Dossier 1 : Une nouvelle affaire


Hey ! Salut les gens !

Voici la suite hihi ! Kali et moi sommes impatientes de voir vos avis sur ce chapitre qui sera plus long que la normale (car c'est le pilote. Et non pas d'avion ! AHAHAHAHAHAH ! ... stp rigole j'me sens seule...)

Réponses aux reviews :

Invité : L'HUMEUR ACQUEUSE MA GUEUUULE ! YEAAH !

PetitPoney : Coucou toi ! Voici la suite pour satisfaire ta soif de lecture ^^

Bref, bonne lecture la bande d'enquêteurs !


PDV : Will

La journée avait été longue et épuisante. Je n'avais qu'une hâte : me glisser entre mes draps, auprès de Nico. Je m'arrêtai devant la porte, posai mon sac à terre et fis bouger mes épaules engourdies. Il pesait une tonne. Je farfouillais dans mes poches pour trouver mes clefs puis m'engoufra dans ma petite maison.

En entrant, je sentis une bonne odeur émanant de la cuisine.

-T'es déjà rentré ? entendis-je.

Un brun pointait sa tête par l'entrebâillement.

-Zut, grommela-t-il.

Il sortit complètement, referma la porte derrière lui, essuya ses mains sur son jeans et vint vers moi.

-Comment s'est passée ta journée ?, demanda-t-il en m'embrassant.

-Fatigante surtout. Et la tienne, Nico ?

-Vide, je n'avais pas de travail aujourd'hui.

-Bah tant mieux non ? Cela veut dire que personne ne s'est fait assassiner.

Pendant un certain temps, Nico avait été médecin au front dans les pays en guerre, et notamment en Afghanistan. Puis lorsqu'il était revenu à Miami, il avait rejoint le FBI. Je lui avait avoué les sentiments que j'avais pour lui, plusieurs mois après l'avoir rencontré. Puis nous avions emménagé et nous nous étions mariés. Notre couple fonctionnait à merveille depuis ce jours-ci.

Il passa sa main dans ma mèche de devant avec un sourire.

-Va poser tes affaires, je t'ai fais couler un bain.

-Merci mon cœur, tu le prends avec moi ?

Une lueur mesquine apparut dans ses yeux.

-Pas ce soir, faut que tu le mérites.

-Hé ! Je le mérite, aujourd'hui, on a arrêté un trafiquant humain qui enlevait des jeunes femmes pour les revendre à des proxénètes. Tu veux quoi de plus ?

-Un bisou ?

Je me penchais pour l'embrasser. Ses lèvres étaient acidulées et sucrées. Comme s'il avait pris son temps pour cuisiner et goûter les plats qu'il préparait toujours à la perfection. Il avait sans doute encore passé la journée dans la cuisine faute de travail.

-Allez, va te changer, me dit-il.

Lorsque j'entrais dans la salle de bain, la vapeur d'eau était si dense que je ne voyais presque plus rien. Je mis un doigts dans l'eau. Elle était brûlante.

-Tu veux me tuer ou quoi ?

-Peut-être, me répondit Nico depuis une autre pièce.

Je fus obligé d'attendre quelques minutes pour pouvoir entrer dans l'eau sans craindre les cloques.

L'eau chaude décontracta tous mes muscles au point que je somnolais presque. Je laissai vagabonder mes pensées durant un temps indéfini puis, décidai enfin à rejoindre mon tendre époux.

Une fois lavé et séché, je sortis dans la salle de bain pour aller dans le salon. Et là, je découvris la table mise avec une belle nappe et le services pour les occasions importantes (ou les parents). Les chandeliers d'argents de ma grand-mère avaient été lavés et portaient des bougies allumées. Les verres à vins et une bonne bouteille étaient sortis. Nico entra avec le plat qui n'était autre qu'une de ses spécialités italiennes dont je n'arrivais jamais à retenir le nom. J'étais en train de me sécher les cheveux avec une serviette et suspendis mon geste en le voyant.

-C'est pour ça que tu m'a envoyé direct au bain ! Je savais bien que tu cachais un plat mais de là a penser que j'aurais le droit au service complet...

