HEllO ! Voici le deuxième chapitre ;) Le troisième sera le dernier
Bonne lecture!
Chapitre 2
Une cacophonie sans nom régnait dans l'enceinte du collège. Tandis que les professeurs guidaient les élèves vers un abri où ils seraient protégés du froid et d'une éventuelle attaque directe, Adrien et Marinette durent s'éclipser et s'éloigner du groupe le plus discrètement possible. Ils penseraient à une excuse plausible plus tard en temps voulu la priorité était d'arrêter ce nouvel ennemi complètement givré.
– J'espère que ce n'est pas Chloé qui a été akumatisée, dit Adrien tandis que lui et sa partenaire couraient dans les couloirs afin de trouver un endroit où se transformer.
– En soi, c'est possible, déclara Marinette. On dirait que l'akumatisé a le pouvoir de la glace, et c'est connu de tout le monde que Chloé peut souvent se montrer très...
– Froide ?
– Tu m'ôtes le mot de la bouche, mon chaton. Mais nous devons faire vite avant qu'on ne se croit complètement au Pôle Nord.
Après plusieurs secondes de course à travers le collège, les deux adolescents se réfugièrent dans un simple placard avant d'ordonner à Tikki et Plagg de les transformer. Leur course reprit, et ils accélèrent vers la vitre du fond qui les séparaient de l'extérieur.
Juste avant qu'ils ne sautent et ne la brisent. Un vent glacial souffla sur eux, manquant de les geler, mais leur détermination était plus forte et les rendaient résistant à ce froid polaire qui venait de s'abattre en plein mois de juin. Ladybug attrapa Chat Noir au vol par la taille, tout en dégainant son yo-yo. Elle le lança à toute vitesse avant de se balancer dans la direction des cris de leur ennemi.
Mais avant qu'ils aient eu le temps de se concentrer sur leur ennemi, le fil de l'arme céda, provoquant une spectaculaire chute des deux héros. L'impact se fit ressortir plusieurs dizaines de mètres plus bas, Ladybug ayant atterri sur le capot d'une voiture, et Chat Noir dans un arbre gelé. Tous les deux étaient sonnés, leurs corps étaient engourdis la suite du combat risquait de s'annoncer difficile à la suite de cette chute ascensionnelle.
Chat Noir sauta de l'arbre dans lequel il se trouvait avant d'aider sa coéquipière à descendre de la voiture. Une fois sur le sol, ils purent constater à quel point la ville était recouverte de verglas et de gel – et à quel point ils auraient tous les deux besoin d'un bon massage pour soulager le mal qui s'emparait de leurs corps.
– On dirait que notre ennemi n'apprécie pas le printemps, il a jeté un grand froid, dit Chat Noir.
– On ne sait même pas qui sait. Il doit se cacher quelque part.
Coïncidant avec la phrase de Ladybug, ledit ennemi sembla décider à se montrer aux héros de Paris. Enfin, pas directement, puisqu'il était apparu à l'autre bout de la rue. Les jeunes héros purent distinguer qu'il s'agissait d'une femme en tout cas, vêtue de blanc et de bleu, et qui envoyait un souffle glacé depuis sa bouche.
– Il faut la rejoindre à tout prix et l'arrêter, motiva Chat Noir.
– Oui, mais comment ? Mon yo-yo ne peut pas rester accrocher avec toute cette glace, c'est pour ça qu'on est tombé tout à l'heure : le fil glisse. La route et tous les immeubles sont complètement gelés. Et on ne peut pas non plus s'aider de ton bâton on glisserait aussitôt, expliqua Ladybug.
– Glisser...
Chat Noir eut un éclair de génie et se mit à sourire triomphalement. Ce qui n'était pas sans inquiéter Ladybug.
– A quoi tu penses, chat ?
– A la glisse ! Merci de m'avoir donné l'idée, ma Lady. Le sol est hyper glissant, alors on s'adapte. Viens, suis-moi !
