Chapitre II

ARIZONA

« Tu voudrais pas postuler pour l'équipe des Cheerleaders ? »

Je lève le nez de mon bouquin de chimie et mes yeux se posent sur Addison venant s'asseoir à côté de moi, une sucette dans la bouche.

« Pardon ? » je demande effarée, en poussant mes affaires de cours pour lui laisser un peu de place sur la table où j'ai élu domicile pour m'avancer sur mes devoirs.

« Je sais pas je dis ça comme ça. T'es bien foutue, j'me disais que peut-être, dans ton ancien lycée tu faisais partie d'une équipe quelconque. » répond-t-elle le plus naturellement du monde, à califourchon sur le banc, ses yeux plantés dans les miens. Si ce qu'elle dit m'étonne, je ne peux m'empêcher de rougir du compliment.

Au cours des derniers jours, j'ai pu faire plus amples connaissances avec Addison qui, on peut le dire, a clairement été plus qu'accueillante avec moi depuis notre première rencontre. J'ai découvert ainsi qu'elle était la capitaine des cheerleaders du lycée, ce qui entre nous ne m'a pas surpris le moins du monde, et qu'elle avait la fâcheuse tendance de sortir des commentaires tout à fait spontanés et parfois désopilants.

« De une, non je ne faisais pas partir d'une équipe quelconque, et de deux, si tu me voyais en cours de sport je pense que tu retirerais ta proposition tout de suite ! »

Ma réponse la fait rire, alors que je repense aux nombreuses fois où les cours de sport ont été synonymes d'entorses, de poignet cassés et autres nez ensanglantés. On peut dire que j'ai deux pieds gauches…

« Ok, ok, je demandais juste… » elle regarde dans le vide un instant, avant de me demander :

« T'es prête pour la soirée de chez Mark ce soir ? »

Prête ? Il faut être prête … 6h à l'avance pour une soirée ?

« Bah je sais pas, tu sais ce que tu vas porter ? »

« Nan… à vrai dire j'ai pas grand-chose à me mettre. Avec le déménagement et tout ça j'ai pas franchement eu le temps d'aller faire les boutiques avant d'arriver à Seattle. Et puis je sais toujours pas où il habite non plus. »

« T'as cas venir chez moi après les cours, je te prêterai un truc et puis on ira ensemble, si tu veux. »

« Ca marche ! » je lui répond aussitôt, le sourire jusqu'aux oreilles.

« Super. On se rejoint à l'entrée à 16h. A tout' ! » Elle me lance un clin d'œil avant de s'en aller, la sucette toujours en bouche, rejoindre Naomi et Charlotte qui me font un bref signe de la main. Vivement 16h.

« Maman, je suis rentrée ! » s'exclame Addison alors qu'elle referme la porte d'entrée. Je pénètre doucement dans la maison, ne sachant pas où donner de la tête. Je me doutais qu'Addison venait d'une famille aisée à en juger ses tenues, mais je ne m'attendais certainement pas à ça. Un hall d'entrée de la taille de mon salon, avec 4 mètres de plafond et un piano à queue au centre. On ne joue certainement pas dans la même cour… Elle m'entraîne avec elle dans la cuisine, apparemment à la recherche de sa mère, mais aucune réponse ne se fait entendre.

« Bon bah elle est pas là, tant mieux. » me dit-elle en ouvrant l' énorme frigo à deux portes.

« Tu veux boire un truc ? Coca, Jus de fruit ? »

« Tu t'entends pas avec ta mère ? » je lui demande alors, les yeux parcourant de nouveaux l'immense pièce décorée avec goût.

Elle se retourne vers moi, une canette de coca light à la main.

« On va dire qu'on est pas les meilleurs amies du monde. C'est pas trop la joie chez les Montgomery en général… »

« Oh… et avec ton père ? »

« Il est rarement à la maison… il est toujours en déplacement un peu partout, probablement en train de se taper la terre entière… Donc finalement c'est ma mère, mon frère et moi. Mais comme en plus mon frère est un connard… » me répond-t-elle en ne rigolant qu'à moitié. La preuve que l'argent ne fait pas forcément le bonheur d'une famille.