Il posa le plat sur la table et déboucha la bouteille.

-Je paris que tu ne sais pas pourquoi, me dit-il.

-Tu t'ennuyais cette aprèm ?

-Pas que.

Il vint vers moi.

-C'est vrai que ça fait un peu too much-

-Pas du tout, le coupais-je, je trouve ça très mignon et ça me fait plaisir. Tu es l'épouse parfaite.

Il me frappa à l'épaule.

-Aïe ! Ça fait mal ! dis-je avec le sourire aux lèvres.

-C'est notre anniversaire de mariage ! Je savais que tu l'oublierais de toute façon.

Il se retourna, l'air boudeur. Je le rattrapais par le coude et le tirais contre moi.

-Je t'aime, lui dis-je.

-Moi aussi, je t'aime.

-C'est pour ça que l'eau était bouillante pas vrai ? Comme ça, le temps qu'elle refroidisse tu gagnais du temps.

-Tu penses que je suis genre de personne qui calcule tout ? répliqua-t-il.

-Dans certain cas, oui, lui dis-je.

-Eh bien t'as raison pour cette fois, répondit-il en se mordant la lèvre du bas. On va manger ?

Nico me fit un sourire sincère et nous servis un plat succulent. Jamais je n'avais aussi bien mangé ! Décidément il avait mis le paquet pour notre anniversaire.

Après le repas, nous passâmes un moment, lovés dans le canapé, un verre de vin à la main. Une question tournait dans ma tête depuis un moment. Plusieurs jours en fait. Mes lèvres me brûlaient tellement j'avais envie de la poser.

-Will tu m'écoutes ?

-Pardon, tu disais ?

Il se redressa pour me regarder.

-Laisse tomber ce que je disais, ça va ? s'inquiéta-t-il. Ça fait un moment, que t'as la tête en l'air, une semaine environ. Il s'est passé un truc ?

-Je...

Je me redressais à mon tour pour le regarder en face.

-En fait, je me demandais si tu voulais adopter de nouveau un enfant...

Le regard de Nico s'assombrit d'un coup. Il posa son verre sur la table basse. Il était prêt à pleurer ou... ?

-Je ne sais pas vraiment... Avoir un enfant me manque bien sûr mais... Mais je trouve qu'il est trop tôt, avoua-t-il la gorge serrée.

-Désolée, lui dis-je en lui ouvrant mes bras, viens par là.

Il vint se blottir contre moi et enfouissant sa tête contre mon torse. Je lui caressais les cheveux, pensif. Je n'y pensais jamais mais, malgré son ton souvent froid et ses airs indépendants et farouches, il était très sensible.

Au bout d'un moment, je me rendis compte qu'il s'était endormis. Je le soulevai et le bordai dans notre lit avant de m'y glisser à côté.

-Bonne nuit, mon ange.

Je déposai un baiser sur front et éteignis la lumière.


[Ellipse]


Le lendemain matin, la sonnerie de mon portable me réveilla.

-Qui se permet de me réveiller ? grommela Nico.

Je regardai l'écran. Annabeth, ma cheffe. Sans doute une affaire urgente.

-Dors encore, dis-je à Nico tout en décrochant. Allô ?

-Will ? C'est Annabeth, on a besoin de toi, un cadavre vient d'être découvert.

-Où ? demandais-je tout en enfilant mon pantalon.

-Dans un quartier peu fréquentable de Harlem, c'est une prostituée qui l'a retrouvé dans une benne à ordure. Je t'envoie l'adresse par SMS.

J'y jettai un oeil avant de lui annoncer :

-J'arrive dans moins de dix minutes.

-Will.., dit-elle alors que j'allais raccrocher.

-Oui ? répondis-je en sortant de la chambre et en mettant ma veste.

-Il se peut tu ne puisses pas t'occuper de l'affaire, mais tant que rien n'est sûr tu es obligé de venir vu que tu fais parti de mon équipe, ajouta-t-elle.

-Comment ça je ne peux pas travailler dessus ?

-Il se pourrait que l'assassin te soit connu, l'enquête était menée par la police mais ils viennent de nous refiler le dossier avec ce nouveau meurtre.