Ni une ni deux et sans que sa compagne ne puisse le retenir, Chat Noir avait filé au loin. Il avait déjà parcouru plusieurs mètres en à peine quelques secondes. Il glissait sur le sol, comme si il faisait du patinage. Et il avait l'air de très bien se débrouiller. Cette vision athlétique de son amoureux força Ladybug à se demander si cette capacité était due à son agilité de chat, ou si il avait pris des cours auparavant.
Cependant, elle n'avait pas ce talent et était par conséquent coincée sur le trottoir. Le moindre pas, le moindre mouvement de ses jambes et elle tomberait. Et mettrait ainsi des heures à rejoindre Chat Noir et leur ennemi. Mais elle devait avancer, elle ne pouvait laisser son chaton se débrouiller tout seul. Allons, elle n'avait que l'autre bout de la rue à rejoindre... Cela ne représentait qu'une centaine de mètre environ... Ladybug entra alors dans une profonde réflexion. Devait-elle courir le risque d'utiliser son lucky charm ? Après tout, l'objet qui lui tomberait dans les mains l'aiderait très certainement à parcourir ce chemin glacé. Mais elle pourrait avoir besoin d'un autre objet plus tard pour vaincre leur ennemi, et son pouvoir s'amenuirait avant que le combat ne finisse.
Le fil des pensées de Ladybug fut interrompu lorsqu'elle entendit Chat Noir crier... et qu'elle le vit en train de voler, près à tomber à ses côtés – leur ennemi avait du le propulser au loin avec ses pouvoirs. Connaissant le risque assez grand que sa tentative de sauvetage échoue, elle lança tout de même son yo-yo qui s'étira de part et d'autre de la rue, offrant ainsi à Chat Noir un moyen de se rattraper avant de tomber au sol et de se casser une patte. Et malgré le risque d'échec très élevé, cela fonctionna avec succès, Chat Noir s'étant rattrapé in extremis à cette corde de sauvetage.
– Dis donc, ma Lady, aurais-tu gelé sur place ? Tu n'as pas bougé depuis que je suis parti ?
– Disons que cette femme m'a glacé le sang. Est-ce que tu sais qui sait ?
– En tout cas, ce n'est pas Chloé. Je pense que c'est une patineuse professionnelle – elle patine super bien et super vite ! L'akuma doit être dans ses patins.
A cet instant, la patineuse s'avança en glissant sur la glace vers les deux héros. Quand elle fut près d'eux, Ladybug et Chat Noir entendirent le discours habituel de chaque super-vilain envoyé par le Papillon (« Donnez-moi vos Miraculous, ou je vous gèle sur place. » en l'occurrence).
– Elle a pas l'air très difficile à battre, constata Ladybug. C'est juste son pouvoir qui pose problème.
– Oui, mais ma Lady on va devoir faire vite, j'ai déjà-
Chat Noir s'interrompit après avoir constaté que sa bague avait perdu un coussinet. Il avait du utiliser son cataclysme lors de sa course poursuite avec la patineuse, cette dernière ayant réussi à l'immobiliser derrière plusieurs poubelles qu'elle avait congelé et soudé entre elles. Il avait bien fallu qu'il s'échappe et n'avait alors trouvé aucune autre solution.
– Bon ok, je vais voir ce que le lucky charm va donner.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Après avoir invoqué son propre pouvoir, Ladybug se retrouva en possession d'une boite d'allumettes rouge à pois noir.
– D'accord... feu contre glace, je vois le rapport. Mais comment des allumettes peuvent faire fondre toute cette glace ?! s'exclama Ladybug en regardant autour d'elle.
– Calme-toi et concentre-toi, il y a forcément quelque chose qui va te venir en tête. Mais dépêche-toi, elle arrive !
Chat Noir repartit patiner avec l'ennemi, essayant de la distraire du mieux qu'il pouvait, le temps pour sa compagne de trouver une solution.
