Bon et bien voilà le deuxième chapitre !!! J'ai du mal avec les mises à jours parce que mon ordi est un nid à virus, et taper tout ça au lycée….. c'est un peu dur. Enfin cette fic est très longue, donc c'est pas demain la veille que je finirai la traduction. Et puis avec le bac et tout… Mais je n'abandonne pas.^^ Le Deidara X Sakura est mon couple fétiche, et je ne compte surtout pas lâcher cette fic qui est une de mes préférées en termes de DeiSaku. Bonne lecture.^^

Chapitre deux : B pour Bric-à-brac

« Putain de connard manipulateur ! »

Si elle n'avait aucune autre utilité, réfléchit Deidara, la fille pouvait au moins faire un réveil convenable. Après tout, il n'y avait rien de mieux qu'un bon coup de pied dans la tête pour réveiller quelqu'un.

Kisame était déjà sur pied, agrippant Sakura par le cou. « Reste sage », grogna-t-il, et Deidara regarda Sakura se tortiller en vain. Elle griffa les mains autour de sa gorge, mais elle grimaça et s'affaissa délibérément quand il resserra son étreinte. Il la laissa, mais garda toujours une main bien serrée autour de son avant-bras.

Deidara se frotta la tête, faisant un peu la moue. « Eh bien, ta compagnie n'est pas vraiment merveilleuse, mmh. »

« Casse-toi », siffla-t-elle et elle se cambra loin de lui, un peu comme un chat acculé. « Je t'ai fait confiance – »

« Première erreur », marmonna Kisame.

« Et j'ai eu pitié de toi – »

« Deuxième », continua Deidara.

« Et vous m'avez enlevée, putain ! »

Soudain, ce ne fût pas trop difficile de voir un peu de Tsunade dans le comportement de la fille. A côté de la blonde aux gros seins, elle pouvait passer pour un bon substitut. Haussant les épaules, Deidara secoua une main nonchalante. « Comme tu peux le voir, c'est en réalité de ta faute, de toute façon. »

Avec un grognement de colère, Sakura se redressa, utilisant le bras de son ravisseur pour lui décocher un coup de pied rapide au visage. Kisame vola en arrière, mais réussi à éviter de s'écraser droit dans le mur de la salle de bain. Il atterrit magistralement sur une paume, puis sauta sur ses pieds.

Sakura se tourna vers Deidara, qui, à son tour, la fixa attentivement. « Tu vas mourir », dit-elle, le chargeant, les pieds tendus encore une fois.

Il l'attrapa assez facilement par la cheville, cependant, et la balança sur le lit. Elle atterrit de plein fouet sur le dos, et même si sa chute fût largement amortie, elle grogna. Deidara la suivit, la coinçant avec les mains et les genoux.

Elle essayât de se libérer, se tordant et se tortillant sous sa prise. Mais les forces additionnées de A : la prise violente de Deidara et de B : les cordes de chakra lui reliant les mains derrière elle ne l'autorisaient pas à s'échapper.

Deidara la regarda en fronçant les sourcils. « Tu es vraiment chiante, mmh. »

Son visage prit une teinte de rouge intéressante pendant un moment avant qu'elle ne ferme les yeux et ne laisse échapper un cri à percer les tympans qui fit tituber même Kisame.

« Ferme-la », avertit Deidara, essayant de trouver un moyen de bouger pour pouvoir lui couvrir la bouche avec un avant-bras.

Elle cria encore. « Aidez-moi ! Quelqu'un ! »

Kisame était sur le point d'accourir pour aider Deidara, mais la porte de la chambre s'ouvrit à toute volée.

Trois têtes se tournèrent dans cette direction.

La maitresse de maison et propriétaire supposée haleta, la clé à la main, et regarda frénétiquement dans la pièce. « J'ai entendu crier ! Quelqu'un est en danger ? »

« Aidez-moi ! »

« Heu….. hum…. », hésita Deidara, alternant rapidement entre regarder Sakura et la femme. « Nous étions juste….. je veux dire….»

