Disclaimer: Ce manga fantastique n'a pas été dessiné par moi. Sérieusement j'ai deux mains gauches quand je dessine. Et plus que tout, je ne me nomme pas Yana Toboso! Donc non je ne suis pas l'auteur. Je ne fais qu'empruter les personnages pour jouer avec.
Genre: A peu près tous les genres. Slave fic. J'espère être originale. Je vais essayer de ne pas tomber dans le pathos ou le drama total, vous en faites pas. Dans ce chapitre : Drama et Angst.
Personnages de l'histoire: A peu près tous. Dans ce chapitre: Vincent, Diederich, Edgar Redmond, Tanaka. Ciel et son frère.
Parings: Plusieurs.
Warning for: Dom/Sub, Slave!Fic, Crime, Complot.
Rating: M
Note: Dans cette fic, il y a la 2CT. C'est à dire la théorie que Ciel avait un frère jumeau qui était le "vrai" Ciel. Ici celui nommé Ciel est "notre" Ciel. Et son frère jumeau s'appelle Cilian.
Chapitre 1: Le Noble Déchu
Il faisait tellement froid. Il claquait des dents, ses jambes tremblantes ramenées contre son torse dénudé. Il n'avait qu'un fin pantalon de lin beige et une vieille chemise déchirée à plusieurs endroits. Et il était gelé jusqu'au plus profond de son être. Sa cage était relativement grande, le sol était couvert de couvertures et il y avait même un lit étroit de planche de bois. Il mourrait de soif et de faim, on ne leurs avait rien donné depuis deux jours, juste un peu d'eau et de pain, et il avait tout donner à ses fils. Ceux-ci grelottaient dans leurs habits déchirés dans lesquels ils avaient été capturé. Ils étaient blottis contre lui, terrorisés.
L'immense pièce était pleine de cages, où se trouvait des personnes attachées, la plupart parfaitement calmes ou plutôt résignées. Des lamentations se faisaient entendre, encore et encore, des cris et des pleurs. Le gardien frappait les personnes trop bruyantes de son fouet. Parfois certaines étaient emmenées et ne revenaient pas. Vendues. Comme du bétail au marché! La rage envahissait son cœur à chaque fois. La colère brûlait dans ses veines. Il haïssait ce pays, ces gens et ruminait sa vengeance.
Il entendait le mot ''marché'' et ''vente aux enchères''. Il allait être vendu au plus offrant, comme esclave et il sentait qu'il serait un objet de plaisir. Les regards sur sa personne, sur son corps étaient plus qu'équivoque. Il sentait bien qu'il risquait d'être acheté par un tenancier de bordel.
Il se sentait furieux et impuissant. Incapable de se défendre. Et savait que tout acte de rébellion était inutile...et n'aboutirait qu'à la souffrance. Et il avait peur pour ses fils, terriblement peur. Ces monstres pouvaient se venger sur eux de tout acte de rébellion.
Il fallait qu'il patiente.
….Pour le moment.
Patience, il savait attendre son heure.
Sa rage augmentait dans son cœur, mais il resta calme, attentif, calculateur. Aucun problème. Il allait faire le docile, et poignarder son acheteur dans le dos à la première occasion. Il fallait qu'il réfléchisse à un plan, à une façon de s'enfuir. Ses jumeaux qui avaient à peine 7 ans. Ils ne pouvaient se débrouiller sans lui. Non.
Ils ne pourraient pas survivre dans cet enfer.
Une sourde angoisse le tenait. Deux personnes, venues le matin, étaient venus et s'intéressait chacune à l'un de ses fils.
Et chacune en avait réservé un.
On allait lui prendre ses enfants. Déjà qu'il ne savait pas ce qu'était devenu sa femme. On l'avait arraché à lui et à ses fils trois jours après leur enlèvement. D'autres marchands l'avait emmené avec eux. . Les enfants avaient criés, mais avaient lâché les vêtements sous les coups violents. Morts de peur, ils s'étaient blottis contre leur père, pleurant, tremblant et appelant faiblement l'absente. Et le voyage pour venir ici avait duré deux mois. Deux mois de souffrance, de coups et de privations. Il s'était privé le plus souvent, ne mangeant que peu, pour permettre à ses fils de manger à leur faim.
Ils protestaient mais lui insistait, craignant plus que tout de les voir tomber malade.