-Annabeth, qui est le meurtrier présumé ? demandais-je soudain très intéressé.

-Sans doute Psycho. Tu comprends pourquoi tu ne peux pas faire parti de l'enquête s'il s'avère que c'est lui.

Je frissonnai à l'écoute de ce nom.

J'entrebâillais la porte pour regarder Nico dormir. Je ne voulais pas que mon ange soit en danger à cause de ce meurtrier. Car il était connu que l'entourage des personnes participant à l'enquête devenaient les victimes principales de Psycho. La preuve, celui-ci avait assassiné un policier il y a une semaine. Et il se pourait bien que la prochaine victime appartient elle aussi aux forces de l'ordre.

-Oui, je comprends mais il n'est pas question que je sois mis à l'écart. Bref, j'arrive.

[Ellipse]

Je me garai dans une rue aux alentours et rejoignis la scène de crime à pied. Effectivement, le quartier n'était pas très fréquentable, même en pleins jours. Les immeubles semblaient abandonnés ou bien des belle de nuit, des SDF ou des drogués avaient envahi les lieux. Des ordures traînaient un peu partout et je pouvais voir des rats prendre leur petit déjeuner tranquillement, comme si la présence humaine ne leur faisaient nullement peur.

Je présentai mon insigne au policier qui se tenait près du ruban délimitant le périmètre. Je croisai la scientifique qui repartait vers leur labo avec des échantillons et des photos. Ma cheffe Annabeth vint à ma rencontre.

-Te voilà, me dit-elle simplement. Ce crime est sans doute le plus morbide que nous ayons vu jusqu'à maintenant de la part de Psycho.

Après m'être équipé pour entrer sur la scène de crime, elle me mena jusqu'au cadavre sur lequel mes collègues Jason et Percy étaient penchés. Effectivement, la façon dont ce pauvre était mort avait sans aucun doute été horrible.

-Il a été saigné comme un animal, dit Percy.

-On a commencé par l'entailler là, fit remarquer Jason en pointant de sa main ganté la cicatrice la plus importante liant sa gorge au pubis.

-Il a été ouvert dans toute la longueur, continua le jeune blond.

Je pris une pair de gants et les enfilais. Je relevais les jambes de pantalon du pauvre homme et y découvris de longues entailles.

-Le pauvre, murmurai-je pour moi. Il va falloir déterminer quelle est l'arme du crime et la retrouver le plus vite possible, repris-je plus haut pour les autres en essayant de maîtriser le tremblement de ma voix.

-Si c'est trop dur, rentre chez toi, proposa Percy, on peut s'en occuper tout seul.

-Non, ça va aller.

Une image s'imposa alors dans mon esprit. Une petite fille brune, retrouvée morte dans la forêt. Son corps sauvagement mutilé, des entailles lui parcourant la peau et cette imposante plaie béante partant de la gorge et allant jusqu'à son pubis. Ses yeux étaient ouverts et on pouvait y lire de l'effroi. Et un horrible « P » était écrit sur son visage.

L'odeur du cadavre se faisait ressentir dans l'air, je ne saurais dire si c'était l'odeur du corps de l'inconnu de la ruelle ou celui de la petite fille de mon souvenir mais cette relence de submergea entièrement et je me senti vaciller.

Je clignais des yeux pour retrouver l'image floue de la réalité et Annabeth qui se précipitait vers moi pour me soutenir. L'image redevint nette et je pus me stabiliser.

-C'est bon, haletais-je, ça va.

-Non, mec ça va pas, me dit Jason, t'es pâle comme le cadavre ici présent et pendant deux minutes tu nous a fait peur. Tu t'es figé avec les yeux dans le vague, une larme a même parcourut ta joue, puis, d'un coup, t'as basculé en avant. Alors non, t'as pas l'air bien. Du tout.

-Il a raison, Will, reprit Annabeth. Va voir le médecin et s'il donne son accord tu peux revenir sur l'enquête.

Frank arriva à ce moment-là. Il était essoufflé d'avoir couru.

-Excusez-moi, balbutia-t-il entre deux respiration. La voiture est en panne, j'ai dû prendre les transports en communs mais l'arrêt le plus proche est pas à côtés. On a quoi ?

