Bonjour/bonsoir ! Et voilà le chapitre suivant, hourra ! J'espère que ça vous plaira. Merci à ceux qui ont aimé/ajouter aux favoris/suivi cette fiction, ca me va droit au coeur !
Merci pour vs reviews :
- Nerdaneel : j'espère que la suite te plaira tout autant ! :) Caroline est aussi un de mes persos coups de coeur avec Enzo, Klaus, Kol et Kai :)
- SweetK : je suis contente de te retrouver ! j'espère que ça te plaira comme mon autre fiction t'a plue ! :)
- Lydista : je suis contente que ça te plaise et que mon style te plaise aussi :) J'adore le CARENZO brotp et le Klaroline, alors je pense que ça devrait te plaire et que tu devrais être servie de ce niveau là :)
Sinon, bonne lecture, et on se retrouve en bas :)
Lorsqu'elle arriva chez les Salvatore, Caroline contenait à peine sa colère. Elle ne parvenait pas à oublier toutes ces fois où on l'avait utilisée. Et si elle avait compris correctement ce que Stefan insinuait, sa rage n'allait pas tarder à exploser au grand jour, amour ou pas, bébé ou pas.
Elle entra dans la pension sans même toquer à la porte. Que le Ciel lui pardonne mais elle était prête à arracher la tête du premier idiot qui la croiserait. Elle arriva dans le salon où Valérie, Damon et Stefan l'attendait patiemment, bourbon en main, carte, bougies et autres ingrédients utilisés pour faire des sorts étalés sur la table basse. Elle siffla entre ses dents. Oui, aujourd'hui, elle avait un peu de mal à contrôler ses émotions. Elle était loin d'être parfaite après sa petite escapade dans le pays des vampires sans humanité. Mais là encore, il semblerait qu'elle n'ait pas le droit à ce genre d'erreurs ou de moment de faiblesse.
Elle se campa sur ses jambes, le dos droit, le visage fermé, les poings serrés le long de son corps. Elle n'eut besoin que d'une seconde pour comprendre qu'il était déjà trop tard. Une seconde à regarder ces yeux verts s'emplir de culpabilité rien qu'en la regardant. Et si elle était en colère avant, à présent elle écumait de rage.
- Avant que tu ne te mettes à crier Blondie, sache qu'au départ que c'était une très mauvaise idée mais laisse Stef t'expliquer sa pensée et tu verras, tout sera logique, autant que tu puisses comprendre la logique, bien évidemment, commenta Damon tout en regardant la blonde d'un air dédaigneux.
La blonde serra les dents, ravalant la vague de rage qui menaçait de la consumer. Elle fixa alors Stefan. Était-elle censée rester là, à attendre qu'il veuille bien lui expliquer ce qu'il avait fait avec Valérie ? D'ailleurs, depuis quand préférait-il passer du temps avec l'anglaise plutôt qu'avec elle ? L'ancienne Caroline, l'humaine pleine d'insécurités semblait ramper sous sa peau encore plus proche de la surface qu'à l'accoutumée, accentuant sa rage. Pendant un instant, Caroline se demanda si elle n'avait pas un problème avec ses émotions. Depuis quand perdait-elle ainsi le contrôle de sa rage ? Depuis quand d'ailleurs s'était-elle mise à réfléchir aussi froidement sur elle-même ? Car, il fallait l'avouer, plus elle fixait celui qu'elle pensait aimer, moins elle sentait l'amour emplir son cœur. Il y avait autre chose que les yeux verts de l'autre vampire essayaient de lui dire depuis un moment maintenant et qu'elle ne remarqua qu'à ce moment-là. Il n'y avait aucune étincelle. Aucune lumière quelle qu'elle soit quand il posait son regard sur elle. La seule qu'elle pouvait voir c'était la culpabilité.
- Stefan, parle, maintenant, ordonna-t-elle en prenant une grande respiration
- On a transféré les bébés dans ton corps, dit de but en blanc Valérie
- Ce n'est pas à toi que je posais la question, vampircier, rétorqua Caroline brutalement.
