Voilà, nouveau chapitre =) Il est arrivé rapidement parce que je pense que le prologue ne reflétait pas à lui tout seul la façon dont allait se dérouler la fic... Les chapitres suivants devraient mettre plus de temps à sortir. (faut que je régule tout ça à mon rythme d'écriture)

J'espère que ça vous plaira =)

Bonne lecture !


Reyson : Je reste persuadé que ça sera plus efficace si on lui pose la question directement réveillée.

Tibarn : Je n'ai aucune envie qu'elle commence à s'énerver et qu'on perde plus de temps. Je ne veux pas avoir de mauvaises surprises à son sujet, et sur le champ de bataille on a pas à hésiter sur la confiance que l'on accorde à quelqu'un.

Reyson : tss... D'accord, je vais faire de mon mieux, mais ne t'attends pas à quelque chose de précis.

Le prince Héron ferma les yeux et sonda le cœur de la jeune fille. Il pensait qu'il aurait eut à se concentrer pour avoir un sentiment précis, mais il en transparaissait un de façon tellement puissante et évidente qu'il pus faire un premier bilan dans la seconde qui suivit.

Reyson : elle souffre terriblement de cette situation. En fait, je n'aurait pas eus besoin de mes dons de Héron : il suffit de la regarder pour le comprendre. Même endormie ça saute aux yeux.

Il ferma se nouveau ses yeux, et parti à la recherche d'autres sentiments, rendus plus flous par les voiles du sommeil. Il leva le visage vers le roi de Phoenicis.

Reyson : elle est désemparée et à la fois extrêmement lasse. De toute évidence, ça n'est pas la première fois que ce genre de situation arrive, mais elle continue de chercher le moyen de prouver aux autres sa fidélité à l'Alliance. Elle a tout de même quelque chose à quoi se raccrocher. C'était de la confiance, et un profond attachement. Je pense qu'il s'agit du mage avec lequel elle est arrivée ici. J'ai perçu un autre rayon de lumière, mais il était trop enfouis dans son cœur. Je ne sais même pas si son ami en connaît la nature, tellement il est chéri et protégé.

Tibarn : donc elle ne mentirait pas en affirmant qu'elle n'est pas du côté de Naesala...

Le Héron réagit au nom de son ami d'enfance, et son regard devint plus sombre.

Reyson : non, elle ne ment pas. Maintenant, je pense que faire part de mon « examen » aux hommes de Skrimir serait parfaitement inutile : ils sont aussi têtus que leur général.

Tibarn : les miens m'écouteront, mais les changements trop brusques ne plaisent à personne.

Reyson : montrons aux moins aux hommes que nous lui accordons notre confiance. Tu ne peux pas te permettre de l'écarter de ce conflit.

Tibarn : elle aurait donc quelque chose de particulier et d'utile ?

Reyson : je n'ai pas le droit d'en parler.

Tibarn : ça serait bien la première fois que ça arrive.

Il rigola un peu.

Tibarn : c'est donc possible que les rois Laguz ne soient pas au courant de tous au sein de leur propre nation et alliance ?

Il y eut un petit silence.

Reyson : quoi qu'il en soit, que tu le veuilles ou non, elle a un rôle dans les relations entre les nations que seule elle peut assumer.

Tibarn : N'est-ce pas déjà le rôle des Hérons que de jouer le rôle de médiateur ? Mais soit. Je m'arrangerai pour qu'elle reste en vie.

Le prince laissa quelques instants encore son regard posé sur la jeune fille, puis ils se détournèrent. Quelques heures plus tard, alors que le soleil se couchait, elle ouvrit enfin les yeux, se les frotta, puis secoua la tête pour mieux se réveiller.

Tatu : j'ai trop dormi...

Elle sauta au pied de l'arbre d'un mouvement souple et gracieux. Comme tous la grande majorité des Corbeaux, elle avait les cheveux et les yeux noirs, et la carrure plus fine que celle des Faucons. S"il n'y avait que ça... Ces ailes noires tranchaient avec les couleurs des autres soldats, que ça soit pour leur pelages et plumes ou accoutrement. Comme la majorité des Corbeaux, elle s'habillait en noir. Elle se dirigea d'abord vers la tente de Soren, espérant y trouver Amery, mais aucun des deux mages n'y étaient. Elle se dirigea ensuite vers leur propre tente, vide elle aussi. Elle commença à déambuler dans le camp, toujours à sa recherche, lorsqu'elle perçut une certaine agitation provenant de la tente-hôpital. Elle y passa la tête, et y vit son ami, qui se redressait de façon triomphale, devant un Laguz alité qui regardait ses bandages avec l'air de ne pas y croire. Le mage fit volte-face, et son regard tomba sur la brune.

