Disclaimer : Je l'ai oublié la fois dernière, mais étant donné que je ne suis ni gauchère ni japonaise, la corbeille de fruit ne m'appartient paaaaaaaaaaaaaas ! Sniff
Je remercie mes 3 premières revieweuses : Mélusine, Estelle et ma p'tite nana à moi que j'aime ! (message perso)
Warning : le chapitre si après se déroule sur 2 portions de jours différents. Mais en lisant vous comprendrez. :)
Pour les besoins de cohérence du texte, j'adapte un peu (enfin je change pas mal) les lieux : c'est-à-dire que j'enlève bon gré mal gré des portions de forêt et des éléments du décor pour que le raisonnement de notre neko préféré tienne la route.
Ouuuuuh, honte à moi !
Pour ceux qui n'auraient pas encore comprit, c'est un Akito/Kyô à sens unique…
Une petite review ? Juste pour savoir si ce que j'écris vous plaît et que tout ce que je fais ne part pas en l'air… ;)
Enjoy !
chapitre2 :
"Quelque chose ne va pas mon pauvre monstre ?"
La voix au ton plus qu'ironique électrisa littéralement le corps de Kyô, qui, en se levant d'un bond, ne prit même pas la peine de se tourner vers son interlocuteur.
Les pulsations de son cœur augmentaient au fur à mesure qu'il entendait les longs soupirs d'Akito dans son dos.
Ne pas savoir ce que faisait son chef de famille provoquait en lui un stress immense, mais jamais, au grand jamais il ne se retournerai : il ne voulait pas l'affronter et encore moins le voir... même s'il savait pertinemment qu'une des règles les plus élémentaires en arts martiaux et de survie en général était de toujours se trouver de front face à un ennemi déclaré.
Ses poings se serrèrent convulsivement –preuve chez lui d'une grande nervosité- lorsque les inspirations se firent de plus en plus audibles : une véritable invitation à se retourner sous peine d'une crise cardiaque immédiate.
Son inconscient prit le dessus, et le força à fermer les yeux, comme pour tenter instinctivement d'échapper au cauchemar qu'il s'apprêtait à vivre.
Pas lui, bordel pas lui…
"Quelque chose ne va pas dis-moi, tourne toi."
Oh non, il ne se retournerai pas. Plutôt crever que de voir sa sale tête d'hypocrite souriante.
"Tu ne m'as pas ni répondu ni obéit."
Akito n'aimait pas attendre, et Kyô savait ce qu'il en coûtait à ceux qui ne cédaient pas au chef de famille. Mais il n'allait pas, il ne voulait pas lui obéir. Pas lorsqu'il employait un ton aussi condescendant à son égard.
Il ne le laisserait pas rejouer avec lui comme ce fut le cas dans la résidence secondaire… plus jamais…
Va mourir.
"Tu ne m'as toujours pas ni répondu ni obéit, mon pauvre monstre…"
Un grand sourire naquit sur ses lèvres pour appuyer le ton très sarcastique, teintée de mépris, des derniers mots qu'il prononcés.
Un sentiment de fureur incontrôlable s'empara de lui, et il n'eut alors qu'une envie, celle de lui sauter dessus, de le frapper, de le tabasser, de lui faire mal à n'importe quel prix pour qu'il ne soit plus le seul à souffrir, pour que son visage se transforme en un masque de douleur ; il voulut lui répliquer qu'il n'était qu'un pauvre ignorant, qu'il devait alors cela fermer parce qu'il ne savait rien, rien du tout … lorsqu'il se rendit compte que la peur obscurcissait son jugement.
Mais que pouvait-il faire, face à lui, face au chef de famille, lui qui n'était rien… rien du tout…
« Tu m'entends… ? »
Hein… ?
« …tu n'es rien, rien du tout… »
Mais… STOP !
« …tu n'es pas humain, tu n'as pas d'existence… »
C'est bon je le sais, arrêter de me le rabâcher !
« …tu ne peux pas, tu n'as pas le droit de demander une vie… »
Je t'ai demandé de te taire !