- Ecoute, je sais que la maternité c'était une des choses que tu regrettais depuis que tu es devenue vampire et je me suis dit, pourquoi pas ? Après tout, tu pourrais avoir ta chance à être une mère, moi un père, et les jumeaux seraient sauvés. Une pierre, trois coups.
- Sauf que tu oublies la partie où ces bébés sont, techniquement, à Alaric, mate, commenta Enzo
La pièce retomba dans le silence. Caroline n'osait pas bouger. Elle n'osait même pas rouvrir les yeux qu'elle venait inconsciemment de fermer. Ce devait être une blague. Une mauvaise blague. Comment avait-il pu penser que ça lui ferait plaisir ? Avait – elle la tête d'une couveuse ? Et puis même, comment avait-il pu se permettre de violer ainsi son corps ? Et si elle n'en voulait pas, de ces bébés ? Après tout, Enzo avait raison, ils étaient à Jo et Alaric.
Oui, elle regrettait de ne pas pouvoir enfanter, mais jamais elle n'avait voulu porter les enfants d'une autre, qu'elle soit morte ou non ! Et Stefan était supposé l'aimer ? Mais si tel était le cas, comment avait-il pu penser que ça lui ferait plaisir, qu'elle serait d'accord avec une telle machination ?
Une fois encore, on avait oublié de lui demander son avis. Elle allait porter ces enfants parce que Stefan l'a décidé, qu'importe les implications pour elle. Caroline pouvait-elle avoir des sentiments ? Non. Pouvait-elle avoir un an de pause ? Non. Alors avoir ses propres sentiments ? Ah ! Et si elle était en colère avant, la rage à présent semblait reculer pour laisser la place à la douleur.
Finalement, elle n'était donc qu'une chose utile dont on se préoccupait quand on en avait besoin ? Comment osait-il jouer sur ça avec elle ? User ses propres faiblesses contre elle ?
Elle secoua la tête de plus en plus violemment, les dents serrées, les yeux fermés en espérant retenir ses larmes. Son petit-ami ? Mon œil ! Elle releva la tête juste à temps pour apercevoir le regard qu'il adressa à l'hérétique. Si elle ne s'engourdissait pas à cause de la douleur, à coup sûr cette fois-ci, elle recevait le coup de grâce. Ce regard, plein de dévotion, d'admiration, de respect, jamais il ne lui avait adressé. Il l'avait pour Elena, et aujourd'hui pour Valérie. Elle, elle était juste bonne à être le ventre porteur, qu'importe sn avis sur la question.
Peut-être que si ce n'était pas les enfants d'Alaric, peut-être aurait-elle accepté. Mais porter les enfants de celui qui avait massacré son père, qu'il soit dans son état normal ou non ? Celui qui, au final, elle n'avait pas pardonné complétement, avait le droit, lui, de devenir un père alors qu'il lui avait pris le sien ?
Tout son corps se mit à trembler. Elle se sentit soudain si sale, souillée presque. Elle se retint de justesse de ne pas s'arracher la peau pour extirper elle-même les deux choses vivantes dans son utérus. Oh que le ciel lui vienne en aide. Elle se sentait perdre pied dans ses émotions une fois encore, et elle pouvait sentir la chose au fond d'elle-même ramper dans ses veines. Elle sentit soudain une douce chaleur sur son épaule.
- Caroline. Respire. Tu peux le faire, murmura Enzo dans son oreille. Il te suffit d'un mot.
Elle prit une grande inspiration avant de rouvrir les yeux. Elle longea son regard dans celui qu'elle considérait comme son plus proche ami. Elle lui avait fait confiance, elle lui avait tout donné, mais encore une fois, elle n'avait pas suffi. Comme toujours, quelqu'un valait plus qu'elle dans son estime. D'abord violée par son frère alors qu'elle était incapable de se défendre, et aujourd'hui, il lui infligeait la même chose. Il prenait le contrôle sur son corps. Il la violait de manière tellement plus intime, et le tout avec le sourire et l'espoir qu'elle l'accepte avec le sourire.
