Hello !

Le premier chapitre vous a apparemment plus, et j'espère que ce deuxième chapitre vous plaira toujours autant !

Au programme, non seulement il y aura le rencard, mais on en apprendra beaucoup plus sur Ron, sur ces derniers mois, et aussi un peu sur les Serpentards que j'ai décidé de faire intervenir !

D'ailleurs, n'hésitez pas à me laisser une review, c'est mon seul salaire ... ;)

Bonne Lecture ! :D


Chapitre 2 : le rencard

Sans savoir pourquoi, ses pas la menèrent directement chez sa meilleure amie. Décidément, elle ne faisait que faire des aller-retours entre la boutique et l'appartement du couple, mais là, c'était clairement une situation d'urgence. Ce fut une Ginny surprise qui lui ouvrit :

- Hermione ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

- Ginny, c'est une situation d'urgence ! Il faut que tu m'aides !

Elle la fit rentrer, et elles se réinstallèrent dans le salon :

- Harry ne va pas tarder à rentrer, tu veux qu'on l'attende ?

- Non, on n'a pas besoin de lui, c'est une affaire de filles. Ron m'emmène au restaurant ce soir, et il a dit que c'était un rencard officiel !

- Ha, je vois. De quoi as-tu besoin ?

Réfléchissant à toute vitesse, Hermione sursauta en entendant la porte s'ouvrir et Harry annonçait

- Ginny chérie, je suis rentré !

Les deux jeunes femmes se levèrent, et Harry sourit en voyant son invité :

- Hermione ! Je suis content de te voir !

Il la serra dans ses bras, puis embrassa tendrement sa petite-amie, avant de lui demander :

- Alors, comment tu vas ? Tu veux manger à la maison ce soir ?

- Harry, tu discuteras avec ta meilleure amie plus tard, pour l'instant, on est en mission spéciale !

- T'exagères pas un peu Ginny ? Enfin, je veux pas non plus en faire des tonnes …

Ne comprenant plus vraiment ce qu'il se passait, le Survivant réclama :

- Est-ce que je peux savoir de quoi il s'agit au moins ?

- Ron l'emmène au restaurant ce soir, c'est un rencard !

S'exclama Ginny, toute contente, et le regard qu'échangea le couple n'échappa pas à Hermione. Mais elle préféra ne rien dire ou demander, et le brun capitula :

- Ok, j'espère que tu pourras passer me voir dans la semaine, et qu'on pourra se faire un tête à tête. J'ai beaucoup de choses à raconter à ma meilleure amie, tu m'as manqué …

- Évidemment Harry !

- Oui, mais en attendant, il faut qu'on s'active !

La Weasley passa prendre quelques affaires dans sa chambre, puis elles transplanèrent au Terrier.

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Évidemment, la mère de famille s'étonna de leur présence quand elle les vit apparaître dans son salon :

- Ginny, qu'est-ce que tu fais ici ? Tu t'es disputée avec Harry ?

- Non maman, tout va bien entre Harry et moi, ne t'inquiète pas. C'est Ron, il a invité Hermione au restaurant ce soir, je viens l'aider à se préparer.

- Ho.

Se contenta de dire la matriarche en adressant un grand sourire à Hermione, qui se sentit soudain mal à l'aise. Et alors qu'elle était attirée à l'étage par sa meilleure amie, elle entendit Molly dire :

- Je suppose qu'on ne t'attend pas pour manger ce soir alors …

Elle fut traînée jusqu'à sa chambre – ancienne chambre de la rouquine – et protesta quand sa meilleure amie commença à fouiller dans ses vêtements :

- Attend, j'ai d'autres affaires …

Ginny la regarda surprise partir dans la chambre de son frère et en revenir avec plusieurs vêtements. Elle haussa un sourcil, et la taquina :

- Je ne savais pas que tu avais besoin de deux chambres …

- C'est juste que … j'aime bien son odeur, ça m'aide à m'endormir. Enfin, on a autre chose à faire que de discuter de ça, non ?

Elles sourirent, et Ginny accepta de se pencher sur le problème :

- Bon, alors toi, qu'est-ce que tu mettrais si je n'étais pas là ?