Après avoir bu et grignoter quelque chose, elle m'amène au 2ème étage, dans sa chambre, aussi richement décoré que le reste de la maison.

« T'as vraiment une maison sublime… » je lui glisse en y rentrant.

« Merci. »

Elle me sourit et ouvre alors un immense placard qui je le découvre fait office de dressing. Elle fait bouger ses sourcils, amusée, alors que je reste bouche bée devant la plus grande collection de fringue que j'ai vu de toute ma vie.

« C'est parti pour le relooking ! »

Après une vingtaine de tenues essayées, selon moi toutes absolument magnifiques, une finit apparemment par convaincre Addison. Malgré les 10 bons centimètres qui nous séparent, son extrême minceur fait que la plupart de ses habits me vont à la perfection. Me voilà revêtue d'un slim gris foncé et d'un haut noir assez ample et décolleté, mettant selon Addison, je cite : « mes jambes et mes seins en valeur ». Je me regarde dans la glace, satisfaite, me tournant et me retournant de tous les côtés. Je me retourne alors et aperçoit Addison en soutif, en grande réflexion devant son dressing. J'avale ma salive et détourne le regard, ne sachant trop que faire, clairement pas insensible à la vue qui s'offre à moi. Je fais alors les cents pas dans se chambre, faisant mine de regarder un peu partout et finit par attendre qu'elle s'habille, assise sur son lit. C'est alors qu'elle dégrafe son soutient-gorge, toujours dos à moi, et attrape un haut dos nu qu'elle commence à enfiler. Je rougis lorsque j'aperçois un quart de seconde le dessous arrondi du sein le plus tourné vers moi.

« Tu peux me le nouer derrière ? » me demande-t-elle, et je m'approche pour accomplir ma mission. Je noue le nœud derrière son cou alors qu'elle relève ses cheveux, et je ne peux m'empêcher de remarquer que la peau de son dos est absolument parfaite de régularité.

Elle se regarde en suite dans la glace, et me demande mon avis.

« Trop bien. » je lui dis, l'air enjoué, mentant cependant. Si je révélais en effet le fond de ma pensée, je lui aurais plutôt dis que je n'avais jamais rien vu d'aussi beau.

ADDISON

Un bruit sourd et sonore se fait entendre dès que je gare la voiture devant chez Mark. Une petite dizaine de personne sont agglutinées sur le porche, devant la porte d'entrée, des gobelets à la main. La soirée a clairement déjà commencé. Je pousse Arizona devant moi, le long de l'allée alors que nous approchons de la maison. Je suis contente d'avoir prêter mes vêtements à Arizona lorsque je remarque que tous les garçons face à nous ne peuvent s'empêcher de nous dévisager toutes les deux.

« Salut les mecs ! » je leur lance, sure de moi, en nous frayant un chemin au milieu afin d'entrer, tandis qu'Arizona hoche la tête en guise de bonjour, clairement mal à l'aise face à tant d'attention. A peine rentrée, j'aperçois Mark en conversation avec deux amis à lui et je m'avance pour l'embrasser. Ces quelques jours depuis la rentrée ce sont passés à merveille entre nous. Mark a été adorable, attentionné. Le Mark des débuts. Au fond de moi je déguste ces instants, craignant intimement un renversement de situation sans trop tarder.

« Blondie, content que tu sois venue. » lui dit-il avec un sourire charmeur.

« Merci de m'avoir invitée. » répond-t-elle cependant assez froidement. « Je vais me chercher à boire, tu veux quelque chose Addison ? »

« Un verre de punch, je veux bien, merci ! »

Alors qu'Arizona change de pièce pour aller chercher de quoi boire, Mark me sert contre lui et se met à siffler :

« Les mecs, ma femme est ici ! So, let's get the party started ! »

Je ne peux m'empêcher de rire, alors que toute l'équipe de foot du lycée se met à crier.