- Retire ça de mon corps, gronda-t-elle
- Care… commença Stefan
- La ferme Salvatore ! Comment oses-tu ? Comment as-tu osé faire ce sort en premier sans même me demander mon avis ?! Utiliser mes propres faiblesses contre moi en espérant que je le prenne avec le sourire ? Pour au final quoi ? Que tu puisses jouer à la dinette avec ta chérie ? continua-t-elle plus violente.
- Non, Caroline, ce n'est…
- J'ai dit la ferme ! Que ton frère abuses de moi n'a pas suffi hein ? Non, toujours en compétition, il a fallu que tu trouves un autre moyen de me faire du mal ? Comme si me faire croire que tu m'aimes n'était pas suffisant, il a fallu que tu trouves une des seules choses qui puisse me faire du mal au plus profond de moi ! Est-ce que j'ai une tête de couveuse ?! Et pourquoi tu n'as pas fait ce sort sur elle, hein ? Laisse moi deviner, elle a refusé, alors tu t'es dit hé ! pourquoi pas violer le corps de celle qui e sert de copine actuellement ? hurla Caroline.
- Oh, blondie, tu dramatises, commença Damon
- Oh toi la ferme ! De vous deux, je pensais que c'était toi le pire, mais j'avais tellement tort ! Et dire que vous osiez dire de Klaus qu'il était un monstre ! Et que va penser Elena de ça, hum ?
- Et que va-t-elle penser de toi si tu refuses ? demanda Stefan avant de réfléchir
Il y eut un moment de pause où tout le monde se tendit. Elle allait lui arracher la tête. Elle gronda tout en serrant les dents et les poings si forts qu'elle s'en perça la peau. Son visage de vampire prit la place de l'humain.
- Déplace ces choses de mon corps maintenant, commanda-t-elle d'une voix qui ne laissait aucune place à la discussion.
- Care, je …
- Non, je t'interdis de t'excuser. Maudit vampire, maudite ville, je te hais tellement à l'instant que si Enzo ne me retenait pas, je t'arracherais les entrailles et je te les ferais manger. Je regrette qu'on t'ai ramené à la vie. Tous les deux. Dès que Valérie aura terminé, je ne veux plus jamais entendre parler de vos et encore moins vous entendre, est-ce que c'est bien clair ? demanda la blonde d'une voix glaciale.
Les deux vampires hochèrent la tête et l'autre bonde recommença son sort. Ca ne prit que quelques minutes, mais ce fut les minutes les plus longues de sa vie. Elle se cramponnait de toutes ses forces à la sensation de la main du brun sur son épaule. La vampircier fit un signe de tête et la seconde suivante, la blonde avait disparu.
- De toutes les choses que tu aurais pu faire pour ruiner ta relation avec elle, tu as choisi la seule qu'elle ne pourra jamais te pardonner, et même moi je sais ça. Tu as de la chance que je tiens plus à elle qu'à voir ta tête sur un pieu pour l'instant. Mais approche-la encore, ne serait-ce que lui envoyer une carte d'excuses, et rien ne pourra m'empêcher de faire de ta vie un enfer sur Terre. Une seule règle, mate. Ne pas, jamais, faire pleurer Caroline, menaça l'Augustine avant de suivre la blonde.
Elle attendait dans la voiture, les yeux emplis de larmes. Ça lui fit une étrange impression de déjà-vu. Et cette vue déclencha en lui cette même sensation de colère. La seule fille qui ne pouvait pas faire de mal volontairement et la voilà à nouveau le cœur en miettes. Il ne fallait pas être un génie pour lire la douleur dans ses yeux. Toute sa douleur, depuis le début de sa vie. Et tant de douleur ne devrait exister dans des yeux si jeunes.
Il prit place face au volant et démarra sans attendre. Il conduisit droit vers Whitemore, sans un regard en arrière. Plus la distance avançait entre eux et Mystic Falls, plus la blonde à ses côtés semblait se reprendre. Son regard était une pure détermination. Quand il eut finalement atteint son dortoir, enfin, leur dortoir, puisqu'il dormait là la plupart du temps, il la regarda attentivement.