« …et ce, à qui que ce soit… »
J'en ai marre !
« …n'est ce pas ?»
Mais bon dieu de m..., FERMER-LA !
Ne faisant plus la différence entre le monde « réelle » et sa conversation dans son subconscient, il desserra, dans un geste défensif, l'un de ses poings et commença à se griffer le visage pour essayer de faire sortir ces voix de sa tête.
Mais…mer…de…sortez…d'ici… ! A-RRE-TER !
Sto…
…?
Un frôlement lui fit reprendre ses esprits, enfin, plus exactement, des mouvements répétés au dessus de sa tête le sortir de son délire.
Akito, profitant de son moment d'égarement, avait approché ses doigts des ses cheveux et tenté à présent de les caresser.
"Allez, tourne toi… tourne toi… dis moi ce qui ne va pas…"
Un contact glacial presque fantomatique s'apposa discrètement sur sa nuque, un contact comme seul les mains des morts pouvaient provoquer.
Maman…
Pris d'une crise aussi soudaine qu'incontrôlée, il se tourna en un éclair pour repousser ce membre qui provoquait en lui une peur sans nom… mais ce qui n'eut malheureusement pour effet que de lui faire emmêler ses pieds, tomber rudement à terre,et ouvrir les yeux sous le choc.
"C'est bien, c'est très bien, tu m'as obéit mon pauvre monstre."
§§§§§§§§§§
Kyô se réveilla brusquement.
Il lui fallut quelques secondes pour que sa respiration reprenne son rythme normal, et finit par constater qu'en plus d'avoir chaud, il avait sûrement de la température.
Il lui nécessita un peu plus de temps encore pour se rendre compte que c'était absolument normal vu qu'il c'était une fois de plus endormit sous le kotatsu.
Après avoir essuyer d'un revers de la main la sueur qui perlait sur son front, il se remémora son cauchemar malheureusement bien réelle.
En plus de lui avait pourri la majorité de sa vie et ses dernières 24h, Akito lui pourrissait aussi ses rêves.
Mais bon dieu, qu'est ce qui lui avait fait ?
Pourquoi lui plus qu'un autre ?
Un long soupir d'exaspération s'échappa de se lèvres : il n'allait tout de même pas recommencer à se plaindre ?
Non… il décida derechef d'arrêter tout de suite avec ses états d'âme, avant de jeter un coup d'œil distrait sur l'une des pendules qui ornait le salon.
20 heures.
20 heures… Heinnnn !
Mais pourquoi diable était-il si tard ?
Il n'avait tout de même pas dormit tout l'après-midi ?
Et surtout, plus important : pourquoi, si c'était le cas, n'avait-il pas reçut d'objet non identifié sur la tête durant tout ce temps où il avait dormit ?
La mémoire lui revint tout à coup : il était seul, encore une fois.
Akito avait –et cela ne l'avait pas vraiment surpris quand il l'apprit - réussit à garder un jour de plus ses maudits auprès de lui.
Quand à Tohru, l'excuse qu'elle lui avait fournit, lui avait fait très sérieusement repenser à la thèse de la machination tellement elle ressembler à un mauvais scénario de film policier : hier, son grand-père, enfin remis de son tour de rein, avait été si content d'en être débarrasser, qu'il était partit le matin très tôt faire une ballade histoire de marquer le coup… et c'était fait agresser juste en voulant rentrer chez sa fille.
Elle ne l'avait apprit que ce matin, mais, d'après son intonation et ses bégaiements successifs, Kyô pensait qu'elle était vraiment plus bouleversée qu'elle ne le disait.
Le chat avait, en bon gentleman qu'il était pour Tohru, proposait qu'elle reste à son chevet au moins aujourd'hui ; ce qu'elle avait accepté avec une nuance de soulagement dans la voix.
Résultat des courses, il avait été bon pour passer une journée de plus dans cette maison qu'il trouvait très lugubre en l'absence d'habitant.
