Hello à tous! Vous ne l'attendiez plus, mais le voici le nouveau chapitre de "Lacuriosité est un vilain défaut"! Exprès le jour de son anniversaire évidemment! XD

Je suis vraiment désolée de cette si longue attente (les affres de la procrastination et du cafouillis d'idées), mais je suis enfin débloquée et j'espère que cette suite vous plaira. ;)

Mais rassurez-vous ce ne sera pas le seul. J'essaierai de poster régulièrement de nouveaux chapitres car il s'agit 'une longue histoire en fait. Aussi vous me retrouverez la semaine prochaine pour le 3ème chapitre!

Sur ce, bonne lecture et n'hésitez à me dire ce que vous en pensez! ^_^

CHAPITRE 2

Zaphiri soupira lourdement. Il ne savait plus quoi faire pour calmer le chagrin qui submergeait Albafica.

Le départ impromptu de Lugonis pour une mission d'urgence avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Plus de doudou – égaré quelque part – plus de Cid, parti en voyage avec son père et maintenant il n'avait plus son papa ! À quelques jours de Noël c'en était trop pour lui.

Depuis le moment où Lugonis était parti, Albafica n'avait pas cessé de pleurer et de réclamer tour à tour son doudou, son papa et son Cid. La nuit avait été courte pour tous les deux. À présent, il geignait et reniflait, allongé dans son lit. Il refusait de se lever.

Zaphiri avait retourné toute la Maison des Poissons à la recherche du doudou perdu, mais sans succès. Peut-être l'avait-il perdu ailleurs. C'était encore plus difficile de le consoler du fait qu'Albafica lui faisait la tête, fâché de l'avoir comme nounou pendant ce temps.

Pourquoi avait-il fallu que ça tombe sur lui ? Les gosses ce n'était pas son truc, mais comment aurait-il pu refuser ce service à son bien-aimé ? À part lui qui aurait pu s'occuper de la crevette de son Poisson ? Ilias ? Ça le faisait pleurer de rire rien qu'à d'imaginer le jeune prêtre jouer les nourrices. Quant aux autres ils étaient trop effrayés par le poison des Poissons pour accepter de s'occuper de son rejeton, quand bien même il n'était pas contaminé.

Le Scorpion soupira encore, presque au désespoir. Il devait absolument trouver un moyen de calmer le petit, sinon qu'est-ce que dirait Lugonis en rentrant, hein ? Il finissait par penser qu'Albafica faisait un peu semblant pour l'enquiquiner.

Résolu à y mettre un terme, Zaphiri entra dans la chambre et s'approcha d'Albafica. Il releva doucement l'enfant qui protesta et se débattit vivement d'être dérangé dans sa mélancolie par le Scorpion tant honni.

Zaphiri le releva et prit Albafica par les épaules. « Albafica ! Ça suffit, maintenant ! Il faut te lever ! », dit Zaphiri en élevant un peu la voix, ce qui fit sursauter Albafica.

Le petit Poisson le fixa de ses grands yeux mouillés, surprit de cette soudaine marque d'autorité. Sa lèvre tressaillait, il était à deux doigts de se remettre à sangloter. Non, mais pourquoi le Scorpion lui criait dessus, hein ? Il embêtait personne dans son lit alors pourquoi le dérangeait-il ? Albafica essaya de se débattre et cria pour que Zaphiri le lâche. Qu'il le laisse tranquille et aille embêter quelqu'un d'autre ! Mais Zaphiri ne se laissa pas démonter.

_ « Écoute, moi non plus je suis pas ravi de cette situation. Je sais que tu ne m'aimes pas, mais ton père m'a demandé de m'occuper de toi et que tu le veuilles ou non, je ferais ce qu'il m'a dit. Tu ne vas pas pleurer jusqu'aux fêtes quand même ? Qu'est-ce que va penser le Vieux Kronos, hein ? Et ton papa ? Et Cid ? Ils vont penser que tu es un gros bébé et un pleurnichard. Kronos ne t'apportera pas de cadeaux si tu continues, il te mangera tout cru à la place ». Albafica se remit à pleurer instantanément de plus belle.

