Avant de commencer, juste un petit récap des prénoms des Serpentards lol. On connait leurs noms de famille mais on est pas forcément familiers avec leurs petits prénoms xD
Augustus Rookwood
Antonin Dolohov
Rabastan Lestrange
Walden Macnair
Chapitre 2 : Son nom ?
Une fois que Mrs Pince l'eut libéré, Regulus se rendit dans les cachots presque à reculons. Ce serait un miracle si Rabastan ne l'attendait pas de pied ferme dans la salle commune. Devant l'entrée, il soupira.
- Allez... marmonna-t-il en sortant d'avance sa baguette. Quand faut y aller... noblesse !
Le passage s'ouvrit. Et il entra presque d'un bond dans la salle commune, baguette brandie.
- Si tu crois que tu...! commença-t-il.
Mais à l'intérieur, il ne trouva que quelques deuxièmes années.
-... me fais peur, finit-il ébahi de ne voir aucune trace de Rabastan.
Puis il se rendit compte que les élèves l'observaient avec des yeux ronds et il abaissa immédiatement sa baguette. Gêné, il partit d'un pas rapide monter les marches menant à sa chambre. "Pour une fois que j'étais prêt..." Regulus entra dans la chambre, réfléchissant toujours à la honte qu'il venait de se prendre. Il fut sorti de ses pensées par le claquement de la porte derrière lui, et la voix qui lui dit :
- Te voilà enfin Black.
Regulus se retourna d'un bond. Ils étaient là. Tous les quatre. La main de Rabastan toujours appuyée contre le battant. Et avec un petit sourire, il dit :
- Attrapez-le.
Regulus leva sa baguette. Il eut seulement le temps de stupéfixier Rookwood avant que Dolohov ne le désarme. Et Macnair se jeta sur lui pour le plaquer au sol, un genoux enfoncé dans son ventre.
- Argh... se plaignit-il les entrailles broyées alors que Dolohov récupérait sa baguette.
- C'est toujours amusant de te voir essayer de résister, dit Rabastan amusé en réanimant Augustus. Apparemment tu n'as toujours pas compris que ça ne servait à rien.
- Je ne peux me laisser faire !
- Walden.
Macnair lui donna un coup de poing pour le faire taire. Et Regulus vit un instant des étoiles.
- C'est moi qui parle Regulus, lui fit remarquer Rabastan en s'approchant de son lit. Tu seras gentil de la fermer.
Le jeune homme serra les dents. Retenant tout un flot d'insultes. Car si il le laissait s'échapper... ça durerait toute la nuit. Rabastan vint s'accroupir près de lui, tenant sa chemise souillée dans sa main.
- Tu as vu ce que tu as fait aujourd'hui ? C'était pas très malin tu sais ?
- J'ai pas fait exp...
Nouveau coup de poing.
- Je viens de te dire de la fermer, tu ne m'as pas entendu ?
Regulus lui lança un regard hargneux mais resta silencieux.
- Bien. Maintenant tu vas réparer les dégats. Tu vas nettoyer cette chemise à la main, sans magie. Comme un Moldu, dit-il amusé.
Regulus écarquilla les yeux, puis il secoua la tête pour lui signifier qu'il n'obéirait pas. Rabastan saisit son visage douloureux d'une main et dit dangereusement :
- Tu le feras. Et si je ne suis pas satisfait du résultat demain... Walden s'occupera un peu plus sérieusement de ton cas. Je ne sais pas pouquoi mais il adore mettre les gens en pièces.
Macnair ricanna et il enfonça un peu plus son genoux dans le ventre de Regulus qui retint une exclamation de souffrance.
- J'espère que tu as compris, ajouta Rabastan. La prochaine fois, tâche de ne pas être aussi maladroit.
Il fit signe à Walden de le relâcher et jeta sa chemise sur Regulus.
- Qu'il n'en reste plus une seule trace Moldulus.
Ils rirent tous avant de se diriger vers leurs lits pour se changer. Regulus resta un instant allongé au sol. Puis il serra les poings avant de se relever lentement. Leur jetant un regard noir, il entra dans la salle de bain et ferma la porte. Puis jetant la chemise dans l'évier, il s'appuya sur le rebord, soupirant. Combien de temps cela allait-il encore durer ? Combien de fois se verrait-il humilié ? Pourquoi n'était-il pas assez fort pour se défendre ? Pour leur faire regretter ! Se faire traiter comme un Moldu... "Si mes parents l'apprennent..." Il avait tout à redouter. Depuis le départ de Sirius, il était devenu le "seul héritier du nom des Black". Le seul qui pourrait le transmettre avec honneur. Celui que tout le monde surveillait. On attendait tellement de lui. La moindre erreur et il le paierait cher. Regulus jeta un regard à la chemise tâchée avant de secouer la tête et de se diriger vers la porte.