Il en était même devenu légèrement paranoïaque (imaginer vous seul dans une maison au beau milieu des bois, gloups ! lol), mais il devait avouer que la présence inopinée d'Akito y était pour beaucoup.
En réalité, il était mort de trouille.
Mort de trouille qu'il soit venu ici sans en connaître la raison.
Mort de trouille de ne pas savoir ce qu'il a derrière la tête.
Et surtout mort de trouille de ne pas savoir ce qui le titillait temps depuis hier.
Mais une autre question s'était imposé dans son esprit : est-ce qu'il tiendrait promesse ?
§§§§§§§§§
"C'est bien, c'est très bien, tu m'as obéit mon pauvre monstre…"
Akito surplombait Kyô, toujours sur les fesses, de toute sa hauteur ; son grand sourire narquois s'étalait toujours sur ses lèvres.
La mine plus que réjouit, il semblait se préparait à vivre des moments d'intense bonheur.
L'adolescent, lui, soucieux de ne pas rester dans une position le rendant vulnérable par rapport à son chef de famille, s'était levé illico presto et arboré à présent un regard fuyant.
Je ne dois pas rentrer dans son jeu…
Ne rien dire, ne rien faire, garder un profil bas…
Il faut juste attendre que ça pas…!
Il sentit le coup plus qu'il ne le vit. Un long filet de sang fut éjecté de sa bouche lors de l'impact.
"Regarde moi ! …"
Ca commence bien.
"Alors que j'ai la bonté de venir te voir dans ta misérable vie, toi tu…"
Et le deuxième coup partit.
J'ai évité le combat… Je savais qu'il n'allait pas aimer…
"Est-ce que c'est une façon pour toi de me montrer… que ton existence est supérieure à la mienne ?"
"…"
Le troisième coup fut aussi violent que les précédents.
"Tu es bien un monstre… ça ne fait désormais plus aucun doute."
Réfrénant avec difficulté l'envie de lui donner un quatrième coup, histoire de le faire réagir, Akito préféra continuer ce qui n'était pour l'instant rien qu'un monologue : Kyô finirait bien par parler, en cédant sous à la pression.
"C'est bien ça le problème avec vous les inhumains, c'est cette façon que vous avez de recommencer encore et toujours les mêmes erreurs…"
Ne réponds pas, ne cèdes pas à la provocation, c'est la meilleur façon de ne pas rentrer dans son jeu.
"… je te l'ai pourtant dit d'innombrables fois, mais tu ne veux jamais m'écouter… toi et ton existence vous êtes un poison pour celles des autres…"
Profil bas.
"… et toi tu ne t'en aperçoit même pas… ou peut-être fais tu semblant de ne pas voir ?"
« …je ne veux pas comprendre… je ne cherche pas à comprendre… peut-être le faudrait-il ? »
Peut-être… que c'est vrai…
"Mon pauvre, tu es… pitoyable…"
Quoi qu'il m'en coûte je… je ne te répondrais pas…
"Tu ne vois donc pas tous ces gens qui souffrent par ta faute ?"
…je ne tomberai plus jamais aussi bas que la dernière fois.
"Ca te fait donc tant plaisir de rendre les autres malheureux ?"
Plus jamais.
"Tu me fais vomir… sale abomination."
Il y a un stade après lequel même les plus patients et obstinés finissent par craquer : c'était désormais le cas. Et malheureusement Kyô ne faisait partit d'aucun de ces 2 groupes.
Ce dernier ne savait plus sur quel pied danser : croire ou ne pas croire à ce qu'on lui disait, prendre encore le risque de nier la vérité si ces propos se révélaient exactes...
Il était seul, tout seul pour découvrir qui croire, que faire, quoi nier, comment se protéger…
En résumé, il ne savait plus comment se comporter.
C'était donc avec une confiance quelque peu ébranlée qu'il essaya de se raisonner et tenta de camper, tant bien que mal, sur ses positions : il était devenu complètement indécis et commencer, faute de pouvoir se défendre, à rêver fébrilement d'utopique délivrance.
