Auteur : Leviathoune
Bêtalecteur : Sinelune, la plus classe de toutes les bêtas !
Dessins : Une illustration sur mon blog à la date du 23/09/06 illustrera un passage de ce chapitre (lien dans mon profil).
Pairing : HPDM
Ratting : M
Résumé : Sciemment, Harry s'est constitué prisonnier de ses ennemis. Un Mangemort l'aide à tenir et l'exhorte à s'enfuir, nuit après nuit. Mais le Survivant refuse toujours, attendant son heure… Même lorsque le Mangemort se découvre, même lorsqu'une relation étrange s'instaure entre eux et qu'ilapprend sa mort prochaine, Harry ne veut pas fuir – cela semble d'ailleurs impossible ! Draco ne comprend pas… Le Survivant ne demandera qu'une seule et unique chose à son ancien ennemi… Une toute dernière cigarette, une cigarette un peu spéciale qui a un vague parfum d'amour.
NDA1 : Cette fanfiction est dédicacé à Freaky Fair, puisque c'est elle qui m'a tant motivé pour l'écrire et qui m'a beaucoup conseillé sur certains passages. Je suis très heureuse de t'avoir rencontrée.
NDA2 : Attention ne vous fiez pas au titre et aux situations qui pourraient vous sembler niaises ou clichés. Cette fic n'est pas non plus une DeathFic, mais… vous pourriez bien être surpris - enfin, j'espère…
Bonne lecture !
WARNING : présence d'un Lemon - mais je pense qu'il est trop mignon pour poser problème. Par contre, PRESENCE DE SCENES EXTREMEMENT CRUELLES, VIOLENTES ET SANGLANTES ! Vous êtes prévenus…
COMME UN VAGUE PARFUM D'AMOUR
CHAPITRE II, Tendresse, vengeance et démesure
Pourquoi Draco Malfoy, un Mangemort, embrassait-il Harry Potter, le Sauveur déchu, enfermé dans sa cellule ?
Parce qu'Harry le lui avait demandé ?
Cela semblait bien maigre, comme explication. Il n'était pas le genre de bon garçon qui rendait gracieusement des services. Pour lui, il en avait fait beaucoup, pourtant.
Alors, est-ce que c'était parce que le brun était terriblement émouvant lorsqu'il prétextait sa mort prochaine et son besoin d'affection ?
Pff…
Et depuis quand il se laissait attendrir, lui ?
Jamais, il n'éprouvait pas de pitié !
Pourtant… Pour lui, il éprouvait bien des… sentiments ?
Pas facile à dire…
Peut-être était-ce parce qu'il le voulait bien, tout simplement ? Qu'il désirait son corps ?
Oui, peut-être…
Sûrement, même…
Draco ne voulait pas se poser ce genre de question, mais il n'était pas idiot au point de se voiler totalement la face.
Le blond fronça les sourcils, raffermit la poigne de ses bras sur le corps tremblant de Potter, et approfondit le baiser qui devint, du coup, nettement plus désespéré.
Ce baiser…
Il était écœurant.
Il était si… parfait et si dégueulasse à la fois... si dégueulasse.
Son incroyable douceur, son parfum de dernière fois, de seule et unique fois, lui soulevait le cœur et il se demandait déjà comment il pourrait aller jusqu'au bout.
En avait-il seulement vraiment envie ?
Après tout… Potter était un mec.
Certes, il y avait un fort lien entre eux, sans doute à cause de leur ancienne et virulente rivalité et de toutes ces choses qu'il avait fait pour lui venir en aide depuis quelques mois, mais… c'était quand même un mec.
Draco avait beau dire, ou plutôt songer, ses baisers étaient tout ce qu'il y avait de tendre.
Il cessa d'embrasser Harry et le regarda dans les yeux un instant, les trouvant particulièrement magnifiques et beaucoup trop sûr d'eux dans leur expression déterminée.
Comment faisait-il, en une telle situation, pour sembler rester maître de lui-même à ce point ?
« Est-ce que tu me vois flou ? » lui demanda-t-il.
Harry secoua la tête négativement, le souffle court.
« Je te vois bien… quand tu es près. »
Draco soupira, il aurait peut-être préféré le contraire. Mais peut-être pas…
Il prit Harry dans ses bras et le souleva de terre pour le poser sur sa couche.
Là, il se mit à genoux devant lui et lui caressa gentiment les mains.
« Je n'ai jamais fait ça… avec un garçon. Je ne sais même pas si j'en ai vraiment envie. »
Harry haussa des épaules.
« Je ne l'ai jamais fait, moi non plus. Par contre, j'en ai foutrement envie. »
Le regard vert s'assombrit et s'abaissa sur Draco devant lui.
En effet, il avait vraiment l'air de le désirer.
Une bosse déformait son pantalon et cette vision excita un peu Draco, et le gêna aussi beaucoup…
« Je ne sais pas. » dégluti-t-il. « Je ne dis pas que ça ne me dit totalement rien, mais… » Et là, ce fut son regard gris qui s'assombrit. « J'aurais voulu que ça se passe différemment. »
Harry sourit et souleva un sourcil moqueur.