La femme les fixa pendant un moment, et un rouge profond s'installa sur ses traits. Elle se plaqua une main sur les yeux. « O – oh ! Je suis vraiment désolée ! Je – j'ai dû interrompre…..»

« O….Oui ! » dit rapidement Deidara, son visage s'éclaircissant de compréhension. « Oui, c'est ça ! Je m'excuse, mais ma femme est assez…. bruyante, mmh. »

« Femme ? » hurla Sakura, réessayant de s'arracher à son étreinte. « Non ! » Elle bougea légèrement la tête pour regarder la femme, même si elle avait les yeux couverts. « Il ment ! Aidez-moi s'il vous plaît ! L – lui et le – l'homme-requin ! Ils m'ont kidnappée ! »

Deidara ria nerveusement. « Je suis vraiment désolée, Mlle. Mais quand elle s'y met, elle…. eh bien, c'est une merveilleuse actrice ! »

« Il ment ! » supplia Sakura, et quelques larmes fêlèrent sa voix. « Ils m'ont enlevée ! Je suis de Konoha ! Konoha du pays du feu ! »

La femme enleva la main de ses yeux, fixant le couple sur le lit avec une expression méfiante.

Ils allaient être découverts et son plan allait tomber à l'eau si elle ne fermait pas sa bouche ! Et putain, il était allé trop loin pour que ça finisse juste comme ça. Deidara paniqua, son esprit alla à toute vitesse….

« S'il vous plaît ! Vous devez me croire ! Aidez-moi, ou appelez – »

……. et il amena ses lèvres sur celles de Sakura en une chaste imitation d'un baiser.

La femme fit un bruit qui ressemblait à « Eep » et sortit rapidement de la chambre en marche arrière. « Je – je m'excuse ! Je vais vous laisser seuls tous les deux – euh – trois ! »

Dès que la femme eu fermé la porte, Kisame agrippa Sakura par la tête, la claquant contre le mur opposé. Elle avait l'air un peu étonnée, même si Deidara ne pouvait pas dire si c'était à cause de son action précédente ou de la montée de violence de Kisame. Il s'accroupit et s'essuya les lèvres avec le dos de la main, grimaçant.

« C'était répugnant, mmh », marmonna-t-il en descendant du lit. « Kisame, nous allons devoir convaincre cette femme que nous ne sommes pas des kidnappeurs. »

Kisame regarda son partenaire par-dessus son épaule, fronçant les sourcils. « Et comment nous allons faire ça ? Elle a été une horrible petite – »

« Laissez-moi partir ! » cria soudain Sakura, sanglotant. « Qu'est-ce que vous me voulez ? Je ne peux rien vous donner ! »

« Tu – » commença Deidara, mais Sakura le coupa.

« Je ne sais même pas si Naruto est vivant ou pas ! Et s'il l'est, pourquoi vous avez encore besoin du Kyuubi ? Vous êtes les seuls Akatsuki restants ! »

Le poing de Kisame atteignit le côté de sa tête, et elle suffoqua, son corps se crispant instinctivement.

« Kisame », aboya Deidara, foudroyant du regard la fille et son partenaire. « Tu vas la tuer si tu continues comme ça, et morte, elle ne nous est pas utile, mmh. »

« Je ne vous suis pas utile du tout ! »

« Et toi ! » l'accusa Deidara, se rapprochant de Sakura, qui était toujours coincée contre le mur, et lui pointant un doigt humiliant sur le visage. « Arrête de parler ! Tu me donnes mal à la tête ! »

Kisame se frotta les tempes avec sa main libre. « Donc qu'est-ce que nous allons faire ? »

« Nous », lança Deidara d'une voix trainante, bougeant pour s'asseoir sur le lit avec frustration, « allons juste prétendre être une joyeuse petite famille. Je suis le mari aimant mais légèrement strict, tu es le beau-frère feignant, et la fille est l'épouse compatissante. Compris ? Tout les deux ? »

Kisame acquiesça au moment où Sakura secoua la tête.

« Ecoute, mmh », dit Deidara, indiquant qu'il parlait directement à Sakura en lui jetant un regard noir avec son microscope, sous ses mèches de cheveux. « Je ne t'utiliserai pas pour des raisons autres que médicales, si tu vois ce que je veux dire. »

« Et moi non plus », ricana Kisame. Sakura pâlit.

