Bonjour ! Je suis déjà ravie d'avoir reçu des reviews en quelques heures seulement ! Je poste le second chapitre, en espérant que vous aimerez autant.
Disclaimer: Je ne suis pas l'auteure originale de cette histoire, seulement sa traductrice. Mrs Slytherin Baelish m'a donné l'autorisation de traduire sa Fanfic.
De plus, cette fiction se base après les événements des Animaux Fantastiques (2), Les Crimes de Grindelwald. Si vous n'avez pas vu le film, vous risquez d'être perdu et, pire encore, spoilé.
Rendez-vous à la fin du chapitre !
Il l'avait embrassée.
Certes, sur le front. Mais tout de même. Queenie s'assit dans sa baignoire, sentant ses orteils se serrer. Elle ferma les yeux et laissa échapper un faible cri de joie. L'eau commençait à se refroidir. Mais elle s'en moquait.
Ce baiser était-il une trahison envers Jacob ? Non. C'était Jacob qui l'avait trahie, lorsqu'il l'avait traitée de folle avec des yeux exorbités. Il les avait trahis tous les deux. Il avait trahi ce qu'ils auraient pu devenir.
L'apparence de Gellert Grindelwald était étrange, se dit Queenie. Il avait une pupille claire aux légers contours écarlates, et l'autre aussi sombre que l'asphalte. Ses cheveux étaient d'un blond si clair qu'ils en frôlaient le blanc. Sa peau était pâle, presque blafarde. Il semblait... éteint, en un sens. Et pourtant, quelque chose d'enivrant émanait de lui. À chaque fois qu'elle se trouvait près de lui, Queenie se trouvait dans le même état qu'après avoir abusé d'eau glouglousse. Il avait une odeur particulière, comme celle de l'océan. Il irradiait de pouvoir. Il y avait quelque chose de réconfortant chez lui, mais aussi une dimension viscéralement sexuelle. Bien qu'elle était incapable de l'expliquer, il avait un charme qui ne la laissait pas indifférente.
Ainsi, elle était prête à se remémorer un baiser de lui - même sur son front - encore et encore, jusqu'à ce que l'eau devienne complètement froide. Elle saisit finalement sa baguette et fit Disparaître toute l'eau de la baignoire. Et, alors qu'elle s'essuyait à l'aide d'une serviette, elle prit le temps d'observer son corps.
Que pouvait-il bien penser d'elle ? Elle était svelte, jeune et bien faite ; l'avait-il remarqué ? Vinda Rosier était encore plus éblouissante qu'elle. Elle avait un magnifique visage. Et il y avait aussi de très beaux sorciers dans le château. Peut-être que Grindelwald les préférait. Il y avait bien des rumeurs à ce sujet. Peut-être qu'il avait déposé un baiser sur le front de Queenie comme l'aurait fait un père, comme un tuteur aurait embrassé sa pupille.
Queenie attrappa une courte chemise de nuit blanche, puis enfila une chaude robe de chambre en velours, celle de couleur prune que l'ancienne couturière de Vinda avait faite pour elle. Elle était agréable à porter, semblait peser une tonne, et Queenie aimait tellement cette sensation qu'elle ne manquait jamais d'excuses pour la mettre. Elle noua la robe de chambre en passant ses pieds dans des pantoufles en velours assorties, puis ouvrit la porte donnant sur ses quartiers.
Elle regarda à gauche, puis à droite, puis de nouveau à gauche, puis à droite, et après s'être suffisamment assurée que le corridor situé devant sa chambre était vide, elle secoua sa baguette au-dessus du sol en marbre et atteignit soudainement le haut des escaliers. Elle gagna ensuite l'un des vestibules menant au balcon principal, et en ouvrit la porte.
L'air de la nuit était frais, probablement dû au vent glacial venant d'entre les montagnes. Queenie ferma les yeux et prit une longue inspiration, hûmant l'odeur des fleurs sur les collines mêlée à la rude morsure de la neige. Elle s'avança doucement vers le bord du balcon, puis entendit une voix derrière elle.
« On apprécie l'air nocturne ? »
Queenie se retourna et vit que Gellert Grindelwald se tenait derrière elle, portant un pyjama sombre en flanelle ainsi qu'un élégant peignoir en soie noire. Un sourire narquois vint se dessiner sur ses lèvres en la voyant le lorgner, puis Queenie déglutit et regarda en direction du ciel.
« Je n'ai jamais autant d'étoiles à New York», dit-elle d'un ton amer.
« Ah, mais il y a bien des choses que vous n'avez pas vu à New York », lui répondit Grindelwald, et Queenie sourit en admirant les milliers de points étincelants dans le ciel.