« Malfoy, y'a tellement, tellement de choses dont tu aimerais qu'elles se soient passées autrement. Mais tu es un Mangemort et ta vie est foutue. C'est comme ça… »
« Et qu'est-ce que tu en sais, toi ? » tiqua Draco. Il n'aimait pas du tout le ton du Survivant.
Harry se pencha et prit son visage en coupe, il l'embrassa sur la bouche et dit tout contre ses lèvres : « Je le sais parce que je suis comme toi. On n'a pas eu de chance, on n'a pas eu le choix et maintenant, il ne nous reste plus rien… »
Le Survivant reprit le baiser.
Il le dirigea, faisant de la bouche de Draco un coffre de sensations délicieuses.
Sa langue parcourait ses lèvres, s'enroulait avec celle du blond, la caressait dans un échange mouillé.Sa bouche se refermait, charnue, sur ses lèvres plus fines et ses dents le mordillaient, de temps en temps, lascivement.
Harry caressait aussi la nuque et les cheveux blonds de Draco de ses doigts légers, il emprisonnait son cou dans la cage de ses doigts et le maintenait en place, contre sa bouche, l'empêchant de se dérober.
Quand il comprit que son ancien rival n'avait plus aucune envie de mettre un terme à l'échange, il fit descendre ses paumes le long de ses bras pour lui prendre une main.
Il l'attira à son visage et nicha sa joue dans le creux de la main du Mangemort, poussant dedans pour quémander des caresses à la paume en berceau.
Draco répondit à son attente et le caressa tendrement, la main de l'ancien Griffondor sur la sienne, suivant les mouvements imperceptibles qui le commandaient gentiment.
Harry fit descendre sa main et celle de l'autre suivit, se posant sur son maigre torse, couvert de haillons.
Les mains descendirent encore et le brun lui intima à peine de se glisser sous son vague chandail massacré.
Il y eut un frisson et Draco fronça les sourcils.
« Ça te fait mal, pas vrai ? » demanda-t-il en remontant très doucement sa main dans le dos d'Harry, effleurant à peine son dos.
Le Survivant réfréna d'autres frissons.
« Oui, enfin… non. Je ne sais pas. » dit-il en fermant les yeux.
« Comment ça, tu ne sais pas ? » fit le blond en portant sa deuxième main sur le corps d'Harry, lui arrachant plus encore de frissons. « Ça te fait mal, oui ou non ? »
« Je crois que… Je crois que tu me chatouilles, quelque chose comme ça. »
Draco fut surpris et déplaça ses mains, une sur le ventre du Survivant, l'autre sur son torse.
« Et là ? Tu es aussi chatouilleux ? »
En réponse, Harry se mit à trembler. Il se mordit la lèvre inférieure et dirigea la main de Draco sur son mamelon.
Draco lui ôta son haut de vêtement et le tint bien serré dans ses bras, le couvrant de caresses, apprenant ses formes délicates, les imprégnant en son esprit comme s'il voulait s'en souvenir longtemps après… après…
Il l'embrassa et descendit le long de son cou pour en venir à ses petits bouts de seins de mecs qu'il se mit à laper, à sucer entre ses lèvres tout en serrant très fort sa fine taille dans ses bras.
Harry avait un léger goût de sueur, de sang et de peur.
Cela ne dégouta pas Draco, du moins pas autant qu'il ne l'aurait imaginé sans être préalablement excité.
Harry gémit en plantant ses doigts dans ses épaules comme des griffes.
Draco arrêta et murmura, sans pour autant s'arrêter : « Tu as été tellement torturé que le moindre effleurement t'est douloureux, est-ce cela ? »
« Non… » gémit Harry, haletant. « En fait… c'est tout à fait le contraire. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas été… touché, caressé, comme ça, que… je… »
Le brun ne termina jamais sa phrase mais Draco avait compris. Il enfouit son visage dans le cou de l'ancien Serpentard et ce dernier ferma les yeux en sentant son souffle saccadé contre sa gorge.
Il sentit aussi qu'Harry lui reprenait une main et qu'il l'a faisait descendre le long de son ventre plat pour la déposer sur son sexe tendu à l'extrême, tressaillant sous le soudain attouchement à travers la toile fine de son pantalon.
Draco déglutit, surpris par la force de son propre désir.
Il s'écarta d'Harry et ôta sa lourde cape de Mangemort, devenant soudain beaucoup plus fin, plus humain.
Il étendit le tissu noir et épais sur l'espèce de lit puis il y allongea le corps d'Harry, s'asseyant à califourchon sur lui.
L'ancien Griffondor tira sur ses vêtements et Draco se retrouva également torse nu. Les yeux verts voyagèrent sur son corps, appréciant le spectacle, puis ils se plissèrent de haine en tombant sur la marque honnie.
Harry toucha le tatouage et Draco sursauta.
Il venait de ressentir un grésillement douloureux dans son bras, il écouta son corps mais il ne se reproduisit pas. Un instant, il avait eu peur que le maître l'appelle, ayant ressenti le contact avec le Survivant à travers la marque.
Il dévisagea Harry, suspicieux et l'ancien Griffondor lui sourit férocement. Draco le trouva extrêmement excitant, ainsi.
Suite à ça, l'esprit du Mangemort se déconnecta complètement.