Deux heures plus tard, la fête bat vraiment son plein. Une cinquantaine de personnes au moins remplit le rez-de-chaussée, la plupart dansant de façon hystérique au son de la musique beaucoup trop forte, d'autres buvant ou mangeant près du buffet ou encore d'autres s'embrassant goulûment aux yeux de tous contre les murs. Après 4 ou 5 verres, je sens vraiment ma tête tournée alors que je ris de n'importe quoi, et notamment aux blagues infâmes des amis de Mark. Je garde un œil sur Arizona qui je le sais ne connaît pas grand monde après une semaine de cours. Elle-même à l'air de s'amuser et de sympathiser avec pas mal de monde. Un peu jalouse de ces nouvelles amitiés, je l'entraîne avec moi sur la piste afin de danser un peu, tandis que Mark est parti dans le jardin jouer à une énième partie de bière pong. Le sourire sur son visage et l'état de ses yeux me montrent bien qu'elle a bu autant que moi sinon plus. Je pose mes mains sur ses hanches alors que nos corps bougent en cadence, au rythme de la musique. La foule est telle que l'on se fait bousculer de tous les côtés et cela nous faire rire d'autant plus. Titubante, elle passe ses mains autour de mon cou et s'agrippe à moi, tandis que je m'efforce de tenir debout sur mes talons. Je la connais depuis une semaine à peine, mais c'est comme ci je ressentais déjà une profonde connexion avec elle. Je profite de ce moment où nos corps désinhibés frottent l'un contre l'autre avec une complicité jamais égalée.

Après avoir failli tomber une nouvelle fois, je la tire par la main et l'emmène dans le jardin, en espérant assister à la partie de bière pong. Toute ma bonne humeur et mon euphorie s'envolent cependant le pas de la porte à peine franchi, alors que Mark boit un tek paf, léchant le sel de nul autre endroit que du nombril d'une des nouvelles cheerleaders de l'équipe, allongée sur la table de ping pong. Je lâche la main d'Arizona et fonce tout droit vers Mark en furie, la colère encore accentuée par l'alcool auparavant ingurgité.

« Tu t'amuses bien Mark ? » je lui lance en pleine figure, hurlant probablement, alors que tous ces copain se taisent alors.

« Addie ! Ma puce, tu passes une bonne soirée ? » me demande-t-il le plus naturellement du monde.

« Tu te fous de ma gueule ? Est-ce que je passe une bonne soirée ? Mais regarde toi à lécher le corps de toutes les filles qui traînent autour de toi ! »

Contre toute attente, ma réaction le fait rire. Et quand je dis rire, je devrais dire MOURIR de rire. Il est littéralement plié en deux. Je sais qu'il est bourré, mais il y a des limites.

« Je peux savoir ce qui te fais rire ?»

« Détend-toi Addie, c'est la fête, on s'amuse ! »

« Parce que ça t'amuserait que je me fasse tripoter par tout le monde ? »

« Mais fais toi tripoter ! Embrasse qui tu veux ! Fille, garçon, je m'en bats ! »

Plus que de m'énerver encore davantage, ses mots me blessent. Ca y'est, le gentil Mark est repartie aux oubliettes. 'fais toi tripoter, je m'en bats'. Ses mots résonnent en écho dans ma tête, me donnant presque la nausée. A ce moment, je me sens véritablement seule contre tous, et le jardin me parait tout de suite hostile. Alors que ses copains sont partagés entre le rire et le choc, je me retourne vers Arizona, deux mètres à peine derrière moi, les yeux plein d'empathie. 'Embrasse qui tu veux, fille, garçon, je m'en bats'. On va voir s'il s'en fout autant qu'il le dit. En une fraction de seconde, je me retrouve devant Arizona et l'embrasse, mes deux mains sur son visage. J'ai agis sans réfléchir et espère qu'elle ne le prendra pas mal, et ne me repoussera pas. Cependant, notre taux d'alcoolémie mutuel me laisse penser qu'elle ne devrait pas s'en formaliser. Et effectivement, suite à la surprise initiale, je la sens rapidement réciproquer. A côté de nous, les copains de Mark commencent à crier et siffler d'appréciation, tandis que lui doit probablement se retrouver totalement abasourdi derrière. Je sens Arizona m'attirer vers elle par les hanches, et j'approfondis le baiser , entrouvrant les lèvres. Arizona comprend vite le message et je sens bientôt sa langue glisser contre la mienne.