- Hum … je pense que j'aurais mis cette petite robe-là, avec ces compensés. Qu'est-ce que t'en penses ?

La jeune fille regarda la petite robe rouge près du corps sans être moulante, ainsi que les compensés en daim, et demanda :

- Pourquoi tu m'as demandé de l'aide si tu as déjà une super tenue ?

- Ok, j'avoue, je me débrouille avec mes fringues. Mais je suis incapable de faire quoi que ce soit de mon horrible tignasse !

- Ok, je crois que j'ai compris. C'est là que j'interviens ? Qu'est-ce que tu faisais en Australie ?

Touchant ses ondulations brunes pour les entortiller autour de son doigt, la jeune femme avoua :

- Je les attachais beaucoup en tresse, mais j'ai peur que ce soit trop … banal.

Sans pouvoir s'en empêcher, Ginny sourit. Sa meilleure amie lui avait manqué, mais plus que tout, elle était contente de voir qu'elle avait évolué. Et pourtant, elle avait l'impression de se revoir quand elle avait quinze ans et qu'elle avait ses premiers rendez-vous amoureux. Elle s'installa à côté d'elle sur le lit, et la contredit :

- Une jolie tresse pour dégager ton visage, je suis sûr que ça peut être très joli, et que Ron va aimer. D'ailleurs, en parlant de joli, tu as la lingerie adéquate ?

Piquant surement le plus gros fard de sa vie, Hermione lui lança un regard outragé en s'exclamant :

- Ginny !

- Ho, allez, fais pas ta mijaurée ! Je suis ta meilleure amie, et j'habite dans le même appartement que mon petit-copain, je sais qu'un rencard ne se termine pas avec une partie de scrabble ! Alors, tu as ce qu'il faut ?

Secouant la tête, la brunette lui confia, gênée :

- Je ne pense pas qu'on va en arriver là ce soir, on ne va que discuter …

- Ho, allez, arrête, c'est des retrouvailles !

- Ginny, Ron et moi, on n'a jamais … enfin, tu sais. Et puis, je ne sais pas où on en est, si on est ensemble, ou pas, ce qu'il veut …

- Ho. Et toi, est-ce que tu sais ce que tu veux ?

L'ancienne Gryffondore n'eut même pas à répondre, parce que la réponse se lisait sur son visage. Elles terminèrent de se préparer, Ginny aidant la brune à tresser ses cheveux et à se maquiller très légèrement, et la rouquine s'éclipsa.

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Hermione ne s'attendait pas à ce que Ron soit aussi ponctuel, mais à 20 heures précises, il sonna à la porte du Terrier. Pour ne pas la mettre mal à l'aise, Molly et Arthur avaient déjà mangé et s'étaient retirés dans leur chambre. Cela faisait bien un quart d'heure qu'elle attendait anxieuse sur le canapé, et elle alla ouvrir avec empressement. Elle se retrouva face à une scène qu'elle n'avait jamais imaginé voir un jour : le rouquin était là, souriant, dans un pantalon et une veste noir, avec un simple t-shirt bleu faisant ressortir ses yeux, et surtout, un immense bouquet de pivoines roses :

- Bonsoir Hermione.

- Heu … Ho … Bonsoir Ron.

- Je ne suis pas trop en retard ?

- Non, tu es pile à l'heure, c'est parfait !

Il y eu un petit silence durant lequel ils se dévorèrent discrètement du regard, et finalement, Ron se racla la gorge et lui tendit les fleurs :

- Tiens, elles sont pour toi. Tu veux peut-être les mettre dans un vase avant qu'on y aille ?

Elle hocha positivement la tête, et s'exécuta en disant :

- Elles sont vraiment magnifiques !

Une fois les fleurs dans de l'eau, la jeune femme saisit le bras du rouquin, et ils transplanèrent. Ils atterrirent dans une petite rue moldue déserte, pas loin de King Cross. Ils sortirent de là, et alors qu'ils se dirigeaient vers le restaurant, Ron en profita pour la complimenter :

- Au fait, tu es vraiment magnifique.

- Merci. Tu es pas mal toi aussi.