Il plaqua son corps contre celui de son adversaire, il l'embrassa, le caressa et ondula des hanches entre ses jambes, son sexe contre le sien.
Excité, il n'avait plus de question à se poser. Il l'était, gravement.
Harry entourait son cou de ses bras et gémissait à son oreille, lui aussi ondulait du bassin contre lui et en rythme, lui aussi était salement allumé par cette ébauche de sexe.
Draco retira pèle mêle leurs derniers vêtements puis ce fut, entre eux, un enchevêtrement constant de membres, de corps et de gémissements.
Draco ne savait pas ce qu'il devait faire, le Survivant encore moins, pourtant leurs corps le savaient pour eux.
Et Harry réclamait plus, tellement plus !
Il chuchotait à l'oreille de Draco des maintenant, vas-y, maintenant enfiévrés, éperdus et hésitants.
Draco se positionna, la peur au ventre de lui faire mal - c'était vraiment la dernière chose au monde qu'il désirait en cet instant.
Il enduit son sexe de salive et poussa en lui, lentement, lentement, en se mordant la lèvre inferieur pour se retenir d'un à-coup impétueux.
Harry était si beau, les mains encrés sur ses bras, les yeux fermés, le visage à l'écoute des ses sensations, le front collé de ses mèches de cheveux noirs, la respiration haletant crescendo.
« Tu as… mal ? » demanda Draco, tout doucement, le souffle tout aussi court.
Harry secoua la tête de droite à gauche.
« Non… Non… J'aime… »
Alors Draco ramena un peu plus ses genoux sous le brun et le pénétra enfin totalement, lui arrachant un premier cri de plaisir.
Alors Harry enroula ses jambes avec celle du blond et joignit ses doigts à ses mèches de cheveux pâles qui lui tombaient sur le visage.
Ainsi, ils firent l'amour, longtemps, les corps pressés l'un contre l'autre, ondulant comme des vagues, prisonniers dans une cage de membres et de doigts entrelacés, de mots et de cris ardents.
Quand Harry jouit, enfin, il laissa Draco le tenir dans ses bras encore un petit moment, il laissa leurs deux corps s'imprégner de l'odeur de l'autre, d'une vague odeur d'amour, juste le temps de reprendre son souffle et ses esprits.
Puis, il le repoussa brutalement, lui flanquant ses vêtements au visage.
Sans rien dire, Draco se rhabilla, mécaniquement.
Le regard éteint, il se leva et remit sa cape, ramassa son masque.
Harry avait simplement revêtu son bas de pantalon. Il se leva simplement et marcha sans aucune difficulté vers le Mangemort pour lui donner un léger dernier petit baiser.
« C'était sympa… » chuchota-t-il à l'oreille de son amant avant de s'en retourner à son lit sans manifester la moindre gêne à se mouvoir.
Il souriait mais Draco gardait un regard anormalement fixe, vide de sens et lointain. Son visage, tout comme ses yeux gris, n'arborait aucune expression.
« Va-t-en. » ordonna Harry.
Draco obéit, remettant son masque et partant comme s'il était dépourvu d'âme.
Le Survivant darda des yeux impérieux sur la porte de son cachot qui se referma et se barricada de ses nombreux verrous par elle-même.
OoOoO
Plusieurs heures plus tard, Draco se réveilla en sursaut.
La marque chauffait à blanc son bras, et il se cogna la tête au lit supérieur. Il jura en se frottant le crâne en essayant de se rappeler comment il était arrivé dans son lit.
Il avait beau y songer, la seule chose dont il se rappelait c'était qu'il avait fait l'amour avec Harry Potter et qu'il s'était écroulé en le serrant fort dans ses bras. Il ne se rappelait pas du tout s'être rhabillé, se dit-il en constatant ses vêtements sur lui, ni même être rentré et encore moins s'être endormi.
Avait-il rêvé ?
Non…
La situation était étrange, il avait dormi avec son masque alors que jamais il n'aurait fait cela.
Dans le dortoir, les autres se réveillaient également en sursaut, complètement paniqués par la brûlure de la marque.
Ils s'habillaient prestement et transplanaient aussitôt.
Et en effet, il n'était plus temps de réfléchir ; le maître les appelait immédiatement.
Draco se rappela ce qu'il devait advenir ce matin là, et il se prit le visage entre ses mains en ravalant des torrents d'affliction déferlant dans son ventre. Il ne savait que faire tandis que la douleur - réelle, celle là - s'amplifiait dans son bras, le vrillant jusqu'à la moelle des os.
N'y tenant plus, il transplana.
OoOoO
La salle était immense, elle pouvait contenir tous ses Mangemorts.
Lui, il les surplombait tous, de toute sa puissance, de toute son aura. Il les contemplait de son immense trône de pierre. Ils étaient tous là, sans exception, il le sentait, et il se sentait si puissant, ainsi.
Harry Potter, le garçon qui lui avait survécu était là également, pantelant, tellement fragile et faible que ses geôliers devait le soutenir pour ne pas qu'il tombe à terre telle une loque.
Comment avait-il pu le craindre d'une quelconque manière ?
Ce garçon n'était plus rien...
Il lui avait tout pris, il l'avait détruit irrémédiablement et il ne lui restait plus qu'à périr de sa main.