Je… Il faut … Ne pas lui répondre, si… s'il ne se… se passe rien peut-être que…qu'il partira…
"Tous ces gens à qui tu imposes ton existence alors qu'ils n'ont rien demandé…"
Ca serait bien, ça serait tellement bien…
"Ils ne veulent pas de toi, ils ne te veulent pas, ils n'ont pas besoin de toi."
…qu'il parte.
"Si tu veux des preuves, je peux t'en donner, il y en a tellement… Il faut bien être aussi aveugle que toi pour ne pas les voir…"
…Oh oui… Parce que… je n'en peux… plus.
"Mais à mon avis la meilleur preuve, c'est bien Kazuma…"
Je suis tellement fatigué de… Hein ?
"Oh oui, c'est bien lui !"
Qu…quoi ?…
"Lui qui a eut assez de courage pour partir loin de…"
NON ce n'est pas vrai, ça ne peut pas être vrai…
"...toi. Si tout le monde pouvait faire comme lui, ce serait bien, mais c'est malheureusement impossible. Tous les gens de cette terre ne peuvent pas te fuir éternellement… Alors le mieux c'est encore que la cause disparaisse, non ?"
Je suis sûr que tout ça… n'est pas… n'est pas… vrai. Voilà… c'est ça, c'est un…
"… MENSONGE !"
Un cri du cœur, une tentative désespérée et instinctive de se raisonner pour éviter de tomber dans la déprime la plus total, la plus profonde et noire ; voilà ce qu'était cette exhortation.
Mais maintenant qu'il avait parlé, c'était comme s'il avait accepté de se battre.
Désormais, peu importait le prix, peu importait les conséquences, il devait juste se prouver que ce que disait Akito n'était qu'un tissu de mensonge, un vulgaire tissu de mensonge… puisque de toute façon, il allait perdre le combat : on ne gagnait jamais contre le chef de famille.
Il allait faire de son mieux, mais doutait vraiment de pouvoir lui répliquer ne serais ce qu'une ou deux phrases. Comment riposter face à un adversaire qui vous terrorise autant ?
"C'est tellement plus facile, hein, de se cacher derrière des fausses illusions… Et toi tu le sais…tu sais parfaitement que j'ai raison, n'est-ce pas ?"
Il pointa un doigt inquisiteur sur le chat qui, complètement désarçonné par la soudaine reprises des hostilités, ne trouva qu'à bégayer :
"Non, tu as… il va… mon maître, il est juste partit faire un voyage… c'est ça…il va revenir… il me l'a promit…"
Le chef de famille fit une pose dans son dialogue, puis partit d'un grand éclat de rire.
"Hihihi… Mais…mais… co…comment un monstre comme toi puisses… être aussi crédule ?"
Quoi ?
"Tu ne comprends pas alors… que c'est pourtant si évident ?"
Il ment, tu sais très bien qu'il ment… Il va revenir…
"Il est partit… pour ne plus jamais revenir… Il est partit parce qu'il en avait marre de toi… Il est partit comme serait partit n'importe quelle personne… Tu ne peux pas l'en blâmait…"
"…"
"… parce que personne ne voudrait de toi…"
"Mais il est surtout partit parce qu'il a peur de toi. Il a peur de ta véritable forme, de ton odeur pestilentielle, de ton corps tordu et hideux. Il a peur de tout ce que tu représentes, alors il n'a pas eu d'autre choix que de partir… Il a tout quitté, sa famille, ses amis, tout ça à cause de toi !"
Se forcer à parler maintenant que l'on a plus rien à perdre. Parle…PARLE !
"Il aurait très bien pu… il aurait très bien pu… me…me demander de m'en aller !"
Ouf, c'était sortit ! Désormais, il avait l'impression que le plus dur était fait. Malgré que cette phrase lui ait littéralement fendu le cœur, il l'a pensé réellement.
"Tu es décidemment stupide… Comment veux-tu tenir tête à quelqu'un, comment veux-tu demander de partir à quelqu'un… qui te fait autant peur ?"
Un mur invisible s'écroula en même tant que les derniers moments de témérité et de confiance de Kyô.
