Bonjour/bonsoir à tous et à toutes!
Me revoilà donc avec la suite! je suis désolée d'avoir mit tant de temps, mais bon, quand ça vient pas, ça vient pas hein ^^'
Donc cette fic sera faite de plusieurs petits chapitres singuliers, sans grands points communs donc.
Bonne lecture!
Katarina: La jalousie n'est pas un crime.
C'est lui qui m'a trouvé et m'a vu grandir. C'est à lui que je dois d'être encore en vie, je lui en serai éternellement reconnaissant. Je suis la personne la plus importante pour lui, il me l'a dit, il ne ment pas, jamais. Alors pourquoi? Pourquoi ne me traite-t-il pas comme tel, bon sang?
Alois Trancy
Il est 23h passées quand je sors de la grande salle où se trouve le bar. J'ai bien besoin d'un bain. Passer toute une journée à se tenir debout derrière un comptoir, c'est une torture pour les jambes. Le sourire au lèvres malgré la fatigue, je me dirige vers les bains, déboutonnant déjà mon gilet que je pose nonchalamment dans une des panières près des produits de bains. Et je les vois. Ces deux paires de jeans noirs, ces deux chemises et ces deux vestes presque identiques.
-Oh... je vois.
Ils sont là tous les deux. Décidément ils ne se lâchent jamais. J'entrouvre la porte, laissant mon visage se faire englober par la fumée. Il ne me faut pas longtemps avant de les apercevoir. En plein centre du bassin, baignant dans l'unique lumière de la lune, Sebastian caresse doucement son dos du bout des doigts. Tout doucement. Si doucement. La tête rejetée sur son épaule, ses cheveux humides coulants, Claude semble apprécier le moment. Et je ne peux me retenir.
-Je suis jaloux.
Ma voix ne les fait même pas sursauter, ils se retournent juste alors que j'entre dans l'eau. Claude dépasse son collègue et s'avance vers moi.
-Jaloux de quoi?
-De votre proximité.
-Allons-bon.
Maintenant en face de moi, Claude me toise de son regard doré.
-Nous sommes-proches pourtant.
-Pas comme vous l'êtes.
Je pense qu'il vaut mieux qu'il comprennent que je n'ai pas envie de m'étendre plus, sinon je ne pourrai pas me contrôler.
Je détourne le regard, feignant de vouloir me laver. Je sais que je réagis de façon incompréhensive, mais c'est comme ça. Je comprends qu'ils soient proches, mais tout de même, je suis dans sa vie depuis bien plus longtemps que Sebastian. Pourquoi est-ce que moi je n'ai pas le droit de le cajoler ainsi?
Je sens l'eau remuer. Bientôt, Je peux voir le corps nu et dégoulinant du Doc me passer à côté.
-Je pense que je vais vous laisser. On se voit demain, bonne nuit.
Les yeux de Claude suivent le mouvement de son corps jusqu'à ce qu'il soit invisible, puis son attention se retourne vers moi. Enfin.
-Qu'est ce que c'était que ce cirque, Alois?
-Je ne vois pas de quoi tu parles...
Je verse du gel dans le creux de ma paume et commence à frotter mon bras alors que je l'entends soupirer.
-Alois, qu'est ce qu'il t'arrive? Tu sais bien qu'il ne faut pas tout garder pour toi.
-Je t'assure qu'il n'y a rien.
Nouveau soupir. Il s'approche encore de moi jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres.
-Ne me mens pas, tu ne sais pas le faire.
Il a raison. C'est pourquoi je réduis la distance entre nous en me collant tout contre lui.
-C'est juste que j'ai l'impression que tu te désintéresses de plus en plus de moi.
-Qu'est ce qui te fait dire ça?
-Tu passes bien plus de temps avec Sebastian qu'avec moi, tu est proche avec lui, vous discutez beaucoup, vous...
-Mais je passe beaucoup de temps avec toi, je discute avec toi, et ne sommes nous pas proches?
-...
-Alois, ma relation avec Sebastian n'est absolument pas la même que celle que j'entretiens avec toi.
-C'est bien ce que je suis en train de dire.
Soupirant, Claude referma ses grands bras autour de mon petit corps.
-Tu sais bien que tu te trompes. Tu me fais simplement une crise de jalousie.
-... je n'ai pas nié être jaloux. Je veux juste que tu me montres que tu m'aimes. Claude, tu m'aimes, n'est ce pas?
Bien plus grand que moi, Claude s'agenouilla dans l'eau chaude pour se retrouver au même niveau que moi.
-Si je t'aime? Tu crois vraiment que je me serai occupé de toi si je ne t'aimais pas un tant soi peu?
-Ça ne veut rien dire, certains parents s'occupent de leurs enfants mais ne les aiment pas.
-Oui mais moi, j'ai choisis de te recueillir. Quand je t'ai trouvé dans ce vieux carton pourri par l'eau, j'aurai pu te laisser mourir là sans gêne. Mais je t'ai prit avec moi et t'ai élevé. Alois, tu es comme mon fils.
Ce n'est pas la première fois qu'il me dit ça, mais je ne pouvais m'empêcher de rougir en détournant le regard. Je ne suis pas habitué à tant de gentillesse de la part du mafieux. Tout doucement, je passe ses bras autour de sa nuque et serra mon « père ».
-Allez viens, il faut sortir de l'eau avant d'attraper mal.
-Hum.
Portant Alois, Claude glissa une serviette autour de sa propre taille avant de couvrir habillement celle du petit blond qui s'endormait sur son épaule.
-Besoin d'aide?
Pas besoin de tourner la tête pour reconnaître Sebastian. Sa voix est bien trop unique.
-C'est bon, je sais encore m'occuper de lui.
-Encore une de ses crises?
-Pour changer.
Sebastian esquissa un sourire en coin avant de repartir vers ses quartiers.
-Et bien, bonne nuit, je suppose que tu ne dors pas avec moi ce soir non plus.
-Navré, mais non, effectivement.
Claude savait qu'il valait mieux qu'il dorme avec Alois sous peine de réprimandes au réveil. Il le faisait à chaque fois qu'il lui faisait une crise, ce qui arrivait assez régulièrement.
En un éclair, Sebastian se retrouva à quelques millimètres de ses lèvres.
-A demain alors, Gabriel.
Il captura ses lèvres en un simple baiser.
-A demain, Docteur.
Entrant dans les appartement du jeune homme, Claude prit grand soins de le coucher, se serrant contre lui peu après. Il prit quelques instants pour l'observer.
-Vraiment, ce garçon me tuera.
Mais qu'y pouvait-il? Il était son « fils » après tout.