On les nourrissait si peu...on ne les soignerait probablement pas.
Il se mordit la lèvres, levant une main pour se gratter le cou, irrité par le collier de cuir qui le serrait. Ses enfants n'étaient pas attachés mais Ciel était malade. Très malade. Il toussait régulièrement et restait blottit contre son père, dormant le plus souvent. Son front était brûlant.
L'homme sentait lui-même son corps s'affaiblir, des tremblements le parcourir, et des vertiges le prendre de plus en plus souvent. La toux venait le secouer de plus en plus régulièrement.
Il était malade.
Il avait de la fièvre.
Il avait juste envie de fermer les yeux et de dormir mais il craignait qu'on lui arrache ses fils si il s'endormait. Il luttait contre sa faiblesse, contre la maladie qui le rongeait. Mais il savait que si cela continuait, ses limites allaient être atteinte.
Combien de temps avant qu'il ne s'évanouisse?
Doucement il caressa les cheveux de ses fils. L'aîné des jumeaux leva les yeux. Son père sourit, faiblement «Comment tu te sens?»
Cilian renifla, tremblant «Ciel est malade. Il faut qu'il soit au chaud, il tousse beaucoup! Et il n'a rien bu depuis hier soir. Il ne garde rien!»
Le plus jeune des jumeaux gémit, sa petite main agrippée au bras de son père. Ses cheveux étaient sales et emmêlés. Il tremblait. Des traces de griffures et des bleus marbraient sa peau. Conséquences de coups de fouets ou de pieds.
«Papa...» L'enfant se redressa et tendit sa petite main pour prendre celle de son père. Chaude, rassurante. «J'ai peur.
- Tout ira bien.» il n'y croyait pas lui-même, les chaînes à ses chevilles et la douleur dans son corps signifiaient qu'il ne pouvait fuir, il était trop faible.
Il allait être vendu.
Et ses fils...allaient sans doute être séparés pour toujours.
Non...il ferait en sorte de se sauver et il retrouverait ses fils.
Il ne sut combien de temps passa, combien de temps s'écoula. Ciel dormait, blotti dans les bras de son père. Il faisait de plus en plus froid.
L'homme toussa. Il avait de plus en plus chaud. Les chaînes cliquetaient à chacun de ses mouvements. Il ferma les yeux.
Il y aurait une vente aux enchères d'ici deux heures. Et il ferait partit du lot. La simple idée d'être exposé sur une scène, enchaîné, devant des visages avides qui criaient des prix de plus en plus élevé pour l'acheter. Et une heure après les enchères les deux monstres viendraient acheter ses fils qu'ils avaient ''réservé''.
Et où irait il?
Il serra les dents. Serait-il violé ou torturé? Il ne se laisserait pas faire. Il ne serait pas un esclave. Serrant les dents, la pensée qu'il préférait mourir qu'être la prostituée de quelqu'un le traversa mais il la rejeta. Et ses fils? Comment pouvait-il préférer mourir en les laissant?
Comment les retrouveras-tu? siffla une petite voix dans sa tête. Comment feras-tu pour t'échapper, le retrouver, les sauver et retourner dans ton pays? Il n'en avait aucune idée. Il n'avait aucun allié dans ce pays.
Et...
Il était si faible...
Une silhouette se dressa devant sa cage. Il resserra sa prise sur ses enfants. Son cœur battit fortement dans sa poitrine.
«Bonsoir mon joli. Nous allons prendre tes enfants pour les préparer pour leurs nouveaux maîtres. Il faut qu'ils soient propres et bien habillé pour aller vivre chez eux. Dis leurs Au Revoir.
- Non!» Les petits se blottirent contre lui, terrifié. Et leur père les serra contre lui.
La porte de la cage s'ouvrit et on tenta de lui arracher ses fils. Il refusa de les lâcher. Ne cédant..ni quand son collier se resserra sur sa gorge, étranglant de plus en plus tandis qu'un assistant tirait sur la chaîne pour l'étouffer afin qu'il lâche, ni quand la cane fine de bambou s'abattit sur ses reins. La douleur explosa dans tout son dos mais il ne desserra pas les lèvres.
