Alors je m'excuse. Franchement, désolée de ne pas avoir posté plus tôt j'ai aucune aucune excuse ne m'en veuillez pas s'il vous plaît je ne voudrais pas vous fâcher pardon je...
/s'enfuit en courant sous les tomates/
Mais bon, voilà la suite... Bonne lecture !
Quartier Général de Central City, lundi, 8h, à des années-lumières de l'après-midi de la veille.
La donne avait enfin changé : l'armée avait réussi à obtenir des informations sur la planque probable d'un cambrioleur. Qu'ils recherchaient presque désespérément depuis plusieurs semaines, à la nouvelle de sa première victime, un militaire.
C'était à cause de ce mort qu'on avait refilé l'affaire à l'équipe de Roy Mustang qui n'avait absolument rien demandé, si ce n'est un oreiller pour roupiller à son aise.
Manque de bol, Riza Hawkeye veillait au grain.
Elle était en train de vérifier ses chargeurs, laissant à son colonel le minuscule espoir de dormir quelques secondes de plus. Re-pas de chance, Riza jeta un revolver sur son bureau.
Roy sursauta, ce qui provoqua quelques rires sur côté de Havoc et sa joyeuse bande. Vite éteints dès que leur supérieur leur jeta un regard plein de sous-entendus, du genre « Vous savez ce que j'ai dans ma poche et que je peux enfiler très très vite ? »
- Pourquoi me donnez-vous ça ? Je peux me défendre tout seul, vous savez, Lieutenant…
Roy ne vit pas le sourire de Riza. Elle s'était détournée pour régler, ou faire semblant, les derniers préparatifs.
- Vous avez vu les nuages, Colonel ? demanda-t-elle innocemment.
Il se tourna vers la fenêtre et grimaça en voyant le ciel qui devenait de plus en plus sombre.
- Génial, de la pluie ! Je sens que ça va être une bonne journée… Et dire qu'il y en a partis au soleil pour leur lune de miel…
Riza tiqua. Pourquoi cette allusion au mariage d'hier ? Ca lui semblait si loin, mais elle ne se rappelait que trop bien le fait qu'ils avaient ensemble et ce plus que le temps d'une chanson. Tout l'après-midi. Roy qui y avait repensé toute la nuit se demandait comment le soleil de la veille pouvait avoir disparu aussi rapidement. S'il avait cru aux signes, il aurait pu en voir un. Ils soupirèrent de concert.
- Alors, Colonel, on bouge ou pas ? lança Breda.
- Ouais…
Roy se leva et prit d'un geste brusque son manteau. Riza leva les yeux au ciel.
- Colonel…
- Mm ?
- Vous avez oublié ça…fit-elle en lui donna le pistolet.
- Qu'est-ce que je ferai sans vous ? demanda Roy.
- Rien, répondit Riza en quittant la pièce.
Elle partit d'un pas vif dans le couloir et Roy sourit sans répliquer. Pourquoi faire ? C'était vrai…
Après de longues minutes passées à se batailler d'abord avec la « carte », ou plutôt le gribouillis vaguement esquissé par leur informateur, que Falman décrypta de façon quasi-miraculeuse, puis contre les éléments qui s'étaient déchaînés entre-temps , ils parvinrent enfin à une masure à moitié abandonnée près de la rivière. La sensation de maison hantée était accentuée non seulement en raison de son délabrement avancé, mais aussi à cause du temps qu'il faisait. Les rares volets restants étaient battus par le vent qu soufflait en rafales. La cheminée était démolie et il manquait des tuiles sur le toit La peinture semblait avoir été faite au siècle dernier. Voire l'avant-dernier.
Une charmante bâtisse très accueillante, en somme.
Il entrèrent sans s'annoncer. Ils n'étaient pas venus en touristes, et de toute façon, avec la pluie et le vent, on n'entendait quasiment rien. Fuery se plaça rapidement au bout de la file, de façon à être le dernier à entrer et le premier à sortir en cas de besoin. Si ses tremblements étaient les seuls à être visibles, on sentait que tous auraient largement préféré être au bureau, en train de remplir au chaud des dossiers, si barbants soient-ils, même avec le 9mm de leur lieutenant adoré collé à la tempe.