La boucle serait ainsi bouclée et l'apogée de son règne adviendrait puisque le dernier espoir de la résistance serait mort avec lui.
Voldemort savourait cet instant.
Il fit un vague signe de la main et ses hommes poussèrent le jeune garçon en avant. Il tituba et s'écroula quasiment à ses pieds. Et cela le fit sourire.
Le Seigneur des Ténèbres se dressa, près à adresser à ses troupes le discours de la victoire.
Il en était là, à échauffer les âmes de ses Mangemorts, lorsque le Survivant redressa brusquement un visage livide de rage.
Son regard vert s'étrécit et le défia, dissimulé derrière une foultitude de petites mèches de cheveux bruns crasses.
Le Lord Noir comprit alors…
OoOoO
Tous virent Harry Potter se redresser avec une odieuse et gracieuse facilité, lui qui avait paru si faible même pas une minute avant.
Les Mangemorts frémirent en voyant leur Maître dégainer sa baguette magique pour lancer un Avada Kedavra sans plus aucune forme de procès, aussi théâtral soit-elle. Et tous constatèrent l'impensable l'infaisable, sauf peut-être pour Potter, puisqu'il l'avait déjà fait et, qu'apparemment, il le refaisait... en plus réfléchi.
L'Avada Kedavra fusa, dans son halot de vert, et fut dévié de son axe.
Potter venait de tendre son bras droit et l'Impardonnable se condensa dans sa paume en une petite boule de lumière crépitante.
« Au début... » murmura le Survivant d'une voix atone que tous entendait parfaitement. « J'avais dans l'idée de te laisser complètement t'humilier, avec ton sulfureux discours à la con. Voldemort…. Je pensais que cela me ferait tellement rire... »
« Avada Kedavra ! » rugit à nouveau le Seigneur des Ténèbres, inutilement. D'autres essayèrent, pèle mêle dans la foule, et le corps du Survivant semblait être pris dans un enroulement d'éclairs et de faisceaux verts qui se tordaient et rejoignaient sa main tendue.
Le même phénomène se reproduit, encore et encore, agrandissant la sphère qu'il maintenait en l'air.
On n'avait jamais vu une telle chose, c'était inconcevable !
Les Mangemorts semblaient vouloir s'approcher résolument de lui mais Harry - dont le teint était verdâtre sous la lueur glauque - se retourna et les fusilla tous d'un regard implacable.
« Du calme... » gronda-t-il, menaçant. « Votre tour viendra. Plus tard... »
Cela eut pour effet de stopper tous les Mangemorts belliqueux.
L'Elu des Prophéties se tourna à nouveau vers le Seigneur des Ténèbres qui était absolument tétanisé.
Sa voix envahit amplement toute la salle lorsqu'il parla de nouveau : « Toutes tes parcelles d'âmes ont été détruites, Voldemort. Il ne reste... plus que toi. »
Le Survivant, habillé d'un simple bas de frusque de prisonnier, le torse luisant de sueur, de crasse et de sang, courut alors vers le mage noir.
En trois enjambées félines, il fut sur lui.
En un bond, il lui avait sauté à la gorge.
Il plantait les doigts de son bras libre profondément dans la chair de la poitrine du Mage Noir pour mieux s'amarrer à son corps - exactement comme s'il était armé de véritables griffes.
Pendant un instant, le temps sembla se suspendre.
Harry maintenant son bras droit au dessus de Voldemort qui tentait de l'empêcher de l'abattre sur lui en se servant de ses mains.
La boule d'impardonnables grésillait entre eux, comme impatiente.
Chacun pouvait voir les yeux et le sang rouge sur le visage blanc de Voldemort.
Chacun pouvait voir les muscles des bras et du dos du survivant se tendre et rouler furieusement sous l'effort - il ne semblait plus du tout faible, surtout avec le sourire bestial qu'il affichait.
« J'espère que tu vas beaucoup, beaucoup souffrir, Voldemort. » murmura Harry, presque tendrement, à l'oreille du monstre.
Dans un hurlement de rage jouissif, il abattit brutalement son bras droit en plein sur le cœur de son adversaire de toujours, enfonçant en lui sa main, ses doigts et la magie mortelle qui l'accompagnait.
Un cri de douleur immense et du sang jaillirent. Et tous virent l'effondrement de corps, de robes noirs et de poussières qui s'abattant pèle mêle sur le trône.
Les Mangemorts retinrent leurs souffles, abasourdis, lorsqu'un vent de pure panique s'empara d'eux.
Potter se redressa en soulevant à bout de bras l'informe tas mort qu'était devenu leur Maître. Il jeta son corps à bas de son trône et éclata d'un rire insensé et sans joie. Un rire triomphal à propos d'une victoire ayant bien trop saigné le cœur de son vainqueur.
Harry Potter l'enjamba nonchalamment. Il avait un sourire aux lèvres et ne pouvait s'empêcher de ricaner nerveusement de temps à autre.
Ainsi, il se dirigea vers le large demi-cercle que formaient les Mangemorts.
« Haaa... » soupira-t-il en faisant craquer sa nuque et chacune de ses phalanges, une à une. « Ça fait un bien fou ! Mais vous comprendrez que c'est loin d'être terminé, hum ? »
Des Mangemorts levèrent leurs baguettes et Harry rugit un sort comme un aliéné.