« Wooooooo ! Allez les filles ! Yeaah ! » je les entends s'esclaffer près de nous, probablement satisfait du petit show qu'on leur propose. Bien vite cependant, je ne pense plus à Mark ou à ma vengeance, non, je savoure cet instant où pour une fois je me sens appréciée réellement.

ARIZONA

Alors que Mark vient de prononcer ces affreuses paroles, j'ai presque le cœur brisé pour Addison. Je sais qu'elle l'aime vraiment, et le voir lui si méprisant face à leur relation me dépasse. Surtout avec une fille comme Addison, qui en plus d'être géniale fait sûrement fantasmer la moitié du lycée, sinon plus. C'est inhumain de lui faire subir ça. Si seulement elle pouvait passer au dessus de ce mec et trouver quelqu'un qui pourrait vraiment l'aimer à plein temps. Elle se retourne vers moi, l'air complètement déconfite, les larmes aux yeux. Je la regarde sans rien dire. Elle est si belle ce soir, comment peut-il jouer avec elle comme ça ? Soudain ses lèvres sur les miennes viennent stopper net toutes mes réflexions. Je sais qu'elle le fait pour énerver Mark et le prendre à son propre jeu, mais le fait qu'elle m'embrasse moi plutôt que l'un de ses potes me donne du baume au cœur. Contrairement à toi Mark, je compte bien profiter du baiser que m'offre la plus belle fille du lycée. Je l'attire vers moi, agrippant ses hanches fermement tandis que nos langues se trouvent et que tout s'évanouie autour de moi. Les cris, le bruit, tout est flou. Je fonds dans ce baiser, ou je me sens en osmose totale avec elle. Tout se dont je suis consciente, c'est mes mains sur sa taille fine et sa bouche faisant des merveilles contre la mienne. Lorsqu'elle rompt le baiser et me prends par la main, me guidant vers la maison, je ne saurais dire combien de temps cela a pu durer. 20 secondes ? 1 minute ? Alors qu'elle me traîne à pas chancelants sur le pas de la porte, elle crie une dernière fois en direction du jardin :

« Vas te faire foutre Mark ! Moi je vais continuer à me faire tripoter à l'intérieur ! »

A peine rentrées je la vois mettre une main sur sa bouche et se précipiter dans la salle de bain, en pleurs. Je ne sais que faire. La suivre ? Attendre ? Au bout de quelques minutes, je finis par frapper doucement à la porte. Pas de réponse.

« Addison, c'est moi Arizona… » je crie, tentant de me faire entendre malgré le raffut.

Au bout de quelques instants la porte s'entrouvre et je me faufile à l'intérieur. Addison est assise sur le sol, adossée contre un mur, les joues dégoulinantes. Je me rapproche doucement, m'accroupissant face à elle, et essuie délicatement d'une main les traces de mascaras sous ses yeux. Je la vois alors sourire légèrement de mon geste, et elle lève vers moi ses yeux rouges et plein de larmes.

« Je suis désolée… » me dit-elle en reniflant, les yeux rivés sur le carrelage.

« Pourquoi ? » je demande honnêtement, m'asseyant près d'elle à même le sol.

