Voici la traduction du deuxième chapitre de la fanfiction de l'auteur anglophone Roving Otter ^^ (je préfère le rappeler à chaque chapitre)
Bonne lecture!
Kakashi claqua des doigts sous le nez de Gai.
-Allô?
-Hein? fit Gai en clignant des yeux.
-Ça fait une minute et demie que tu regardes dans le vide.
-Ah. Désolé.
Gai baissa les yeux sur son bol de ramen et touilla ses nouilles avec les baguettes.
-Mon esprit errait.
Il avait passé la majeure partie de la journée à apprendre à Neji et à Tenten les fondamentaux de la technique d'invocation. Puisque Lee n'était pas là, ça avait été une bonne opportunité de pratiquer le Ninjutsu avec eux. Sur le chemin du retour, il avait croisé Kakashi, qui l'avait invité à manger des ramen. Il avait eu l'intention de rentrer directement voir Lee, mais une invitation de Kakashi était rare. Il détestait refuser.
Kakashi prit son bol. Il tourna la tête sur le côté, baissa son masque d'un doigt et vida le bol d'une traite, puis remit son masque. D'une certaine manière, il arrivait à avoir des mouvements naturels tout en cachant son visage.
-Tu t'inquiètes pour Lee?
-Un peu.
-C'est un petit gars costaud. Tu l'as dit toi-même. Ce n'est pas une grippe qui va le mettre à terre.
-Je sais. C'est juste qu'il n'a pas l'air de pouvoir rester tranquille, même si c'est dans son seul intérêt. Normalement, j'encourage ses efforts, mais avec une fièvre aussi forte, s'il fait trop d'efforts physiques ça peut être dangereux.
-Donne-lui l'ordre de rester au lit.
-J'y ai pensé. Mais un peu plus tôt, je lui ai spécifiquement interdit de sortir de son lit, et il l'a quand même fait. Bien sûr, d'habitude il est toujours très obéissant – ça en devient presque un défaut – mais de temps en temps..
Kakashi haussa les épaules.
-Les élèves font des siennes. Même les meilleurs. Si tu veux mon avis, il faut que tu le punisses de temps à autre.
-Mais c'est ce que je fais.
-Tu lui donnes une tape amicale, puis tu le serres dans tes bras en lui disant que les erreurs font partie de la jeunesse et qu'il est ton élève préféré au monde. Ce n'est pas très dissuasif.
Le rouge monta aux joues de Gai. Il voulut protester que ces "tapes amicales" envoyaient souvent Lee à l'autre bout de la pièce.. mais bien entendu, lui et Lee encaissaient des coups bien plus violents quand ils s'entraînaient. Ceux qui pratiquaient le Taijutsu avaient l'habitude de prendre des coups.
-Même si tu as raison, qu'est-ce que je peux faire d'autre? Je ne vais pas le battre stupidement.
-Tu n'en as pas besoin. Rappelle-lui juste que tu es encore son supérieur et que désobéir à tes ordres est quelque chose de grave. Tu sais, je suis une des rares personnes qui t'ai vu vraiment énervé, et laisse-moi te dire – tu peux être vraiment putain d'effrayant quand il le faut.
-Mais je ne veux pas effrayer mes élèves. Je les aime. Et quand Lee me regarde avec ces grands yeux là, je ne peux pas rester furieux contre lui pour quoi que ce soit.
-Tu vois, c'est ça ton problème, soupira Kakashi. Peu importe à quel point il t'admire, il y a un moment où il sait qu'il peut t'amadouer d'un regard. Tu dois lui montrer que le Jutsu des Yeux de Chien Battu ne marche pas à chaque fois.
-Qu'est-ce que je dois faire, dans ce cas? Je veux qu'il se repose – simplement jusqu'à ce qu'il n'ait plus de fièvre, tout du moins – mais je sais qu'il déteste rester sans rien faire.
-Et bien voilà, fit Kakashi, avant de voir le regard perdu de Gai. S'il déteste rester sans rien faire, alors immobilise-le un moment, ça serait la punition idéale. Tu lui inculqueras un peu de discipline et tu seras sûr qu'il se reposera en même temps.
-L'immobiliser? Comment? Je veux dire.. tu n'es pas en train de me suggérer de l'attacher, quand même?
Kakashi haussa les épaules.
-Tant que ça marche.
