Salut salut tout le monde !
Je tiens à vous remercier pour toutes vos reviews, plus de 10 pour un chapitre, waouh !vous flattez mon orgueil !mdr
Voici donc le premier vrai chapitre de cette fic, qui est je dois le reconnaître assez court mais bon, ce n'est pas comme si vous n'y êtes pas habitué !
De plus, j'ai mes partiels à la rentrée et je n'ai pas vraiment été très studieuse jusque là donc et oui, faut que je m'y mette ce qui signifie que le prochain chapitre arrivera à la fin du mois, je ne pense pas avant !
Sur ce , je vous laisse avec ce pti bout d'écriture qui j'espère vous plaira !
Bonne lecture !
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Chapitre 1- Monseigneur, un voyageur vous demande audience.
Le roi releva la tête du manuscrit qu'il lisait et posa son regard clair sur le garde en face de lui.
- Un voyageur ? répéta-t-il.
- Oui Monseigneur, il en porte la tenue.
Le souverain reposa son manuscrit.
- Qu'il entre.
Le garde s'inclina puis s'éloigna. Une minute plus tard, il revenait escortant jusqu'au trône le visiteur. Le roi observa sa longue cape sombre tombant presque jusqu'aux chevilles et le large capuchon qui recouvrait son visage et eut alors un sourire inattendu.
- Suivez-moi, déclara-t-il avec autorité en se levant.
Il descendit les quelques marches au sommet desquelles il trônait, puis se dirigea vers une porte majestueuse située sous l'une des grandes arcades de la salle.
Sans un mot, le voyageur le suivit. Ils cheminèrent ainsi durant de longues minutes, arpentant différents couloirs. Enfin, le roi ouvrit une porte plus modeste que les autres. De l'autre côté, une pièce chaleureuse, confortable, s'offrit à eux. Un feu ronflait dans la cheminée, de hautes étagères remplies de livres richement reliés garnissaient les murs.
Le roi avança jusqu'au milieu de la pièce puis se retourna vers son visiteur. Celui-ci pénétra dans la pièce, fermant la porte derrière lui.
- Je suis à la fois fort heureux et fort surpris de votre venue, mon ami, déclara enfin le roi avec un sourire.
Son interlocuteur retira la capuche de son vêtement, dévoilant ainsi des cheveux d'un blond lumineux, un visage aux traits parfaitement réguliers et une bouche qui rendait au souverain son sourire.
- C'est un plaisir de vous revoir roi Elessar, dit-il en s'inclinant légèrement.
Le souverain leva les yeux au ciel avant de déclarer, sans se départir de son sourire :
- Vous savez bien que pour un vieil ami tel que vous, je resterai Aragorn.
Les deux hommes éclatèrent de rire avant d'échanger une étreinte rendue quasi-fraternelle par tant d'années d'amitié. Lorsqu'ils se séparèrent, Elessar invita son compagnon à s'asseoir dans l'un des fauteuils qui faisaient face à la cheminée.
- A présent mon ami, je vous écoute, qu'avez-vous à me raconter ? Cela faisait plusieurs années que je n'avais pas eu le plaisir de vous voir.
Son interlocuteur hocha lentement la tête.
- Oui, il est vrai. J'ai longtemps… voyagé.
- Voyagé ? répéta l'ancien Rôdeur. Legolas… vous la cherchiez toujours, n'est-ce pas ?
L'elfe ne répondit pas. L'homme soupira.
- Avez-vous des nouvelles de nos compagnons, de Merry, de Pippin ? demanda-t-il, souhaitant changer de sujet.
Soulagé et remerciant intérieurement son ami, l'elfe répondit :
- Mes pas ont eu le bonheur de me conduire jusqu'en Comté il y a peu. J'ai pu y apprendre que Merriadoc était à présent deux fois grand-père. Peregrïn pour sa part profite de l'affection de ses enfants pour se remettre de la mort de son épouse, survenue l'an passé.
- Et Sam ?
Le visage de l'elfe s'assombrit légèrement avant qu'il ne réponde :
- Les cicatrices du passé ne guérissent jamais entièrement, particulièrement celles infligées à celui qui a accompagné le Porteur de l'Anneau si loin. Cependant, sa famille l'a, je crois, beaucoup aidé à s'en remettre, ainsi qu'à surmonter le départ de Frodon.
