disclaimer : ben je dois tout au grand et magnifique kurumada et à mon petit cerveau!
Je veux remercier aussi... ben personne en fait puisque j'ai pas encore eux de rewiews... (bouhouhou syouplai!)
Donc voilà la suite sûrement attendue par quelqu'un (re-bouhouhou).
Chapitre 2 : Pour ce que la vie m'a laissé...
Poséidon était parti quelques heures auparavant La jeune femme tournait en rond dans son petit appartement et n'avait envie que d'une seule chose : sortir à l'extérieur afin de se changer les idées. Cependant les consignes avaient été claires : ne pas sortir jusqu'au rendez-vous convenu avec l'un des généraux des mers du dieu des océans, ce qui devait avoir lieu à la tombée du jour dans un des plus vieux parc de la ville.
Elle décida tout de même d'enfreindre les règles : elle irait au point de rencontre à pied.
Mais le chemin ne fut pas autant bénéfique pour le repos de l'esprit qu'elle l'espérait, de nombreux souvenirs revenant à la surface.
Ainsi son frère était mort. Elle le savait au fond d'elle-même, Poséidon n'avait fait que confirmer ce qu'elle avait ressentit quelques semaines auparavant.
Ils ne s'étaient jamais très bien entendus tous les deux. Il y avait bien eu des années où ils étaient liés comme les doigts de la main mais le temps leur avaient fait prendre des chemins diamétralement opposés. Ils avaient fait leur choix, tous les deux, mais avec le recul, elle se dit que c'était plus par vengeance qu'elle avait fait le sien. Oui, elle voulait se venger de ce sanctuaire qui lui avait pris ce frère qu'elle chérissait tant. Ce frère qui la protégeait de ce qu'on appelle communément des parents : de ce père qui buvait trop au point de ne pas se rendre compte qu'il frappait son épouse et ses enfants, de cette mère qui était trop lâche pour s'interposer. Il n'y avait eu que son frère pour la préserver un peu. Il lui avait jurer de rester près d'elle et pourtant il n'avait pas hésiter à suivre cet envoyé du sanctuaire. Elle l'avait pourtant rejoint dans ce sanctuaire tant maudit mais il l'avait regardé se faire jeter dehors par les gardes tout en restant de glace. En repensant à cela, une pointe de douleur lui enserra le cœur.
C'est quelques jours plus tard que le messager de Cronos était apparut et lui avait fait des promesses de puissance et de vengeance. Elle l'avait cru et l'avait suivi.
C'est avec le sourire qu'elle songea que Poséidon lui avait fait les mêmes promesses et une nouvelle fois elle était tombée dans le panneau. Pourvu que tout se finisse mieux que ses années passées dans le Tartare. Il le fallait, pour son frère, ses compagnons, jusqu'au monde entier.
Sans s'en rendre compte, elle était arrivée au parc. Après un bref tour d'horizon, elle s'assit sur un vieux banc de bois. Il n'y avait pas l'âme d'un marina dans ce parc. Heureusement qu'ils n'étaient pas réputés pour leur ponctualité!
La journée touchait à sa fin et une légère brise venait lui caresser le visage. Son regard bleu azur était tourné vers l'horizon et ses longs cheveux noirs virevoltaient autour d'elle. Le printemps était beau cette année. Cela lui rappelait son pays natal, la Grèce. Elle devrait bientôt y retourner et le plus vite serait le mieux selon elle.
Elle était perdue dans ses pensées quand quelque un l'apostropha : « Mlle Sirellie? » Elle se retourna quand elle entendit son nom. Elle se retrouva face à un jeune homme d'une trentaine d'années, qui posait de magnifiques yeux bleus sur elle et dont le visage était encadré de longs cheveux de la même couleur. Elle répondit :
« C' est moi-même.
- Je me nomme Kanon, dragon des mers, général en chef de Poséidon. »
La jeune femme afficha un grand sourire et lui tendit la main : « Enchantée! Moi c'est Tara. Ravie de faire votre connaissance. »
Kanon serra la main qu'elle lui tendait et lui rendit son sourire. Malgré ça, Tara remarqua cette profonde tristesse que le marina avait au fond du regard. Il balaya le parc du regard.