Gai fixa l'œil visible de Kakashi un long moment avant de réaliser qu'il était sérieux.
-Je ne pourrais pas.
-Pourquoi?
-Parce que je ne pourrais pas! Vraiment, Kakashi. L'attacher? Ça fait tellement.. barbare.
-Ça a l'air un peu sévère, mais au final, c'est pour son bien, non? Tu l'as dit toi-même, il ne se reposera pas, qu'il soit malade ou blessé. Ça lui fera bien plus de tort sur la durée. Son corps est malmené, avec l'entraînement habituel. S'il n'apprend pas à se maîtriser, il pourrait finir par se tuer.
Gai soupira. Peut-être que Kakashi avait raison. Peut-être qu'il devait commencer à être plus strict avec Lee.
-Merci, Kakashi.
-Pas de quoi.
-Je ferais mieux d'aller voir comment il va. Euh.. combien je te dois?
-Ne t'en fais pas. C'est pour moi.
-Tu es sûr?
Le coin de son œil visible se plissa dans un sourire.
-Et bien, je t'ai invité. Considère que c'est un remerciement pour avoir sauvé mes fesses durant la dernière mission.
Kakashi lui fit signe de la main.
-À plus tard.
Gai entra dans l'appartement et se dirigea vers la chambre de Lee. Il marcha silencieusement pour que les lattes du plancher ne le trahissent pas en craquant.
Il ouvrit la porte de la chambre de Lee et jeta un œil à l'intérieur. Lee était par terre, il faisait des abdominaux.
-Cinq cent sept, cinq cent huit..
Il s'arrêta, la respiration haletante et la sueur coulant sur son visage.
-Cinq cent neuf..
Il si plia en deux pour tousser, puis repris, tremblant d'épuisement.
-Cinq cent dix..
Gai fit demi-tour, les poings serrés. Les mots de Kakashi résonnaient dans sa tête: S'il n'apprend pas à se maîtriser, il pourrait finir par se tuer. Cette fois, c'était seulement une grippe, mais si Lee était gravement malade, son refus de rester alité pourrait mettre sa vie en danger.
Gai se prépara mentalement, prit une grande inspiration et ouvrit la porte. Il mit ses mains sur les hanches.
-Lee!
Lee se figea et leva les yeux. La culpabilité se peignit sur son visage.
-Gai-sensei! J–Je ne vous ai pas entendu rentrer.
-Qu'est-ce que je t'ai dit sur le fait d'être hors du lit?
Gai détestait le ton froid de sa voix, mais il était résolu à demeurer ferme cette fois. Pour le bien de Lee.
Lee déglutit et se leva, les épaules crispées.
-Je suis désolé.
Gai hésita. Lee avait l'air tellement contrit, tellement penaud, c'était difficile d'être furieux après lui. Il renforça sa résolution.
-"Désolé" ce n'est pas assez. Je t'ai donné deux fois un ordre direct, et deux fois tu m'as désobéi. Tu me déçois. Tu me déçois beaucoup.
Les yeux de Lee s'écarquillèrent, et il recula comme si on l'avait frappé.
-Gai-sensei..
-Tu penses que tu peux ignorer mes ordres au gré de tes envies?
-N–non!
-Alors qu'est-ce que tu faisais hors du lit?
-Je.. déglutit Lee, des larmes brillant au coin de ses yeux. Je voulais juste m'entraîner un peu. Je ne le ferai plus, je le promets. S'il vous plaît, ne soyez pas en colère.
Gai sentit son cœur se fissurer, il avait l'impression de se noyer dans ces grands yeux humides. Il voulait prendre Lee dans ses bras et lui dire que tout était pardonné. Il repoussa ses sentiments. Lorsqu'il parla, son ton était plat et sans émotion.
-Qu'est-ce que je vais faire de toi, Lee?
Lee prit une inspiration ébranlée, redressa ses épaules et chassa ses larmes. Puis il se mit à genoux, plaqua ses mains au sol et s'inclina jusqu'à ce que sa têt touche le plancher.
-Sensei, j'ai vraiment honte. Je n'ai aucune excuse pour mon comportement. S'il vous plaît, punissez-moi sévèrement. Ne vous retenez pas. Je peux l'encaisser.
Gai expira lentement par le nez. Pendant un moment, il ne dit rien, il regarda Lee à genoux devant lui, le front collé au sol.