- Je vais peut-être me faire tabasser mais... je ne peux pas me laisser faire.
Il tourna la poignée mais la porte ne s'ouvrit pas. Elle était bloquée.
- Quoi ? Dit la voix de Rabastan de l'autre côté. Je ne pense pas que tu aies déjà fini alors mets-toi au travail. À moins que tu veuilles que tout le monde apprenne que tu fais ma lessive.
- Mais si je refuse de le faire...
- Ce sera ta parole contre la mienne, le coupa-t-il. Alors même si tu n'as pas peur des coups, frotte bien.
Les quatre Serpentards explosèrent de rire alors que Regulus restait bouche-bée. Il était piégé. Comme toujours, Rabastan avait le dernier mot. Sans sa baguette, Regulus ne pouvait pas ouvrir la porte bloquée magiquement. Il était coincé avec une chemise souillée à nettoyer. S'il le faisait, il s'humilierait. S'il ne le faisait pas... peu importe le nombre de coups qu'il prendrait, le problème c'était que Rabastan ne se priverait pas pour le rabaisser devant tout le monde. "Et mes parents..." Regulus n'avait pas le choix.
Le lendemain matin, il fut réveillé par un coup de pied. Il s'était endormi près du lavabo, la chemise toujours en main. Rabastan la lui arracha et dit en retournant vers la chambre :
- Examinons le travail de Moldulus.
Des ricanements accueillirent Regulus alors qu'il sortait de la salle de bain, complètement courbaturé.
- Hum... dit Rabastan en tenant sa chemise près de la lumière filtrant par la fenêtre. On dirait que tu as pas mal frotté. Je pourrais presque te complimenter. Mais...
Walden porta un coup au ventre de Regulus qui se courba, le souffle court.
- C'est pour te rappeler de faire très attention à l'avenir, dit Rabastan en sortant sa baguette.
Puis il mit le feu à la chemise sous les yeux écarquillés de Regulus.
- Quoi ? Tu ne pensais tout de même pas que j'allais porter de nouveau cette chose ? Tu l'as touchée toute la nuit Moldulus.
Regulus soupira et se redressa.
- Où est ma baguette ? Demanda-t-il.
- Pardon ? Dit dangereusement Rabastan. Demande plus humblement.
- Où... est ma baguette... s'il te plait, dit-il en sortant les derniers mots à contre coeur.
- Antonin, dit Rabastan avec un léger sourire. Moldulus voudrait récupérer sa baguette.
Dolohov sortit la baguette de Regulus du tiroir de sa table de chevet, et le jeune Black tendit la main. Mais au lieu de la lui donner, Antonin la jeta à l'autre bout de la pièce.
- Il n'a qu'à se baisser pour aller la chercher, dit Dolohov avec un sourire entendu pour Rabastan.
- En effet, dit celui-ci en se dirigeant mains dans les poches vers la sortie. Il apprendra peut-être enfin où est sa place. À nos pieds.
Ils rirent avant de suivre Rabastan, Augustus bousculant Regulus au passage. Celui-ci alla récupérer sa baguette et se prépara pour descendre dans la grande salle. Passant devant le miroir, il put constater que son visage arborait les marques des coups de Macnair. Sa paumette gauche était violacée. Mais ses cheveux étaient assez longs. Il les coiffa de sorte à ce que cela se voie le moins possible. L'énorme bleu qu'il avait au ventre était déjà dissimulé sous ses vêtements.
Arrivé dans la grande salle, il remarqua en premier les airs suffisants de ses "camarades de chambre". Il s'assit le plus loin possible d'eux. Puis les yeux de Regulus se dirigèrent vers la table de Serdaigle. La parcourant il ne trouva pas trace du mystérieux garçon. Il ne s'était peut-être pas encore levé. Regulus décida d'attendre jusqu'à la dernière minute pour le voir, mais le Serdaigle ne fit pas son apparition. Regulus était pourtant arrivé assez tôt. "Il ne s'est peut-être pas réveillé..." Les cours commençant dans 5 minutes, il se leva avec les autres retardataires. Sortant dans le hall, il arrêta tout de même un Serdaigle et lui demanda :
- Heu... excuse-moi mais... tu ne connaîtrais pas... heu... un Serdaigle qui...