Lui répondit la jeune femme, tout en rougissant encore et toujours. Ils arrivèrent devant un petit restaurant moldu, et Ron lui tint la porte pour qu'elle entre en première. Elle se retrouva dans un lieu complétement inimaginable : à l'intérieur, si les tables semblaient classiques avec leur nappe vichy et des chandelles, les murs étaient entièrement recouverts de végétation. Cela donnait un style très intime au restaurant, et on les mena à une table dans un coin. Le restaurant n'était pas très rempli, alors ils n'avaient pas besoin de parler fort pour discuter, ni de chuchoter car les tables étaient assez éloignées les unes des autres. Une fois installés, on leur donna la carte, et Ron lui conseilla :

- Je sais que tu adores les raviolis, mais je te conseille vraiment les lasagnes …

- Ok, je pense que je vais t'écouter. Comment tu as trouvé ce restau ?

Un peu gêné, Ron avoua :

- Tu ne vas pas me croire, mais c'est Drago, Blaise et Pansy qui me l'ont conseillé, et je leur fais confiance, ils sont vraiment de bon conseil.

- C'est vrai que c'est assez … incroyable. Comment tu en es venu à t'entendre avec eux ?

- En fait, c'est arrivé par hasard. Quand j'ai commencé ma formation, j'ai décidé qu'il était temps que je quitte le Terrier. J'ai fait une demande au ministère pour être placé dans une colloc avec d'autres apprentis, et je me suis retrouvé avec eux. J'avoue qu'au début, j'ai hésité à tout laisser tomber et à retourner chez mes parents …

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Il fut interrompu par le serveur qui prit leur commande, et Hermione en profita pour lui demander :

- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?

- C'est étonnant, mais c'est Pansy. Quand elle a vu que je récupérais mes affaires pour partir, elle m'a carrément agressé en me traitant de lâche et de trouillard. J'avoue que je l'ai assez mal pris, mais après, Blaise est venu la calmer. Il m'a expliqué qu'elle a toujours eu le béguin pour les roux, et qu'elle s'était arrangée pour que j'atterrisse en coloc avec eux. Du coup, si je partais, je bousillais tous ses plans …

- Attend, tu es en train de me dire que Parkinson a le béguin pour toi ?

Ron éclata de rire, et la brunette se détendit. Elle s'était sentie comme une lionne, mourant de jalousie et en pleine crise de possessivité, alors elle était un peu rassurée. Lorsque le jeune homme se calma, il lui expliqua :

- Pansy a le béguin pour Charlie, depuis notre quatrième année, quand elle l'a aperçu avec les dragons pendant le tournoi des trois sorciers. Elle voulait faire ami-ami avec moi, pour se rapprocher de Charlie et que je lui obtienne un rencard.

- Ha. Et ça a marché ?

- Ça fait environ trois mois qu'ils sont ensemble, et Charlie envisage même de rentrer en Angleterre.

Dire qu'elle était surprise était un doux euphémisme, mais au final, c'était positif. Elle n'aurait jamais pensé que Ron puisse être assez mature pour devenir leur ami et même accepter de les aider, mais elle aimait ça. Les plats arrivèrent, et Hermione s'extasia :

- Merlin, tu avais raison, c'est vraiment délicieux !

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Il lui sourit avec tendresse et attaqua son propre plat. Hermione avait remarqué qu'il avait les yeux brillant à chaque fois qu'il la regardait, et elle aimait ça. Tout comme il mangeait normalement, sans s'empiffrer ou se jeter sur la nourriture comme il en avait l'habitude quand ils étaient adolescents. Elle reprit la discussion :

- Et du coup, comment ça s'est passé avec Malfoy et Zabini ? Comment vous êtes parvenus à vous entendre ?

- Ça a été un peu plus compliqué et tendu. Mais on a conclu un accord, on a décidé de ne pas se battre et de se rendre des services. Enfin, plutôt, Drago et Blaise ont décidé qu'ils me devaient un service pour avoir témoigné à leurs procès, avec Harry et toi.

- Ha, et du coup, c'est quoi ce service qu'ils te devaient ?