« Experliamus ! »
Le Survivant n'avait pas de baguette et il se trouvait seul devant toute une armée, pourtant, les baguettes de tous les Mangemorts, sans exception, volèrent vers lui à toute allure pour s'immobiliser à seulement quelques mètres de lui, gravitant comme autant de petits astres autour d'un soleil.
Harry fit un léger mouvant de ses mains et les baguettes se réunirent en un petit fagot qu'il attrapa dans ses mains.
« Vous savez... » fit-il, simplement sans forcer, et pourtant sa voix raisonnait de toute part dans la grande salle. « J'avais moi aussi envie de vous faire un p'tit discours. Je trouvais ça cool pour clore votre misérable existence servile. Mais je me suis dis finalement : Naooooon. » Il rit, presque comme un enfant canaille. « Et vous savez pourquoi ? » Les Mangemorts portèrent brusquement leur main à leur avant bras gauche où venait de sourdre brusquement une douleur intense et caractéristique. Harry Potter leur signalait ainsi qu'ils étaient tous à sa merci avant de poursuivre, répondant à sa propre question : « Eh bien... J'ai juste envie de tous vous éclater la gueule et d'en finir le plus vite et le plus salement possible avec vous. Alors on va abréger. » Il soupira avant de reprendre de façon sérieusement agressive : « Que tous ceux qui était espion pour le compte du Ministère, de l'Ordre du Phoenix ou de qui que ce soit s'avancent et se découvrent. »
Pendant un instant, il ne se passa strictement rien. Les Mangemorts étaient bien trop pétrifiés pour faire quoi que ce soit.
Puis, soudain, quelqu'un s'avança en autant son masque. Harry sourit en le reconnaissant.
« Severus Rogue ! » s'exclama-t-il avec voix empreinte d'une fausse joie extrême. « J'avais espéré que vous soyez mort. » Il lui tendit une baguette prise au hasard dans le tas gravitant près de sa main. Le Mangemort prit rapidement la baguette comme s'il avait peur de se bruler à son contact.
« Vous allez m'être utile, professeur. » fit Harry en désignant du menton les hommes qui s'approchaient à découverts. « Vous les connaissez ? »
Rogue ne dit rien, acquiesçant seulement devant un visage ou un autre. Harry distribuait les baguettes ou repoussait les fourbes avec une force invisible et colossale dans le tas tétanisé des autres Mangemorts.
« Transplanez, maintenant. » ordonna Harry au petit groupe d'agents doubles.
Les choisis n'attendirent pas leurs restes et disparurent dans un craquement collectif.
Le Survivant se retourna lentement fixant l'assemblée d'un regard contrarié.
Ses yeux détaillaient la pièce, visiblement à la recherche de quelqu'un.
Ils se posèrent finalement sur une silhouette encapuchonné qui lui était bien familière - ce n'est pas qu'il voyait tellement plus net, c'était simplement sa façon de percevoir les choses qui était ainsi faite.
« Malfoy... » siffla-t-il entre ses dents. « Approche-toi... »
Depuis un moment déjà et après quelques secondes de stupeur complète, les Mangemorts essayent de fuir par la porte … et un seul était resté complètement de marbre.
Un sourire sardonique se peignit sur le visage de l'Elu.
« Allez viens... Qu'est-ce que tu attends ? »
Dans une fureur mal contenue, Draco ôta son masque et le jeta à terre. L'objet se brisa comme du verre à ses pieds.
« Ha, Potter...Tu m'as bien pris pour un con, tout ce temps ! » cracha-t-il, hargneux. Il dut se retenir pour ne pas déverser, là et tout de suite, la totalité de sa rage. « Et maintenant que me veux-tu ? T'offrir le privilège de me tuer le premier ? »
Harry sourit énigmatiquement et, nonchalamment, lui choisit une baguette et la lui envoya. Draco l'a réceptionna avec dédain.
« J'espère qu'elle te conviendra... » lança le Survivant.
Il releva les mains semblant tenir dans un champ de force l'amalgame de baguettes qui s'embrasèrent soudainement, illuminant de rouge son visage, ses cheveux et son torse luisant de sueur, de crasse et de sang.
« De toute façon, tu n'as plus le choix, maintenant. » ajouta-t-il tandis qu'un tas de cendre retombait mollement à ses pieds dans un nuage argenté.
Transplane, retentit l'ordre dans l'esprit de Draco.
Le Survivant avança vers lui d'un pas assuré mais le dépassa sans même un regard.
Finalement, il s'arrêta devant un Mangemort à l'allure frêle qu'il venait d'immobiliser tout en le forçant à lui faire face. D'un claquement de doigt, son masque se fendit et dévoila un jeune visage pétrifié de terreur.
« Du côté des méchants, hein... » demanda Harry, presque gentiment.
Dans un geste de recul brusque, le Survivant déploya son bras et s'empara de la tête du jeune Mangemort.
Le visage encapuchonné décrivit lentement un vaste arc de cercle et se fracassa au sol dans affreux craquement sinistre.
Une auréole de sang se répandit largement d'en dessous du capuchon sombre pour finir par s'écouler entre les interstices des dalles.