« Et fais-moi confiance, gamine, je peux faire de ta vie un enfer vivant, ou je peux…. eh bien, je peux la rendre légèrement moins dure. Fais ton choix, mmh. »

« Ne t'avises pas de me toucher », siffla-t-elle, ses yeux s'étrécissant quand la haine imprégna sa voix. « Ne me touchez plus jamais ! Tout les deux ! »

« Nous ne le ferons pas », dit Deidara, se levant et enlevant quelques peluches de sa cape. Même si ça n'avait aucune importance, en fait. Elle était tellement en lambeaux que c'était irréparable. « Mais tu dois collaborer avec nous. Faire tout ce que nous dirons. »

« Ce n'est pas de la collaboration », cracha Sakura, grimaçant sous la main de Kisame. « Collaborer est travailler ensemble – être une équipe. Ce que vous me demandez de faire est – »

« Quand même pas si difficile », finit Deidara pour elle, même s'il savait que c'était l'exacte contraire de ce qu'elle avait été sur le point de dire. « Nous nous entraiderons, mmh. Kisame et moi te protègeront, et tu nous soigneras chaque fois que ce sera nécessaire, ce qui sera probablement souvent, en contrepartie. » Il baissa les yeux sur lui, puis sur Kisame. « En fait, je dirai même que nous avons besoin d'être soignés tout de suite. »

« Jamais. Je vous hais. »

Deidara se plaqua une paume sur le visage. « On ne parle pas de si tu nous aimes ou pas. On parle de survie. »

« Alors je préfère mourir. »

« Il y a des choses pires que la mort », dit Kisame, souriant largement, et cela fit se fermer la bouche de Sakura.

« Pour l'instant », marchanda Deidara, « contentons-nous de ça. Cette femme va nous envoyer la milice locale si nous ne descendons pas et n'allons pas manger le petit-déjeuner avec sa famille. Si elle envoie une troupe, nous allons devoir tous les massacrer, mmh. Et en fin de compte, quelqu'un va découvrir qu'un village entier est recouvert de sang. Ça pourrait créer des problèmes énormes pour nous tous, même toi. »

Sakura ouvrit la bouche, mais Kisame ne l'autorisa pas à parler. « Ça n'a aucune importance que ce soit toi ou non qui l'ai fait. Tu auras quand même été avec nous quand nous l'aurons fait, et tu seras toujours une complice du crime. Tu seras quand même punie. » Une idée sembla lui traverser l'esprit, et ses lèvres se retroussèrent en un demi-sourire. « Alors tu sera forcée de t'enfuir au lieu d'être capturée et jetée en prison, et tu deviendra un ninja renégat avec nous. Puis tu nous aideras à faire renaitre l'Akatsuki, et en fin de compte, Deidara et toi aurez plusieurs bébés aux cheveux roses et aux yeux bleux avec un incroyable contrôle du chakra et des toutes-petites-bouches sur leurs toutes-petites-mains. » Il ria. « C'est pas une équipe de rêve, hein ? »

Deidara soupira, « Kisame, tu es un idiot, mmh. »

Kisame fit un sourire en coin. « Je ne peux pas retenir ma créativité. »

« D'accord », dit Sakura après un moment, baissant la tête en signe de défaite. « Je… je le ferai. Juste pour ne blesser personne ici. Ils sont tous innocents. »

Kisame et Deidara eurent un sourire sadique et inquiétant. « Parfait. »

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Le sourire de Sakura était vraiment radieux.

Deidara fronça les sourcils.

Mais c'était quand même un sourire horriblement faux.

Quand ils continuèrent dans le couloir, il lui agrippa les épaules et la tira contre lui. Elle se tendit. « Tu as l'air trop nerveuse, mmh », lança-t-il, glissant sa main jusqu'à son avant-bras, qu'il serra fortement. « Essaie de ne pas avoir l'air aussi forcée. »

Immédiatement, son visage se relâcha puis s'éclaircit de nouveau. Cette fois-ci, c'était une sorte de demi-sourire, une expression rêveuse rampant sur ses traits, mais au moins elle n'avait pas l'air forcée.