- Il y a vraiment quelqu'un là dedans ? lâcha Havoc. Je croyais qu'on cherchait un gars responsable de plusieurs cambriolages ! Franchement, quitte à choisir, je n'irai pas m'enfermer dans un taudis pareil !
- C'est peut-être pour ça, non ? hasarda Riza. Pour ne pas qu'on aille voir dans ce coin…
Roy les coupa, pressé d'en finir.
- Je ne sais pas et on verra quand on l'aura trouvé. On va fouiller cette bicoque. Fuery, Falman, le premier étage, Havoc, Breda, le deuxième. Je prends le premier. Et je ne tolèrerai aucun commentaire, ajouta-t-il en voyant Breda ouvrir la bouche pour signaler à son colonel qu'on ne leur avait pas précisé qu'il y aurait des étages à monter.
Il eut un concert de cliquetis lorsqu'ils enlèvent le cran de sécurité de leur armes et ils se séparèrent.
La cuisine semblait ne pas avoir été utilisé depuis des lustres. La poussière recouvrait la plupart des étagères où avaient élu domicile quelques araignées, des gouttes d'eau tombaient du plafond , ce qui avait entraîné l'apparition de tâches d'humidité. Il y avait belle lurette que cette pièce avait été abandonnée. Pourtant… Comme lorsque l'on cherche un mot en l'ayant sur le bout de la langue, quelque chose troublait Riza, sans qu'elle parvienne à mettre le doigt dessus. Et c'en était drôlement frustrant.
Elle entendit un bruit sourd provenant des étages. Se demandant ce que pouvaient bien pouvoir faire ses collègues, elle s'apprêtait à sortit quand elle remarqua un calendrier. Les pages étaient déchirées, ses couleurs délavées, mais c'était bien le mois dans lequel ils se trouvaient… Riza fronça les sourcils. Ce ne pouvait être une coïncidence. Les jours correspondaient. Ca ne collait pas !
- Merde, jura Riza.
Elle devait reconnaître que la mise en scène était belle. Le pire était qu'ils savaient que le type qu'ils recherchaient était un as du déguisement. L'état de la maison faisait un magnifique camouflage. Il suffisait juste de rajouter quelques détails, et on n'y voyait que du feu. Ils s'étaient jetés dans la gueule du loup.
Prise d'un mauvais pressentiment, elle se retourna pour vérifier une dernière fois la pièce …
Et retrouva faisant connaissance avec le canon d'un pistolet.
Elle pesta contre son manque de lucidité et de réaction avant de se rappeler que Roy était parti dans une autre pièce. Elle se traita mentalement d'idiote.
- Si tu fais un geste vers ton flingue, ma belle, je te fais un joli trou entre les yeux.
Riza retint un grognement. Tous les mêmes à se croire supérieurs… Il allait voir qu'il ne pouvait pas se permettre ça avec elle sans en subir les conséquences directes.
« N'empêche, j'ai vraiment manqué de jugeote sur ce coup-là… »
Comme pour confirmer ce qu'elle pensait, un coup de feu retentit. En provenance directe de là où elle avait laissé Roy.
- Ah, ils ont trouvé le dernier, fit l'homme avec un sourire carnassier.
Alors là, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Elle allait vraiment se mettre en colère. Et pas de chance, ce type était sur sa trajectoire. Il ne s'en rendit compte que quand Riza lui décrocha un coup de pied bien placé.
- Ca, c'est pour votre familiarité avec moi.
Elle lui arracha son pistolet et l'assomma avec la crosse.
- Et ça, c'est pour avoir gâché cette inspection.
Et Riza partit comme une furie vers le salon.
Elle remarqua tout de suite que Roy avait enfilé ses gants. Puis son regard fut attiré vers le grand sourire d'un homme qui se tenait près d'une fenêtre. Il la cassa d'un coup de pied et fit un salut militaire à Roy.
- Au plaisir, Colonel ! lança-t-il avant de sauter.
Riza avait été incapable de l'identifier. Elle ne pouvait que supposer que c'était leur cambrioleur. A son air arrogant, sans doute. Car les rares descriptions qu'ils avaient pu obtenir ne concordaient jamais.
Elle n'eu pas leur temps de rejoindre son supérieur. Roy jura et s'élança à la suite de leur plus que suspect.
- Hé ! voulut protester Riza.
Elle traversa la pièce en courant et s'aperçut que l'arrière de la maison ne donnait pas sur une cour, mais droit dans la rivière.