-Sans doute un cadavre de Psycho.

-Il y a la marque et la plaie ? demanda alors Franck.

-Ouaip, répondit Percy. Là y'a la plaie, dit-il en la montrant. Et là (il enleva le Tshirt de la victime) la marque.

Le« P » majuscule écrit sans aucun doute avec le propre sang de la victime apparaissait sur le torse. Je fermai les yeux.

-Va voir le docteur, Will, c'est un ordre, me réprimanda la blonde.

Je me rendis compte que je m'appuyais encore sur elle.

-D'accord...


[Ellipse]


La salle du psy du FBI était vide quand je rentrais. Elle était simplement meublée. Un canapé, un fauteuil, un bureau avec une chaise et une armoire dans laquelle il conservait tous ses dossiers. Je m'assis et attendis. Il entra à peine quelques minutes après.

-Will ! Que me vaut le plaisir de ta visite ?

Son sourire illuminait son visage. Je me raclais la gorge.

-Bonjour Docteur Asclépios. J'ai eu une sorte de malaise devant un cadavre tout à l'heure.

Il s'assit sur son fauteuil, prit son carnet de note, descendit ses lunettes sur son nez et me fixa.

-Ah bon ? Fit-il.

Je regardai mes mains sur mes genoux en essayais de contrôler leur tremblements.

-Le cadavre en question avait une énorme plaie et un « P » écrit avec le sang, tout porte donc à croire qu'il s'agit d'un meurtre de Psycho...

-Je vois, dit-il pensif. Te sens tu capable de participer à cette enquête ou préfères-tu que je t'en décharge ?

-Non... Je veux y participer...

-Tu sais, si tu t'y implique trop sentimentalement, l'enquête te sera retirée d'office. Il ne faut pas que tu te laisses emporter. Tu dois traiter cette affaire comme une autre. Mais dis moi ce que tu as ressenti exactement en voyant ce cadavre ?

Je ne répondis pas tout de suite. A vrai dire je ne savais pas vraiment. Le malaise était venu quand Percy m'avait demandé comment je me sentais.

Avant je tremblais certes, mais je n'était pas sûr que cela soit dû à la dureté de me retrouver de nouveau face à ce genre de cadavre. J'avais l'impression que c'était plus de la jubilation. Comme si j'étais de ce nouveau meurtre parce que je pouvais enfin poursuivre ce salopard. Mais si je répondais ça, sûr qu'ils me retiraient de l'enquête. Alors je dis juste :

-J'ai eu un pincement au cœur en le voyant mais je me suis surtout demandé s'il avait une famille. Et, ouais, j'avoue que la vue de ce corps mutilé m'a pas fait du bien parce que quand même, c'est le pire assassinat que j'ai depuis que je suis entré au FBI. C'est le seul meurtrier a tuer aussi sauvagement ces temps-ci.

Bon, c'était plus ou moins vrai mais bon, je ne pouvais pas dire qu'un désir de vengeance m'animait sinon c'était foutu. Le psy me regarda longuement.

-Bon, vas-y mais reviens me voir au moins deux fois par semaine.

-D'accord. Merci Docteur.

Puis, je filai avant qu'il ne change d'avis.

Je trouvai mes collègues et amis dans la salle-café où ils mangeaient leur repas de midi.

-On t'a gardé une boîte de pâtes chinoises.

Je regardais les pâtes encore fumantes dans la boîte en carton.

-Désolé les gars mais je pense que je ne vais pas manger avec vous. Je peux rester sur cette affaire mais j'aimerais quand même prendre mon après-midi pour réfléchir si ça ne vous dérange pas...

-Bien sûr, s'empressa de dire Annabeth. Repose toi et reviens nous en pleine forme pour demain.

Elle me sourit. Je lui répondit par ce que j'espérais être également un sourire mais qui devait ressembler à une grimace.

Je récupérais mes affaires et rentrais chez moi où je retrouver mon Nico. Lui seul était capable de me rassurer de me faire prendre les bons choix.


Re !

Alors, qu'en avez vous pensé ? L'enquêtre vous intrigue ?

Sur ce, à la semaine prochaine pour la suite !

Ciao !