Après avoir regardé attentivement la petite boite durant plusieurs secondes, Ladybug releva la tête et une illumination lui apparut. Elle regarda successivement Chat Noir, une planche de bois gelée à quelques mètres d'elle et un ballon de football de trois mètres de diamètre qui se trouvait dans la vitrine d'un magasin de sport. Comprenant l'enchaînement qu'elle devait accomplir, elle lança tout d'abord son yo-yo pour briser la vitre du magasin, puis le relança pour s'emparer du ballon. Ensuite, elle partit allumer une première allumette et la disposa près de la planche qui était gelée au sol. Elle laissa le feu agir quelques secondes, suffisamment pour que la glace fonde quelque peu, et qu'elle puisse par la suite récupérer la planche. Enfin, elle appela Chat Noir.
– Chat Noir, viens vite, j'ai la solution ! cria-t-elle.
Le jeune héros fit demi-tour et tenta de revenir le plus vite possible, la patineuse étant à ses trousses. Mais il était plus rapide qu'elle, tout simplement car leur ennemi devait faire des poses afin d'activer son pouvoir de glace. Et comme elle en était très friande, elle devait stopper net sa course assez souvent, ce qui laissa le temps à Chat Noir de la distancer.
Pendant ce temps, Ladybug avait installé la planche sur une voiture au milieu de la route pour en faire un mini toboggan, puis elle plaça le ballon en haut de celui-ci. Une fois cela fait, elle tenta elle aussi de glisser sur ses deux pieds – en essayant d'éviter des obstacles – et s'arrêta tant bien que mal à mi-chemin entre la patineuse et son installation. Quand Chat Noir passa devant, elle lui expliqua son plan.
Ce dernier partit alors se mettre en place, près à faire glisser le ballon sur la planche, en envoyant toute sa force pour qu'il aille le plus vite possible. Il attendit le signal de sa Lady, et quand celle-ci le lui donna, le ballon roula vitesse grand V.
La patineuse se moqua d'eux en voyant qu'ils comptaient utiliser un simple ballon (certes de très grande taille) pour l'arrêter. Mais juste avant que la sphère n'arrive au niveau de Ladybug, elle flamba une seconde allumette et la tint bras tendu. Et quand le ballon passa devant elle, celui-ci prit feu. Cette boule de feu naissante réduisit la glace à l'état liquide, fondant sur son passage. Et sur le passage de la patineuse également. Quand ses patins rencontrèrent le bitume de la route, elle tomba aussitôt.
Ladybug ne perdit pas une seconde et s'avança vers elle en courant sur la partie de route dégelée, lui retira ses patins après lui avoir toutefois asséner un coup de poing pour la rendre inconsciente. Elle libéra ensuite l'akuma, le purifia et utilisa son pouvoir pour que tout redevienne comme avant. La glace disparut, le vert des feuilles réapparut, la température revint à la normale et leur ennemi redevint une simple personne on ne peut plus ordinaire. Chat Noir vint féliciter sa partenaire, avant qu'ils n'essayent d'expliquer à la victime ce qui venait de se produire.
Les Miraculous indiquèrent enfin le temps qu'il leur restait avant leur détransformation.
– Il faut qu'on retourne vite au collège, ils ont du s'apercevoir qu'on avait disparu, dit Ladybug.
– Tu as raison, mais avant je n'ai pas mérité un petit bisous ? dit Chat Noir avec un clin d'œil et un sourire faussement séducteur.
Il se rapprocha de sa Lady, mais elle le repoussa en souriant.
– Plus tard. Je n'ai pas vraiment envie qu'on fournisse plus de photo aux journalistes. Celles d'Alya vont se répandre sur Internet, on n'a pas besoin de ça en plus.
– Tu n'as pas tort...
– Mais ne t'inquiète pas, tu auras droit à tous les bisous que tu veux une fois qu'on sera rentré, chuchota Ladybug avec un ton qu'elle ne se connaissait pas face à la petite frustration de Chat Noir.
Après que Chat Noir se soit exclamé d'un « YES ! » très audible, les deux héros partirent des lieux pour rejoindre leur école. Ils rentrèrent par la même fenêtre par laquelle ils étaient sortis, et allèrent se réfugier dans le même placard dans lequel ils s'étaient transformés. Dès l'instant où la porte se referma, ils redevinrent Adrien et Marinette.
– Marinette, avant qu'on sorte, il faut que je te dise : cette petite aventure m'a donné une idée, dit Adrien visiblement assez fier de lui.
