OUTBREAK:BE
Trouver le remède pour sauver Jäger était une priorité absolue pour Gustave. L'état de l'opérateur allemand se dégradait à chaque heures qui s'écoulaient et voir son ami dépérir de la sorte en si peu de temps ... C'était trop pour Doc qui n'avait pas prit une pause depuis qu'il était revenu de mission.
Sous sédatif, l'allemand ne bronchait pas et laissait Gustave le manipuler à sa guise. Parfois le docteur pouvait entendre l'autre marmonner dans son sommeil artificiel. Il était agité, remuait ses membres mais ce n'était que ses nerfs qui réagissaient aux stimulus.
"Regarde ça ... Murmura Doc, un scalpel à la main. Ses plaies ne cicatrisent pas ... Son sang au contacte de l'air devient aussi dure qu'un minérale.
- C'est le parasite qui fait ça ? S'informa Finka qui avait levé les yeux de son activité afin d'observer Doc gratter les épines de Jäger.
- Oui, tout l'organisme de Marius est infecté. Qu'est-ce que tu as dans le microscope ?
- Les globules blancs se font exterminer par le parasite. Je crains fort pour son système immunitaire, il va lâcher. Doc, tu veux te reposer un peu ? J'peux prendre le relai.
- Non, ça va. On va trouver une solution, Lion fait déjà des tests avec son sang.
- Doc ... Souffla la russe.
- On va trouver une solution, répéta plus fermement Gustave.
- Doc, tu dois te reposer.
- Ça va aller ...
- Non, je pense vraiment que tu devrais faire une pause et-
- J'ai dis que ça va !"
Le docteur avait frappé bruyamment la table d'opération avec son scalpel et s'était retourné fasse à la brune.
"On a les moyens de le sauver, pourquoi ne pas essayer ? C'est une perte de temps ? Et si une épidémie se répandait, tu y as pensé ? Il faut juste créer ce putain de vaccin !"
Finka le regarda durement derrière son équipement médicale mais n'ajouta aucuns commentaires de plus. Gustave quant à lui se retourna alors vers Jäger et serra son scalpel dans sa main aussi fort qu'il le put alors que sa seconde main tenait celle de son ami. Le visage de Marius était tellement pâle, recouvert d'une fine couche de sueur qui se terminait parfois par de grosses gouttelettes. Ses cheveux étaient plaqués sur son crâne, trempés. C'était un cauchemar. Un véritable cauchemar de voir son ami dans cet état.
Il relâcha enfin la main de son coéquipier et doucement déposa cette dernière sur la joue de Marius.
Le guérir était sa priorité.
[...]
[Doc P.O.V]
Ce n'est pas simple de trouver un antidote sur une chose dont on ne connait rien. On part de zéro. On pourrait trouver un moyen d'ici une heure, deux jours, un an, dix ans, peut-être jamais. Voir Jäger dans cet état me rend malade. D'heure en heure il se transforme, il perd peu à peu la raison mais il est toujours là, je le vois dans ses yeux. Il est coincé dans un corps qui ne lui obéit plus.
Marius, cet idiot.
J'ai secoué la tête en chassant des gouttes de sueurs qui perlaient sur mon front, je devais éviter qu'elles ne tombent dans mes yeux. Ma vision commençait à se flouter par moment et mon corps se penchait violemment d'avant en arrière, je luttais pour rester éveillé, concentré, sa vie dépendait de moi. Je suis là pour lui, je n'abandonnerai.
Jäger est un homme discret mais pas assez prudent. Tout le monde sait qu'il éprouve des sentiments pour moi malgré qu'il fasse son possible pour le cacher. C'était même assez comique de le voir tenter d'éviter les check-up médicaux parce que c'était moi qui m'en occupais et que ce dernier devait se déshabiller en ma présence. Il fallait voir sa tête, il était vraiment moins assuré sans son casque qui pouvait cacher son visage et ses émotions. Mais les rougeurs sur sa peau ne mentaient pas et, je suis sûr qu'il le savait également mais, je suis toujours resté professionnel.
Jäger, il a ce petit détail que les autres n'ont pas. J'ai toujours aimé le taquiner lui en particulier, j'ai nourris ma curiosité à son sujet pendant deux ans. J'avoue même m'être attaché à lui, un peu trop.