Elessar hocha la tête. Il s'en doutait. Le Hobbit ne serait jamais plus comme avant, trop d'épreuves l'avaient blessé. Il observa alors l'elfe assis en face de lui.
- Legolas, vous ne m'avez pas répondu… êtes-vous encore à sa recherche ?
L'elfe n'amorça pas la plus petite trace de réponse.
- Je sais très bien que ce n'est pas ce que vous souhaitez entendre, et je sais aussi qu'on a du vous répéter cela plusieurs dizaines de fois, mais…
- Non Aragorn, dit enfin Legolas.
Il releva la tête et plongea ses incroyables yeux bleus dans ceux de son ami. Son regard était d'une incroyable sévérité, très peu habituelle à l'elfe.
- Ne me dites pas cela, ne me dites pas que je devrais abandonner, ne me dites pas que je devrais poursuivre dignement ma vie, et surtout, ne me dites pas que de toute façon, elle est probablement morte.
Il se leva et arpenta la pièce.
- Vous continuerez donc ? Vous passerez donc votre immortalité à courir après une chimère ? Miria n'est plus, Legolas. Qu'elle soit morte ou éloignée de tout, la Miria que nous avons connue et aimée ne reviendra jamais.
L'elfe avait arrêté de faire les cent pas pour se placer devant la cheminée.
- Je sais tout cela.
Il se retourna vers son ami.
- Ne croyez pas que je ne me suis pas déjà posé mille fois ces questions, que je n'ai pas pensé mille fois à abandonner. Cependant…
Il s'interrompit, comme pour chercher ses mots.
Le souverain l'encouragea à continuer en se levant et en plaçant une main sur son épaule.
- Aragorn, murmura-t-il presque, qu'auriez-vous fait si Arwen avait disparu ?
Le souverain paru surpris de la question pendant quelques secondes avant de répondre avec un petit sourire.
- Je pense que j'aurai préféré sillonner toute la Terre du Milieu jusqu'au Mordor plutôt que de baisser les bras et d'abandonner tout espoir. Mais en revanche, je sais aussi que je ne l'aurai finalement pas fait, car ma place est ici, auprès de mon peuple.
Il marqua une pause.
- Et je suis certain que le vôtre s'ennuie de son prince, finit-il avec un petit sourire destiné à alléger l'atmosphère.
Cependant, l'elfe ne répondit pas à ce sourire. Il semblait au contraire plongé dans une profonde réflexion et l'ancien Rôdeur pouvait distinguer également une certaine mélancolie dans ses gracieux traits.
- Il est vrai, murmura-t-il enfin, que Mirkwood me manque cruellement. Cela fait des années à présent que je n'ai pas eu le bonheur d'en contempler les arbres millénaires.
L'homme ne répondit pas, conscient de l'importance des dires de l'elfe. Depuis la fin de la guerre, c'était la première fois qu'il l'entendait émettre des regrets sur la vie d'errance et de recherche qu'il avait choisie.
- Mais comprenez-moi Aragorn, poursuivit l'elfe, abandonner sa recherche, ce n'est pas seulement abandonner tout espoir de la retrouver, c'est également accepter qu'elle n'ait été qu'une légende qui n'existe que dans les contes que l'on raconte parfois aux enfants.
Les yeux de l'elfe fixés impitoyablement sur lui, l'homme ne savait que répondre. Finalement, il affermit sa poigne sur l'épaule de son ami.
- Jamais vous ne l'oublierez Legolas, et jamais ceux qui l'ont connue ne l'oublieront ; n'est-ce pas là l'essentiel ?
Avant qu'il ne puisse obtenir une réponse, la porte s'ouvrit doucement sur une femme vêtue d'une robe bleu profond, sertie de pierres précieuses qui la rendaient étincelante. Son visage aux formes parfaites était encadré par une cascade de cheveux sombres et brillants.
Arwen Undomiel, reine du Gondor, venait de pénétrer dans la pièce.
La conversation entre les deux amis prit fin.