Un verre sur sa gauche explosa. Au dehors, le ciel semblait se couvrir et le vent se lever. Il observa, fasciné, le visage de la bonde se transformer. Ses yeux surtout. Ils prirent tantôt la couleur de la tempête, tantôt la couleur d'un feu de forêt. Elle résista encore quelques secondes avant d'éclater en larmes. Et tandis qu'elle s'effondrait, son matelas prit feu. Il l'entoura de ses bras. Que pouvait-il faire d'autre ? Oh comme il voulait faire souffrir ces idiots pour chaque larme qu'il pouvait sentir, mais elle avait plus besoin de lui que de sa vengeance.
Il y a très peu de choses qu'il savait sur la vampire, et ce dont il était témoin aujourd'hui rajoutait au mystère, mais la jeune fille était ce qu'il considérait de plus proche d'une famille depuis le rejet de Lily et sa mort toute récente. Elle avait été là, l'avait invité à vivre avec elle le temps qu'il se remette sur ses pieds. Pas de pitié dans ses yeux, juste de la compréhension et du soutien. Elle était déjà une des personnes qu'il aimait le plus sur cette Terre avant, mais aujourd'hui, la simple idée de la savoir blessée lui donnait des envies de meurtres. Cet idiot méritait mille morts juste pour avoir pensé une seconde à lui infliger une telle souffrance.
Caroline ne pleurait pas seulement la trahison. Elle pleurait tout le reste. Tout ce qui lui était arrivé et où elle n'avait pas eu le droit de pleurer correctement car ça lui était interdit. Car, si elle s'écroulait, alors les autres aussi. Mais aujourd'hui, Caroline Forbes venait d'être mise K.O. par Stefan Salvatore. De toutes les personnes qui avaient le pouvoir de la détruire, le coup venait de l'intérieur presque, de ceux qu'elle pensait e plus proche d'elle, de celui de qui le coup ne pouvait pas venir, parce qu'il était trop proche dans son corps, et pourtant. Ce n'était pas un ennemi. Encore une fois, ses amis devenaient ses ennemis. Et elle n'en pouvait plus. Caroline Forbes venait officiellement d'être brisée.
Alors elle s'accorda tout le temps qu'elle voulait pour se pleurer elle-même. Et plus les larmes et la douleur s'échappaient de son être, plus elle prenait de la distance par rapport à elle-même.
Et toute entière perdue dans son deuil d'elle-même, les mots d'Enzo semblait doucement faire leur chemin dans son esprit. Mais il n'était pas le premier à lui dire à quel point elle était forte. Il n'était pas le premier à la prévenir du danger que pouvait représenter ses amis. Deux orbes bleues et des boucles de sable s'imposèrent dans son esprit. Il avait su, juste en la regardant. Et si Caroline savait quelque chose, c'est qu'elle allait devenir la femme qu'elle rêvait d'être et non pas un rêve éveillé sortit tout droit des fantasmes des autres.
La nouvelle Caroline serait forte. La nouvelle Caroline serait intelligente. Elle deviendrait ce qu'elle avait été sans son humanité, un stratège de génie, un vampire parmi les vampires, mais en même temps elle ne perdrait pas son code moral. Elle était un bon vampire, mais que Dieu protège ceux qu'elle aime. Elle avait côtoyé les plus grands « méchants » que le monde ait porté et malgré elle, la jeune fille en avait appris des choses. Là où elle avait échoué, elle réussirait. Il était temps qu'elle prenne son envol, sa destinée en main.
Elle pensa à sa mère, qui avait dédié sa vie à la protection de ceux qu'elle aimait. Qu'importe qu'elle soit humaine, elle n'avait reculé devant aucune menace. Elle avait vécu avec un code. Et aujourd'hui, Caroline vivrait selon un code elle aussi.
Elle se releva, complétement sereine et regarda droit dans les yeux du seul qui était resté à ses côtés. Pouvait-elle vraiment faire confiance ? Le temps le dirait. Elle ne deviendrait pas paranoïaque. Mais plus jamais elle ne donnerait son corps pour qu'on puisse l'écraser aussi facilement.