Une semaine avant la mission Chimera, nous avions eu une soirée avec les autres en vue de dissiper quelque peu notre stress. Ce jour là, nous eûmes une discussion à l'abri des autres, Jäger avait eu envie de fumer une cigarette dehors et je l'ai suivit. Marius avait un peu trop bu, et, il m'avait finalement confié que les rumeurs le concernant étaient vraies. A quoi bon le cacher ? Avait-il dit en se rapprochant.
Je ne l'ai pas repoussé quand nos lèvres se sont effleurées, nous avions échangé un chaste baiser, c'était presque comme ceux que nous faisions lorsque l'on avait que douze, treize ans mais Marius m'a alors dit que ce n'était qu'un petit avant goût de ce qu'il avait à m'offrir, il faisait la promesse de me faire une déclaration adéquat lorsqu'il serait prêt, une véritable demande.
C'était une drôle de situation, mais je lui ai sourit en lui disant que j'attendrais.
Et j'ai attendu impatiemment parce que plus les jours passaient, plus je sentais comme une euphorie me submerger. Penser à Marius était devenu comme une drogue, il était omis présent dans mon esprit et lui aussi commençait à me taquiner, à sa manière.
Lorsque j'ai appris pour sa disparition, ce fut comme si le sol s'effondrait sous mes pieds. Les chances de le retrouver sain et sauf étaient si maigres ... Mais l'impossible se produisit. J'étais si soulagé de le revoir que j'ai eu un mal fou à me contenir dans l'hélicoptère.
Je ne m'attendais pas à ce que mon bonheur soit d'une aussi courte durée. Jäger se révéla être porteur du parasite. Ses plaies étaient de nets coupures, surement les épines d'un contaminé, le parasite aurait put facilement l'infecter de cette façon, je ne vois pas d'autres explications ...
Une main vint se poser sur mon épaule et me fait comprendre que je n'ai plus mon mot à dire, je suis tellement fatigué que je ne vois même plus mon scalpel aussi nettement que je le voudrais.
Je suis forcé de me reposer, ordre de mes supérieurs.
En quittant la salle avec Finka, je m'assure une dernière fois que tout va bien. Jäger dort profondément, paisiblement oserais-je dire.
"Doc, t'en fais pas, tenta de me rassurer la russe. Une recrue passera tout les dix minutes pour s'assurer que tout va bien."
Bien sûr, j'étais trop loin dans ma propre tête pour lui répondre, la fatigue alourdissait mon esprit et mes yeux, je lui ai alors répondu avec un léger sourire, je savais qu'elle comprendrait.
Sur le chemin vers de mon cabinet médicale, je n'ai croisé personne. Une chance, je ne voulais échanger de mots avec personnes. En entrant dans l'infirmerie, je n'ai même pas prit la peine d'enlever mes habits, j'ai juste enlever mes gants et masque chirurgicale que j'ai jeté dans une poubelle avant de me laisser tomber sur un lit, régler une alarme et m'endormir lourdement.
Désolé Marius, je m'en veux de te laisser comme ça mais je reviendrais vite, je te le promet.
Lorsque l'alarme de Gustave se mit à raisonner dans la salle, il ne l'entendit presque pas jusqu'à ce qu'elle devienne un bruit de fond persistant et qu'il ne l'éteigne enfin. Il eut bien du mal à ouvrir les yeux, la fatigue le retenant prisonnier dans son lit mais la réalité et l'urgence de la situation le rattrapa et le frappa comme un train lancé à pleine vitesse, l'obligeant à se relever d'un coup de reins et sauter hors du lit. Il se dirigea vers un robinet qu'il alluma et nettoya son visage à l'eau froide, se réveillant un peu plus.
Il n'avait dormis que deux heurs mais c'était assez suffisant pour lui. Il était rassuré que personne ne soit venu le chercher, l'état de la situation ne s'était donc pas aggravé. Il avait hâte de retourner travailler et enfin trouver l'antidote qui exterminerait le parasite et lui rendrait Jäger comme il l'avait connu.
