Merci pour toutes vos reviews, ça m'a fait très plaisir! Alors sans attendre voilà le deuxième chapitre, j'espère qu'il vous plaire ( il est un peu plus long que le premier ) !

Bonne lecture ! :D

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La chambre d'hôpital était silencieuse. Seul le bruit de l'électrocardiogramme se faisait entendre. La femme allongée sur le lit dormait paisiblement, encore sous l'effet du somnifère. La blonde qui attendait à son chevet lisait un livre sur le Moyen-Âge, elle semblait s'abreuver de chacun des mots. Le tableau était en soi très banal pour un centre de soin. Le regard émeraude de la légiste vint se poser sur les cheveux bruns de Jane, elle attendait patiemment son réveil. La détective, comme attiré par l'attention de son amie, entrouvrit un œil. Maura se précipita à ses cotés et lui prit la main.

"Bonjour Jane.

-M-Maura? Mais qu'est-ce que tu fais là?

-J'attendais que tu te réveilles, quelle question!"

À ces mots, la brune prit le temps d'observer où elle se trouvait. L'hôpital lui revenait peu à peu à l'esprit.

"Je me suis prit un balle dans le ventre, c'est vrai.

-Tu t'en souviens?

-Non, c'est le médecin qui me l'a dit tout à l'heure.

-En réalité il te l'a dit hier.

-Je dors depuis combien de temps?

-Dix-huit heures si mes calculs sont exacts, et ils le sont toujours.

-Quoi? Mais comment j'ai pu dormir aussi longtemps?

-Au début, c'était un sommeil naturel, mais tu faisais des cauchemars et tu étais agitée. Ils t'ont donné un somnifère pour que tu puisse te reposer.

-D'accord, ceci explique cela. Mais je ne sais toujours pas pourquoi j'ai encore prit une putain de balle dans le bide!

-Langage Jane!

-Désolée...

-Pas de soucis, tu ne te souviens même pas de l'affaire?

-La dernière chose donc je me souviens c'est d'être allé au théâtre avec toi.

-C'était il y a deux semaines.

-Bordel!

-Langage!

-Qu'est-ce qui s'passe dans ma tête?

-Amnésie rétrograde Post-traumatique.

-Après que je me sois faite tiré dessus? Mais ça n'a pas de sens Maur', je me fais tirer dessus tout le temps! Ça fait parti de mon métier!

-Si tu ne te rappelles de rien, c'est normal que tu ne comprennes pas. Je vais tout te raconter.

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Deux semaines plus tôt:

La journée était maussade, la pluie s'abattait sur Boston sans interruption depuis plusieurs jours. Les habitants ne sortait plus sans parapluie, seuls quelques optimiste persistait à croire que tout allait s'arrêter. De son côté, le docteur Maura Isles préparait son café avec beaucoup de soin. Le temps l'importait peu, elle ne voyait que le côté positif de la chose.

"Les cultures ont besoin d'eau, et les nappes phréatiques vont se remplir." avait-elle dit à Frost. La blonde était toujours optimiste dans des moments comme celui-là, cela avait toujours fait rire son amie Jane Rizzoli. Inséparables et confidentes, personne n'oserait défier les deux amies, que ce soit au travail ou dans la vie privé. C'était le jour de repos de la légiste et elle avait décidé d'en profiter pour faire de la méditation, pourtant, le destin en avait décidé autrement.

Le téléphone poser sur la table basse sonna.

"Docteur Isles.

-Maura, amènes-toi on a un corps.

-Jane, c'est mon jour de repos. Tu dois appeler Pike.

-J'ai essayé, il ne répond pas et j'ai besoin d'un légiste. S'il-te-plait Maur'!

-J'arrive laisse-moi le temps de me changer.

-Merci, t'es géniale. A toute'!"

Le rouge était monté aux joues de la légiste. Cela n'avait pourtant rien d'extraordinaire. Des compliments comme cela, la brune lui en faisait tous les jours.

•••••••••••••••••••••••••••••••

La scène de crime était situé en plein milieu du Common Boston Parc. Le lieutenant Jane Rizzoli posait des questions aux témoins en attendant son amie.

"Ah Maura! Merci d'être venue, tu me sauves la vie!

-De rien, mais j'avais pleins de chose de prévue aujourd'hui. Tu as une dette envers moi."

Elle lui fit un clin d'oeil et s'approcha du cadavre.

"Ouah, tu ne m'avais pas dis que le corps était comme ça.

-En réalité, je ne l'avais pas vu quand je t'ai appelé."