Regulus cherchait les mots pour décrire le jeune homme. Des cheveux châtain clair, des yeux marron... c'était trop vague. Le Serdaigle sous ses yeux aurait pu corespondre à cette description !
- Je suis pressé, lui fit-il d'ailleurs remarquer. Si tu ne me donnes pas de nom, j'aurai du mal à te renseigner.
- Je ne connais pas son nom, avoua Regulus. Mais il était à la bibliothèque hier et...
Le garçon en face de lui leva un sourcil. Un Serdaigle à la bibliothèque ? Jusque là, rien de très étonnant.
- Désolé, laisse tomber, soupira Regulus en se rendant compte que ça ne les mènerait nulle part.
Le Serdaigle poussa un soupir exaspéré avant de rejoindre sa salle de cours. Pourquoi Regulus tenait tant à retrouver ce garçon ? Peut-être parce qu'il l'intriguait un peu. Il avait disparu si vite hier. Et ils n'avaient pas eu le temps de se présenter. Regulus aurait voulu le remercier correctement.
La matinée passa et Regulus entra de nouveau dans la grande salle pour le déjeuner. Toujours pas de trace du Serdaigle. Le Serpentard vérifia leur table plusieurs fois, se demandant si il n'avait pas échappé à son regard. Mais aucune des têtes qu'il avait face à lui n'était celle qu'il cherchait. "Où il est bon sang ?" se demanda-t-il en marchant le long de la table des Serdaigles. "Il doit bien prendre ses repas ici".
- Voilà la soupe au poivre !
Des exclamations satisfaites retentirent et Regulus se tourna. Il se prit de plein fouet le Serdaigle qui accourait avec la soupière. Ils tombèrent au sol, la soupe volant en l'air avant d'éclabousser les Serdaigles les plus proches.
- Xéno ! Se plaignirent-ils.
- Quoi ? Répondit-il d'une voix résonante.
Des éclats de rire retentirent, et essuyant d'un revers de manche la soupe qui lui piquait les yeux, Regulus put voir que Xéno avait la soupière sur la tête.
- Qui a fait ça ? Demanda une voix fatiguée.
Regulus se figea. Il avait reconnu la voix. C'était lui ! Levant les yeux, il vit un des Serdaigles se redresser lentement alors qu'il était affalé sur la table. Pas étonnant que Regulus ne l'ait pas remarqué. Le Serdaigle se leva de son banc, le dos et le haut de la tête couvert de soupe.
- Xénophilius, soupira-t-il en observant son camarade. Arrête de faire l'idiot et retire cette soupière de ta tête.
- Heu... répondit-il en tirant dessus. Je crois que je suis coincé.
Les rires redoublèrent et le Serdaigle soupira de nouveau avant de tirer sur la soupière pour délivrer Xénophilius. Il y parvint après une bonne minute d'acharnement.
- Merci.
- Tu peux me dire comment tu t'es retrouvé coincé là dedans ? Demanda le Serdaigle en posant la soupière sur la table.
- Je sais pas, j'ai buté contre quelque chose.
- Ou quelqu'un, dit le Serdaigle en jetant un coup d'oeil à Regulus.
Celui-ci fut étonné de le voir rapidement reporter son attention sur Xénophilius sans sembler le reconnaitre. La quantité non négligeable de soupe qui recouvrait Regulus de la tête au pied devait y être pour quelque chose.
- Franchement Xéno, dit le Serdaigle, tu devrais regarder où tu march...
Se coupant soudainement, il sembla réfléchir deux secondes avant de tourner les yeux vers Regulus, sourcils froncés. Le reconnaissant enfin, il leva les sourcils avant de dire d'un air dépité :
- Ah je comprends.
- Heu... je... dit Regulus.
- Bonne chance Xéno, dit-il en se retournant brusquement pour s'éloigner vers la sortie.
- Hé ! Attends, je...
- Mr Lovegood ! S'écria soudainement Minerva en s'approchant à grands pas. Et... Mr Black ?
- Heu... oui, confirma-t-il.
- Vous jouez tous les deux avec la nourriture ? S'indigna-t-elle.
- C'était un accident.
- Oui, aprouva Xénophilius. Je voulais vérifier si la soupe au poivre pouvait vraiment nous manger si on ne la mangeait pas rapidement. C'est ce que prétend Ernie Danlmur. Vous savez ? Du Magicobus. Et puisque ma tête est restée coincée dans la soupière, j'en ai tiré la conclusion qu'il était possible qu'un fond de vérité soit attaché à cette hist...