Cette fois-ci, ce fut le jeune homme qui rougit, ce qui n'empêcha Hermione de le trouver adorable. Mais cela l'intrigua aussi. Mal à l'aise, Ron but un peu d'eau, et avoua à demi-mots :

- En fait, je leur ai un peu parlé de toi, de ton départ, et tout … Et ils ont décidé que j'avais besoin d'aide.

- Attend, qu'est-ce que tu leur as dit sur moi ?

Face au froncement de sourcils de la jeune femme, le rouquin tenta de ne pas la contrarier :

- Ben, au début, rien. Enfin, tu me manquais, mais c'est tout. Mais après, ils sont devenus insistant, et on est devenu ami, alors je leur ai dit qu'on avait décidé de ne pas s'attendre …

- Tu as étalé notre vie privée à des serpentards ?

- T'énerves pas s'il te plait Hermione, je ne pensais pas à mal, ils m'ont vraiment beaucoup aidé, et j'ai jamais dévoilé quoi que ce soit de gênant …

Contrariée, la jeune femme lui lança un regard noir, avant de demander :

- En quoi ils ont bien pu t'aider ?

Le serveur vint récupérer leur plat terminé, et il leur proposa la carte des desserts, qu'ils acceptèrent, et Ron lui répondit, honteux :

- A m'améliorer Hermione. Ne me dis pas que tu n'as pas remarqué à quel point j'avais changé. C'est grâce à eux.

Sur ce point, il avait raison, elle ne l'avait presque pas reconnu tellement il avait changé. Toujours en colère, elle ne put s'empêcher de s'adoucir en demandant :

- Comment ils t'ont aidé à t'améliorer ? Je ne vois pas comment ils auraient fait ça, c'est à toi que revient tout le mérite si tu es devenu l'homme avec lequel je dîne ce soir.

- Ils m'ont beaucoup aidé quand même Hermione. Quand tu es partie, je n'étais qu'un adolescent pas vraiment sûr de lui, avec un sale caractère et aucune manière. Ils m'ont forcé à tout reprendre depuis le début. J'avoue que ça n'a pas toujours été une partie de plaisir, mais j'étais motivé. J'ai accepté de changer entièrement ma garde-robe et d'écouter leurs conseils, même si je trouvais ça stupide. Ils m'ont appris les bonnes manières et comment me tenir en société. Pansy m'a même forcé à prendre des cours de danse avec elle, soi-disant pour « mon maintien », mais je pense surtout que ça la faisait bien rire. Je me force même à lire un bouquin par semaine ! Et que des livres moldus !

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A ce moment-là, Hermione ne savait pas si elle devait avoir peur, ou être impressionnée par tous ses efforts. Il avait vraiment changé, c'était incontestable et impressionnant. C'était un autre homme, à vrai dire, c'était le prince charmant dont elle avait toujours rêvé. Et en même temps, il conservait ce côté un peu maladroit et malicieux qui lui avait toujours plu chez lui, et elle sentait à travers ses gestes et ses regards qu'il restait le même qu'elle avait aimé si longtemps un secret. Complètement déstabilisée, elle murmura :

- Mais pourquoi tu as fait ça ?

- Pour toi Hermione. Je … je sais que je ne suis pas parfait, loin de là même, mais quand tu es partie, j'ai pris conscience de quelque chose. Tu es une femme exceptionnelle, et même si tu es partie pour retrouver tes parents, je sais que je n'étais pas à la hauteur. Alors j'ai décidé de changer, d'être meilleur pour toi. Parce que tu en vaux vraiment le coup, et tu mérites toute la peine que je me suis donné. Tu sais, tout le monde sait que tu mérites un homme extraordinaire et exceptionnel, parce que tu es parfaite. Tu es belle, intelligente, gentille, loyale et généreuse, tu vas très certainement accomplir de très grandes choses dans ta vie, alors tu as besoin d'un homme qui soit à ta hauteur, qui puisse t'épauler, un vrai prince charmant, c'est le minimum. Même Drago et Blaise le disent. Alors je sais que je suis loin d'être parfait, ou même un prince charmant, et je n'ai pas la prétention de te promettre de t'offrir tout ce dont tu as besoin, mais j'essaie vraiment d'être acceptable, pour toi …

Hermione avait la gorge serrée par l'émotion tellement elle était touchée et émue par son discours. Sans pouvoir s'en empêcher, elle se pencha par-dessus la table et déposa un baiser sur les lèvres du jeune homme. Puis, elle glissa sa main dans la sienne sur la table, et murmura :

- Tu n'as pas besoin de me prouver quoi que ce soit. Parce que pour moi, tu es parfait Ron, quoi que tu fasses.