- Mais c'est pas vrai…gémit-elle.
Pourquoi fallait-il que ça lui arrive à elle ? Riza envisagea l'espace d'un instant de demander sa mutation dans un service plus calme. Avant de songer qu'après tout, c'était qui faisait le charme de son équipe. Ces petits imprévus.
Elle réussi à repérer la tête brune qui l'intéressait. Est-ce qu'il avait pensé juste quelques secondes que dans l'eau, c'était encore pire que sous la pluie et qu'il serait totalement inutile? Non, bien sûr. Et qui réparait les pots cassés ? Au moins, il ne s'était pas noyé …
Faut toujours qu'il en fasse trop, lui, soupira Riza avant d'enjamber le rebord et de plonger à son tour.
Mais elle n'avait pas prévu que le courant serait aussi fort. Le débit de la rivière avait forcément augmenté avec la pluie diluvienne qui tombait, elle le savait, mais il n'empêche qu'elle était emportée bien trop vite à son goût. Un souvenir fugitif revint à sa mémoire, quand elle était petite et qu'un jour, elle avait dit à son père qui lui parlait des nuages :
« J'aime pas qu'on me pousse en cachette. »
Maintenant, c'était loin, pourtant Riza ne put s'empêcher de sourire en imaginant l'air borné qu'elle avait du faire en répondant. Et but la tasse par la même occasion. Elle ressortit vivement la tête de l'eau, crachant et pestant contre environ la terre entière. En plus elle ne voyait quasiment rien. Hawk's eyes, hein ? C'en était presque risible.
Elle sortit de ses souvenirs et commença à nager. Mais pour trois brasses qu'elle faisait, elle reculait de quatre. Riza renonça à remonter à contre-courant et essaya de se déporter vers une des berges, si proche mais qui lui paraissait terriblement loin. Peine perdue. La plie, le vent, le courant, la fatigue, tout s'accumulait. Elle ferma les yeux, abandonnant la lutte. Maintenant, elle n'avait plus qu'a espérer avoir une bonne étoile…
Une main agrippa son poignet et Riza se sentit remorquée. Elle n'esquissa pas un geste pour l'en empêcher.
- Je peux savoir pourquoi vous m'avez suivi ?
Riza ouvrit les yeux sur son colonel.
- C'est mon boulot, vous n'étiez pas au courant ? Et il faut croire que sur ce coup-là je n'ai pas franchement réussi.
Roy sourit et l'aida à regagner la rive.
Ils était trempés jusqu'aux os, voire plus, et la pluie ne les aidait pas du tout. A moins n'y avait-il personne pour les voir, puisque les rues étaient désertes. Ces veinards étaient bien tranquilles chez eux. Par chance, ils trouvèrent un porche et s'y abritèrent. Il faisait toujours aussi froid, mais ils étaient au sec. Enfin presque…
- Si j'avais su, j'aurais pris mon maillot de bain…fit Roy en enlevant sa veste.
Il la tordit pour essorer l'eau. Riza sourit et fit la même chose avec ses cheveux. Si elle s'était fait un brushing ce matin-là, il était foutu.
- Je ne ferai plus jamais confiance à un informateur aussi fiable soit-il. C'était un joli guet-apens auquel on a eu le droit… Vous croyez qu'ils s'en sortent ?
- Je suis sûre qu'ils nous attendent avec un bon paquet de suspects à la clé… Ne vous en faites pas pour ça… Et vous n'êtes pas responsable de ce qui est arrivé, d'accord ? ajouta Riza en voyant la grimace de Roy.
- Mouais… Vous avez vu votre état ? fit-il, pas convaincu.
- Vous avez vu le vôtre ? répliqua la jeune femme. Et puis de toute façon, je vous ai suivi de mon plein gré.
- Pourquoi ?
- J'avais besoin de laver mon uniforme et le pressing est trop loin de chez moi.
Le ton était ironique mais elle détournait la conversation. Roy soupira.
- Ce n'est pas une raison… Pourquoi faites-vous tout ça …
Il hésitait à ajouter un « pour moi » derrière mais reprit:
-Pourquoi avoir sauté dans cette rivière alors que personne ne vous le demandait ? Pourquoi me protéger constamment, pourquoi être dans cette armée pourrie jusqu'à la moelle ? Vous avez parfaitement le droit d'avoir une vie loin de ça. Pourquoi ne partez-vous pas ?