_ « Nan ! Suis pas … un bébé... pleurnissard ! Veux pas…. Être manzé tout cru ! », hoqueta le petit bout tout malheureux. Zaphiri ne put empêcher un sourire en soupirant en se pinçant l'arête du nez. C'était mal barré.

_ « Si tu veux que ton papa soit fier de toi, et si tu veux tes cadeaux tu dois être courageux et ne pas pleurer quand il n'est pas là, d'accord ? », dit-il en effaçant une grosse larme qui dévalait la joue d'Albafica.

Albafica chouina encore un peu. Il n'avait pas envie d'obéir à Zaphiri, mais il ne voulait pas non plus qu'il le traite comme un bébé et se moque de lui. Ça lui ferait trop plaisir et il ne voulait pas décevoir son papa. Bon gré, mal gré, il essuya ses larmes avec les manches de sa tunique et renifla.

_ « Ne renifle pas, mouche-toi. Tiens », dit le Scorpion en lui tendant un mouchoir de sa poche. Albafica se moucha bruyamment et au même moment son ventre se mit à gargouiller. Le petit Poisson en fut tout gêné.

_ « On a faim, on dirait ! », dit-il, un brin moqueur, en prenant l'enfant dans ses bras, ce qui ne ravit pas particulièrement Albafica, ennuyé par les taquineries du Scorpion. Il n'avait rien mangé depuis hier après-midi.

_ « Les émotions ça creusent, alors on va aller manger, ok ? » Albafica hocha de la tête tristement. Il avait trop faim pour se plaindre davantage d'être séquestré dans les bras de l'arthropode doré.

Zaphiri quitta la chambre et l'emmena aux cuisines. En passant devant le salon il remarqua le sapin fraîchement abattu encore nu de décorations. « Le sapin n'est pas encore décoré ?

_ Nan », dit Albafica, la voix lourde de sanglots qui menaçaient d'éclater à nouveau. Un sujet de contrariété de plus pour Albafica. Zaphiri caressa doucement son dos. « Non, non, on ne pleure plus on a dit. Tu sais quoi ? J'ai une idée ! », dit-il en mettant l'enfant face à lui. « Que dirais-tu, si après manger, on décorait le sapin et la Maison pour faire une surprise à ton papa ? » Le regard d'Albafica s'illumina quelque peu. Il aimait bien faire des surprises à son papa.

_ « Une surprise ? Pour papa ?

_ Oui. Tu veux bien ?

_ Oh oui ! », s'écria le petit garçon qui retrouva vite le sourire. « Et des cadeaux aussi ?

_ Oui, aussi. Tu sais où sont les décorations ?

_ Là-haut », dit-il en montrant le plafond du doigt.

_ Au deuxième ?

_ Oui », répondit Albafica.

_ « Très bien ! Alors on mange vite et on s'y mets, d'accord ?

_ Oui ! », s'écria Albafica, ravi.

_ « On fait a paix pour quelque temps alors ? », demanda Zaphiri en regardant Albafica droit dans les yeux. Albafica prit le temps de réfléchir, soutenant le regard de sa némésis dorée. Il n'oubliait pas ce qu'il avait vu et il en voulait toujours à Zaphiri, mais il voulait bien être gentil pour son papa, pas parce que Zaphiri l'avait demandé. « Hmm. D'accord », lâcha-t-il.

_ « À la bonne heure ! À table maintenant ! », dit le Scorpion.

_ « Oui ! Z'ai faim !

_ Ça vient, ça vient, crevette.

_ « Ze suis pas une crevette ! », râla Albafica.

_ « Si ! Une grosse crevette », dit Zaphiri en riant.

_ Nan ! », insista Albafica, les joues gonflées.

Et tout en le taquinant, il l'emmena à la cuisine. Il pouvait se féliciter, il avait réussi à interrompre ses pleurs, mais il ne criait pas pour autant victoire. L'absence de Lugonis serait encore longue.