Il la relâcha, souriant largement. « Beaucoup mieux. Maintenant, tu te rappelle ce que nous sommes censés faire ? »

Elle acquiesça.

Il lui ébouriffa les cheveux. « Gentille fille, mmh. »

Kisame grogna. « Okay, Zetsu. »

« Quoi ? »

L'homme-requin siffla joyeusement, les mains dans les poches. « Rien. »

« Bonjour ! » cria la femme quand ils entrèrent tous les trois dans la salle à manger. Elle les conduisit à leurs places à un bout de la table et elle et ses deux enfants s'assirent à l'autre bout. « J'espère que vous êtes en appétit pour le Kayu ! »

Le sourire sur le visage de Deidara s'effaça. Ils avaient….. du gruau de riz.

Elle distribua six bols plus leurs cuillères respectives, ne s'arrêtant jamais de fredonner et de sourire. Elle s'assit après devant son propre déjeuner.

Kisame lança à Deidara un regard de côté. Apparemment, ils pensaient la même chose. Les Akatsuki n'avaient pas du tout mangé comme des rois, mais ils avaient certainement mangé meilleur que du Kayu. La dernière fois qu'il avait vu ce plat, c'était quand il avait contracté une pneumonie il y a quelques années. Et même là, l'Akatsuki avait eu considérablement peu de moyens.

Il regarda Sakura qui, étonnamment, mangeait comme si elle n'avait pas mangé depuis des jours. Et peut-être, supposa-t-il, que c'était vrai.

A contrecœur et avec un soupir intérieur, Deidara apporta un peu de gruau à sa bouche. Vraiment insipide…..

« Excusez-moi, Mlle ? » dit docilement Sakura, regardant la femme.

La femme sourît. « Nanami Aramaki. »

Sakura sourit en retour, mais cela ressemblait plus à une faible contraction de ses lèvres qu'autre chose. « Mme Aramaki, mon nom est – »

« Keiko Oonishi », la coupa rapidement Deidara. « Son prénom est Keiko, et je suis Makoto Oonishi. » Il montra du doigt Kisame, qui était très occupé à retirer du gruau de ses ongles. « Et voici mon beau-frère, Kenji Yoshida. »

« Je vois », dit la femme, et elle avala apparemment une bouchée de gruau. « Y a-t-il ….. quelque chose dont vous avez besoin, Keiko ? »

Un air sombre passa sur le visage de Sakura, et Deidara la regarda serrer les poings sur le tissu de sa tunique. « Oui. Pourrai-je utiliser vos toilettes ? »

Nanami acquiesça. « Oui. C'est la première porte à gauche, juste dans le couloir derrière moi. Je peux – »

« Je vais venir avec toi, soeurette », dit Kisame, se levant quand Sakura le regarda avec un air horrifié. « Je dois aussi utiliser les toilettes, et j'attendrai juste derrière toi. »

Dès que les deux furent hors de vue, Nanami se tourna vers Deidara. « Depuis combien de temps vous et votre femme êtes mariés, Makoto ? »

Il faillit s'étrangler avec une cuillère de gruau. Combien de putain d'histoires allait-il devoir inventer en un seul jour ? « P….. pas longtemps. Quelques mois. »

« Ah. » La femme sourît avec nostalgie et posa une main légère sur sa joue rose, fermant délicatement les yeux. « Je me rappelle quand Yuudai et moi étions jeunes mariés….. Quelle époque merveilleuse. Vous devez la savourer le plus possible, jeune homme, car ce sont les meilleures années de votre vie. »

« La savourer », marmonna Deidara, posant le menton dans sa paume et tournant sa cuillère dans le Kayu. « Je m'en souviendrai, mmh. »

L'un des enfants ria – la petite fille – et cela attira l'attention de Deidara. « Vous avez un drôle d'accent », rigola-t-elle, se cachant à moitié derrière son bol de soupe.