« Oui », murmura-t-elle. « J'imagine que c'est vrai. »
Grindelwald resta immobile, la laissant admirer le ciel, puis elle lui demanda:
« Comment avez-vous su que j'étais là ? »
« Nous avons chacun notre propre manière de ressentir les choses, n'est-ce pas, Queenie ? » souffla-t-il avec mystère. Les yeux de Queenie vinrent se poser sur lui et elle constata:
« Je n'ai jamais considéré ma Legilimancie comme pouvant être autre chose qu'un fardeau. »
Grindelwald haussa les sourcils. « Votre don est inestimable pour notre cause. Je pense que vous en êtes indispensable, Queenie. »
Les yeux de Queenie se mirent soudainement à la brûler. Elle sentit les palpitations de son coeur croître dans sa poitrine. Elle leva la tête, une expression étrange sur son visage, avant d'expliquer:
« Je n'ai... à vrai dire, je n'ai jamais eu l'impression d'être si importante. »
Il parut surpris. « Jacob ne vous a jamais donné la sensation d'être importante ? »
Queenie ricana: « Seulement lorsqu'il était sous l'influence de mon filtre d'amour. »
Peut-être que ce n'était pas si vrai. Jacob l'avait déjà aimée sans être ensorcelé, une fois. Avant qu'il ne lui crie dessus pour la traiter de folle. Avant qu'il ne l'abandonne. Queenie secoua la tête et dit à Grindelwald:
« J'ai toujours eu le sentiment que ma soeur était la plus apte et intelligente de nous deux, faisant de moi la jolie petite idiote de la famille. »
Grindelwald eut un air incrédule. « Vous êtes capable de réaliser des choses que presque personne ne peut faire. Votre magie est puissante. Chérissez-la, dominez-la et utilisez-la pour le bien commun. »
« J'essaie, Monsieur. » assura Queenie. Grindelwald s'approcha, paraissant encore plus étrange d'ordinaire dans le claire de lune, semblant plâner au-dessus d'elle tandis qu'il lui murmurait d'une voix apaisante:
« Vous avez laissé derrière vous une bien banale existence. Mais vous n'aurez plus à mener une vie si prosaïque à l'avenir, Queenie. »
Elle prit une inspiration et leva le regard vers lui, tombant sur ses yeux vairons et son visage saillant. Elle écarta les lèvres et l'admira un long moment avant de dire:
« J'ai toujours voulu avoir une vie extraordinaire. »
Grindelwald plaça une fine mèche des cheveux dorés de Queenie derrière son oreille, la faisant frissonner, et lui assura sérieusement:
« Il y a tellement de choses sur notre chemin que je ne peux vous promettre. Mais je peux vous promettre une chose, Queenie. Vous aurez une vie excitante... car vous avez choisi de me rejoindre. »
« Au-delà des flammes. » Ses yeux se fermèrent alors, et elle ne put s'empêcher de se demander si il se montrait aussi tactile avec le reste de ses disciples. Tandis que main s'attardait à l'endroit où il avait touché ses cheveux, et elle se demanda si il caressait tout le monde de cette manière.
« Queenie » l'entendit-elle fredonner, et elle remarqua en rouvrant les yeux qu'il la regardait fixement, une expression indescriptible trônant dans ses yeux asymétriques. Sa gorge sembla visiblement se coincer avant qu'il ne lui demande promptement: « Aimeriez-vous être surprise ? »
Queenie sentit ses yeux s'aggrandir. « Oui. S'il vous plaît. »
Il la surprit alors, se penchant vers elle avant de venir brièvement caresser ses lèvres avec les siennes. Ce fut un baiser bref, le plus hésitant que Queenie ait jamais reçu, et elle en voulu beaucoup plus. Elle haleta tandis qu'il se reculait, et sentit son coeur s'alarmer en l'entendant racler brutalement sa gorge.
« Bonne nuit. » lui dit-il d'une voix rauque, si différente de son ton habituellement si suave. Queenie prit un air renfrogné avant de demander:
« Vous ai-je offensé ? »
« Non, Mademoiselle Golstein ; vous ne m'avez pas offensé. Bonne nuit. » Grindelwald se retourna et gagna rapidement les portes, en ouvrant une d'un simple mouvement de baguette avant de disparaître à l'intérieur, laissant Queenie seule sur le balcon.