Gustave se prépara, nouveaux gants chirurgicales, ustensiles stériles et sorti de l'infirmerie en se dirigeant de pieds fermes vers la zone de quarantaine qui retenait Jäger. Finka n'était pas dans les parages, ni Lion, aucunes recrues en vue, juste Marius allongé sur son lit, sanglé.
Au sons des clés dans la serrure, Marius s'agita.
"D-Doc ... ? La voix de ce dernier déchira le cœur de Doc qui s'avança dans la salle, refermant cette dernière à double tours.
- J'suis là ... Comment te sens-tu ?
- Horrible ... Mon bras gauche est recouvert d'épines ... Mon visage de ce coté-ci aussi ... J'ai mal partout Doc ..."
Dans sa position, tout ce que pouvait faire Jäger était de tourner la tête vers son ami, le regard implorant mais également envahit par la souffrance et l'agonie. Marius n'avait plus d'ongles mais des griffes du coté gauche et ses dents du même coté, là où les épines se développaient à grande vitesse, étaient plus affinées, comme des crocs.
Gustave ne pouvait pas soutenir le regard de son ami mais il se força à le faire, il devait donner autant de réconfort et de courage possible à Jäger afin de lui faire garder espoir. Il déposa sa main sur la joue de son ami et fut surprit de voir l'autre s'y frotter à la manière d'un félin. De son autre main, il attrapa celle de son homologue et la serra fort, sentant Marius en faire autant.
"Tu vas trouver un remède ... Pas vrai, Doc ... ?
- Je fais mon possible ... On analyse ton sang, on fait des tests. Tu n'es pas seul ... Je vais tout faire pour te sauver ... Tu m'as pas encore fais ta déclaration, tu te rappelles ? On ne brise pas une promesse alors tiens-bon, on y est presque."
Doc voulait y croire.
L'allemand ferma les yeux en serrant les dents, de lourdes larmes roulant le long de ses joues.
Jäger voulait y croire.
[...]
[Jäger P.O.V]
Je veux y croire mais je pense que je suis foutu. Mon corps va lâcher bien avant que Doc trouve un remède. J'ai mal. Je sens chaque parcelles de mon corps muter. Tout mon coté gauche est infecté, mes ongles sont tombés un à un, remplacés par des griffes, mes dents ... Je les sens s'allonger alors que ma peau ne cesse de se faire transpercer par des piques de ... Je ne sais quoi, on dirait presque du cristal.
Je meurs de soif, j'ai faim, mais rien de ce que l'on me donne ne me satisfait.
Je veux mourir.
Lorsque je regarde dans le bleu des yeux de Doc, je retrouve un peu de courage, une raison de m'accrocher à la vie, ignorer la douleur qui me consume. Je n'ai envie qu'une chose lorsqu'il me parle, qu'il m'embrasse enfin. J'ai si peur de partir loin de lui. J'ai tellement envie de le prendre dans mes bras, que tout ceci n'ait jamais eut lieu.
Toute la beauté dans son regard.
J'ai lâché sa main, juste pour la remonter autant que mes sangles me le permettaient sur son poignet, caressant lentement de mon pouce la surface de ses gants blancs. J'ai alors chuchoté l'improbable.
"Embrasse moi ..."
[...]
"Embrasse moi."
Avait chuchoté Jäger, la voix si faible que Doc avait dut se concentrer pour comprendre ses mots. En ouvrant les yeux, l'allemand se mit à sangloter parce qu'il sentait le médic reculer. Il s'accrocha à sa main, répétant "bitte...bitte...bitte" mais Docne pouvait pas faire une chose pareil.
"Doc ..."
Si seulement il ne le regardait pas comme ça. Si seulement il n'avait pas été aussi faible.
Les lèvres de Gustave s'écrasèrent avec précipitation sur celles de l'allemand qui les entrouvrit aussitôt, échangeant un baiser désespéré, assoiffé pour un contacte plus intime. Jäger se mit à gémir contre les lèvres de Doc à chaque fois que sa langue toucher la sienne, quémandant plus d'attention, à tel point que Doc ne savait plus différencier un gémissement d'un grognement.
"Doc ... Je t'ai toujours aimé ... Souffla l'allemand entre deux baisers."
[...]
[Doc P.O.V]
C'est une erreur.
Une énorme erreur.