Ses fils s'accrochaient à lui, pleurant de peur. Un nouveau coup s'abattit sur lui, le faisait crier malgré lui de douleur. Des larmes lui piquèrent les yeux mais il ne lâcha pas prise. Il préférait mourir que les laisser prendre ses fils. Il faudrait qu'ils le tuent pour les lui prendre.
Sa vision se brouillait de plus en plus ses forces s'amenuisaient, le rendant horriblement faible tant il avait du mal à respirer. Mais il refusa de pleurer ou de supplier, gardant les yeux étroitement clos.
Jamais.
Jamais il ne céderait.
«Lâche prise sale petite pu...»
Une voix juvénile mais autoritaire retentit «Que se passe-t-il ici?» Tout s'arrêta. Des pas retentirent, s'approchant «Pourquoi tant de violence envers cet esclave Stalzer? Je pensais que tu détestais abîmer la marchandise» railla une voix de jeune homme, amusé.
Le captif haletant rouvrit les yeux. Ses fils le regardaient avec peur et angoisse. Craignant ces hommes qui risquaient de les arracher à leur père. Ce dernier se redressa sur les genoux, portant la main à son cou pour desserrer la bande de cuir et reprendre son souffle. L'air revint dans ses poumons, le faisant soupirer de soulagement. Il tourna la tête. Un jeune homme blond, accompagné d'un homme brun en uniforme, d'un jeune homme blond et d'un autre en cape violette, faisait face à ses bourreaux.
Son tortionnaire ne semblait pas fier «C'est-à-dire...Prince Edgar...il refusait de me laisser prendre ses fils.
- Ce qui est assez logique. Moi aussi si j'avais des enfants, je ne voudrais pas les laisser à des inconnus.
- Mais des gens les ont réservé. Et...
- Bizarre, je pensais que mon oncle avait fait passé une loi interdisant de séparer des enfants de moins de 12 ans de leurs parents. Ce qui était d'ailleurs ma suggestion.» Il regarda Ciel et Cilian et railla «Ne me dites pas qu'ils ont 12 ans. Ils en ont 6 ou 7. Ça se voit au premier coup d'œil.
L'homme s'essuya le front «C'est-à-dire que le Vicomte Michaelis et le Baron Kelvin sont de bons clients...Et ils en ont proposés de bon prix.»
Edgar eut un sourire sournois «Certes mais quand je vous ai demandé de réserver cette personne, cela sous-entendait ses enfants aussi.»
Soudain le militaire intervint, sèchement «Je voudrais voir cet homme. Et ses deux fils. Ils m'intéresse tous les trois.
- Mais monsieur, les enfants... ils sont...
- J'ai réservé cet homme pour mon tuteur, hier soir. Cela sous-entendait sa famille également. Par conséquent la priorité vient à mon ami.» interrompit sèchement le prince, foudroyant l'adulte au fouet du regard. Il claqua des doigts «Emmenez les dans la salle privée de la famille royale pour que mon tuteur puisse examiner son achat à sa guise.» Il se tourna vers son accompagnateur «Tu en dis quoi Diederich?
- Commençons par lui! Plutôt crever que laisser ses gamins entre les mains de Sebastian Michaelis et du baron Kelvin!» cracha-t-il, plein de dégoût. Il se tourna vers son potentiel futur esclave.
Le captif plongea ses ceux dans ceux de l'homme brun. Et lui lança un regard plein de haine. De rage. Il aurait voulu lui faire payer, payer au centuple. Lui faire payer pour tout les autres. L'homme fronça les sourcils et s'approcha légèrement. Il cligna des yeux et eut presque l'air surpris. Mais ne prononça pas un mot. Et il partit avec le jeune homme et le marchand d'esclaves. Les associés de ce dernier ouvrirent la cage et traînèrent les trois captifs jusqu'à la pièce.
L'homme se laissa faire..
...il n'avait plus aucune force.
Diederich se laissa tomber dans le fauteuil «Qu'est-ce que je fais ici?» marmonna-t-il, se massant les tempes. Il haïssait cet endroit qui puait la peur et la souffrance, qui empestait la misère et la douleur. Ces enfants qui pleuraient, criaient, appelaient leurs parents. Pour lui qui était un bon père c'était difficile. Et il espérait sortir vite d'ici.
«Hum...Te faire une couverture pour ne pas être soupçonné?» Railla Edgar.
