Bonsoir à tous ^^
Voici la suite de cette fic juste génial ;-)
N'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez et d'aller remercier l'auteur de cette histoire :-D
voici le lien de son chapitre 2: s/11598175/2/Tu-M-as-Laiss%C3%A9
Bonne lecture et à la prochaine
Chapitre 2: Point de Suture.
Le brouillard était faible dans la ville le lendemain matin, allégeant légèrement l'humeur de Marinette (elle était une grande fan de brouillard) mais pas sa douleur car elle ne faisait rien pour la faire disparaître. Elle avait dû se lever tôt pour changer ses pansements et cela avait été un vrai supplice d'envisager sa première heure de cours de la journée qui était à 8 heures. Elle était en dernière année, bordel de merde ! Elle n'avait pas subi quatre ans de cours pour finir bloquer par la douleur. Mais elle était là, marchant péniblement vers le métro, les yeux fixant la lumière d'avant l'aube avec Tikki confortablement niché dans la poche de son manteau.
Elle renifla l'air en espérant secrètement qu'il neige. Quand elle s'arrêta, elle réalisa où elle se trouvait. Ses pas l'avaient mener sur le chemin de son ancien collège et jusqu'à l'ancien manoir des Agreste. Elle ne pouvait pas s'empêcher de s'arrêter brièvement à chaque fois qu'elle passait devant. Il y a quatre ans, les fondations de la maison s'étaient effondrées, laissant un tas de gravats dévastateur dans son sillage. La famille Agreste avait renoncé à les déblayer et avait choisi de le laisser pourrir, la majorité, maintenant, était envahi par les jardins environnants, autrefois immaculées.
Elle se rappelait le jour où il était arrivé, le tumulte qu'il avait causé. Le garçon qu'elle avait aimé à l'époque, Adrien Agreste, n'était pas venu à l'école ce jour-là. Elle ne l'avait pas revu depuis.
Elle se détourna brusquement et continua son trajet, Tikki frottant son pouce en forme de cercles réconfortants à l'intérieur de sa poche.
Elle réussi, durant son premier cours, à faire sa réalisation, mais le temps que son cours de gestion des marchandises se termine, les bandages étaient devenus encore plus contraignant et sa respiration, même superficielle, semblait avoir irrité les points de suture. Elle sentait un filet de sang chaud couler le long de ses côtes.
Elle se leva et quitta la salle en gagnant un mauvais regard de son professeur. Mais elle ne s'en soucia pas alors qu'elle s'accrocha à l'évier des toilettes. Elle aperçut, dans le miroir d'en face, le pâle reflet de son visage. Entourées de serviettes en papier tachées de sang, ses mains tremblaient mais elle fit en sorte de se dépêcher en direction de la gare pour arriver en sécurité dans son appartement remplis de courant d'air. Au moins, son lit était chaud alors qu'elle sautait dedans après avoir pris un Advil et se coucha sous les couvertures, Tikki recroquevillé contre son ventre.
Son téléphone se mit à sonner et elle gémit.
- H-eyy toi, c'est juste pour savoir où en est cette robe stupide ... Marinette sourit en entendant la voix nerveuse d'Alya. Elle jeta un coup d'œil à ladite robe qui était actuellement modélisée sur son mannequin.
- Elle est faite Alya, je t'ai envoyé un texto à ce sujet hier. Tu ne peux pas continuer à appeler en espérant que je la détruise par mégarde et que tu pourrais, comme ça, annuler ton propre marriag...
- AAHHH OUI BIEN MERCI MARI, Sois sûr de l'apporter avec toi ce soir, BYE.
Le téléphone était éteint et Marinette se massa les tempes. Pourquoi sa meilleure amie était-elle si nerveuse au sujet de son propre mariage, elle ne le savait pas. Elle se souvenait qu'ils sortaient ensemble, Nino et Alya, depuis la deuxième année de lycée, ils étaient parfaits ensemble. Et tout ce qu'elle avait toujours voulu aussi c'était d'être avec Adr...
Non ! Elle ne devrait pas penser à ça...
L'appel d'Alya lui fit prendre conscience que son jour de repos dans son lit allait être de courte durée. Alya avait décidé de faire la cérémonie dans la maison de campagne de ses parents, c'est pour cela qu'elle avait rappelé et requis sa demoiselle d'honneur la nuit avant pour finaliser les préparatifs. Cela allait être un long trajet en train.
Après une petite sieste, elle se sentit un peu mieux (elle soupçonnait aussi que les pilules contre la douleur avait quelque chose à avoir avec ça), ses sacs terminées et la robe emballé soigneusement dans une boîte que Marinette était prête à défendre au prix de sa vie. Non seulement c'était l'un des aspects les plus importants de la journée spéciale de sa meilleure amie, mais c'était aussi ce qu'elle considérait comme sa meilleure conception à ce jour. Elle avait hâte de la montrer à Alya.