Mais je n'arrive pas à m'arrêter. C'est comme si une force me pousser à continuer. J'ai longtemps attendu ce moment, mais je sais que c'est une erreur.
Une catastrophe.
Où est passé ma raison ?
Je sens Jäger désespéré mais aussi, m'embrasser en ajoutant douloureusement ses dents, cela devient dangereux.
[...]
[Jäger P.O.V]
C'est plus fort que moi.
Je ne peux pas résister.
Ce n'est plus moi.
[...]
Un claquement sec surgit dans la salle. Jäger à une force incroyable et réussit à se libérer de ses sangles au niveau de ses bras. Doc n'avait rien vu venir. Il aurait put, il aurait dut, il ne pourra plus.
Marius approcha violemment son partenaire contre lui et referma sa mâchoire sur la gorge de Doc, arrachant une partie de celle-ci. Le français tenta de hurler, repousser Marius mais le choc et le sang qui s'écoulait de sa blessure l'en empêcha, il s'écroula au sol suivit par Jäger qui ne perdit pas de temps pour le retourner sur le dos et continuer ce qu'il avait commencé.
Dans le couloir, on entendit des pas pressés, des clefs qui se tournent dans une serrure et le cri de Lion.
"Doc ! On a l'antido-...DOC !"
Lion se figea face au carnage. Une marre de sang autour de l'opérateur du GiGN, Jäger accroupit sur lui à la manière d'un animale.
L'allemand se retourna lentement, grognant comme un canidé enragé, le sang de Gustave sur son visage. Doc était encore envie, il s'accrochait à la vie en tenant sa gorge mais une telle blessure était irréversible.
"JÄGER !"
Cria Lion, un pistolet à la main braqué droit sur l'allemand. L'infecté eut comme l'air d'hésiter mais le parasite eut raison de lui. Il se redressa en sifflant et fonça sur l'autre français qui n'eut d'autre choix que de tirer.
[...]
[Jäger P.O.V]
Je me suis arrêté après avoir entendu le coup de feu. Je ne l'ai pas senti entrer, mais en baissant le regard, la balle était logé dans mon torse. Je n'ai pas eu mal. Je me suis simplement laisser tomber à genoux avant que le poids de mon corps ne m'entraîne au sol.
"Deux agents à terre, je répète, deux agents à terre !"
A crié Lion dans sa radio.
J'ai tué Doc, pensais-je une fois au sol.
J'ai tué la seule personne que j'aimais le plus. Comment en suis-je arrivé là ? Je n'ai même pas put m'arrêter. J'ai regardé le parasite prendre possession de mon corps. Je l'ai regardé ouvrir puis consommer la chaire de Gustave. Je n'ai rien put contrôler.
Je suis tombé si bas, je tombe encore, infiniment.
Si j'effaçais mes erreurs, si je revivais cette journée, si tout changeait, suis-je encore humain ?
Mon sang s'écoule doucement sur le carrelage blanc, se mêlant à celui de Doc. Pardonne moi.
Je ne ressentais plus aucune douleurs, plus aucune émotions, juste la fatigue et lorsque j'ai fermé les yeux, tout s'est tut.
[...]
"Qu'est-ce qui s'est passé ?! Rugit Ash qui entra dans la pièce avant de reculer. Bordel c'est pas vrai ... !
- Quand je suis entré dans la salle, Jäger était à la gorge de Doc, expliqua Lion qui regarda Finka prendre le pouls de Jäger puis de Doc, tout deux négatifs. Je n'ai rien put faire ...
- Bordel de... MERDE !"
Ash frappa plusieurs fois le mur avec son poing. Deux grands hommes perdu dans leur équipes. C'était l'anéantissement morale total.
Mais l'équipe Rainbow devait rester forte et unie, tous les membres en question. Ces deux agents ne seraient pas oublier.
En mémoire du courage inégalable de Marius, à l'altruisme fantastique de Gustave.
OUTBREAK : BAD END
ALORS VOILA POUR LA BAD END. QU'EN PENSEZ VOUS ? BIEN SÛR MES CANARDS IL Y AURA LA GOOD END, AVEC UNE SURPRISE EN PRIME J'VOUS DONNE UN INDICE : "S..T"
Prochain chapitre dans une semaine, ou plus, je l'écris déjà, nyeheh.
La bise !