Amery : Tatu !

Il se précipita vers elle.

Amery : c'est merveilleux ! Regarde, regarde ce que je sais faire maintenant !

Il se dirigea vers un autre blessé, qui lui présenta un bras couvert de bandages : il devait avoir bon nombre de plaies et de peau arrachée là-dessous. Il plaça ses mains autour de l'avant bras, et en sorti une lumière bleutée. Quelques instants plus tard, le Laguz retira les bandages. Rien. Plus rien, plus aucune marque. La peau et les muscles étaient entiers et sans aucune marque, comme s'il n'avaient jamais rien subit. La jeune fille écarquilla les yeux.

Tatu : ne me dis pas... Que tu possèdes le don du Sacrifice ? Comme Micaiah ?

Elle avait parlé assez bas.

Amery : si, exactement !

C'est alors que Soren sorti de l'ombre pour lui poser une main sur l'épaule tout en le regardant d'un air sévère, et Amery comprit qu'il allait s'emporter et trop en dire. Être un sang-mêlé était également mal vu, aussi bien dans la communauté Laguz que Beorc. Certes, le Sacrifice permettait de sauver des vies, et il venait d'épargner des heures de souffrance aux blessés en refermant leurs plus importantes plaies, mais il n'en serait pas moins rejeté et traité comme un étant un être inférieur.

Tatu : tu ne pouvais pas tomber sur mieux, c'est un don rare, il est à ta hauteur. Je te conseille cependant de te servir de bâtons pour soigner. L'inconvénient du Sacrifice est qu'il pompe dans tes propres réserves d'énergie.

Amery : je ne peux pas. Le stock de bâtons est limité, et je préfère les conserver pour le combat. Quand on est au camp, je peux me reposer sans problème.

Soren : il n'empêche qu'elle a raison. Tu devrais t'arrêter pour le moment, tu as déjà soigné beaucoup de monde pour une première fois.

Amery : je vais bien. Je peux encore soigner deux trois personnes et-

Et il s'effondra. La Laguz et le magicien le rattrapèrent tous les deux. La fatigue l'avait dépassé et fait s'endormir debout.

Soren : ça ne devait plus tarder.

Tatu : il a toujours tendance à trop en faire pour les autres.

Ils hochèrent la tête, d'accord sur ce point. Ils le transportèrent jusqu'à leur tente, et l'allongèrent sur son lit. Le jour avait rapidement décliné, et les premières étoiles commençaient à paraître. Soren partit chercher Rhys, juste pour s'assurer qu'il n'y avait dans cette rechute que de la fatigue. C'était heureusement le cas. Ils le laissèrent dormir encore un peu, puis le stratège parti leur chercher leur repas. Plus Tatu l'observait, plus elle voyait l'attachement qu'il portait à son ami. Le mage avait en effet la réputation d'être asocial avec presque tout le monde, même au sein des Mercenaires de Greil. Qu'il soit aux petits soins pour quelqu'un était plus qu'anormal. Lorsqu'il revint, ils réveillèrent un instant le mage de jour pour qu'il puisse manger un peu et ne pas se réveiller au milieu de la nuit juste parce que son estomac crierait famine. Il se rendormit tout de suite après avoir fini son repas. Après s'être assuré que tout allait bien, Soren laissa la Corbeau manger son propre repas seule. Elle s'occupa ensuite de prendre soin de leurs affaires, de les disposer de façon à ce que les armes soient facile à dégainer s'ils devaient être surpris pendant la nuit, et leurs effets personnels faciles à emporter en cas de départ express. Puis vint l'heure d'aller se coucher. Les heures passèrent, mais le sommeil, lui, dut faire un grand détour. Ça n'était pas jute. Le marchand de sable avait distribué une double ration pour son ami, mais l'avait totalement privée. Elle en avait assez des enchaînements d'insomnies, ces insomnies qui la suivaient nuit après nuit. Elle patienta encore un peu. Il devait être dans les 2 ou 3 heures du matin. Sentant que même la plus pesante des fatigues ne la ferait pas dormir ce soir, elle décida de sortir ça la calmerait peut être. Elle alla derrière leur maison de toile. La lune était pleine et immense. Elle se sentait déjà mieux. Elle ferma les yeux et inspira un grand coup.

