il attendit que tout le monde soit parti, ne cessant de se demander ce qu'il faisait là. Il se sentait exténué. Il décida de ne pas rentrer dans son studio. Il se roula en boule et s'endormit, se demandant encore une fois comment il était arrivé là.
Drago se réveilla le lendemain matin, et il comprit où il se trouvait, lorsqu'il se rendit qu'il était toujours un chat. Il se remémora les évènements de la veille et décida qu'il serait plus apte à réfléchir après une bonne douche chaude.
Il était en train de s'habiller lorsqu'il commença à mettre de l'ordre dans ses souvenirs. Il se souvenait de tout jusqu'au moment où il pénétrait dans la bijouterie, constatant qu'on l'avait leurré. Cette perte de mémoire l'inquiétait, il décida donc d'aller récolter des informations sur le Chemin de Traverse.
Peut-être qu'en lisant la gazette du sorcier il en saurait un peu plus. Il sortit de son logement et se métamorphosa, estimant qu'il était plus sur de passer totalement inaperçu, compte tenu qu'il ne savait absolument rien des évènements de la veille.
Il trotta donc jusqu'au Chaudron Baveur, et se faufila sur le Chemin de Traverse en même temps qu'une famille de sorcier. Il se dirigea vers les ruelles malpropres dans lesquelles il espérait que quelqu'un ait jeté son journal. Son espoir fut récompensé en milieu d'après-midi. Il s'installa au plus profond de la ruelle insalubre et retrouva sa forme humaine.
Il eut un choc lorsqu'il ouvrit le journal. Sa photo s'étalait en première page. Sa tête était mise à prix, il devait être retrouvé, pour être envoyé à la prison d'Azkaban pour avoir commis un meurtre, celui de Ron Weasley. Il ne se souvenait de rien et surtout pas de ça ! Et comment son apparence avait pu être révélée ? Et pourquoi lui seul était inculpé ? Où étaient passés tous les autres ?
Drago ne put retenir sa colère et il frappa dans un tas d'immondices qui jonchait le fond de la ruelle. Il se rendit compte après s'être un peu calmé que le bruit qu'il avait fait avait attiré des badauds et ils écarquillèrent tous les yeux lorsqu'ils le reconnurent. Oh non ! pensa-t-il, je ne vais pas me faire prendre maintenant ! Et il lança un sort d'aveuglement, puis se métamorphosa et fila loin du Chemin de Traverse.
Drago se remémorait douloureusement cette partie de sa vie, ces erreurs qu'il avait faites. Cela faisait bientôt quatre mois qu'il se cachait. Et il sentait qu'il faiblissait. Il ne pourrait pas continuer ainsi très longtemps.
Voilà le premier chapitre !
Cette fois-ci, qu'en pensez-vous ?
La suite lundi !
Bises,
Pau'