Elle avait attiré l'œil du plus grand être connu au monde alors qu'elle n'était qu'un bébé vampire sans aucun pouvoir. Elle prouverait au monde ce que Caroline Forbes avait à offrir, ce qu'elle était capable de faire. Elle avait des dons, et qu'elle soit damnée si elle ne parvenait pas à les contrôler, comme tout le reste. Elle se fit une promesse. Plus personne, jamais, n'oserait lui faire ce qu'elle venait de subir. La simple mention de son prénom ferait trembler. Elle inspirerait le respect. Et elle ferait tout cela en faisant l'exact contraire des Mikaelson. Là où les gens ne connaissaient que la peur et les menaces, elle gagnerait par sa gentillesse. Elle n'offrirait plus son cœur, mais elle avait un code, elle aurait un Code et elle deviendra l'une des personnes les plus respectée du monde surnaturel.
Elle continua de penser à ce fameux code quand elle s'endormit dans les bras d'Enzo. Tout au dehors semblait s'être calmé. Il la déposa sur l'unique matelas à présent de la chambre et l'observa dormir. Elle semblait si fragile dans son sommeil.
S'il y avait une définition pour la détermination, ce serait le regard qu'il avait perçu chez la jeune blonde. Il la savait forte, mais elle l'impressionnait. Elle était un phénix. Elle s'était écroulée dans ses bras et il avait assisté à sa renaissance, plus brillante que jamais.
Quand elle se releva, la première chose qu'elle sentit fut la présence de l'autre vampire juste à côté d'elle, sur le matelas. Sa respiration se bloqua alors qu'elle cherchait frénétiquement une raison à l'intrusion. Elle se rappela de sa crise de la veille. Elle avait perdu le contrôle et son matelas avait pris feu. Non pas que ce genre d'accident lui soit étranger depuis son retour du côté lumineux du monde vampirique, mais elle comprenait mieux pourquoi elle était collée à son nouveau colocataire.
Avant de se lever, elle prit un instant pour penser à comment elle en était arrivée là.
Dès leur rencontre, lui et elle avaient eu cette espèce d'alchimie entre eux. Et si au départ elle le considérait comme une nuisance, il s'était rapidement creusé un chemin dans la liste des personnes à qui elle tenait. Et même mort il arrivait encore à l'ennuyer. Puis, il était revenu à la vie et étrangement, elle avait presque cherché sa compagnie. Et puis Stefan avait disparu et il était devenu un soutien indéfectible, une des rares constantes de sa vie.
Aujourd'hui, après le retour de Stefan, de Damon et de Bonnie, sa relation avec le vampire Augustine n'avait pas changé. Et contrairement à ce que les gens pouvaient penser, elle s'inquiétait pour lui. Et pace qu'il avait été là pour elle quand elle était au plus bas, c'est tout naturellement qu'elle avait été à ses côtés quand Lily l'avait rejeté. Alors, oui, il l'avait vendue aux hérétiques, mais elle n'arrivait pas à lui en vouloir. Après tout, elle savait qu'il était prêt à tout pour les personnes qu'il aimait.
Mais au final, même avec tous ses efforts pour prouver à la mère Salvatore à quel point il valait mieux que le monstre qu'elle aimait, ça n'avait pas suffi. Et Caroline était revenue, les bras grands ouverts, prête à l'aider s'il lui demandait. Elle lui ouvrit la porte de son dortoir quand il n'eut plus nulle part où aller, elle resta avec lui pendant leurs innombrables soirées imbibées de toutes sortes d'alcool.
Aujourd'hui, dormir dans le même lui que lui la dérangeait à peine. Il avait été le seul à voir ses petits soucis de contrôle alors que tout le monde avait fermé les yeux il était le seul à prendre en considération ses envies et son avis. Le seul qui lui était loyal comme elle l'était avec Elena et les Salvatore. En y réfléchissant bien, à présent, elle n'avait plus aucune raison de rester aux côtés des vampires. Ils ne méritaient pas tous ses efforts.
Elle se retourna pour regarder le vampire à ses côtés. Il semblait paisible pour une fois. Ses rêves semblaient ne pas être tourmentés par ses souvenirs. Lui non plus ne méritait pas toutes les horribles choses qui lui étaient arrivé. Il méritait, plus que quiconque à ses yeux, un nouveau départ loin des drames de Mystic Falls. Il était peut-être un vampire meurtrier dans les règles de l'art, mais il était le plus amical et le plus attentionné qu'elle connaisse. Le plus droit dans ses bottes aussi d'ailleurs. Il avait des morales simples dont il ne dérogeait pas.