Jamais un sourire ne lui avait paru aussi éblouissante et magnifique. Sous le coup de son impulsivité, Hermione suggéra :

- On pourrait peut-être oublier les desserts et partir maintenant ?

Elle ne fut qu'à moitié surprise qu'il refuse qu'elle paye sa part, et elle finit par accepter quand il lui promit que la prochaine fois, ce serait elle qui offrirait. Ils sortirent du restaurant et s'en éloignèrent à grand pas. Naturellement, Ron prit la main de la jeune femme dans la sienne, et il lui demanda :

- Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Tu veux que je te ramène au Terrier ?

- Je n'ai pas envie de rentrer au Terrier, et puis, on n'a pas encore discuté de nous. Tu pourrais peut-être me montrer où tu vis ?

Souriant, il accepta et les fit de nouveau transplaner. Il l'emmena jusqu'à un petit immeuble ancien, et ils montèrent au deuxième et dernier étage. Le Weasley ouvrit la porte, et rougit d'appréhension :

- Ce n'est pas très grand, mais c'est bien arrangé …

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Pour la première fois, la brunette découvrit l'endroit où vivait son meilleur ami. L'appartement devait faire entre 30 et 40 mètres carrés, et c'était un studio très bien aménagé. Directement sur la droite, il y avait une cuisine ouverte, petite mais fonctionnelle. Un peu plus loin, il y avait également une table pour manger à huit, et derrière la table, il y avait une porte qui devait donner sur la salle de bain. De l'autre côté de l'appartement, il y avait un coin salon, avec un canapé, des fauteuils, et même une bibliothèque et une petite télévision. Tout au fond, légèrement surélevé comme sur une estrade, il y avait un petit coin nuit, avec un grand lit double en fer forgé, des chevets, une commode et même un bureau, le tout séparé du salon par un paravent. C'était vraiment très douillet, et même décoré avec goût, ce qui poussa Hermione à demander :

- C'est toi qui a décoré ?

Le jeune homme sourit et avoua :

- J'ai beaucoup été aidé. Par Ginny et Pansy. En fait, je n'ai pas vraiment eu mon mot à dire. A non, si, j'ai eu le droit de choisir les cadres photos !

Cela fit rire la jeune femme, et il l'invita à s'installer sur le canapé. Il lui proposa aussi à boire, ce qu'elle accepta. Il la rejoint avec des cocktails sans alcool, et lui demanda :

- Toi, où tu en es ?

Elle soupira, et lui confia :

- J'avoue que je suis un peu perdue … Quand je suis partie, je savais que les choses auraient évolué quand on se retrouverait. Mais aujourd'hui, je sais ce que je veux. C'est toi que je veux Ron. J'ai … j'ai toujours les mêmes sentiments pour toi qu'avant mon départ, et j'ai vraiment envie qu'on se donne une chance. Si c'est ce que tu veux ?

Évidemment, elle appréhendait un peu sa réponse, mais elle se sentit tout de suite mieux quand il prit délicatement son visage dans ses grandes mains d'hommes, pour rapprocher leurs visages et lui donner un long baiser. Peu à peu, leur baiser prit de l'ampleur, et timidement, Hermione entrouvrit les lèvres pour l'inviter à approfondir son baiser, ce qu'il fit sans hésiter. Lorsqu'ils se séparèrent, à bout de souffle, le rouquin lui sourit avec tendresse tout en caressant sa joue :

- J'ai fait tout ça pour toi, ne doute pas un seul instant de ce que je veux. Je veux être avec toi.

