Salut à tous et toutes! Tout d'abord, je dois réparer un oubli. Merci à mon frère qui a trouvé le titre de cette fic pour lequel je n'avais pas du tout d'inspiration. Ensuite, bonne lecture!

Disclamer: Je pense que tout le monde sait que je ne suis pas Himaruya et que rien n'est à moi à part Tracy et son cousin.


Impossible n'est pas anglais

Chapitre 2

Arthur n'était ni fou de terreur ni paralysé par la peur. Au contraire, son esprit était calme et concentré. Des siècles de guerres, de haine, d'escarmouches, de passion plus ou moins avoué, de captures, de déni et d'évasions jouaient leur rôle. Il était tout entier tendu vers un seul objectif: une fuite rapide et efficace.

Angleterre tourna au coin d'un couloir et s'engagea dans les escaliers, les pas de son poursuivant résonnant derrière lui. Il dévala les marches jusqu'au deuxième étage, partit à ledit étage, entendant avec satisfaction son vieil ennemi continuer tout droit puis descendit par l'escalier de secours. Ensuite, il sortit par l'entrée principale. Francis, aveuglé par la rage, le chercherait en premier à la porte de service. Lui et ses préjugés stupides...On parlait de «filer à l'anglaise» chez le soi-disant pays de l'amour mais la norme chez lui était «prendre congé à la française».


Le poursuivi héla un taxi devant l'ONU et s'engouffra à l'intérieur. Malheureusement, France fut plus rapide que prévu et il l'aperçut grimper dans un autre, une centaine de mètre derrière lui. Il jura entre ses dents. Son chauffeur était une jeune femme vêtue de vêtements noirs sales et déchirés, un piercing dans le nez et coiffée d'une crête orange. Elle lui plut tout de suite, lui rappelant des souvenirs.

-Je vous emmène où?

-Semez d'abord celui-là!

La punkette repéra tout de suite l'autre taxi qui les suivait.

-OK, accrochez-vous!


Elle accéléra et se faufila dans la circulation new-yorkaise avec une aisance et une vitesse impressionnantes. Mais leur poursuivant était aussi bon. La fille fonça, grillant plusieurs feux rouges. Malgré tout, l'autre chauffeur parvient à se faufiler, évitant de justesse un camion citerne qui faillit arracher sa portière gauche.

-Il est toujours là!

-T'inquiète, j'ai un plan pour perdre Jo.

-Jo?

-Je reconnais son style de conduite, c'est un pote.

Ledit Jo les rattrapait peu à peu.


-Mademoiselle...

-Tracy. Relax, on arrive.

La nation vit qu'ils arrivaient au port de Manhattan. Leur voiture fonçait vers un grand bateau blanc à quai. Les marins qui étaient en train de bavarder sur l'embarcadère s'écartèrent précipitamment du passage.

-Vous êtes dingue!

-OUI!

-Le frog devra me repêcher pour m'assassiner, eut le temps de penser Arthur.


Le taxi passa la passerelle et atterrit sur le pont. Le passager ferma les yeux en voyant une pile de caisses se rapprocher dangereusement. Il y eut un crissement de pneus puis il les rouvrit, découvrant que le véhicule s'était arrêté à dix centimètres à peine du tas et que le navire démarrait. Un Angleterre un peu vert sortit du véhicule et paya généreusement la conductrice ainsi que son cousin, le propriétaire du Bitch Mary, ce qui lui évita de finir le trajet à la nage. Le cousin mesurait 1m80, était très costaud et pratiquait le karaté pendant son temps libre. Il le débarqua sur l'autre rive, du côté de Brooklyn. Avant de s'éloigner, le fuyard salua la folle du volant qui repartait déjà. Son plan consistait à se perdre dans les ruelles pour rejoindre un des appartements qu'il avait chez Alfred. Arthur était un peu paranoïaque, comme toutes les vieilles nations, et aimait disposer de cachettes un peu partout dans le monde. Il savait que l'hyperactif gaffeur qui lui servait de fils accepterait de le cacher.


A peine entama-t-il son projet qu'il fut rudement bousculé et plaqué contre un mur par un Francis nu et ruisselant, ayant de toute évidence traversé à la nage. Et encore plus furieux qu'avant.

-Angleterre...

Il utilisait son nom de pays, c'était très très mauvais. France se colla à lui, lui tordant le bras derrière le dos. Il ne parvient pas à se dégager. Et le corps chaud contre le sien ne l'aidait pas à trouver une solution.

-As-tu déjà porté un enfant?


Le plus précieux de ses secrets, si soigneusement gardé depuis plusieurs siècles, était éventé. L'Albion ressentit un mélange de crainte et de désespoir. Crainte de ce qui arrivera ensuite, désespoir parce que ses derniers espoirs que Francis lui pardonne venaient de s'envoler.

-L'espérance est une salope, songea-t-il brièvement.

Alors, le Royaume-Uni s'accrocha à sa fierté, cette maudite fierté qui lui permettait de tenir dans les situations difficiles, qui le protégeait mieux qu'aucune armure mais aussi celle qui l'empêchait d'avouer sa faiblesse et de demander de l'aide alors qu'il en avait besoin.

-Trois. États-Unis, Canada et Sealand. Tous de toi.


Si le contexte avait été différent, il aurait rit de la tête d'ahuri de son vieux rival.

-Pourquoi tu n'as rien dit?

-En 1600? Avec toi et les autres qui m'appréciaient très moyennement? Je ne me voyais pas débarquer sur ton navire et te sortir «Je sais qu'on est ennemis, qu'on se déteste et qu'on est deux hommes mais on va avoir un gosse». Puis, Peter est arrivé, en pleine Guerre Froide. Je me suis tut pour les protéger.

-J'aurais pu t'aider.

Arthur aurait dû se taire.

-Plutôt crever qu'accepter ton aide!

C'était la phrase de trop. Il avait profondément blessé Francis par ses mots et rendu encore plus enragé.


Un poing brutal s'écrasa sur son nez et le cassa. Puis, son ventre, son visage, ses couilles partout. Angleterre ne se défendit pas, se contentant de se rouler en boule en protégeant sa tête de son mieux. C'était une pluie, une averse, une tempête de coups. Bientôt, il se retrouva sur le dos et comprit, dans un dernier éclair de lucidité, que France ne s'arrêterait pas avant d'avoir martelé chaque pouces de son corps. Il entendait ses propres os craquer, le bruit sinistre de la chair heurtant la chair. Une brume rouge envahit son champ de vision et il n'eut plus conscience que de la douleur. Puis, tout s'arrêta.


Fin de la fic! Non, je déconne, me tapez pas!

A mon tour de faire chier tout le monde avec un cliffhanger.

Oui, Angleterre est bien lynché par France dès le deuxième chapitre. Et oui, ceci est une fic FrUK.

Fans d'Angleterre, sachez que la violence n'est jamais une solution.

J'ai l'impression que les sentiments de ce cher Iggy sont un peu confus mais il y a des trucs que je ne peux pas révéler tout de suite. J'attends vos hypothèses sur pourquoi Francis a réagit ainsi.

Merci aux rewieveurs du précédents chapitres, à ceux qui ont suivi et mit en favori et même aux anonymes. Peace and love, à plus!