? : Je me disais bien que c'était toi qui avait pris la décision de rester.

Elle fit volte-face. Naesala, son roi, était là.

Naesala : on m'a dit que tu t'étais mise à voyager avec un Beorc. Puis, on a aussi dit qu'un Corbeau s'était rallié à la cause de Daein.

Tatu : J'ai ensuite répondu à votre appel et rejoins l'Alliance Laguz.

Naesala : et tu as continué à te battre à leur côtés bien que notre but ait été de leur nuire ?

Elle se tut, baissant le regard. Elle ne bénéficiait pas de cette liberté que pouvait se permettre Vika en renonçant à sa nation. Même si elle l'avait voulu, même si elle l'avait rejeté, même si elle avait fait son choix en ne se souciant que d'elle, elle n'aurait pas pu. Ils l'auraient rattrapée un jour ou l'autre.

Naesala : en fait, si tu es restée, c'est pour ce Beorc.

Cette fois, ce fut carrément son visage qui de tourna vers le sol, serrant les poings et les dents. Aucune excuse, et elle encourait des risques vis-à-vis de la justice de son pays. Elle se doutait bien qu'il n'était pas venu uniquement pour la punir de sa désobéissance, autant de risques pour châtier une personne, ça n'était pas le genre de Naesala. Elle avait cependant peur de deviner ce qu'il allait lui demander.

Naesala : je suppose qu'ils ne t'accordent pas leur confiance.

Tatu : non.

Elle allait bien s'abstenir de mentionner les rares personnes pour qui c'était le contraire, mais encore une fois, il avait deviné que ça n'était pas une généralité.

Naesala : Comme tu l'as sans doute déjà deviné, je veux que tu me serves d'espion.

Elle s'y était préparée, mais entendre les mots faisait mal. Pendant un instant elle ne se sentit plus, puis elle retrouva son calme. Après tout, ça ne serait pas la première mission de ce genre qu'elle ferait et... Elle ne pouvait pas laisser Amery. Non. Le choix n'était pas aussi évident que les autres fois. Qui serait là pour le protéger ? Il saurait assurer seul sa défense si son caractère n'avait pas été aussi altruiste. C'était également une des raisons pour lesquelles elle l'appréciait, et ne lui en voulait donc pas. Soren suffirait-il à lui assurer une défense suffisante ? Peut être pas. Non... Probablement pas... Dans ce cas, elle se débrouillerai. Elle assurerait sa défense et obéirait à son roi. Si c'était pour Amery, et pour continuer à assumer ses choix, elle le ferai. De plus... Naesala n'hésiterait pas à se servir de lui.

Le roi des Corbeaux ne l'avait pas lâchée des yeux tout le long de sa réflexion. Il savait qu'elle ne pouvait pas refuser. Il attendait la réponse orale par pure formalité, et parce que le temps s'était écoulé depuis la dernière fois.

Naesala : et bien ?

Tatu : à vos or-

? : Sales traîtres !

Surgissant de l'ombre, un membre du peuple félin les pointait du doigt, hors de lui. Reconnaissant le roi des Corbeaux, il prit forme animale pour l'affronter. Naesala se tourna vers sa sujette, et parla de façon à ce que juste elle l'entende.

Naesala : je sais que même captive, tu seras capable de me transmettre des informations intéressantes.

Et il s'envola, évitant ainsi le félin qui s'était jeté sur lui, disparaissant dans la nuit.


Je présente toutes mes excuses aux fans de Tibarn, et de Reyson qui se seraient indigné du temps qu'ils auraient pu consacrer à mon personnages. Soyez-en assurés : non, ils ne lui ont prêté attention plus longtemps que ça, c'est moins de 5min dans leurs longues et rudes journée, Tatu ne les accapare pas tant que ça XD

J'ai tout de même l'impression que ce chapitre est... niai... Ouais c'est ça, naïf et niai.

Mais bon, j'attends vos avis ^^

Bisous, je vous aime !