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Seul dans l'un des jardins du palais, Legolas contemplait le ciel. Allongé sur un banc, il cherchait à reconnaître différentes étoiles parmi la multitude qui se détachait sur le ciel d'un noir d'encre.
S'il avait appris à les distinguer dès son plus jeune âge, c'était uniquement dans la perspective de se repérer durant un voyage de nuit.
Mais elle, elle lui avait appris bien plus, elle lui avait enseigné durant des nuits entières les connaissances et les croyances de son peuple. Il se revoyait encore, tous deux étendus dans l'herbe non loin de leurs compagnons endormis.
« Et tu vois celle-là ? Elle s'appelle Galia. Elle porte le nom d'une reine qui…Oh et celle-ci ! C'est… »
L'elfe se passa la main sur le visage, chassant la vision qui s'imposait à lui. C'était il y a si longtemps, presque une vie pour un homme.
Il repensa à sa conversation avec Aragorn plus tôt dans la journée, il repensa combien son ami avait raison.
Cela faisait longtemps qu'il avait accepté que seules deux perspectives s'offrent à lui : la première que Miria soit bel et bien morte ce jour là devant la Porte Noire, la seconde que même si elle avait survécu, elle ne se soit jamais manifestée à lui…
Cette dernière idée lui était presque aussi douloureuse que la première, d'autant plus qu'il avait du mal à la concevoir. Comment ? Elle l'aurait abandonné de la sorte, méprisant ainsi tout ce qu'ils avaient pu vivre ?
Il se dégoûtait alors à préférer sa mort plutôt qu'un pareil abandon…
Cependant, une autre partie de lui continuait de croire, d'espérer plus que tout qu'elle soit encore vivante, qu'elle respire, rit et vive encore. Qu'elle dégage encore cette aura envoûtante de vitalité qui l'avait séduit dès leur première rencontre alors qu'il n'était encore qu'un jeune elfe de quelques centaines d'années
« Jamais vous ne l'oublierez Legolas, et jamais ceux qui l'ont connue ne l'oublieront ; n'est-ce pas là l'essentiel ? »
Ces paroles de Aragorn venaient sans cesse le hanter. Avait-il raison ? Devrait-il se contenter de ses souvenirs pour continuer à vivre ? Voilà plusieurs années que son père le rappelait auprès de lui, arguant que Mirkwood avait besoin de son prince. En pourchassant un être aimé de son passé, il en méprisait plus d'un autre de son présent.
« La Miria que nous avons connue et aimée ne reviendra jamais »
Legolas se redressa en position assise et plongea son visage dans ses mains.
Oui, il allait le faire. Il devait le faire, pour son père, son peuple, ses amis et surtout pour lui-même.
Brusquement, il se leva et franchit par de grandes enjambées la distance jusqu'au parapet du jardin. L'immensité de la plaine s'offrait à présent à lui, baignée dans la lumière argentée de la Lune.
- Ma quête est terminée, murmura-t-il.
Il s'adressait au ciel, à la nature, à la cité sous ses pieds, à la Terre du Milieu même, comme un gage de sa décision.
Il plaça ensuite ses deux mains parfaitement à plat sur la pierre froide, baissa un instant la tête.
Lorsqu'il quitta le jardin une minute plus tard, une unique trace ronde sur le parapet indiquait que quelqu'un y avait laissé couler une larme.
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A quelques mètres de là, dans un recoin plus sombre du jardin, une silhouette se détacha de l'ombre d'un bosquet.
Grand et mince, l'inconnu était à peine visible dans ses vêtements impeccablement noirs.
Ses yeux seuls se détachaient dans l'obscurité. Noirs, brillants, immobiles et surtout grands ouverts, ils fixaient impitoyablement la place où se tenait l'elfe quelques secondes plus tôt.
Sur son visage qu'éclairait faiblement un rayon de lune entre deux nuages, un sourire mauvais étirait ses lèvres.
Il exprimait une funeste satisfaction.
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Ahahahha alors quel est ce mystérieux inconnu ?
Vous le saurez au prochain chapitre !
En attendant, dites-moi ce que vous pensez de ce premier vrai chapitre ; comment trouvez-vous Legolas ? Ne vous inquiétez pas, il va être un peu plus actif dès le chapitre 2 !
Bisous à tous !