- Taisez-vous Mr Lovegood ! Pour les dégats causé, dit-elle en désignant les élèves éclaboussés ainsi que la soupe répandue un peu partout, je vous retire à tous deux, 20 points ! Maintenant nettoyez-moi ça et allez tous vous laver !
Elle fit volte face et retourna à la table des professeurs tandis que Xéno et Regulus se relevaient en faisant attention de ne pas glisser. Les autres Serdaigles tâchés partirent alors que les deux garçons réparaient les dégâts.
- Récurvite, dit plusieurs fois Regulus.
- Potirons, murmura Xéno en faisant de même. C'est très bon aussi la soupe de potirons.
Regulus lui lança un regard perplexe alors que le Serdaigle s'éloignait vers la sortie une fois leur travail fini. Mais le Serpentard le rattrapa vite.
- Hé ! L'appela-t-il une fois dans le hall.
- Oui ? Dit-il en s'arrêtant.
- Est-ce que tu pourrais me dire comment s'appelle le garçon de tout à l'heure ?
- Quel garçon ? Demanda-t-il distraitement.
- Celui qui t'a sorti la tête de la soupière, précisa Regulus en revoyant la scène amusé.
- Oh ! Ce garçon là. Tu ne connais pas son nom ?
- Non, c'est bien pour ça que je te le demande, répondit-il en fronçant les sourcils.
- Tu ne sais pas qui c'est ? S'étonna Xéno.
- Non, insista le Serpentard en commençant à s'énerver.
Et d'autant plus lorsque Xénophilius s'éclata soudainement de rire. Puis il lui tapota l'épaule, pleurant de rire, et lui dit :
- ça c'est la meilleure.
Il se retourna brusquement et partit monter les marches de l'escalier de marbre en se disant à lui-même :
- Très bonne blague. Il ne faut surtout pas que je l'oublie.
Regulus resta pantois dans le hall, ne comprenant pas ce qui s'était passé. Qu'avait-il dit de si drôle ? Et il ne connaissait toujours pas l'identité du Serdaigle, bien qu'il l'ait vu de nouveau.
Après avoir pris une douche rapide dans les cachots, Regulus courut jusqu'à son cours d'histoire de la magie. Il était en retard et entra en trombe dans la salle.
- Désolé professeur Binns.
- Hum ? Dit le professeur fantômatique en sursautant alors qu'il s'était lui-même endormi. Oh, Mr Black. Prenez place, vous n'êtes pas le seul retardataire.
En effet, plusieurs places étaient vacantes. Et il se rendit compte que s'il était le seul Serpentard en retard, les autres retardataires étaient des Serdaigles. "On a dû éclabousser pas mal de 7e années" pensa-t-il en se dirigeant vers une place vide. Sur le chemin, il trébucha avant de se cogner douloureusement contre sa table. Tournant la tête, il eut le temps de voir Rabastan ranger son pied sous sa chaise avant de lancer :
- Alors Black ? La soupe était bonne ?
Alors que les Serpentards ricannaient, Regulus posa lourdement son sac au sol avant de tirer sa chaise. Il allait s'asseoir lorsqu'il remarqua que quelqu'un d'autre que leur professeur s'était endormi. Dans le coin, au fond de la salle, le mystérieux Serdaigle dormait la tête appuyée contre le mur. Les bras croisés et les jambes étendues sous sa table, il semblait parfaitement à son aise. Et ni son entrée, ni sa chutte sur la table n'avaient l'air de l'avoir dérangé. "Alors il est en 7e année ?" pensa Regulus bouche-bée. "Il a toujours été là ?" Ils avaient eu de nombreuses fois cours en commun avec les Serdaigles. Et en 7 ans... Regulus ne l'avait jamais remarqué. Le Serdaigle avait peut-être un physique banal mais... tout de même !
Soudain, les autres Serdaigles entrèrent en trombe à leur tour, Xénophilius bon dernier.
- Elle est bonne hein ? Disait-il à la fille qui entra juste avant lui. C'est le p'tit gars de tout à l'heure qui...
- Lâche-moi un peu Xéno, soupira-t-elle. Ta blague n'a rien de drôle.
- C'est parce que c'est sorti de son contexte. Tiens ! Dit-il en apercevant Regulus. C'est lui le rigolo !