Il n'y avait plus rien derrière lequel se cacher : ce qu'il avait dit était vrai, entièrement vrai, totalement vrai ; il s'en était même fait la remarque.
Mais si ça était véridique… le reste l'était peut-être aussi ?
Kyô, complètement atterré, n'arrivait même plus à penser correctement. Akito surprit son trouble et reprit sur un ton moqueur :
"Alors ça fait quoi d'arrêter enfin de se tromper ?"
L'esprit du chat, bien que toujours sous le choc, écoutait tout de même d'une oreille attentive ce que disait son chef de famille.
"Enfin, tu ne croyais certainement pas qu'il… t'aimait ?"
Devant l'absence de réponse du chat, il en déduisit que oui.
"Mais quelle situation… misérable… Il t'a uniquement adopté parce qu'il a eu pitié de toi, rien de pourrait-il y avoir autre chose ? Comment pourrait-il t'aimer toi et tes problèmes ? Comment pourrait-il aimer le chat ?"
Il fit une pose de quelques secondes pour s'essuyer les larmes de rire qui lui coulaient sur les joues.
"Enfin, tu ne peux que remercier le ciel qu'il t'est abandonné comme ça."
"…"
"Tu n'aurais certainement pas voulut qu'il en vienne à des méthodes aussi définitives que ta mère…"
"Ma… ma…"
"… tu n'aurais pas voulut qu'il se suicide, non…. ?"
"Ma… MERE NE S'EST PAS SUICIDEE !"
Bafffffffffff
"TU N'AS PAS LE DROIT DE ME PARLER COMME CA ! CA SUFFIT MAINTENANT !"
Une pluie de coups s'abattaient sur le pauvre Kyô, qui, pour se défendre, reculer, reculer, reculer, les bras devant sa tête tandis que son assaillant avançait, avançait, avançait. Il se retrouva vite bloqué dans un coin de la pièce sans aucune échappatoire possible.
"Il faudra bien que tu t'en rendes compte un jour ! C'est moi qui ai raison, j'ai toujours raison, et toi tu as tors, tu as toujours tors et tu continues d'avoir tors !"
Le chat essayait, en vain, de se couper du monde extérieur pour ne plus entendre le flot de jurons que proférait son chef de famille.
"Et si tu réfléchissais un peu dans ta maudite vie tu comprendrais… Tu comprendrais que plus tu vis, plus tu fais du mal aux autres…"
Ferme les yeux, ne pense à rien, ça va aller…
Calme, sang froid, esprit indomptable…
"Tu saisis ? Moi si j'étais à ta place, je viendrais vite me voir. Vite avant que quelqu'un d'autre ne meure par ma faute. Tu oses prétendre que tu n'es pas un monstre mais tu en es véritablement un : un être abject sans remords ni conscience."
Sa colère s'adoucit soudainement à la fin de la phrase, et sa voix prit un ton suave. Il se pencha délicatement sur sa victime qui elle, toujours les yeux fermés, les bras devant ses paupières closes, tentant de se cacher, sentit 2 mains se posaient de chaque côté de sa tête et une voix lui parler doucement dans l'oreille.
"Par contre, si tu reviens à la maison principal des Somâ, je m'assurerais personnellement que tu ne vois personne et donc que tu ne fasses plus de mal à qui que ce soit. Ton existence sera cachée donc plus facile à supporter pour toi…"
"…"
"… Mais ne t'inquiète pas, tu ne te sentiras jamais seul, je te l'ai déjà dit : je viendrais souvent te voir…"
Il se fout… de ma gueule…
"Réfléchit, c'est tellement mieux que de vivre faussement heureux, non ?"
Non… il me reste encore du temps…
« Il ne faut jamais se décourager… »
"Fais toi enfermer…"
Non…
... Fais toi enfermer…
Mais… j'ai dit NON…
... Fais toi enfermer…
J'en ai assez… laisse moi tranquille…
...Fais toi enfermer…
Mais qu'est-ce que je t'ai fait ?