« Il ne faut pas trop traîner ici. Poséidon ne m'a pas donné beaucoup d'indication. Il m'a juste demandé de vous escorter en Grèce dès qu'il me l'ordonnerait. Pour le reste, il m'a dit de vous faire confiance. »
Tara opina de la tête. Elle haussa les épaules et demanda : « Vous êtes descendu à quel hôtel? »
Kanon la regarda d'un air étonné puis quelque peu gêné « En fait je viens juste d'arriver en ville et je n'ai pas eu le temps…
- A vrai dire je m'en doutais, le coupa-t-elle, c'est pourquoi je vous ai posé la question de but en blanc. Il est tard et les chambres se font rares en cette période. Si vous le souhaiter, j'ai un petit canapé pas du tout confortable à vous proposer…
- Ce sera avec plaisir, je vous remercie. Pour ce qui est du confort, ne vous en faites pas, cela me conviendra très bien.
- De toute façons, c'est juste pour une nuit. Nous partons demain matin pour la Grèce. »
Le ton avait été catégorique, mais néanmoins, il n'empêcha pas Kanon de remarquer : « Mais Poséidon…
- Il a dit de me faire confiance donc il ne devrait voir aucun problème à ce que je fasse le voyage avec quelques jours d'avance.
- Mais pourquoi si tôt?
- J'ai besoin de savoir, dit-elle. Allons-y. »
Kanon hocha la tête et ils partirent tous les deux en direction du centre-ville.
Ils arrivèrent chez la jeune femme une heure après leur rencontre ils avaient parlé de tout et de rien : de la ville, de la vie au sanctuaire sous-marin…Tara avait tout fait pour éluder les questions du marina à son propos, si bien qu'après quelques tentatives, Kanon abandonna la partie.
Lorsque ce dernier pénétra dans le petit appartement, il haussa les sourcils. Tara, qui remarqua ce geste, dit dans la foulée : « Oui je sais c'est pas la suite d'un palace, c'est même limite vétuste. Votre patron m'a déjà fait la remarque ce matin, c'est pas la peine de le répéter » Kanon afficha un grand sourire face à la mine gênée, voir contrariée de la jeune femme. Elle lui désigna son « lit » qui en effet, se révélait à première vue pitoyable. Tara se dirigea vers sa chambre afin d'apporter des couvertures et autres oreillers au marina. Pendant ce temps là, Kanon remarqua que quelque chose de brillant s'était glissé entre le sofa et le mur. En se rapprochant, il distingua nettement une lame. Il finit par dégager un sabre, d'allure commune, de derrière le canapé. Un frisson parcouru son échine et un mauvais pressentiment lui broya l'âme. Il décida d'aller vers la chambre et de ne plus quitter la jeune femme des yeux. Lorsqu'il se retourna, il se retrouva avec une seconde lame, mais celle-ci venait de se placer directement sous son menton et se pressait contre sa gorge. A l'autre bout se trouvait Tara, les yeux reflétant une froideur qu'il n'avait encore jamais vu chez elle.
« Règle N°1, chevalier : toujours se méfier de la personne qu'on a en face de soi.
- Qui êtes-vous? » Parvint difficilement à dire Kanon, qui avait toujours la lame du sabre collée contre sa gorge.
Tara soupira profondément, abaissa son sabre et pris celui que Kanon tenait toujours entre ses mains. Elle alla les déposer dans une malle où ils allèrent rejoindre de nombreux compagnons, selon Kanon, vu le bruit qu'il y a eu.
« suivez-moi » Le ton de la jeune femme avait été extrêmement froid. Kanon la suivit donc tout en restant sur ses gardes.
Ils prirent l'escalier et montèrent sur le toit. De là, ils avaient une vue imprenable sur la ville. La nuit venait juste de tomber et les lumières de la cité semblaient refléter les étoiles présentes dans le ciel printanier. La jeune femme s'adossa à un petit muret, à peine plus grand qu'elle. Elle ferma les yeux et poussa un profond soupir.