Hum. Dis donc?» Il regarda le prisonnier être tiré jusqu'à un poteau et attaché. «Gregory a des compétences médicales non? Comme Tanaka?
- Oui?
- J'aimerais qu'ils examine les enfants. L'un d'eux m'a parut très malade.» En père attentif, il avait l'oeil et avait tout de suite remarqué les signe de maladie chez l'un des jumeaux. «Il faudra s'arrêter chez le médecin en sortant. Leur père est malade aussi. Ses yeux sont un peu vitreux.
- Tu as l'œil...Gregory? Va voir comment vont les jumeaux avec le majordome de Diederich.» il sourit à son serviteur qui hocha la tête.
- Quand tu auras des enfants, tu l'auras aussi.» Il fit un signe «Tanaka?
- Oui monsieur.
- Va t'occuper des jumeaux et les préparer puisque je les prends. Couvres les bien. Je crois que l'un des deux est malade. Examines-le!
- D'accord.»
Les deux partirent et Diederich se concentra sur son potentiel achat. Le dénommé Stalzer lui arracha sa chemise en lambeaux. L'homme était beau, bien construit, un peu maigre mais s'il avait été privé de nourriture, cela pourrait être compensé. Diederich se leva et s'approcha, attrapant le menton du prisonnier aux cheveux cobalts. Et lui fit relever la tête. Il avait aussi des yeux bleus et un grain de beauté sous un œil. Il était magnifique.
Il lui disait quelque chose...
Levant une main douce, le brun lui caressa la mâchoire, la joue et termina sur le front...indéniablement brûlant. Comment pouvait-il être encore si fort et conscient avec cette fièvre?
Il devait être une vrai tête de mule.
Avec un pincement de pitié au cœur, Diederich comprit que cet homme finirait probablement dans un bordel si ni Edgar, ni lui, ne l'achetait.
Qu'il finirait probablement brisé, transformé en une poupée docile.
«Alors?» fit l'individu en face de lui, un sourire immonde aux lèvres, persuadé d'avoir affaire à un client très riche qui allait payer trois esclaves une fortune «Il est beau n'est-ce pas?»
Diederich camoufla le dégoût que l'individu lui inspirait et répondit :«Il est magnifique.» Il se força à un sourire aimable, posant une main sur la tête du prisonnier pour caresser les cheveux soyeux. Ce dernier tenta de reculer, heurtant le poteau derrière lui. Le militaire continua sa caresse, tout en demandant «Comment s'appelle-t-il?
- A vous de le décider, il est à vous maintenant.» Il tapota l'épaule du prisonnier «Je suis certain que ce mignon pourra réchauffer votre lit. Il n'a pas été souillé depuis sa capture mais son joli corps prouve qu'il est parfait pour ça..»
Fou de rage, le captif rua, jusqu'à ce que la canne de bambou lui fouette les genoux, le faisant trébucher et serrer les dents de colère. Mais il cessa la lutte, fixant les autres personnes avec haine.
Diederich posa la main sur l'épaule fine, ignorant son regard glacial, et demanda, tranquillement:«D'où vient-il?
- Du pays voisin. C'était un noble là-bas. Un enlèvement déguisé en meurtre.
- Vraiment?
- Un ennemi nous a vendu toute la famille un bon prix.
- Toute?
- Il manque la femme.
- Où est-elle?
- Malheureusement.» L'homme eut un rictus. On ne savait pas s'il regrettait ou s'il se moquait du destin de la dite-femme «Quand les pourvoyeurs Bêta sont arrivés...ils m'ont dit que sa femme était morte. Quelques jours après la capture. Il y a presque trois mois.»
Les yeux bleus du prisonnier s'écarquillèrent d'horreur. Une panique douloureuse. Il lança un regard furieux à Diederich qui le forçait à ne pas bouger, une poigne de fer sur l'épaule.
Stalzer eut un ricanement «Ils ont trop….joués si vous voyez ce que je veux dire.»
Le brun refoula une envie de meurtre. Tentant de ne pas penser au pistolet à sa ceinture. Non le faire disparaître aurait causé plus de peine qu'autre chose.
Mais patience, un jour viendrait où….
Le captif eut un gémissement derrière son bâillon, abattu, fermant les yeux de désespoir. Diederich sentit la pitié l'envahir.
En quelques semaines, cet homme avait tout perdu.
Sa liberté et sa famille.
Tout.