« Désolée que tu aies à me voir comme ça… de gâcher un peu la soirée… »

« Je suis contente que tu me laisses te voir comme ça, et puis, je préfère être ici avec toi qu'avec les autres. »

Elle sourit légèrement à nouveau, sans relever les yeux et je prends sa main dans la mienne, serrant un peu pour lui montrer que je suis là pour elle.

« Et puis je suis désolée de t'avoir embrassé comme ça devant tout le monde, je veux dire je t'ai mise dans une situation délicate sans te demander ton avis, j'aurais pas du… »

« Hey ! » je lui chuchote en relevant son menton, la forçant à me regarder.

« T'excuses pas pour ça. Au moins tu t'es chargée de ma notoriété. Lundi je serai plus seulement la nouvelle, mais la nouvelle qui a embrassé Addison Montgomery, la fille la plus canon du lycée, et tout le monde sera jaloux de moi. » Je lui lance en espérant lui redonner le sourire. Et comme prévu, elle me sourit encore davantage, alors que je finis par ajouter en rigolant, baissant les yeux :

« Et puis en plus, tu embrasses très, très bien… »

Je l'entend rire un peu de ma remarque, et me dire Merci, tout en s'essuyant les yeux tant bien que mal.

Toujours main dans la main, ni l'une ni l'autre ne dit quoi que ce soit pendant quelques minutes, sa tête à elle contre mon épaule.

« Fuck… » s'écrit-elle alors en relevant la tête.

« Quoi ? »

« Je suis censée dormir ici. Mais je peux pas, je peux pas rester là. »

« Mon frère doit venir me chercher, on peut te ramener si tu veux. »

« C'est gentil mais je veux pas vous embêter toi et ton frère… »

« C'est bon, t'inquiète pas. Dis toi que c'est en remerciement de cette semaine. Tu m'as bien aidé, je sais pas comment j'aurai fait sans toi. »

Elle me sourit puis hésite un instant avant d'accepter.

« Merci d'être là. » me dit-elle avec sincérité en me regardant bien droit dans les yeux. D'une main, elle m'agrippe le menton avant de déposer un baiser chaste sur mes lèvres. Je pourrais définitivement m'y habituer…

« Allez viens, appelle donc ton frère et barrons nous de cette fête pourrie. » me dit-elle enfin en se relevant, et m'aidant à faire de même.

Addison vérifie son apparence dans le miroir, défroissant ses habits et tapotant sous ses yeux afin d'éliminer les dernières bavures de maquillage. Elle souffle un grand coup avant de rouvrir enfin la porte. Alors que l'on se dirige en silence vers la porte d'entrée, quelques regards curieux nous dévisagent déjà. Malgré son état, Addison lance des sourires autour d'elle, l'air sure d'elle, ne laissant rien entrevoir de ses vrais émotions, sans doute pour se protéger et ne pas laisser les gossips l'atteindre. C'est uniquement une fois entrée dans la voiture de mon frère que son masque tombe et que la tristesse peut se lire à nouveau sur son visage…

Cette nuit là. Lorsque je me couche enfin, blottie sous mes couvertures, le sommeil tarde à venir. Malgré la fatigue et l'alcool qui semblent anesthésier mon cerveau, je ne peux que penser à Addison. Je revois notre goûter chez elle. Je la revois se déshabiller devant moi, je revois son dos nu, la courbe de ses seins. Je repense à notre danse au milieu du salon chez Mark, à ses mains sur mes hanches, aux miennes autour de son cou, à son sourire épanoui alors que l'on manque de tomber l'une sur l'autre à chaque nouveau pas. Je me retourne dans mon lit, une fois de plus. Je ferme les yeux et revois le baiser partagé dans le jardin. Je peux presque encore sentir la sensation de ses lèvres contre les miennes. Une vague de chaleur me parcourt aussitôt. C'est alors que je réalise qu'il est déjà trop tard, que le mal est fait. Que je veuille l'admettre ou non, ce que je ressens pour Addison est définitivement plus que de l'amitié.