« Aurelius, ta puissance est immense. Garder ce pouvoir et réussir à le contrôler sera la clé pour vaincre Albus Dumbledore, » dit Grindelwald. « Je veux que tu ailles au sommet de l'une des montagnes afin de t'entraîner sur les sortilèges que je t'ai donné. Les as-tu mémorisé ? »
« Pratiquement tous. » hocha Croyance, semblant hésitant. Il fit craquer sa nuque avant de demander: « Pourquoi ne voulez-vous pas me dire qui étaient mes parents ? »
Grindelwald serra les poings. « Tue ton frère, Aurelius, et je te révélerai tout. Tout. Certains secrets méritent d'être gardés jusqu'à ce que les actes soient mis à exécution. Retiens les sortilèges. »
« Pourquoi utiliser des incantations alors que je peux réduire les choses en morceaux ? » demanda Croyance, et Grindelwald répondit patiemment:
« Albus Dumbledore peut très facilement utiliser un Charme de Bouclier pour barrer tes pouvoirs destructeurs. Mais, dans un duel où tes pouvoirs seront canalisés, il se verra être à mis à plus rude épreuve. Tu n'as jamais étudié dans une école de magie. Ton apprentissage débute à peine et doit vite se dérouler. Je préfère apprendre la mort de ton frère au plus tôt. »
Croyance tourna la tête en voyant son phénix jaillir dans le bureau et atterrir sur le sol à côté de son pied. Grindelwald soupira.
« Emmène ton magnifique oiseau avec toi », dit-il, « et gagne les montagnes. Travaille tes sorts. Reviens-moi une fois que tu auras réussi à contenir ta puissance destructrice. Après cela, Aurelius, je t'enverrai à Albus Dumbledore. »
« Oui, Monsieur. » Croyance fit volte-face et commença à partir, mais Grindelwald poursuivit:
« Reste dans le chalet situé vers les sommets - celui que j'ai construit pour que tu puisses être seul et tranquille. Tu y es heureux, n'est-ce pas ? »
« Oui, Monsieur. » répéta Croyance, et Grindelwald sourit en le voyant quitter son bureau accompagné de son phénix. Grindelwald ferma magiquement la porte derrière eux, puis amena sa main sur son front.
Il n'avait pas fermé l'oeil de la nuit. Tout ce à quoi il avait pensé cette nuit, c'était la manière avec laquelle il avait tenté d'embrasser Queenie Goldstein avant de se raidir et de caresser subtilement ses lèvres tel un lycéen nerveux.
Il voulait que son baiser soit profond, pour la terrifier. Ils avaient discuté de sa drôle d'existence et de son désir d'avoir une nouvelle vie, plus excitante. Il s'était parfaitement bien conduit. La vie de Queenie serait parfaite maintenant qu'elle était au service du grand Grindelwald, et il avait voulu l'embrasser pour sceller ce message. Mais à la place, il lui avait à peine effleuré la bouche.
Et elle avait eu le goût de la menthe poivrée.
Grindelwald sentit sa peau s'échauffer en se remémorant le goût qu'elle avait eu. Il fit tourner la chaise devant son bureau puis observa les montagnes par la fenêtre, revoyant dans sa tête l'image de cette jeune femme sous le clair de lune, admirant les étoiles telle une enfant innocente.
Les baisers étaient pour le contrôle, se redit Grindelwald. Les touchers étaient pour le contrôle. Laisser les gens le dévorer du regard n'était qu'un moyen de mieux les berner par la suite. Mais la nuit précédente, il s'était retrouvé essoufflé et immobile en regardant Queenie Goldstein admirer les étoiles. Il s'était même senti anxieux en abordant le sujet de son futur et en faisant naître en elle l'envie de recevoir l'un de ses baisers. Et il avait détruit ces deux projets en transformant ce baiser en un fantomatique contact.
Il voulait plus venant d'elle. Pourquoi ne pas directement l'obtenir ? Cela pourrait être facile, pensa-t-il, de le lui arracher. Il lui suffisait simplement d'aller dans ses quartiers et de lui ordonner de l'embrasser jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus sentir ses propres lèvres. Ou bien de l'intercepter dans l'un des corridor et de la coincer contre un mur.
Mais, à la place, il regarda immobilement par la fenêtre, se faisant la promesse d'obtenir honnêtement ce qu'il voulait d'elle la prochaine fois qu'il se retrouverait seul en sa présence.
Il allait embrasser Queenie Goldstein, se promit-il. Fièvreusement, et vite.
Qu'en pensez-vous ? Je ferai en sorte que le troisième chapitre soit vite posté, mais je dois aussi me concentrer sur mes partiels et mon autre Fiction. J'attends vos Reviews avec impatience !
Merci à Mrs Slytherin Baelish qui m'autorise à traduire son histoire ! Thanks to Mrs Slytherin Baelish who allows me to translate her story !