Draco était incapable de détacher son regard de ce fleuve pourpre lorsque la voix acerbe d'Harry le tira de son état sclérosé.
« Tu profites du spectacle ? Tu veux m'aider ? Tu fous quoi là, en fait ? »
Le blond dirigea alors son regard vers l'Elu qui, un genou à terre, tenait toujours dans sa paume la tête éclatée de sa dernière victime.
Le Survivant se redressa dans un mouvement lent et s'avança à nouveau vers lui d'une démarche féline. Du sang goûtait de sa main droite.
Une fois arrivé devant lui, il inclina la tête et dévisagea le blond d'un air prédateur. Sa main se souleva nonchalamment et effleura sa joue, y laissant trois traînées de sang qui, sur la peau pâle de l'héritier Malfoy, créèrent un saisissant contraste entre pureté et horreur.
Draco frissonna de dégoût et eut un léger mouvement de recul.
« Que se passe-t-il, amour ? La vue du sang te déplait ? » fit Harry d'une voix suave, avant de passer doucereusement son index sur le bout de ses propres lèvres, goûtant à la saveur capiteuse du sang.
Draco ferma brièvement les yeux, secouant imperceptiblement la tête de droite à gauche comme s'il ne pouvait croire en ce qu'il voyait.
Lorsqu'il les rouvrit, son regard était aussi dur et froid que de la glace.
Il fit demi-tour brusquement et resserra sa poigne sur la baguette que lui avait donnée celui qu'il avait vainement tenté de sauver.
Furieux, il transplana.
Harry essuya alors, avec dégoût, sa main maculée de sang le long de sa hanche.
Puis, il se retourna avec la ferme intension de finir ce qu'il avait commencé.
La salle était, à présent, quasiment vide.
Quelques fuyards se bousculaient encore à la sortie tandis que d'autres s'étaient agenouillés sur le sol en signe de soumission face à lui.
Harry leur jeta un regard infiniment méprisant et continua sa route vers la sortie.
Lorsqu'il dépassa les corps alanguis de tous ses aspirants esclaves, leurs têtes explosèrent, sans aucune raison apparente.
Tous les corps s'affaissaient dans un bruit mat sur le sol de pierre et le sang glouglouta abondamment.
Harry s'en moquait, il passa la porte de la Grande Salle, un sourire aux lèvres.
Le couloir était désert.
Avec sadisme, il fit grésiller, en signe d'avertissement, les marques des ténèbres sur les bras des Mangemorts en fuite.
Sans baguette, ils étaient tous comme de vulgaires Moldus, des sans-magies.
La traque pouvait ainsi débuter…
OoOoO
Les Mangemorts étaient un peu plus de deux cents.
Harry prenait son temps, marchant calmement dans les couloirs, les suivant à la trace grâce au signal de leurs marques.
Le plus souvent, il se contentait de faire exploser leurs organes internes en leurs jetant un regard dédaigneux. Les Mangemorts, ou plutôt ses victimes, vomissaient et pleuraient alors leur propre sang.
Comme Harry le souhaitait, ils souffraient beaucoup. Mais le Survivant se lassait bien vite du spectacle et, s'ils tardaient à périr, il faisait exploser leurs boites crâniennes dans une gerbe odieuse qui le laissait tout aussi indifférent.
A force de ce traitement, le Survivant se vit peu à peu recouvert de sang.
Il lui arrivait souvent de secouer ses cheveux comme s'il s'agissait d'une crinière humide, répandant de toutes petites gouttes vermeilles le long des murs de la forteresse.
Il abhorrait cette sensation…
OoOoO
Quelquefois, les Mangemorts faisaient preuve d'originalité.
Ainsi, plusieurs d'entre eux s'étaient réunis, armés de pics de fer et de pieds de tables, pour s'abattre sur lui telle une armée venue d'un autre temps.
Harry fit mine de ployer sous leurs attaques mais ne ressentait absolument rien, ayant érigé autour de lui un sort invisible qui le protégeait.
Au bout de même pas une minute, il éclata d'un rire démentiel et se redressa en se moquant d'eux et de leur insignifiante faiblesse de son regard vert.
Un Mangemort essaya encore de le frapper mais le manche de bois de son arme primaire se brisa à quelques centimètres seulement du visage du Survivant, le laissant parfaitement intact.
Après cela… l'homme, tenant son moignon de masse au bout d'échardes, le regarda, essoufflé, terrorisé.
Harry pencha la tête sur le côté, pensif, et soudain l'homme recula, d'un pas ou deux en proie à une terreur abominable.
Il donna des coups de gourdin dans le vide en faisant des demi-tours sur lui-même de plus en chaotique.
« Ils arrivent, y'en a partout ! » rugit-t-il d'une voix fortement enraillée.
Les autres regardèrent autour d'eux, mais ils ne virent strictement rien mais l'un d'eux eut le crâne fracassé par le Mangemort en pleine hallucination.
« Non, NON, NON ! » fit-il, hystérique en lâchant son arme inutile en tentant d'enlever frénétiquement des choses inexistantes qui semblaient s'agripper à lui de toutes parts. « Enlevez-les-moi ! Enlevez-moi ça ! Elles me bouffent ! Elles me bouffent ! Aidez-moi, par pitié ! »
Harry éclata de rire en regardant le Mangemort s'écrouler au sol en continuant de se débattre spasmodiquement, mourant de terreur, les yeux révulsés et en larmes - lui aussi pouvait faire preuve d'originalité.