Et encore…il aurait pu tomber sur une personne plus cruelle que lui.
«Elle était malade de toute façon.»
Diederich prit une décision. C'était un noble, il était donc cultivé. «Je le prends. Et je prends ses fils aussi. Je suis prêt à vous payer le double pour compenser vos pertes. Et j'ajoute un pourboire si vous ne dites à personne que c'est moi qui ait acheté les enfants. Je ne veux pas voir le vicomte et le baron venir râler chez moi.»
Setlzer eut un sourire aimable «Bien entendu monsieur.» il sourit «Avez vous votre sceau?
- Oui.
- Parfait. Nous allons le marquer tout de suite» Stalzer cria quelques ordres et on alla alimenter le feu dans le foyer. Le sceau du noble fut mit à chauffer. Le prisonnier fut attaché sur une petite table de pierre, sanglé.
Il lutta avec rage mais sans succès.
Diederich lui passa une main dans les cheveux «Du calme. Je te préviens..ça...
- Ne me touches pas, je ne suis pas un animal de compagnie ou quoique ce soit!» D'une façon surprenante il avait réussit à arracher son bâillon sans l'aide d'une de ses mains.
Le militaire eut un sourire narquois «Au yeux de la loi oui tu en est un!» Il posa la main sur la nuque de son futur esclave, le maintenant «Respire à fond quand je te le dirais...tu vas déjà déguster alors tu ferais mieux de m'écouter.»
Le premier fer, en forme de cercle vide, rougeoyant et fumant s'approcha, tenu par un magicien qui marmonnait des formules. Une aide faisait toujours chauffer le sceau incandescent qui brillait à présente d'une lueur sanglante.
«Respire à fond, maintenant.»
Le magicien appliqua le premier fer, celui en forme de cercle. Le captif eut un cri étranglé de douleur, s'arquant malgré les sangles. Le cercle brillait d'une lueur dorée au milieu du dos de l'homme aux cheveux cobalt. D'étranges runes s'écrivirent en minuscule le long du cercle. Puis tout s'arrêta et redevint une simple marque gravé au fer dans la peau.
Ses yeux bleus se troublèrent quelques secondes. Mais il se reprit, respirant par petits coups. Il regarda le militaire, tremblant malgré lui.
Le brun serra les dents et souffla «Maintenant!»
Après une dernière formule, le sceau magique des Von Wolf fut appliqué au cœur du cercle. Marquant un symbole en forme de loup, accompagné du nom de la famille en héraldique. Tatouage d'une couleur rouge qui devenait petit à petit noir. Cette fois, le prisonnier hurla à plein poumons, la souffrance se diffusant jusque dans son âme.
«Respires doucement. Ça va aller!» L'odeur de chair brûlée le souleva le cœur, mêlé au fait qu'il savait parfaitement ce qu'on faisait réellement à cet homme.
Que celui-ci serait à lui pour toujours, jusqu'à sa mort, si leur complot échouait.
Ou si Druitt avait une descendance. Et réussissait à éviter le piège tendu par son neveu.
Il remercia Edgar pour avoir convaincu son oncle de faire passer une loi interdisant de marquer les adolescent de moins de 15 ans. Les jumeaux allaient échapper à ça pour le moment.
Le magicien murmura «Bien à vous monsieur...mettez la touche finale.»
Diederich sortit un canif de sa poche et se fit une légère entaille au doigt, laissant couler une goutte de sang sur le tatouage et posa la main dessus ensuite. Sa bague et la marque brillèrent quelque secondes, puis le silence retomba dans la pièce, troublé par la respiration haletante du captif.
Celui-ci ferma les yeux, étourdi, haletant. La noirceur l'envahissait. Il crut apercevoir le militaire qui se baissait à sa hauteur et chuchotait doucement «Comment t'appelles-tu? Tu ne veux pas que je te donne un autre nom non? Vite avant qu'ils ne reviennent avec les papiers de vente.»
Il aurait voulu lui cracher au visage mais il renonça.
Il ne voulait pas avoir un autre nom.
Ses lèvres s'entrouvrirent et sa voix chuchota «Je m'appelle Vincent Phan...»
Il sombra dans le noir.
A Suivre.
Note de Fin
Pour les âges.
- Ciel et Cilian ont 7 ans.
- Vincent a 29 ans.