Et tout en l'observant, elle prit une décision. Qu'importe qu'elle ne veuille plus aimer, qu'importe le peu qu'elle puisse lui offrir, tout ce qu'elle pouvait lui donner, c'était sa loyauté. Elle se fit la promesse qu'elle serait là pour lui comme il avait été là pour elle le veille, et tous les jours avant, que ce soit pour leurs rendez-vous matinaux ou simplement pour regarder des films idiots en mangeant du pop corn.
Enzo sentit le regard scrutateur de sa voisine sur son visage et ne put s'empêcher de sourire. Il adorait l'ennuyer, juste pour voir ses yeux briller et le feu qu'elle cachait si bien en elle se déverser dans ses yeux. Il aimait leurs petites disputes, ou encore cette façon qu'ils avaient de discuter sans avoir vraiment besoin de parler, ou encore l'amusement qu'ils pouvaient avoir juste en discutant et se défiant l'un l'autre jusqu'à ce que l'un d'entre eux disent quelque chose qui clouera le bec de l'autre. Jamais il n'avait eu une relation pareille avec quelqu'un et il aimait ça. Peut-être était-ce ça l'amitié, la vraie, mais il en doutait. Elle était devenue un pilier dans sa vie, une personne qu'il n'était pas prêt à perdre. Et que Dieu lui pardonne, mais chaque larme dans ses yeux lui fendait le cœur. Sa douleur l'enrageait tellement plus que toutes ses années en captivité.
Il ouvrit subitement les yeux et se confronta à deux orbes couleur vert d'eau. Il souriait toujours. Il avait perdu depuis longtemps l'envie d'une relation romantique avec elle. Ca avait disparu un jour comme par magie. Oui, il la trouvait toujours magnifique, il n'était pas complétement aveugle non plus, mais ce qu'il avait à présent était bien plus précieux.
- Si tu continues de regarder comme ça, je vais réellement finir par croire que tu me trouves attirant, georgeous, dit-il en souriant
- L'espoir fait vivre, dit-elle en le fusillant du regard. Je me demandais, un road trip, ça te tente ?
- Tu sais parler aux hommes ! Mais dis-moi, aurais-tu une destination en tête ? demanda-t-il souriant réellement cette fois-ci.
- Pas vraiment, juste, partir loin. J'ai lu quelque part que Cape Horn était magnifique en cette période de l'année.
Il y eut un petit moment d silence lorsqu'il contempla ses mots. Était-elle sérieuse ? Recommencer ailleurs, à Cape Horn, là où il voulait aller ?
- Réellement ? demanda-t-il pas sûr de lui
- Réellement. Toi, moi et Cape Horn, t'en penses quoi ? demanda-t-elle
- Quand partons-nous ? demanda-t-il, tout sourire.
Il ne lui fallut que quelques heures pour emballer ce qu'elle allait prendre. Pour recommencer une nouvelle vie, mieux valait aussi un nouveau look, nouvelles envies, nouveaux objectifs. Dans la voiture, vers l'aéroport, Caroline réfléchissait à sa nouvelle ligne de conduite. Oui, elle voulait que la simple mention de son prénom inspire le respect, qu'on hésite avant d'envisager de l'utiliser ou de la blesser. Mais elle voulait aussi pouvoir vivre tranquillement. Elle ne voulait pas de vampires paparazzis.
Elle sentait le regard d'Enzo sur elle de temps en temps mais elle ne parvenait pas à arrêter de réfléchir. Elle trouverait une solution. Mais plus jamais elle ne se laisserait être aussi faible que ce qu'elle était aujourd'hui. Et la première étape était de commencer à vivre. Elle maitriserait ces étranges dons qu'elle semblait posséder. Et une fois qu'elle aurait un contrôle total dessus alors elle envisagerait ce qu'elle allait faire de sa vie.
Voilà, voilà, j'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à me laisser vos avis/questions/commentaires/critiques, j'y réponds avec plaisir ! :)
Kid'