Le reste des hommes masqués s'enfuirent et tombèrent tous à genoux, à quelques mètres d'intervalles, en se tordant de douleur, se tenant leurs entrailles ou les vomissant.
Harry s'en alla, enjambant leurs corps déformés par la souffrance et poursuivit sa route.
Un seul Mangemort n'avait pas tenté de fuir, il était tombé à terre, trop terrorisé pour effectuer le moindre mouvement.
Comme à chaque fois, le masque se fendit et tomba à terre.
Harry découvrit une jeune fille à la chevelure automnale qui ôta sa capuche en tremblant comme une feuille.
Elle leva vers lui des yeux verts mordorés emplis de larmes de terreur.
« Ne me fait pas de mal, s'il te plait. Si tu me tues, fais-le vite, je ne veux pas souffrir. » l'implora-t-elle en cachant son visage derrière ses mains et ses mèches de cheveux moirées en hoquetant.
Harry ne se demanda même pas comment une figure tellement innocente pouvait être une cruelle meurtrière, il le savait…
Il avait déjà subi l'attaque d'être aimé, l'attaque d'être beau comme le jour dans cette guerre. Plus rien ne l'étonnait…
Il savait car, à présent…, il était devenu l'une de ses cruelles créatures.
Il créa entre ses mains une dague d'argent parfaitement effilée et la tendit à la jeune fille terrorisée.
« Si tu ne veux pas souffrir, » commença-t-il. « Alors fais-le toi-même. »
La Mangemorte prit la lame mais elle avait du mal à la tenir tant elle tremblait et pleurait. Elle la positionna contre son cœur en grelottant.
« Je ne veux pas mourir. » supplia-t-elle en dardant sur lui ses yeux de vieux cuivre mouillé. « Ne puis-je devenir ton esclave ? Je ferai tout ce que tu voudras… »
Harry la regarda durement, implacablement.
Il passa une main dans les cheveux de son ennemie et celle-ci s'enfonça la lame dans le cœur en soupirant de bonheur.
Elle chuta à terre et son visage, dans la mort, n'exprimait ni peur, ni douleur. Elle semblait simplement endormie, entourée de ses mèches folles et de ses pans de capes étendues sur les dalles noires.
S'il ne l'avait pas fait souffrir, il lui avait fait atteindre une extase tout aussi mortelle que le reste de ses sévices.
Il était sans pitié !
OoOoO
Une autre fois, un Mangemort s'était emparé d'un prisonnier et lui avait enfoncé une longue épingle servant à maintenir sa cape dans sa gorge.
Le jeune homme entre ses bras n'était pas mourant mais gémissait comme un damné.
Le Mangemort défia Harry de lui faire quoi que ce soit dans ces conditions et le brun haussa les épaules.
Il regarda l'arme de fortune et soudain ce fut le Mangemort qui gémit, lutant pour rester maître de son corps.
Une force extérieure l'obligeait à ôter le pic du cou de sa victime et à le diriger vers son propre visage en tremblant. De son autre main, il essayait de toutes ses forces d'empêcher le métal d'avancer vers son œil droit mais Harry fronça les sourcils et le Mangemort s'écroula à terre, la garde du bijou dépassant de son masque blanc.
Le prisonnier pleurait et gémissait de terreur face à un Harry couvert de sang en se tenant son cou en partie transpercé. Visiblement, il ne se sentait pas du tout secouru –il était possible qu'il ne l'ait pas du tout reconnu.
Le Survivant le regarda dédaigneusement et lui dit : « Suis-moi. »
Il ouvrit avec le blessé toutes les portes des geôles et libéra les autres prisonniers.
Quand tous furent réunis devant lui, tremblant, ne sachant trop ce qu'il allait advenir d'eux, Harry arracha une poignée de fer à une porte et l'ensorcela pour l'agrandir en un large cerceau de métal qui flottait au milieu d'eux.
« C'est un Portoloin. » précisa-t-il. « Il vous mènera en sécurité, dans le hall de Sainte Mangouste où vous serez soignés. Dites-leur de prévenir le Ministère pour qu'ils viennent tranquillement ; ils n'auront plus rien à faire… »
Un prisonnier voulut se jeter sur le Portoloin mais la magie d'Harry le repoussa.
« Tous en même temps, abruti ! » s'écria-t-il.
Les bras des prisonniers se levèrent tous en un mouvement identique et s'abaissèrent dans un ensemble chorégraphié absolument parfait. Et pour cause, Harry avait manœuvré leurs corps pour ne plus perdre de temps.
Il fit demi-tour, attiré par les marques des ténèbres qui pulsaient de façon plus éparse dans la demeure, de part en part. Il les sentait…
Beaucoup se terraient dans une salle d'armes, attendant, apeurés comme des animaux sauvages lors d'une battue.
Harry n'entra même pas à l'intérieur de leur repaire, il resta devant la porte et l'effleura simplement, légèrement du bout des doigts.
Aussitôt, les murs se mirent à trembler, à se fissurer et se disloquer.