Elle lui sourit et glissa ses mains autour de sa nuque pour l'attirer à elle pour un nouveau baiser. Celui-ci fut plus langoureux, Ron la tenait par la taille contre lui, et ils étaient avide des lèvres l'un de l'autre. Lorsque le baiser commença à s'intensifier, la jeune femme bascula en arrière sur le canapé, se retrouvant sous le rouquin, alors que leurs mains commençaient à doucement et timidement à se balader. Cependant, elle se détacha de lui :

- Attend, Ron, il faut qu'on parle d'un dernier truc …

- Oui, tout ce que tu veux …

Répondit-il en fixant avec gourmandise ses lèvres, ce qui la fit frémir. Elle se redressa un peu, le faisant se relever par la même occasion, et demanda :

- Quand je suis partie, on a dit qu'on ne s'attendait pas, qu'on était libre. Est-ce que … tu l'as fait ?

Soudain très mal à l'aise, l'apprenti auror avoua malgré lui :

- Je pourrais te mentir et te dire que oui, mais c'est faux. J'ai suivi Blaise dans des bars, et j'ai rencontré plusieurs femmes. Mais ça n'a jamais eu d'importance. Et toi ?

Malgré elle, Hermione avait un peu pâli. Évidemment qu'ils s'étaient promis d'être libres, et même si elle s'était attendue à cette réponse, ça lui faisait mal. Elle n'avait pas envie de l'imaginer avec d'autres femmes, mais en même temps, elle ne pouvait pas lui en vouloir parce que c'était elle qui avait proposé ça. Finalement, elle finit par répondre :

- J'ai rencontré quelques hommes mais … ça n'a jamais été sérieux, il ne s'est rien passé de plus que quelques baisers.

Un peu soulagé, Ron soupira et passa son bras autour de ses épaules :

- Est-ce que tu m'en veux ?

Préférant ne pas répondre parce qu'elle avait besoin d'un peu de temps pour digérer la nouvelle, elle lui donna un nouveau baiser, reprenant là où ils s'étaient arrêtés précédemment. Après de nombreux baisers sur le canapé, le jeune homme finit par la stopper et lui proposer avec douceur :

- Je pense qu'il est temps que je te ramène, non ?

Un peu confuse, la jeune femme approuva et ils transplanèrent au Terrier.

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Au lieu de seulement la raccompagner jusqu'à la porte – ils avaient déjà transplané à l'intérieur – le rouquin la raccompagna jusqu'à la porte de sa chambre. Souriant, il lui donna un dernier baiser :

- C'était une bonne soirée, je suis content de l'avoir passé avec toi Hermione. Bonne nuit.

Elle sourit et se glissa dans sa chambre, avant de l'interpeller :

- Ron !

- Oui ?

- On pourra recommencer ?

Encore une fois, il lui adressa ce sourire trop craquant et vraiment trop mignon dont il avait le secret, et il approuva avec confiance :

- Harry et Ginny vont nous inviter à manger chez eux dans trois jours, avec Drago, Blaise et Pansy. Mais si tu veux, on peut aller au cinéma mercredi prochain ?

- Ça me plairait beaucoup …

Et lorsqu'il fut partit, Hermione ne put s'empêcher de sautiller de partout dans la chambre tout en improvisant une petite danse de la victoire absolument ridicule. Elle était aux anges, parce que non seulement ce rencard avait été génial, mais elle adorait réapprendre à connaître Ron. C'était un nouvel homme qui lui plaisait énormément, et elle avait hâte que leur relation évolue. Elle se laissa tomber sur son lit, et finit par s'endormir avec un sweat du jeune homme pour toujours sentir cette odeur si addictive.


Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre, avec le rencard et leur discussion ?

J'essaie vraiment de faire un Ron qui a évolué, mais qui reste le même, malicieux mais mature, qu'en pensez-vous ?

Je vous retrouve mercredi prochain pour la suite, avec le dîner chez Ginny et Harry et la première rencontre entre Hermione et les serpentards (donc de nouvelles révélations !) et n'hésitez pas à me laisser plein de reviews pour me dire ce que vous avez pensé et ce à quoi vous vous attendez !