-Allonge-toi, dit Gai.
Lee leva la tête, les sourcils froncés de confusion.
-Gai-sensei?
-Tu m'as entendu. Sur le lit.
Lee rampa jusqu'au lit et s'allongea sur le dos.
Gai fouilla dans la sacoche à sa hanche et en sortit une corde. Lee leva la tête, les yeux grand ouverts.
-Que..
-Il semblerait que tu sois incapable de rester au lit, même quand ta santé en dépend, donc tu ne me laisses pas le choix.
Le rouge monta au joues de Lee, et ses yeux s'ouvrirent davantage.
-V–vous allez m'attacher? dit-il d'une voix qui sonna comme un couinement choqué.
-Ça ira. C'est une corde spéciale pour ligoter les ninja, donc tu ne pourras pas t'en défaire.
-M–mais..
-Pas de mais. Je suis ton Sensei, et tu es mon subordonné. Tu as l'air d'avoir oublié ce que ça veut dire, donc je vais te le rappeler. Avec autant de force qu'il faudra.
Lee déglutit. Il avait l'air tellement affecté que Gai ne put maintenir son visage froid plus longtemps. Son expression s'adoucit.
-Je fais ça parce que je tiens à toi, dit-il doucement. Je ne veux pas que tu te fasses du mal. Comprends ça, s'il te plaît.
La peur s'évanouit du visage de Lee.
-Gai-sensei..
Sa voix tremblait, et les larmes refirent surface. Cette fois, cependant, le regard qu'il avait n'était pas de la honte, mais du soulagement.
-Je comprends.
Gai tira une chaise, s'assit près du lit et réfléchit au meilleur moyen de procéder. Il avait déjà ligoté des ennemis auparavant, mais dans ces moments-là, le confort n'était pas vraiment pris en compte – et il voulait que Lee soit à l'aise. Autant que possible, tout du moins. Un moment plus tard, il se mit au travail, en commençant par les pieds de Lee. En utilisant des petits bouts de corde, il lia les chevilles de Lee ensemble, puis ses genoux. Il serra les nœuds pour les sécuriser le plus possible sans pour autant trop serrer les cordes. Il ne voulait pas couper la circulation sanguine de Lee.
-Gai-sensei? appela doucement Lee.
-Oui, Lee?
-Je peux avoir une couverture?
-Bien sûr.
Gai recouvrit Lee d'une couette et la remonta jusqu'à son buste. Il étudia le visage de son élève, remarquant qu'il avait les joues un peu rouges, le front légèrement luisant de sueur.
-Ça ira? Je ne t'ai pas attaché trop serré?
-Non, dit-il en souriant faiblement. Même si c'était le cas, je ne pourrais pas tellement me plaindre. C'est ma punition, n'est-ce pas?
-Peut-être, mais je ne veux pas que tu aies mal pour autant.
Il savait qu'il se radoucissait tandis qu'il parlait à Lee, mais il s'en fichait. Gai resta silencieux un instant, essayant de déterminer ce qu'il allait faire avec les bras de Lee. Il pourrait passer une corde autour du haut du corps de Lee et les attacher sur le côté en même temps.. mais ça demanderait beaucoup de corde, et ça ne serait sûrement pas confortable. Mais peut-être que.. oui, ça devrait marcher.
Gai attacha un bout de corde autour du poignet droit de Lee, puis attacha l'autre bout de la corde au coin du lit. Il fait la même chose avec la main gauche de Lee, serra les nœuds jusqu'à être sûr que Lee ne pourrait pas faire glisser ses mains pour se libérer. Puis il se releva et croisa les bras sur son torse, évaluant son travail.
-Voilà. Ça devrait aller.
-Est-ce que je peux savoir combien de temps je dois rester comme ça?
-Je n'ai pas encore décidé. Au moins pour la nuit.
-Et si je dois aller aux toilettes? Ou bien.. je dois juste me retenir?
Gai piqua un fard.
-Non, non. Bien sûr que non.
À vrai dire, il n'avait pas pensé à ce détail.
-Si tu dois aller à la salle de bain, je te détacherai et ensuite je t'attacherai à nouveau. Je vais laisser la cloche à côté de ta main, comme ça tu pourras la faire sonner si tu as besoin de moi. Et si ça ne marche pas, tu n'auras qu'à m'appeler. Je ne serai pas loin.