Elle ferma la porte de son appartement et son téléphone se mit à sonner. C'était ses parents qui l'avertissaient qu'ils étaient sur le chemin et qu'ils la verraient demain au mariage. Ils avaient quitté Paris après qu'elle aie obtenue son Bac et maintenant, ils habitaient en Normandie. Marinette avait obtenu le droit de rester en échange de les voir de temps en temps. Elle serait probablement partie avec eux si elle n'avait pas été aussi déterminées à assister à l'école de design de la ville. De plus (si elle se l'était admis à elle-même), elle ne pouvait pas se résoudre à quitter Paris. Pas quand tant de souvenirs étaient pris au piège dans ses toits.
...
Marinette, en vrai Parisienne, n'aurait jamais avouer que l'air frais de la campagne sentait différemment de la pollution de la ville. Mais c'était parce Marinette, comme la plupart des Parisiens, avait rarement quitter la ville, et aussi parce qu'à leur retour elle avait oublié la senteur de l'air campagnard.
C'était vraiment fascinant. Ses yeux regardèrent par la vitre la fraîcheur des champs vallonnés et le froid du vent, ce qui la poussa à enfoncer son nez dans son écharpe. Tikki frissonna et Marinette plia ses gants avant de les mettre dans ses poches, donnant ainsi à son kwami quelque chose dans le quel elle pouvait se blottir.
Une voiture noire l'attendait en haut de la station de bus (elle avait du en prendre un à la gare) et Alya était accoudé à la porte avant du passager alors que le bus n'était pas encore arriver à l'arrêt. Elle avait les bras largement écartés et un sourire prenant la majorité de son visage.
- MARI! Pourquoi n'es tu jamais venue nous voir !?
Marinette réussi à caler ses bras le long de son corps avant l'étreinte et elle chancela sous l'énergie de son amie, tout en essayant de recracher les cheveux de sa bouche pour pouvoir lui répondre.
- Ce n'est pas ma faute si tu as décidé d'obtenir ton diplôme de journalisme ailleurs qu'à PARIS. Toussa t-elle. Alya se mit à rire et la tenait à bout de bras en fronçant les sourcils alors qu'elle remarquait le visage pâle et légèrement verdâtre de son amie.
- Oh non ! Ne me dis pas que ma demoiselle d'honneur est malade ? Constata t-elle en collant son front contre celui de Marinette pour essayer de prendre sa température et continuant son inspection en lui mettant un doigts dans la bouche pour lui faire dire : "ahhhh."
- Arrête ! Sérieusement, je vais bien. Je suis juste fatiguée à force de faire des nuits blanches pour terminer cette œuvre d'art. Dit-elle en faisant un geste pour montrer la boîte qui était encore miraculeusement dans ses mains.
Son amie eut le souffle coupé, atteignant la boite pour regarder à l'intérieur, lorsque la portière du conducteur de la voiture s'ouvrit finalement pour révéler son fiancé. Il avait le même regard cool et le même sourire facile et son attitude décontracté qu'au collège.
- Woah, woah, woah, non ! Tu ne peux pas venir la voir. Pas avant qu'elle ne soit sur mon corps de rêve et que je marche vers toi pendant la cérémonie, tu comprend ? Nino ri et aida Marinette à charger ses bagages puis leurs fit signe de monter dans le véhicule.
Pendant le trajet, il parlèrent essentiellement des plans de dernière minute qui n'était toujours pas fait, des réservations qui ont été annulées à la dernière seconde, mais aussi de quelque chose à propos d'une pâte à tarte détrempé qui était apparemment à l'origine de la fin du monde ou presque.
Marinette assise juste derrière, se contenta d'écouté son amie parlée, tout en regardant de temps en temps Nino. Chaque fois qu'il tournait légèrement la tête vers sa fiancée, il souriait et arborait ce drôle de regard remplis d'adoration. Le cœur de Marinette se resserra douloureusement, les coins de sa bouche se fronçant imperceptiblement.
Le trajet ne fut pas long jusqu'à la maison de campagne, qui était un vieux château de 200 ans, avec une grille d'entrée automatique, au moins 10 hectares de gazon bien entretenu et entouré de forêt. Marinette s'attendait à voir surgir des paons à chaque instant.
- Très bien, je vais te montrer ta chambre, elle est juste à côté de la mienne et elle est fabuleuse. Tu va adoré, elle donne sur le jardin. Il y a aussi quelque chose que je ne t'ai pas dis et tu vas sans doute me haïr pour... et Oh, regarde ! Il y a une vache dans le champs là-bas, elle mange de l'herbe..
Marinette s'arrêta dans son élan en bas de l'escalier. Elle sentait ses bandages tirés sur sa peau alors qu'elle se concentra sur sa respiration pour ne pas frapper quelque chose.
Adrien Agreste se tenait au sommet de l'escalier.
Des grands yeux verts, un pied sur la plus haute marche et le regard plissé comme s'il avait de lumière dans les yeux, Adrien Agreste se tenait au sommet de l'escalier.
Marinette se retourna et se dépêcha de sortir par la porte de devant.
Merci beaucoup aux followers et à la personne qui a mis une review ;-)
Bonne semaine et à bientôt ^^
