Disclaimer : La chanson appartient au film "Raiponce". Les personnages à J.K. Rowling, et le concept, à moi !
C'était une soirée brumeuse, caligineuse. Le temps froid de l'hiver avait disparu depuis peu, on pouvait sentir la douce brise vespérale du printemps, à l'extérieur. Ce soir-là, les Mangemorts avaient été convoqués par leur Maître, Lord Voldemort, dans leur Quartier Général, dans le manoir des Malefoy. Les murs intérieurs de ce manoir reflétaient d'un vert smaragdin, rappelant les couleurs de la maison Serpentard, à Poudlard. La couleur des serpents, et des Sang-Purs. Rien de ce manoir n'apportait une quelconque ambiance chaleureuse. Le tout était froid, inhospitalié. Comme s'il avait été vidé de toute forme de vie. Cependant, trois personnes y vivaient bien, malgré que ce manoir fut quelque peu trop spacieux pour eux.
Lord Voldemort convia ses hommes au salon. Chacun d'entre eux étaient droitement assis, attendant le discours probablement abscons de leur maître. Ses plus grands zélateurs se tordaient d'impatience, se pendant à ses lèvres avant même qu'il n'est pu prononcer un mot. Le Seigneur des Ténèbres prit une grande respiration, puis posa son regard rubescent sur chacun de ses sujets. Puis, il ouvrit la bouche, et leur dit, d'une voix glacée :
- Mes amis, je vous ai réuni aujourd'hui, car j'avais quelques informations à vous ... divulguer.
- Est-ce que ça concerne le gamin ? Potter ?
C'était Bellatrix qui avait parlé. Bellatrix était le genre de sylphide dont la beauté se cachait trop souvent derrière ses airs malfaisants. Elle avait le don de jouer les péronnelles, lorsqu'elle crevait d'impatience. Cela lui avait valu maints reproches, mais sa soif de sang l'excusait.
Voldemort fixa longuement Bellatrix, un sourire malicieux se dessinant tranquilement autour de ses lèvres grisâtres. Il s'inclina devant elle, puis lui offrit l'une de ses maigres mains, attendant d'elle qu'elle la prenne. Mais la sorcière figea sur place, posant son regard sur ses genoux, attendant un quelconque horion ou remarque blessante. Mais Voldemort insista. Il prit la main de la femme qui venait de parler, et la força à se lever, alors qu'avec grâce, il se mit à faire des pas qui ressemblait à des pas de danse. Suprise, Bellatrix se mit à le suivre dans ses pas, prenant de plus en plus de plaisir à danser avec l'homme qu'elle admirait tant. Durant ces pas de danse, qu'ils firent presqu'en igorant les autres mangemorts, il répondit à Bellatrix par ces paroles :
- Non Bellatrix. Bien que j'admire ta haine qui semble pareille à la mienne face à ce garçon, je ne vous ai pas réuni pour ça, aujourd'hui.
Il repoussa la femme contre sa chaise, sur laquelle elle tomba mollement, faute de surprise.
- Aujourd'hui, mes amis, si je vous ai réuni, c'est pour me confesser.
- Maître ? firent d'une même voix la plupart des fanatiques.
Je suis malin, méchant, vilain
La guerre est mon quotidien
J'ai la main froide
J'ai rendu tant de gens tristes
Mais malgré mon caractère
Malgré mon crocher de fer
Moi j'ai toujours rêvé d'être un grand pianiste
J'peux vous interpréter un morceau de Mozart
Chatouiller les blanches, les noires sans peur
On peut dire que j'suis sans pitié
En musique, je n'fait pas d'quartiers
Merci!
Oui, vous l'aurez compris moi j'ai un rêve
Les Mangemorts se regardèrent tous d'un même oeil amusé, sous le chant de leur maître, qui semblait d'humeur excellente. Ils sourirent en entendant un tel discours, bien qu'il était dans leur habitude d'agir en parfaits agelastes. Tous se levèrent, accompagnant ainsi leur maître dans sa folie passagère, faisant toutefois attention de ne pas lui voler la vedette.
Il a un rêve
Il a un rêve
Leur maître prenait maintenant ses airs de nostalgique, qui faisait fondre Bellatrix, qui se trouvait à ses pieds. Il tournoyait gracieusement sur la table des Malefoy, qui étaient plutôt outrés de ces agissements, qui finiraient nettement par saccager leur cuisine. Nagini, le serpent, suivait également la danse de son maître, tournoyant sur lui-même, créant à lui seul un endroit plutôt restreint où les autres pouvaient se permettre de valser. Tous tentaient de le fuir, craignant de servir de repas au reptile affamé. Mais Voldemort ignora ses hommes, continuant de chanter le discours qu'il souhaitait leur dire.
Loin d'être cruel je suis plutôt bon élève
Si je n'suis pas de bonne humeur
J'ai tout d'même un coeur de rêveur
Tout comme chacun de vous
Moi j'ai un rêve
Il termina son discours sur ces paroles, en s'inclinant devant ses sujets, qui avaient vite regagné leurs sièges, de crainte qu'il ne les blâme pour avoir viré ses belles paroles au ridicule. Il se rassit également, afin de récolter les avis de ses camarades. Chacun d'entre eux approuvèrent, ne sachant que répondre. Mais cela ne comptait pas. Maintenant, au moins, chacun aurait de quoi rire, en l'absence du maître. Chacun repartirait maintenant l'esprit léger, de cette réunion qui pour une fois, n'avait aucunement gâché leur vie. C'était difficile à croire. Mais ce jour-là, Lord Voldemort avait semé dans des coeurs de pierres un peu de tendresse et de nostalgie. Désormais, maintenant qu'ils savaient réellement qui était leur maître sous ce masque de mesquin vilain, ils le suivraient jusqu'au bout. Chacun, ainsi, le ferait pour la même raison : chacun possédait un rêve. Tout comme Lord Voldemort.
Et voilà pour celui-ci ! J'espère qu'il vous a plu ^^' Une petite review peut-être ?