Le Serpentard s'assit rapidement en lui tournant le dos avant que les autres ne l'associent à ce garçon bizarre. Mais, trop tard.
- Ami avec ce taré de Lovegood ? Railla Rabastan. De mieux en mieux Black.
Regulus se prit la tête dans les mains en soupirant, et il fut heureux d'entendre le professeur Binns dire :
- Un peu de silence maintenant. Où en étais-je ? Ah oui, la 13e guerre de Gobelins. Les perdants disent que c'est le chiffre qui leur a porté malheur. Mais ils avaient déjà perdu les 5 guerres précédentes. Leur chef Gornik-langue-pendue ne manquait pas de conversation mais les négociations avaient tendance à durer des jours et le camp adverse finissait toujours par perdre patience. Il n'est pas étonnant que Gornik ait été assassiné à la fin de cette 13e guerre par ses propres soldats qui l'ont remplacé par Grignoc-esprit-futé. Mais peut-être pas assez futé car ils ont tout de même perdu la 14e guerre. Et ce n'est qu'en 1302 que...
Regulus soupira de nouveau. "Finalement... je ne sais pas ce qui est le pire". Mais il ne put s'empêcher de tourner la tête vers le fond de la salle. Le Serdaigle dormait toujours à poings fermés. Il n'avait pas bougé d'un poil. "On ne peut le réveiller qu'en lui marchant sur le ventre ?" pensa-t-il en reportant son attention sur Binns. Regulus ne remarqua pas que l'une des paupières du Serdaigle s'était levée, et qu'il observa le Serpentard quelques secondes avant de la rabaisser. Regulus attendit la fin du cours afin de pouvoir lui parler. Mais une fois levé, le Serpentard se rendit compte que la place qu'occupait le Serdaigle était vide. Pourtant il s'était dépêché de ranger ses affaires. Et personne d'autre n'était encore sorti de la salle. "Attendez... j'ai pas rêvé. Il était bien là" pensa-t-il en tournant les yeux vers la porte. Elle était entrebaillée. Le Serdaigle avait-il pu sortir aussi vite ?
Regulus ne le retrouva pas dans la grande salle pour le dîner. Ni le lendemain matin pour le petit-déjeuner. Et cette fois il avait bien vérifié que personne n'était affalé à table. "Il ne vient jamais manger ? Hier il dormait sur sa table pour le déjeuner... D'ailleurs, pourquoi il dort à chaque fois que je le vois ?" C'était vraiment étrange. Mais Regulus savait qu'il devait avoir potion en première heure en commun avec les Serdaigles. Et lorsqu'il le vit assis près d'un des chaudrons, Regulus eut la confirmation qu'il n'était pas fou. Le Serdaigle était bien en 7e année et ils avaient cours ensemble.
- Entrez ! Dit le professeur Slughorn.
Tous le monde s'avança avant de fermer la porte. Le Serdaigle était le premier arrivé. Le seul assis face à un chaudron, il avait les bras croisés et la tête baissée. "Ne me dites pas qu'il dort encore !" pensa Regulus en se penchant pour apercevoir le visage du Serdaigle. Ses cheveux l'empêchaient de voir mais c'était sûrement le cas. Voilà peut-être la raison pour laquelle Regulus ne l'avait jamais remarqué avant. Il restait toujours silencieux... à dormir ? Pendant tous les cours ? "Et les profs ne disent jamais rien ?" Apparemment pas, sinon il aurait remarqué quelque chose.
- Avant de vous asseoir, dit Slughorn, formez des groupes de deux. La potion que nous allons préparer est très complexe et nécessite deux paires de mains.
Les épaules de Regulus s'affessèrent. Il avait horreur de ce genre de cours. Car forcément, les 4 autres garçons de Serpentard se mettaient en groupe entre eux. Et il n'avait d'autre choix que de se mettre avec la 5e fille qui se retrouvait elle aussi sans binôme. Et c'était toujours... Maud Bulstrode. Elle était indescriptible. "Cette fille est... je me demande même si on peut appeler ça une fille" pensa-t-il dépité en essayant de voir si un Serdaigle ne se retrouvait pas seul. Malheureusement, ils étaient tous par deux. Excepté le mystérieux jeune homme. Ils n'avaient sûrement pas voulu le déranger dans sa sieste matinale. "J'appellerais presque ça une grasse matinée... Est-ce qu'il est directement venu ici au saut du lit ? Vu qu'il n'est pas passé par la grande salle..." pensa-t-il. Puis il se rendit compte que quelque chose clochait. Qui serait le partenaire du Serdaigle si les autres étaient déjà en binômes ? La réponse survint d'elle-même quand Xénophilius Lovegood arriva la seconde qui suivit.