... Fais toi enfermer…
Je… je ne pas lui donner cette satisfaction… mais…
... Fais toi enfermer…
Non… Je ne dois pas pleurer… non pas pleurer… mais c'est trop dur… je ne peux plus me retenir…
... Fais toi enfermer…
J'en ai assez de me battre… autant lui donner tout de suite… ce qu'il veut.
Kyô se crispa légèrement lorsqu'il sentit 2 douleurs pratiquement simultanées au niveau de ses tempes.
Il attendit le coup qu'il pensait recevoir de la part d'Akito pour son manque de réaction… mais celui-ci ne vint pas.
"Aaaahh…"
Le chat, intrigué par le bruit, ouvrit prudemment ses yeux et vit que son chef de famille s'apprêtait à s'en aller, les yeux rivés sur une horloge comme si le temps avait subitement eut une quelconque importance.
Constatant que ce premier le regardait, il déclara dans un étrange sourire :
"On reprendra cette petite discussion demain, certainement très tard."
Puis, pas le moins gêné du monde, il passa devant un Kyô, partagé entre abasourdissement et l'horreur que provoqué en lui sa dernière phrase, pour sortir d'un pas rapide dans la nuit encore fraîche et humide de la récente pluie, des cheveux oranges dans les mains.
§§§§§§§§§
Est-ce qu'Akito allait revenir, là était la question.
Aux yeux du chat, il n'avait jamais eut assez d'importance pour que son chef de famille vienne le voir, mais il l'avait fait. Il avait pratiquement bravé une semi tempête juste pour lui dire coucou ?
C'était peu vraisemblable, le grand chef ne se serait jamais déplacé sans quelque chose à la clé.
La seule raison à peu près plausible, était que la réunion avait du mal se dérouler, et, dépité, il aurait voulu « se soulager » en pratiquant son sport favoris : le cassage de moral.
J'étais, évidemment, la cible idéale puisque étant le seul à ne pas être invité à la fête.
…
Non, il y a quelque chose d'autre… Mais c'est impossible, c'est le seul scénario possible…
Rhaaaaaa, j'y comprends plus rien.
Un détail lui échappé… mais quoi ?
Il avait retourné la scène des dizaines de fois dans sa tête, l'empêchant carrément de dormir tellement elle l'obsédait. (de toute façon, vu ce qui s'était passé, il aurait été dans la totale impossibilité de dormir)
Finalement peut-être qu'il préférait ne rien savoir, au vu de son estomac qui se tordait dans tous les sens de stress; ce qui, à vrai dire, ne présageait rien de bon.
Rhaaaaa. J'arriverai jamais à reprendre le cour normal de ma vie si je trouve pas ce put... de truc qui m'obsède !
Il était pratiquement certain que c'était en rapport avec l'attitude du dieu de la famille : une chose bizarre qui clochait, quelque chose qu'il ne faisait pas en temps normal…
Un objet particulier ? Non, d'après ce qu'il avait vu, il n'avait rien sur lui. En tout cas, il était partit sans rien prendre.
Son attitude en elle-même ? Non plus, il avait fait ce qu'il faisait toujours lorsqu'il s'adonne à son sport : se diriger directement vers la personne concerné pour commencer parce que dans ces cas là, il a horreur qu'on ne le voit pas.
Un compère peut-être ? Où là, certainement pas.
Primo, il n'avait vu personne dans la maison, deuzio, ça lui gâcherait tout son plaisir.
De toute façon, il avait fort à parier que si il en avait eu réellement un, la dernière cinquantaine de mètre se faisant forcément à pied, cette personne n'étant pas rentré dans la maisonnée, et n'ayant, aux abords, aucun endroit où s'abriter, elle aurait finit par toquer à la porte pour manifester son mécontentement ; surtout au vu de l'humidité ambiante qu'il y avait à …..
……. !
Mais quel… mais quel crétin !
Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ? C'était pourtant tellement évident !
Le choc de le voir sans doute.
La principal question désormais était : pourquoi, lorsqu'il l'avait vu, Akito était-il sec des pieds à la tête ?