Riza l'arrêta en levant une main.
- Si c'est un interrogatoire, colonel, je vais devoir de demander un avocat, dit-elle en souriant.
Roy ouvrit la bouche mais elle ne lui laissa pas le temps de continuer.
- Vous voulez et vous allez atteindre le somment pour faire changer ce pays ? Après avoir été témoin, et même avoir participé à l'horreur que nous savons, c'est que ce que souhaite par-dessus. Ne plus avoir à revivre ça. Et c'est pour cette raison que je suis ici en ce moment, parce que j'ai foi en vous. Et comptez sur moi pour toujours rester sur votre dos, la preuve. Vous ne vous débarrasserez pas de moi aussi facilement, vous savez ? Je ne quitterai ce poste que lorsque vous n'aurez plus besoin plus besoin de moi, et uniquement quand j'aurai décidé que ce moment est arrivé.
Riza fixait un point droit devant elle. Ils restèrent plusieurs minutes sans dire, à regarder la pluie qui semblait avoir faiblit. Roy digérant que ce qu'elle venait de lui dire, et elle a essayer d'oublier son coup d'éclat en se demandant ce qui lui avait pris. Un peu plus et elle serait allée trop loin…
Quand les crépitements des gouttes sur les rares auvents des boutiques s'espacèrent, ils quittèrent leur abri et retournèrent d'un pas vif au QG.
Comme Riza l'avait prédit, les autres les attendaient. Mais assez amochés, il fallait l'avouer.
- Ils nous on bien eus, fit Havoc avant que Riza n'ait pu s'inquiétez sur la couleur étrange de son œil au beurre noir. Remarque, nous aussi on les as pas ratés… Ils sont tous au frais en ce moment, ils n'attendent plus que vous.
Roy s'affala sur son bureau et Riza savoura le plaisir de s'asseoir sur une chaise, douchée, changée et au chaud. Mais ce répit ne dura pas. On frappa à la porte ( « 'Trez, fit Roy mollement) et Maria Ross se précipita à l'intérieur.
- Je suis vraiment désolée Riza, mais il a dit qu'il te connaissait, et il a tellement insisté à l'entré qu'ils ont fini par le laisser rentrer. J'ai essayé de le retenir mais…
Elle n'avait même pas pris de saluer qui que ce soit, et personne ne s'en formalisa. Roy, sorti de sa léthargie, était désireux d'entendre la suite. Il ne savait pas que l'entourage de son lieutenant comprenait des « il » … Riza, elle, s'était raidie. Elle avait un très mauvais pressentiment et n'en savait pas le pourquoi du comment. Elle se leva
- Mais de quoi tu parles, Maria ?
Cette dernière allait répondre mais fut coupée dans son élan par une voix venant de la porte désormais ouverte.
- Alors comme ça on ne se rappelle plus de moi ? Franchement, Riza…
Tous les regards convergèrent vers le nouveau, adossé nonchalamment à la porte . Une lueur légèrement arrogante et provocatrice dans ses yeux verts. D'un geste anodin, il remit en place une mèche blonde et sourit en voyant l'air largué de Roy. Il passait de l'inconnu à Riza qui avait blêmi.
- Comment aurais-je pu oublier un type comme toi ? cracha la jeune femme.
- Toujours aussi délicate, on dirait. Tu sais pourquoi je suis ici, non ?
Riza ne répondit pas. Roy décida de prendre les choses en main. Ce type venait d'insulter son lieutenant !
- Vous pourriez au moins faire l'effort de vous présentez, dit-il sur un ton glacial. Je ne tolère pas que quelqu'un débarque ici dans le seul but de semer le désordre.
Il s'était levé et se tourna vers Riza.
- Hawkeye, qu'est-ce qui se passe ?
Elle lui lança un regard étrange. S'il ne la connaissait pas autant, il aurait pu penser qu'elle demandait de l'aide…
- Allons, calmez-vous… Après tout, je fais partie de la famille. Je suis Matthew Wayard, fit-il en tendant une main que Roy ne serra pas.
Matthew la retira avec un sourire torve. Avant de lâcher sa bombe.
- Et je suis le fiancé de mademoiselle Hawkeye.
Pour les menaces de morts, malédictions, et autres, vous savez où c'est xD