- Pardon je suis en retard, dit-il en souriant.
"Oh non... pas lui". Regulus préférait encore se mettre avec Maud. Et il se dirigea vers elle à contre coeur. Cela déclancha aussitôt les sifflets des Serpentards. Regulus en avait l'habitude mais c'était toujours frustrant de s'entendre dire :
- Va vite rejoindre Bulstrode, ricanna Rookwood. Ta petite amie t'attend.
- Ils forment un beau couple, rit Dolohov.
- Mais non, dit Rabastan. S'il va rejoindre le groupe des filles, c'est parce qu'il y a parfaitement sa place.
- Ouais, aprouva Macnair. Regardez-le, on s'y tromperait.
Regulus serra les doigts sur la lanière de son sac et avança en faisant de son mieux pour les ignorer.
- Allons, dit Slughorn gêné. Du calme.
- Je ne savais pas que les Black avaient eu une fille, ricanna tout de même Antonin.
- Hé, dit Rabastan à Regulus alors qu'il passait près de lui. Tu as vraiment quelque chose entre les jambes ?
- Faudrait vérifier, s'esclaffa Augustus.
- S'il vous plait, dit le professeur un peu dépassé en jetant un regard compatissant à Regulus.
Celui-ci l'ignora aussi. Il n'aimait pas voir ce genre de regard lui être adressé. Il se sentait alors vraiment minable. Mais alors qu'il n'était plus qu'à quelques pas de Maud Bulstrode, les quolibets des Serpentards furent réduits au silence par un grand bruit. Et Regulus se figea. Un tabouret lui barrait la route. Alors qu'il était passé juste à côté de lui, le mystérieux Serdaigle avait donné un coup de pied dans le tabouret vide placé près de lui. Regulus le fixa avec des yeux écarquillés, le reste de la salle lançant au Serdaigle des regards surpris. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Avait-il poussé le tabouret de rage parce que le bruit le dérangeait ? Ou était-ce... une invitation pour que Regulus fasse équipe avec lui ? Le Serpentard n'osait y croire. Jusqu'ici le Serdaigle avait tout fait pour l'éviter. De plus... il était toujours dans la même position. Comme s'il était encore en train de dormir. Mais sa voix, claire et sonore, retentit pour les détromper tous.
- Qu'est-ce que tu attends pour allumer le feu ?
Regulus resta silencieux, fixant toujours le Serdaigle avec des yeux ronds. "C'est vraiment à moi qu'il...?"
- C'est à toi que je parle, dit le Serdaigle en relevant la tête.
Les yeux de Regulus croisèrent le regard du jeune homme et il y vit un ordre : grouille-toi !
- Heu... oui, dit-il vivement en posant son sac près du Serdaigle et sortant sa baguette. Flambios.
Le feu sous le chaudron allumé, Regulus récupéra le tabouret et s'assit près de lui sous les yeux ébahis du reste de la salle. Xénophilius fut le premier à s'en remettre et il haussa les épaules avant d'aller s'asseoir à côté de Maud.
- Salut, je suis Xénophilius Lovegood, dit-il en lui tendant la main. J'espère qu'on fera du bon travail ensemble.
La Serpentard lui offrit un soupir dédaigneux en réponse et il haussa une nouvelle fois les épaules avant de sortir son manuel de potion de son sac. La voix de Xénophilius avait dû remettre les idées de Slughorn en place car il dit enfin :
- Heu... bien. Vous allez préparer de l'Amortensia. Faites très attention à ne pas trop respirer les volutes de fumée. Vous avez une heure.
Regulus feuilleta son manuel avant de glisser un coup d'oeil à son binôme. Les bras toujours croisés, il fixait l'eau qui commençait déjà à bouillonner dans le chaudron.
- Heu... dit Regulus. Salut je...
- Silence.
C'était un ton sans équivoque. Et il n'avait pas daigné lui accorder un regard.
- Mais... je voudrais connaître ton nom...
- J'ai dit silence Burdy.
- Pourquoi tu m'appelles comme... commença-t-il les sourcils froncés.