Les Mangemorts hurlèrent à l'intérieur, tambourinant et raclant leurs ongles contre la porte qui restait désespérément close.
Enfin, le plafond se creva et s'écroula sur eux, faisant taire leur terreur dans un silence de mort.
Harry sourit, il venait de s'en faire beaucoup en une seule fois, ce coup ci.
Après son dernier éclat, la structure toute entière se mit à trembler.
Des pierres tombaient du plafond mais jamais elles n'atteignaient le Survivant. Par contre, elles tuaient, peu à peu, les derniers Mangemorts en fuite, écrasant leurs crânes qui cédaient comme des fruits trop mûrs.
Harry marchait maintenant dans un couloir tremblant, en proie à la désolation.
Il se tourna sur la gauche et vit dans une alcôve deux Mangemorts blottis l'un contre l'autre qui se protégeaient du séisme.
Ils sentirent sa présence et soulevèrent leurs visage vers lui - ils avaient ôté leurs masques.
Harry les toisait, ces deux jeunes gens, un garçon et une fille qui se ressemblaient quasiment trait pour trait ; les mêmes cheveux noirs, les mêmes yeux bleus azurs, les mêmes petites taches de rousseurs brun clair sur leurs joues…
Des jumeaux, sans nul doute.
Il leva sa main, prêt à les tuer mais le frère se mit à le supplier d'épargner sa sœur.
« S'il te plaît ! Elle n'a pas eu le choix ; j'ai suivi mes parents et elle m'a suivi, moi. Je t'en prie, épargne là ! » gémissait-il tandis que sa sœur se raccrochait à lui en pleurant, le suppliant de ne surtout pas demander cela.
Elle tourna ses yeux bleus en larmes vers Harry et le supplia d'épargner son frère, à son tour.
Leurs doigts, leurs larmes, leurs cheveux et leur terreur s'entremêlaient.
Harry en fut contrarié.
Il toucha le front du frère du bout du doigt et le garçon s'effondra, mort, dans les bras de sa sœur qui hurla d'une rage incommensurable.
« Et débrouille toi pour vivre, maintenant. » lui cracha presque le Survivant en la jaugeant de toute sa haine.
Il marcha quelques mètres et se retourna sur la jeune fille effondrée qui tenait follement le corps mort de son aimé. Il reprit : « Dépêche-toi de trouver une sortie, si tu veux encore vivre... »
Elle ne sembla pas lui prêter attention et Harry poursuivit sa route, effleurant les murs du bout de ses doigts, laissant une trainée de flammes derrière lui.
Bientôt, la forteresse de Voldemort fut emplie de fumées épaisses et de flammes, de plus en plus de tremblements qui effondraient toutes les structures et des hurlements des condamnés.
Enfin, l'Elu des Prophéties s'autorisa à transplaner à l'air libre et frais, dans la vaste plaine de bruyères macabres.
La forteresse devant lui était rongée par les flammes, ses hautes tours s'effondraient sur elles-mêmes, ses murs tenaient mieux mais furent mis à bas comme le reste.
Il regardait tout cela, les yeux presque rouges tant il était proche de cet enfer, tant il semblait l'aviver simplement par la pensée, par la force de sa rage immense et peut-être que c'était réellement le cas et que le combustible de ses flammes-là se trouvaient en son cœur.
Le sang sur lui se mit à sécher, à devenir noir et à se craqueler. Ses cheveux tenaient seuls en mèches durcies.
Enfin, de la forteresse, il ne resta plus qu'un tas de cendres et de gravats fumants.
Harry s'assit dans l'herbe et se mit à attendre la venue des hommes du Ministère de la Magie en continuant à fixer son œuvre avec haine –mais il n'y avait plus rien à détruire et il se sentait, lui aussi, anéanti.
Draco Malfoy le regardait de plus loin.
Finalement, il décida de s'approcher de lui, très conscient de ce que cela impliquait mais il ne comptait pas fuir les Aurors, de toute façon.
Quand il fut juste derrière Harry, celui-ci souleva son visage vers lui pour l'éblouir d'un franc sourire.
« C'était fou, hein ? » demanda-t-il sans attendre de réponse en reposant son menton sur ses bras croisés sur ses genoux.
Draco s'approcha et regarda son visage en se penchant sur le côté. Il constata qu'Harry était tombé évanoui, complètement épuisé.
« Au moins, t'es pas complètement inhumain… » murmura-t-il en lui prenant le poignet, le faisant tomber en arrière, découvrant à nouveau un Harry complètement vulnérable à son contact - peut-être n'avait-il pas totalement simulé sur toute la ligne, finalement…
Il transplana, l'entrainant avec lui vers Sainte mangouste.
A suivre…
NDA : Voici la suite de cette petite fanfiction, j'espère que ce chapitre vous a plu. C'était la première fois que j'écrivais une scène aussi gore et un lemon si mimi, lol. J'espère que ça vous a marqué (mais pas trop négativement, tout de même) et que vous vous posez tous pleins de questions sur Harry, sur ce qu'il va se passer maintenant avec Draco, parce que c'était le but, hem…
Alors gros bisous à tous et rendez-vous au chapitre suivant, le dernier ! (enfin… c'était sensé être le dernier !)
Levia
PS : une chtite n'review pour l'auteur qui a faim ?