– Ah bon ? Laquelle ?
– Et bien comme on ne peut se voir que au collège, et que le week-end c'est trop compliqué, je te propose qu'on passe l'après-midi ensemble demain.
– Mais on a cours demain. Et je croyais que tu avais un cours de chinois le mardi soir.
– Oui mais il n'est qu'à 18 heures, et rappelle-toi qu'on nous a prévenu que le prof de sport n'était pas là demain. On pourrait partir du collège à 14 heures, et donc passer du temps tous les deux !
– Oh ça serait vraiment trop bien, s'enthousiasma Marinette en sautant dans les bras de son amoureux. Mais ton père n'acceptera pas, reprit-elle en s'écartant quelque peu de lui. Il va envoyer ton garde du corps te chercher plus tôt.
– Et bien, justement...
Adrien apparut comme gêné, passant un main dans ses cheveux. Marinette n'eut aucun mal à deviner ce qu'il avait fait – ou plutôt omis de faire.
– Ho, alors tu n'as pas dit à ton père qu'on finissait plus tôt demain, le taquina-t-elle.
– J'avais justement anticiper ce temps pour qu'on reste tous les deux.
– C'est vraiment une super idée, Adrien... Mais je ne comprends pas pourquoi tu dis que notre combat contre la patineuse t'a donné une idée.
– Justement, car j'ai trouvé où on pourrait aller.
Après que Marinette l'ait interrogé du regard, Adrien poursuivit.
– A la patinoire !
– A la patinoire ?! Tu n'es pas sérieux ?
– Si, ça peut être amusant. En plus, ça va nous rafraîchir. Tu es partante ?
Si elle était partante ? Bien sûr qu'elle l'était ! Marinette était toujours on ne peut plus partante quand il s'agissait de passer du temps avec son amoureux. Mais ici, la perspective d'aller à la patinoire avec lui la rebutait quelque peu. Surtout après avoir constaté tout à l'heure qu'il patinait divinement alors que elle était littéralement restée de glace les premières minutes.
Mais elle se devait d'être honnête avec lui.
– J'aimerais vraiment beaucoup, Adrien, mais il y a un petit problème avec ton idée...
Elle s'interrompit quelques secondes, voyant que son amoureux attendait une réponse plus précise.
– Je ne sais pas patiner... finit-elle par avouer.
– Oh... Oh alors mais c'est pour ça que tu es restée bloquée tout à l'heure, en déduit-il.
– Oui... Donc on dirait que c'est mort pour la patinoire.
– Mais non, Marinette, voyons. Si tu veux, je pourrai t'apprendre. Ça me ferait plaisir.
– Vraiment, tu es sérieux ? demanda-t-elle avec l'enthousiasme qu'on lui connaissait.
– Bien sûr, puisque je te le propose. Je te promets d'être un professeur compréhensif.
– Alors dans ce cas, ça marche !
Après avoir enlacé Adrien, Marinette affirma une nouvelle fois qu'il était pour eux temps kde retrouver leurs camarades. Mais alors qu'elle allait ouvrir la porte, Adrien la retint et l'attira à lui, la serrant de plus en plus fort dans ses bras. Marinette crut sentir son cœur vaciller à la suite de ce geste.
– Adrien qu'est ce que tu fais ? demanda-t-elle en riant.
– Tu as dit mot pour mot tout à l'heure que j'aurai tous les bisous que je veux une fois qu'on serait rentré... On est rentré, donc je viens juste récupérer ce que j'ai demandé.
Marinette ne sut dire si le sourire qu'affichait le garçon apparaissait comme suppliant ou séducteur – ou les deux à la fois. En tout cas, elle l'avait bien promis, et Adrien était autant accro à leurs baisers que elle. Étaient-ils vraiment à deux minutes près ? Elle décida que non, et offrit alors à son amoureux les baisers qu'il attendait tant, en ayant très hâte d'être le lendemain.
Et voilà pour ce chapitre j'espère qu'il vous aura plu ;) Le prochain chapitre sera enfin consacré à nos tourtereaux et à leur petit rendez-vous amoureux !