Le Serdaigle tourna enfin les yeux vers lui. Et son regard le fit taire. Derrière lui, Rabastan les fixait les yeux plissés. Autant dire que les Serpentards l'avaient mauvaise. Mais Regulus n'y fit pas attention et il n'eut d'autre choix que de s'atteler à la préparation de la potion. Vaguement aidé par le Serdaigle. Celui-ci n'avait fait que couper les ingrédients machinalement. Et ils n'avaient pas échangé un mot de plus lorsque s'écoula l'heure.
- Stop ! Annonça Slughorn. Vérifions le produit de votre labeur.
Il passa dans les rangs, s'arrêtant ci et là pour faire quelques commentaires. Il dit notamment à Xéno et Maud que leur potion avait bon aspect, et le Serdaigle dit en souriant à sa binôme :
- Je savais qu'on ferait une bonne équipe.
Celle-ci lui offrit un regard dégoûté, refusant toujours de lui adresser la parole. Et Regulus réprima un sourire quand Slughorn jeta un regard dubitatif à la potion de Rabastan et Antonin. Il ne fit pas de commentaire mais l'impression était là. Puis il s'arrêta devant leur chaudron et s'exclama :
- Ah ! En voilà du bon travail. Bravo les garçons. Regardez comme les volutes de vapeur sont bien rosés. Et que sentons-nous ?
Il jeta un regard à Regulus qui comprit que la question était pour lui. "Pourquoi moi ?" pensa-t-il dépité. Il n'avait pas envie de révéler des choses intimes sur lui devant tout le monde.
- Heu... dit-il en sentant précautioneusement la potion. Je sens une odeur d'essence, de... peinture et... c'est tout.
- Vraiment ? Dit Slughorn amusé. Je vois, pas de troisième odeur ? Ce n'est rien, vous avez encore le temps pour tomber amoureux. Mais qu'entendez-vous pas essence ?
Regulus rougit et balbutia :
- Je... je ne sais pas.
- Hum... Et vous ? Que sentez-vous ?
La question était maintenant pour le Serdaigle.
- Moi ? Répondit-il. Rien.
- Pardon ? Dit le professeur étonné.
- Je ne sens rien de spécial.
- Mais... sentez encore. Vous devez bien percevoir quelque chose.
- Non. L'air est juste plus frais au-dessus du chaudron.
- Plus frais ? Dit Slughorn perplexe.
Le Serdaigle acquiesça et le professeur dut lâcher l'affaire. Le jeune homme avait l'air parfaitement sincère.
- Bien, vous pouvez quitter la salle, dit Slughorn.
Alors qu'ils rangeaient leurs affaires, Regulus tenta une dernière fois de parler au Serdaigle mais cela se révéla inutile. Et le jeune homme s'éclipsa rapidement avec le reste de sa maison. "Il a un problème avec moi ?" se demanda Regulus. "Si c'est le cas, pourquoi m'avoir aidé ?" Il y pensa toute la journée. D'autant que le Serdaigle ne se présenta ni au déjeuner ni au dîner. Perdu dans ses pensées, Regulus entra dans la salle commune.
- Regulus, dit la voix satisfaite de Rabastan.
Cette fois, les Serpentards l'attendaient bien dans la salle commune. Et il s'étonna de voir Rabastan l'applaudir. Même si c'était ironique.
- Bravo Regulus. Un joli spectacle que tu nous as offert ce matin. Tu as échappé à Bulstrode, réussi ta potion... et tu t'es trouvé un nouveau petit-ami ?
Les autres rirent amusés.
- Etonnant qu'il se soit dévoué ainsi pour toi, ajouta Rabastan. Qu'as-tu fait pour qu'il daigne intervenir ? Lui entre tout autre.
"Lui ? Même ces salauds savent qui est ce garçon ?"
- Alors ? Insista Rabastan. Quel service lui as-tu rendu ? Ne me dis pas que j'ai vu juste. Je serais très étonné qu'il s'intéresse aux garçons. Quel scandal ce serait !
Les autres approuvèrent.
- À la fois pour sa famille et la tienne. Alors dis-moi tout si tu ne veux pas qu'une rumeur circule.
- Je n'ai rien fait, répondit Regulus.
- ça m'étonnerait. Il n'est jamais intervenu pour toi avant. Pourtant ce n'est pas la première fois qu'on te charie en sa présence parce que tu es obligé de faire équipe avec Bulstrode. Mais là... il a bien voulu sortir de son sommeil. Pourquoi ?
- J'en sais rien !
- Baisse d'un ton ! Rugit Rabastan.
-...
- J'y ai beaucoup réfléchi auhourd'hui. Et je commence à me dire que... le garçon qu'on a croisé dans la bibliothèque pendant qu'on te poursuivait... c'était lui ?