Une femme était suspendu à une branche d'un saule pleureur. Elle portait des vêtements anormalement chaud, même pour la saison. Ce qui choqua le plus la légiste fut le masque poser sur son visage. On voyait tout de suite qu'il ne correspondait pas aux traits de visage de la victime. La blonde essaya vainement de l'enlever.

"Il est collé à l'épiderme.

-Tu vas pouvoir l'enlever?

-Oui, mais uniquement à la morgue.

-Ok, alors on se retrouve là-bas. A plus tard Maura!"

La femme se retourna et partit vers sa voiture accompagnée de Frost. Ses longs cheveux, remontés en queue de cheval, se balançaient au rythme de ses pas. Maura sourit bêtement à cette vision. Elle se surpris elle même à observer son amie de cette manière. Elle fit signe aux policiers de transporter le cadavre à la morgue et partit à son tour en quête de vérité...

••••••••••••••••••••••••••••••••

L'air frais de la morgue fit frissonner Jane. Malgré la fréquence de ses visites au sous-sol, la fraicheur la surprenait toujours. La détective regarda quelques secondes la légiste travailler. Elle s'affairait autour du cadavre désormais nu sur la table de fer.

"Salut Maura!

-Bonjour Jane, j'ai presque fini d'enlever le masque.

-Comment tu as fait, je croyais qu'il était collé...

-J'ai chauffé la colle et elle a fondu, tout simplement.

-Encore une fois tu es brillante... Alors qu'est-ce tu as trouvé?

-Pour l'instant je peux te dire que la victime est morte de froid aux alentours de deux heures du matin.

-Morte de froid? Je sais qu'il fait moche mais pas au point d'en mourir.

-C'est ce que je pensais... D'ailleurs, elle a des engelures sur les mains et les pieds.

-Tu sais ce qui aurait pu faire ça...

-Je n'aime pas les hypothèses, je te dirais après des analyses supplémentaires.

-Maura! S'il-te-plait...

-Humf... Je pense que la victime est resté un ou deux jours dans une chambre froide avant de mourir.

-Elle a du beaucoup souffrir... Est-ce que tu as retrouvé un ADN étranger ou un échantillon qui puisse nous aider à identifier le meurtrier?

-Il y avait bien de la peau sous les ongles de la jeune femme. On attend les résultats.

-Ok, merci. Tu m'appelles quand le masque est décollé?

-Tu peux rester en attendant, il ne reste que quatre minutes.

-D'accord. Au fait, tu as eu des nouvelles de Pike?

-Oui, monsieur le docteur Pike est alité à cause de ses maux d'estomac...

-Un peu de compassion Maur'! Cet homme est amoureux de toi!

-Jane, il était saoul quand il me l'a dit... Et en plus il ne s'en souviens pas.

-Promet-moi de ne pas le faire entrer dans la famille.

-Ne t'en fais pas, ça ne risque pas..."

DRIIIIIING...

"Qu'est-ce que c'est?

-L'alarme, cela veut dire que je peux décoller le masque.

-Préviens moi la prochaine fois, j'ai sursauté!

-L'agent de terrain très expérimenté Jane Rizzoli sursaute à l'entente d'un pauvre réveil... Pas très professionnel tout ça!

-Qu'est-ce qui n'est pas très professionnel?"

Le détective Frost était entré sans se faire entendre des deux femmes. Une fois encore cela avait surpris la brune.

"Rien, Jane à les nerfs à fleur de peau...

-Pas du tout, d'ailleurs qu'est-ce que tu fais là Frost... Tu détestes les macabés...

-Je suis les conseil de Maura, j'essaye de surmonter ma peur.

-Ben alors approche-toi, on va enlever le masque.

-Humf..."

L'homme à la peau nuit s'approcha lentement. La dernière fois qu'il avait tenté une approche il avait vomi dans l'évier . Une fois arrivé il contempla le corps, l'incision en Y avait été recousue et si il ne le savait pas, il aurait pensé que la victime dormait. La légiste retira lentement le masque, en prenant bien soin de ne pas le casser et de ne pas endommager le visage. Quelques filets de colle s'accrochaient aux rebords de l'oeuvre de plâtre. Le visage qui se cachait en dessous était celui d'une jeune femme. Le noir sous ses yeux ne s'était pas dissipé avec le masque, il était la, figé, gravé comme sur du marbre. Elle avait pleuré.

"Elle s'appelle Tracy McFliny. Dix-neuf ans. Elle est étudiante en droit. Elle vit dans South Boston."