Kanon, qui était resté en retrait, dit froidement : « Vous n'avez pas répondu à ma question, qui êtes vous? »
Tara ouvrit doucement les yeux et garda son regard fixé sur l'horizon. Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'elle ne se décide à répondre : « J'étais comme vous avant, un chevalier qui servait honorablement le dieu pour lequel il avait prêté serment. Enfin c'est ce que je croyais. On m'avait appris à voir les choses telles qu'Il les voyait. Seulement un jour j'ai ouvert les yeux et je me suis rendu compte que tout ce que je faisais allait à l'encontre de mes idéaux. Je me suis comme qui dirait rebellée et j'ai été bannie du monde des dieux et privé de mon cosmos. Je me suis éloignée le plus possible de tout ça. C'est pour ça que je me suis installée ici. Je pensais en avoir fini avec les dieux et leur petites histoires jusqu'à ce matin quand votre maître m'a appris qu'ils s'en étaient pris à mon frère et qu'ils avaient enfermé son âme dans une colonne qui trône au centre du sanctuaire d'Athéna. C'est tout eux ça : aucune pitié, aucun respect »
Kanon était abasourdi par la révélation, tant par le passé de la femme qui se tenait face à lui mais aussi par le fait… « Votre frère? Un chevalier d'or? C'est impossible, ils… Je connais les chevaliers d'or, je l'aurais forcément su!
- je ne suis pas une personne dont on parle aisément.
- Qui?…
- Je crois que la question à poser est comment je m'appelle.
- Quoi? Je ne vois pas… Bon ok, c'est quoi votre nom? Dit-il avec une pointe d'iiritation dans la voix
- Antarès.
- Oh c'est pas vrai… Milo. Votre frère c'est Milo, le chevalier du scorpion. Sur ces mots, tara acquiesça. Il poursuivit : C'est incroyable, il a donné votre nom à sa plus puissante attaque! »
Tara poussa un énième soupir, la soirée allait s'annoncer bien compliquée pour eux deux. Elle continua : « En fait, c'est pas exactement cela. C'est plutôt moi qui ait pris le nom de son attaque.
- Expliquez, je ne comprends pas…
- J'ai eu plusieurs prénoms dans ma vie, un pour chaque période à vrai dire. Lorsque je recevais ma formation de chevalier on m'a fait changé de nom. Je devais abandonné celui que mes parents m'avaient donné à ma naissance pour un qui me faisait ressentir toute la colère que j'avais en moi. C'était comme ça : pour être capable d'atteindre son ultime force, il fallait dégager une haine incommensurable donc il fallait prendre le nom de quelque chose qu'on détestait; parce qu'à chaque fois qu'on l'entendait, cela augmentait notre colère et donc nos capacité. A l'époque, je haïssais mon frère qui m'avait abandonné et je haïssait encore plus la déesse qu'il servait, pour laquelle il était parti. J'ai donc décidé de prendre le nom de l'attaque dont il se servait pour la protéger elle. Maintenant en y songeant à nouveau, je me rend compte que c'était complètement absurde même si je concède que cette colère m'a aidé à devenir le chevalier que j'ai été. »
Elle s'était rapprochée du rebord du toit et tournait le dos désormais à Kanon. Celui-ci, qui avait jusqu'à maintenant gardé ses distances, se rapprocha peu à peu. Il s'arrêta à quelque millimètres de la jeune femme qui lui tournait toujours le dos et il murmura presque : « Qui es-tu chevalier? Et quel dieu a osé t'infliger de tels tourments? »
Tara fixait toujours l'horizon, elle prit une profonde inspiration : « je suis le chevalier d'Astéria, le 11ème titan. J'ai été sous les ordres du dieu Cronos pendant de nombreuses années. »
Kanon recula un peu, encore sous le choc de la nouvelle. Tara se retourna, s'attendant à voir une expression horrifiée sur le visage de son garde du corps mais tout ce qu'elle reçu fut un sourire espiègle sur les lèvres de ce dernier qui lâcha en haussant les épaules : « Nous avons tous nos petits vices cachés ». Tous les deux éclatèrent de rire.
Ils redescendirent à l'appartement de Tara et décidèrent d'aller se coucher. La journée du lendemain allait être longue, très longue.