-Merci, dit Lee, les joues toujours rouges.
Gai se dit que ça devait être embarrassant pour lui.
-Je suis sans défense, comme ça, murmura Lee. Non? Je veux dire.. si quelqu'un m'attaque, je ne pourrais pas me défendre.
-Je ne laisserai rien ni personne venir te faire de mal.
-Je sais, dit Lee. J'ai confiance en vous.
Gai sourit.
-Tu es sûr que ce n'est pas trop serré comme ça? dit-il avant de serrer les doigts de Lee. Tu sens?
-Oui. Ça va.
-Bien. Dans ce cas, je vais aller préparer le dîner. Je reviens vite.
Gai fit de la soupe et donna à manger à Lee, cuillère après cuillère, étant donné que Lee ne pouvait pas utiliser ses mains. Puis il alla dans sa propre chambre en laissant la cloche sur la table de chevet, suffisamment proche pour que Lee puisse l'attraper même en ayant les mains attachées.
Après qu'il fut parti, Lee était étendu au lit, à regarder le plafond. Il tira sur les cordes, mais les nœuds étaient serrés. Il ne s'attendait pas vraiment à ce qu'ils se défassent.
Normalement, il détestait être impuissant ou immobile, mais quelque chose était différent. Les mots de Gai – Je fais ça parce que je tiens à toi – résonnaient dans sa tête. Il sentait la puissance de l'amour que Gai lui portait dans ces nœuds. Et étant donné que l'entraînement n'était pas en option dans l'immédiat – car ce choix lui avait été enlevé – le désir brûlant de mouiller le maillot, qui lui tenait compagnie depuis l'âge de six ans, s'était temporairement estompé, permettant à l'épuisement prendre place dans tout son corps. Une agréable torpeur le parcourut.
Il faisait rarement l'expérience de ce sentiment – cette relaxation calme, confuse. C'était différent du sommeil. Le sommeil était un travail productif, fait pour remettre son corps et son esprit d'aplomb. Mais il ne faisait rien de productif en ce moment même, et il trouva – pour une fois – que ça lui convenait. Il se demanda si c'était ce que ressentait tout le temps Shikamaru. Ses yeux se fermèrent.
Il s'assoupit un moment. Durant la nuit, il finit par se réveiller, la vessie pleine et douloureuse, et essaya de s'asseoir, mais il fut retenu par les cordes. Lee se mordit la lèvre. Il ne voulait pas interrompre le sommeil de Gai. Peut-être qu'il pouvait se retenir jusqu'au matin. Quelques minutes après, cependant, il était clair qu'il ne pourrait pas endurer ça aussi longtemps. Il fit sonner la cloche.
Gai fut là en quelques secondes, vêtu de son pyjama à rayures et se frottant les yeux. Il détacha les cordes et aida Lee à sortir du lit.
Lee revint de la salle de bain une minute plus tard et retourna au lit. Il étendit ses bras au-dessus de sa tête et attendit que Gai lui attache à nouveau les poignets. Voyant que Gai ne faisait rien, il dit: "Gai-sensei? Je suis prêt."
Gai hésita. Avec ses cheveux ébouriffés et son regard endormi, il avait l'air étrangement vulnérable.
-Peut-être que j'ai été un peu dur avec toi, murmura-il. Pour être honnête, je n'arrivais pas à dormir, j'y pensais, et je ne suis pas sûr d'avoir agi comme il faut.
-Non, Gai-sensei. J'y ai pensé aussi, et vous aviez raison. Je vous ai désobéi, et c'est une très mauvaise chose. Si nous avions été en mission, ignorer vos ordres aurait pu compromettre la sécurité de toute l'équipe.
-Oui, mais.. nous ne sommes pas en mission.
-Peut-être, mais je sais que vous ne me donneriez pas d'ordre si ce n'était pas important. C'est une punition juste.
-Tu ne trouves pas ça embarrassant?
-Non, pas du tout. C'est presque comme une sorte d'entraînement. De la méditation. Puisque je ne peux pas bouger, je dois trouver un autre moyen d'occuper mon esprit.
-Je vois, fit Gai en hochant la tête. L'esprit de la jeunesse est en ébullition. Parfois, il brûle avec trop de force, et le corps en souffre.
-C'est vrai, Gai-sensei. Mais quand mon corps est immobilisé, mon esprit se calme. S'il vous plaît, attachez-moi.