Deidara fronça les sourcils. « C'est pas un accent. C'est une habitude, mmh. »

« Je veux être comme Mr Oonishi ! » cria le garçon, brandissant triomphalement sa cuillère en l'air comme une torche. « Regardez-moi, regardez-moi ! » Tous les yeux se tournèrent vers lui, et il prit une profonde inspiration. « J'aime jouer avec mes amis, mmh. »

La fille ria. « Je veux aussi être comme Mr Oonishi…. Mmh ! »

La frustration enfla et remua dans l'estomac de Deidara, et il finit rapidement son gruau. Putains d'enfants avec leurs foutus jeux innocents. Honnêtement, les choses seraient tellement plus faciles s'il avait pût faire son visage habituel, effrayant et-à-moitié-sadique, sourire avec ses trois bouches, puis rire quand ils se seraient enfuis. Mais non, bien sûr que non. Il était obligé de satisfaire les attentes de la femme d'un pauvre pêcheur dans un village minable de pêcheurs.

Il soupira et s'essuya la bouche avec le dos de la main. Bien sûr, s'il révélait ses « capacités spéciales », ils reconnaitrait sûrement qu'il était un Akatsuki. Après tout, combien de personnes avaient des bouches sur leurs mains ? Ils pourraient sûrement l'identifier avec ce détail qui était aussi reconnaissable que n'importe quelle cicatrice. Kisame….. pas vraiment. Il était peut-être bleu, et avait peut-être des ouïes, mais il n'était pas aussi….. reconnaissable que Deidara l'était lui-même. Deidara était voyant avec ses meurtres. Kisame préférait….

« Qu'est-ce que c'est sur votre main, mmh ? » demanda l'un des enfants, la petite fille, penchant la tête pour essayer d'en avoir un meilleur aperçu.

Toute couleur s'effaça du visage de Deidara et il posa rapidement les mains sur ses genoux. « C'est….. euh…. un tatouage. »

« Je veux le voir, mmh », cria le garçon, sautillant sur sa chaise.

« Heu, non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée », répondit Deidara, grinçant des dents et fixant le couloir dans lequel Kisame et la fille avaient disparu. Pourquoi est-ce qu'ils mettaient aussi longtemps ?

« Pourquoi non, mmmh? » demandèrent à l'unisson les enfants, et Mme Aramaki plaça une main sur chacune de leurs épaules.

« Les enfants », dit-elle d'un ton apaisant, « si Mr Oonishi ne veut pas vous le montrer, il n'a pas à le faire. »

Deidara décela avec certitude un certain ton dans sa voix qu'il détesta absolument : elle le testait. S'il ne lui montrait pas ses mains, elle se méfierait. Et s'il le faisait, il aurait de gros problèmes. « C'est….. assez inapproprié pour les enfants, mmh », marmonna-t-il, essayant de se forcer à rougir. Mais putain, c'était difficile. Il n'était vraiment pas du tout quelqu'un de modeste.

Le silence recouvrit le salon pendant un moment, puis il entendit la chaise grincer quand Mme Aramaki s'appuya contre le dossier. Elle fit un son à demi-content avec sa gorge et continua à manger.

Finalement, Sakura et Kisame revinrent. Dès que Sakura s'assit, Nanami l'assaillit d'un flot de questions.

« Donc, Keiko, Makoto m'a dit que vous étiez de jeunes mariés. Où vous êtes vous mariés ? »

Sakura avala difficilement sa salive. « Nous…….» Deidara la fixa droit dans les yeux quand elle continua, sa voix semblant quelque peu étranglée. « Dans….. dans un village de pêcheurs dans….. le pays du Feu. »

« Ah bon ? » demanda-t-elle, semblant infinitésimalement intéressée quand elle posa sa cuillère dans son bol vide. « Vous êtes aussi des pêcheurs ? Ou vous venez d'une famille de pêcheurs ? »

« Oui. »

« Non. »

Deidara regarda Sakura d'un air furieux. Génial, ça n'avait pas l'air louche maintenant. Il grogna en essayant d'avoir l'air naturel et secoua une main avec désinvolture – un acte instinctif. « Eh bien, oui et non, en réalité – »

