Bien le bonjour, chers lecteurs et merci des reviews postées sur ce début balbutiant. Raspoutine666, merci de tes conseils avisés (j'ai capoté sur le résumé je crois ahah. rectifié) et Zia : sur ffnet, les adresses et liens sont automatiquement supprimés .. du coup j'ai pas ton mail éè.

Bonne lecture !

Novembre arriva, et avec lui la neige. Le château grouillait d'activité, les examens du premier trimestre s'achevaient et déjà une grande majorité des élèves prévoyait leur retour à la maison.

Blaise avait décidé de ne pas participer à la sortie à pré-au-lard ce jour là, et s'était levé assez tôt pour aller courir et envoyer un courrier à sa mère, lui demandant son accord pour rentrer pendant les vacances de Noël.

Le château était presque vide, et le parc l'était d'autant plus. Blaise courait dans les chemins bordés de blanc et se dirigeât vers la volière, ou il emprunta un hibou de l'école pour sa lettre. Il avait chaud malgré la température plutôt basse, et lorsqu'il arriva devant le portail d'entrée, il s'arrêta et retira son sweat-shirt qu'il noua autour de ses hanches, révélant ainsi le fameux débardeur. Le silence était presque étouffant, et seul ses efforts pour reprendre sa respiration troublaient la quiétude de l'hiver.

C'est en s'accrochant aux barreaux en fer forgé pour s'étirer qu'il se rendit compte que quelqu'un approchait d'un pas calme, en faisant léviter des valises devant lui.

Blaise plissa les yeux, et c'est seulement à une dizaine de mètres qu'il reconnut Théodore, enveloppé dans un manteau noir, ses longues jambes s'étirant sur le sol avec nonchalance.

Les lèvres du nouveau venu s'étirèrent en un sourire sarcastique lorsqu'il reconnut son ami, mais soudainement une ombre de stupéfaction et de terreur mêlées passa sur son visage. Blaise le nota, mais n'en dit rien. À la place, il le salua et lui demanda la raison de son absence.

"-Mon père avait refusé de me renvoyer à Poudlard. J'ai dû le supporter pendant un mois et demi en tant que précepteur. À vous dégoûter de la famille."

Les mots de Théodore semblaient trop préparés, nota Blaise. Mais encore une fois, il ne dit rien. Ils rentrèrent tous les deux au château, en silence.


Blaise ne pouvait s'empêcher de s'interroger : qu'est-ce que Théodore avait bien pu voir sur son débardeur, qu'est-ce qui avait pu autant le secouer ? Plus il y pensait, plus ça le torturait. Il avait tant théorisé, imaginé qu'il ne distinguait plus le vraisemblable de l'irréaliste.

Il en avait discuté avec Draco. Celui-ci paraissait totalement désintéressé de la frustration de son ami, mais il déclara tout de même, plein de sagesse, que "Théo, de toute façon, on sait jamais ce qu'il pense". Blaise pourtant le supplia de l'aider, et il consentit, plein de mauvaise volonté, à jouer les espions.

Ce soir-là, ils étaient affalés dans un canapé de la salle commune. Draco écrivait frénétiquement sur un parchemin, et Blaise, portant son éternel débardeur blanc, regardait le feu d'un œil torve. Ils savaient que Théodore était à la bibliothèque, et qu'il rentrerait tard. Le "plan", comme ils l'appelaient avec dérision, consistait simplement à attendre son retour et que Draco lise enfin l'opinion secrète de Théodore. Ils commencèrent à avoir un doute (surtout Blaise) vers minuit, et décidèrent d'aller le chercher.

Il le retrouvèrent dans la réserve, un livre sur les genoux, les yeux clos et la tête penchée sur le côté du fauteuil.

Pendant que Draco s'occupait de le réveiller, Blaise jeta un œil sur ledit livre.

"-Ça m'étonnerait que ça vienne d'ici", marmonna-il pour lui-même, en glissant "Sacrifices, sang et rituels" dans le sac de Théodore.

Celui-ci s'était levé, prit son sac des mains de Blaise en le regardant durement, et ouvrit la marche.

Ce serait pour une autre fois.


Il était de notoriété publique que Pansy Parkinson adorait tout connaître de tout le monde. Cette fois-là, lorsque Blaise lui demanda, en désespoir de cause, de réitérer le plan après lui avoir exposé la situation, elle réagit avec beaucoup d'enthousiasme.

Draco revenait à peine de son entraînement de quidditch, lorsqu'il vit les deux attablés dans la salle, en train de ranger leurs affaires de cours. Blaise misait tout sur son débardeur blanc ce soir.

"-Arrêtez de ricaner, sérieusement. Vous prenez ça trop à cœur.

-Et toi arrête de râler, lui dit Blaise. Tiens, prend mon devoir de sortilèges si tu veux. Tu sais où il est ?

-Non, mais il est neuf heures, il ne devrait pas tarder, je suis le seul à pouvoir sortir plus tard, et la bibliothèque est fermée à tout le monde ce soir. "

À ce moment, des bruits de pas pesants se firent entendre dans l'escalier. Ils regardèrent tous les trois Théodore apparaître dans la salle, puis monter lentement les escaliers des chambres sans même leur accorder un regard.

Blaise et Pansy se souhaitèrent bonne nuit en silence, déçus. Puis ils se séparèrent et montèrent dans leurs dortoirs respectifs.

Arrivé en haut avec Draco, Blaise découvrit Théodore assis sur son lit, le visage entre les mains et à soupirer. Il se reprit bien vite pourtant, et se leva pour se changer dans la salle de bain.

Blaise, décidé, l'appela plusieurs fois à travers la porte, puis frappa à répétition, pour l'agacer.

Il fut surpris néanmoins quand il sortit et le bouscula, en lui glissant un "va te faire foutre, Blaise, tu me soûles la." d'une voix lasse.

Déçu et vexé, il mît un certain temps à dormir, repensant au regard éloquent de Draco après la scène, regard qui semblait lui répéter "trop d'importance. Trop d'importance."