Frost avait lancé la reconnaissance faciale des que le masque avait été enlevé. Il y avait eu plus de résultats qu'avec les empreintes digitales.

"Elle était jeune, on peut contacter ses parents?

-Apparemment, il y a une injonction contre eux. Ils ne peuvent plus l'approcher depuis sept ans.

-Pourquoi?

-Maltraitance.

-Ça veut dire qu'elle est en famille d'accueille, ou du moins qu'elle y est resté quelques années. Korsak tu fais des recherches de ce côté là, Frost tu visionnes toutes les vidéos de surveillance près du Common Boston Park, tu privilégies les entrées ouest et sud. Et moi je vais à sa faculté de droit avec Franckie. Salut Maura, on se voit plus tard!

-Bonne chance!"

Les trois agents quittèrent la chambre mortuaire en même temps. Aucun ne parlait, accaparés par l'enquête en cours. La porte se referma sur Jane qui fit un dernier geste de la main pour dire au revoir à son amie légiste. Un sourire s'étendit sur le visage de la blonde.

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L'université s'étendait sur un vaste espace de verdure. Le bâtiment central était en brique rouge et portait l'insigne de la faculté. Au milieux de la cour siégeait une fontaine de marbre blanc.

"Typiquement le genre d'endroit que Maura adorerait."

Avec un sourire elle pensa à son amie isolée à la morgue. Elle regarda autour d'elle et aperçût un groupe d'étudiant. Un seul coup d'oeil suffisait pour voir qu'ils ne faisaient pas partie du même monde qu'elle, mais plutôt de celui de la légiste. Elle alla trouver le directeur de l'établissement et dût pour cela demander à un étudiant qui discutait avec ses amis:

"Excusez-moi, le bureau du directeur?"

La détective s'était exprimée avec toute la politesse dont elle était capable envers des gosses de riches.

"Au bonjour madame, je peux vous montrer autre chose que le directeur si vous voulez?"

Ses amis éclatèrent de rire et se tapèrent dans la mains.

"Juste le bureau du directeur, le reste je m'en fiche.

-C'est dommage, je vous aurez bien fait découvrir la cavalerie!"

Cette la brune en avait assez. Les jeunes lui devait le respect tout comme elle les respectait.

"Ah, ça t'amuse! Tu sais à qui tu parles petit?

-Et vous, vous le savez?

-Je parle à un pauvre gosse de riche qui ne sait même pas être respectueux envers un représentant des forces de l'ordre!"

Elle lui colla son insigne sous le nez.

"Tu vois ça, ça veut dire que je peux t'arrêter sur le champ si tu ne cesse pas tes gamineries, et ça vaut aussi pour tous tes ptits copains. Ah, une femme flic, incroyable. Et vous savez quoi je vais vous dire que j'y suis arrivé toute seule sans l'aide de mon père plein de fric!"

Plus personne ne rigolait à présent. Plusieurs élèves avaient tourné la tête et observé la scène.

"Je répète, le bureau du directeur s'il-te-plait?

-Au fond du couloir ouest du bâtiment central. Il faut prendre l'escalier quatre et tourner à droite. Ensuite vous aller tomber sur le couloir.

-Merci jeune homme."

Elle rangea son insigne et laissa paraitre son arme au passage. Les quatre étudiants repartaient en cours, ils étaient devenus blancs comme un linge. La brune arriva rapidement à la destination souhaité. La secrétaire la fit entrer et elle pût enfin s'entretenir avec .

"Vous avez fait un entrée remarquée lieutenant Rizzoli.

-Vous auriez pu m'envoyer quelqu'un, cela m'aurait évité de faire peur à vos élèves.

-Ça leur fait du bien. Vous savez avec tous les privilèges que leur offre leur statut social, ils oublient bien vite à respecter les autres. C'est un de mes grands regrets... Que puis-je pour vous?

-Je voudrais le dossier scolaire de Tracy McFliny et aussi vous poser quelques questions à son propos.

-Il lui ai arrivé quelque chose?

-Elle a été retrouvé morte ce matin.

-Oh mon dieu..."

Il s'assit sur son fauteuil et laissa une larme couler le long de sa joue.

"Je suis désolée, vous connaissiez bien Mlle McFliny?

-Elle vit chez nous depuis sept ans. Après que ses parents eurent été éloignés nous l'avons recueilli ma femme et moi.

-Cela explique qu'elle soit dans une université aussi prestigieuse. Toutes mes condoléances, je ne savais pas. J'aurais été plus délicate sinon...

-Tout va bien, ce n'est pas votre faute. Permettez-moi d'appeler ma femme pour la prévenir, je répondrais à vos questions ensuite.