La petite fille sursauta. « Vous avez des bouches sur vos mains ! »

« Cool ! » cria le garçon, agrippant le bord de la table avec la force d'un étau. « Laissez-moi voir, laissez-moi voir ! »

« Ce – C'est pas des bouches, mmh », dit Deidara, reposant encore les mains sur ses genoux. « Ce sont des tatouages. »

« Et en quoi, exactement », dit Mme Aramaki, plissant le front d'un air inquiétant, « les tatouages de bouches sur vos mains sont considérés comme inappropriés pour les enfants ? »

Deidara jeta un coup d'œil à Kisame pour chercher du soutien, mais Kisame était trop occupé à faire de son mieux pour ne pas rire. Il échouait misérablement.

« En fait », dit soudain Sakura, se penchant vers Mme Aramaki pendant qu'elle fourrait une autre cuillère de Kayu dans sa bouche. « J'ai un certain fétichisme. Un fétichisme des mains, en fait, et D – Makoto a tatoué des bouches sur ses mains comme une espèce de cadeau de mariage pour moi. C'est très…. excitant. »

La femme du pêcheur acquiesça, rougissant légèrement. « Je vois. C'est vraiment adorable ! Il doit vraiment vous aimer. »

La résistance de Kisame se brisa finalement, et il ria bruyamment, se tenant l'estomac.

« Très bien ! » annonça Deidara, se levant précipitamment. « Nous devrions vraiment y aller, mmh. Nous avons quand même un long voyage à faire ! Combien je vous dois ? »

« Ma merveilleuse famille ! » brailla un homme de grande taille, faisant irruption par la porte d'entrée et sursauter les trois Shinobi. Il trainait un long filet avec plusieurs poissons pendant à l'intérieur, et il les secoua joyeusement. « Je suis rentré ! »

Mme Aramaki sursauta, les mains serrées spectaculairement sur sa poitrine. « Yuudai ! » dit-elle comme si elle allait s'évanouir, virevoltant à ses côtés.

« Tu es enfin revenu à la maison ! »

Le présumé « Yuudai » lâcha son filet de poissons et prit Mme Aramaki dans ses bras, la transportant comme une mariée. « Tu as l'air plus belle que jamais, Nanami. »

« Papa ! » crièrent les enfants, se ruant hors de leurs chaises pour serrer dans leurs bras l'homme qui tenait leur mère.

Deidara jeta un rapide coup d'œil à Kisame, qui maintenait un bras protecteur devant Sakura. Il se détendit, mais leva un sourcil amusé vers l'homme-requin.

Kisame fronça les sourcils. « Quoi ? »

« C'est quoi ce bras genre « restez derrière moi ma Damoiselle », mmh ? » grogna Deidara, croisant les bras sur son torse.

Le froncement de sourcils de Kisame s'accentua. « C'est juste un réflexe. Relaxe, je ne vais pas te piquer ta chérie. »

« Elle adorerait pourtant. »

Et c'est alors que Sakura fit sa grande évasion, passant comme une flèche au-dessus de la table du salon, à travers le troupeau de la famille des pêcheurs, puis par la porte d'entrée ouverte.

Kisame sortit immédiatement après elle, et Deidara jura bruyamment.

Yuudai rassembla sa famille à ses côtés. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il d'une voix grondante.

« C'est juste un cas de stress post-mariage », dit joyeusement Deidara, et il jeta mille Yens sur la table, escaladant déjà une chaise renversée quand il cria « ça devrait être suffisant ! » par-dessus son épaule.

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Et voilà c'est fini pour ce chapitre. C'est vrai que pour l'instant le Deisaku n'est pas très évident, mais comme cette fic est longue, la relation s'établira au fur et à mesure, en fait. Et puis Deidara est un Akatsuki, quand même. Il ne va pas tomber aux pieds de Sakura dès qu'il la voit. ^^ Je mettrai cette histoire à jour je sais pas quand, parce que mon ordi est définitivement mort. Mais c'est pas grave, je me débrouillerai pour mettre à jour…. Après tout, quand on veut, on peut. Bisous à vous et merci pour les commentaires sur le chapitre précèdent.