-Très bien, dit-il avant d'attacher les chevilles et les poignets de Lee, de les relier au lit et de vérifier les nœuds pour que Lee ne se libère pas. Tu veux la couverture?
-Oui, s'il vous plaît.
Gai rabattit la couette sur Lee, puis alla prendre le thermomètre de la salle de bain pour prendre sa température.
-Trente-sept sept. C'est redescendu depuis hier, mais tu es encore fiévreux.
-Vous pensez que je pourrai m'entraîner demain?
-On verra comment tu te sens dans la matinée.
Gai le regarda un moment, le regard indéchiffrable. Puis il posa une main sur la tête de Lee et lui ébouriffa gentiment les cheveux. Lee ne bougea pas, savourant le contact. Un sentiment chaleureux et paisible le parcourut lorsque ces doigts puissants frictionnèrent sa tête, et ses paupières se fermèrent.
-Bonne nuit, Lee.
-Bonne nuit, Gai-sensei.
Lee ne s'endormit pas immédiatement, mais sa respiration ralentit et ses muscles se décontractèrent. Gai resta à ses côtés ; Lee sentait sa proximité, il entendait sa respiration.
Lee resta immobile quelques minutes. Il bougea légèrement ses yeux sous ses paupières pour faire croire qu'il rêvait – il simula même un léger ronflement. L'instant d'après, Gai fit quelque chose qu'il faisait seulement quand il croyait son élève endormi : Il se pencha et posa un baiser sur le front de Lee.
-Fais de beaux rêves, chuchota-il.
Un moment après, Lee s'endormit.
Lee se réveilla en sentant la lumière du jour sur son visage. Il avait dormi paisiblement, et à part sa gorge un peu irritée et un léger un mal de tête, il se sentait presque normal. Il s'étira – du mieux qu'il put étant donné les cordes – et remarqua que la couette était tombée du lit. Il avait dû la faire tomber en bougeant dans son sommeil. Lee bailla, leva les yeux.. et sursauta.
Un garçon de son âge le regardait par la fenêtre: un garçon aux cheveux bruns en bataille, aux dents pointues et aux joues peintes en rouge. Un petit chien se tenait sur sa tête comme un chapeau étrange. Lee mit un moment à le reconnaître.
-Kiba-kun, qu'est-ce que tu fais là? Tu ne devrais pas regarder par la fenêtre des gens. C'est impoli.
Il haussa les épaules.
-Je courais sur les toits et je t'ai vu attaché comme dans les pages centrales d'un magazine S.M. .Ça avait l'air un peu trop bizarre pour que je l'ignore.
Le chien blanc aboya, comme s'il approuvait.
Lee fronça les sourcils, perplexe. S.M.? Qu'est-ce que c'était que ça?
-Non, tout va bien.
-Tu n'es pas kidnappé?
-Non. Je vis ici.
-Alors quoi, tu aimes dormir attaché?
-Je m'entraîne.
-Tu t'entraînes?
-Oui. Je ne sais pas me reposer, même quand j'en ai besoin, donc je suis attaché au lit pour apprendre à être immobile et calme. C'est ma pénitence pour avoir travaillé trop dur.
-Okaaaay. Maintenant retour à la réalité. J'imagine que si ça te va de faire.. peu importe ce qui se passe ici, alors il n'y a aucune raison de s'alarmer, donc je vais juste reprendre ma route.
À ce moment-là, le petit chien blanc sauta par la fenêtre entrouverte et courut vers le lit de Lee.
-Oi, Akamaru! cria Kiba.
Akamaru sauta sur le lit et renifla le visage de Lee, puis son entrejambe. Lee piqua un fard.
-Hé! Qu'est-ce–
Akamaru revint à la fenêtre en courant, sauta dans les bras de Kiba, et poussa trois aboiements suivis d'un grognement bas et pleurnichant.
-Oh, fit Kiba, vraiment? Bien.
-Est-ce qu'il vient de te dire quelque chose? demanda Lee en clignant des yeux.
-Mmh? Oh, rien. À plus!
Kiba bondit, Akamaru sur ses talons.
Lee fixa la fenêtre, répétant dans sa tête les paroles de Kiba. Qu'est-ce qu'il voulait dire par "les pages centrales d'un magazine S.M."?
Lee nota mentalement qu'il devrait demander à Gai plus tard.