-...
- Il avait l'air bizarre et je ne l'ai pas reconnu sur le coup. Mais si c'était lui... il t'a aidé à t'enfuir pas vrai ?
-...
- Il nous a bassinés avec des idioties au sujet de serpents mais... c'était juste pour gagner du temps. Pendant que tu t'enfuyais. Hein ?
-...
- RÉPONDS ! Cria-t-il fou de rage.
- Je n'ai rien à voir avec lui.
- Menteur. Attrapez-le.
Alors que les Serpentards se précipitaient vers lui, Regulus fit volte face et sortit de la salle. Il courut à toutes jambes dans les cachots, et habitué à être pris en chasse, il les sema sans problème en empruntant l'un des passages secrets. Sachant qu'il ne pourrait pas retourner dans les cachots avant un moment, il monta les marches du passage jusqu'au 5e étage. Il était tard. L'heure du couvre-feu étant déjà dépassée. Ce soir il avait encore attendu jusqu'au dernier moment pour quitter la grande salle. "Mais aucune trace de lui". Soudain, il se figea en passant devant les portes de la bibliothèque. Elles étaient entrouvertes. Mrs Pince était pourtant censée l'avoir fermée depuis plusieurs heures déjà. Quelqu'un s'y était introduit ? Instinctivement, Regulus pensa au Serdaigle. "Non, un Serdaigle ne ferait pas ça". Mais il ne partit pas pour autant. Et après quelques secondes, Regulus poussa doucement la porte. Tout était sombre à l'intérieur. Il n'y avait que la faible lueur de la lune pour lui permettre de voir.
- Lumos, murmura-t-il en entrant.
Il s'avança avec précaution et vérifia les tables. Personne. Puis il parcourut les rangées de livres.
- Il y a quelqu'un ? Demanda-t-il en avançant lentement et se retournant parfois.
Aucune réponse.
- Hé oh, dit-il peu rassuré.
Lorsque Regulus arriva à la section des soins aux créatures magiques, là où il avait rencontré le Serdaigle, il crut apercevoir une ombre passer au bout de la rangée. Regulus déglutit malgré lui et avança avant de demander la baguette braquée dans la direction où il avait vu l'ombre :
- Il y a quelqu'un ?
Sa voix était plus faible qu'au moment où il était entré. Et son coeur battait la chamade. Mais il crut le sentir s'arrêter quand une voix dit juste derrière lui :
- C'est moi que tu cherches Burdy ?
Son nom ? ben... on le saura au prochain chapitre lol. Je pose un titre mais je ne réponds pas à la question xD Reg doit m'en vouloir :$
Laissez-moi vos comentaires s'il vous plait ^^
Réponse aux reviews :
Edwina Malefoy : Rabastan est sans pitié. à 4 contre un... on subit un peu quoi lol. Tu n'as pas écouté le cours ? lol Slug a dit que Reg n'était pas amoureux. Parce qu'il n'a pas senti de 3e odeur ds l'amortensia. il est encore jamais tombé amoureux et n'est jamais sorti avec personne. Alors difficile de déterminer son orientation sexuelle mdr. le serdaigle est intrigant quand même. normal qu'il lui coure derrière. bisous !
Immi : en effet lol. Mais vous voyez bien que le Serdaigle est assez spécial. Pourquoi ? ^^ biz
guliette-saruwatari : barty a une vraie vie de roi lol. On le laisse faire tout ce qu'il veut. Dont dormir en cours lol. Enfin... dormir un peu partout xD (il dormait aussi à table). Désolée pour le côté OOC (je l'admet) mon barty est plutôt à deux de tension mdr. bisous et à bientôt !
Marie : là c'est sûr que Regulus s'en prends plein la tête. pardon Reg :$ le serdaigle est plus que spécial ;) bisous
Welynna : Xéno pour détendre l'atmosphère mdr. ça loupe pas ! Barty finira peut-être par s'intéresser au cas de Regulus ^^
Pen Nominis : Bien sûr que j'ai lu tout ton commentaire ^^ ça m'amuse de savoir qu'une personne réelle ressemble à mon Barty (mais je doute que tu partages sa nature profonde. Ce serait très inquiétant xD. Tu comprendras en lisant la suite).
Lyn De La Valliaire : moi aussi je n'apprécie pas Rabastan. ça se voit je crois lol. Tu auras bientôt la réponse à tes questions ;)