-Bien entendu."

Le coup de fil fut bref, la femme le rejoindrais dans une vingtaine de minutes. Durant ce laps de temps, la détective appris de que la victime avait suivi une thérapie pour oublier le traumatisme de son enfance. Elle s'en était sortie au bout de trois ans et avait reprit une scolarité normale. Sa meilleure amie s'appelait Darby Jones, elles étaient inséparable depuis le procès. D'après son hôte, la jeune fille était célibataire. Il commençait à se faire tard et la brune décida de rentrer. Le soleil baissait progressivement dans le ciel. Les couleurs dansaient dans le ciel avant de laisser place aux étoiles et à l'épaisse nuit. Après un dernier passage au commissariat elle rentra chez elle. Son appartement était en désordre, encore une fois. Le linge propre attendait d'être plié, le linge sale d'être lavé et Jo Friday d'être nourri. Après quelques caresses affectueuses elle prit une bière dans le frigidaire et alluma la télévision. Un bon match de baseball lui ferait le plus grand bien. Cette affaire était vraiment moche. Une fille qui se sort enfin d'un traumatisme se fait tuer par un malade en la mettant dans un congélateur géant, de plus, elle ne comprenait pas la signification du masque que Maura avait retiré. Maura, la brillante légiste et sa meilleure amie. Le lien qui les unissait était vraiment fort pour deux personnes si différentes. Différentes mais complémentaires. Jane repensa aux fous rires et aux crises de nerfs, toutes les épreuves qu'elles avaient traversées ensemble. Doyt et Doyle. Deux histoires qui les avaient d'abord éloignées pour ensuite les rapprocher. La femme se surpris elle-même:

"Pourquoi je pense à Maura maintenant. Je suis en train de regarder un match de baseball là!"

Au moment où la phrase franchit ses lèvres, quelqu'un frappa à sa porte.

"Il est neuf heure, qui ça peut être?" pensa-t-elle.

La réponse devient rapidement une évidence. Elle vit par le judas la longue chevelure blonde de son amie. La brune ouvrit la porte lentement, tout en s'interrogeant sur la venue de la légiste.

"Tiens Maura, c'est étonnant que tu sois là, je pensais justement à toi!

-Ah bon, tu pensais à moi?"

Le cœur de Jane fit un bond.

"Qu'est-ce qui me prend de lui dire ça... Elle va s'imaginer des choses!". Le visage de la détective vira au rouge et elle tenta de se cacher derrière une mèche de cheveux. Elle reprit plus sérieusement:

"Enfin je pensais à l'enquête et au masque. (ce qui n'était pas totalement faux)

-Oh, je vois."

Elle ne le dit pas mais Maura était un peu déçue de la réponse, elle s'était sentie joyeuse à l'idée d'occuper les pensées de son amie.

Les deux femmes s'installèrent sur le canapé.

"Alors dis-moi, qu'est-ce qui t'amène?

-Je voulais discuter avec toi, tu sais... Je trouve que tu travailles beaucoup en ce moment et je me dis que c'est peut-être à cause de Casey..."

Elle avait prononcé le mot interdit, en quelques secondes l'esprit de Jane se ferma complètement.

"Maura, je vais bien. Il est en vie.

-Mais il est reparti en Afghanistan...

-Pourquoi je m'inquiéterais pour lui, il a déjà failli perdre deux jambes et il s'en est bien tiré non?

-Tu ne peux pas renier le problème indéfiniment.

-Ecoute Maur', ça me touche beaucoup que tu viennes me voir pour ça mais je me dis qu'après tout si Casey décide de repartir c'est son choix... Je ne l'ai pas vu pendant quatre mois, il passe une nuit avec moi et m'annonce qu'il repart. J'en ai assez de jouer à ça, j'ai besoin de stabilité. Tu comprends?

-Parfaitement, je me dis juste que tu aurais pu venir me parler au lieu de te réfugier dans le travail...

-Tu étais occupé à donner ton rein à ta demi-sœur et à te réconcilier avec ta mère biologique...

-J'aurais toujours du temps pour toi Jane Rizzoli."

Elle prit son amie dans ses bras. Les larmes que la détective avaient retenu jusque là, coulèrent le long de sa joue. Elle oubliait Casey petit à petit. Maura la réconfortait, séchait ses larmes. Au bout d'une heure lovée l'une contre l'autre, les deux femmes s'endormirent. Le pays des rêves les emmena loin des soucis de la vie pour leur permettre de se réconcilier avec le bonheur...