Les personnages et tout ce qui concerne l'univers de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Je ne tiens pas compte de 7eme tome. L'histoire se déroule à la fin de la guerre et concerne le couple Harry/Draco. Voilà bonne lecture.
Sahada : Merci pour tes encouragements^^
Chapitre 2
Nous arrivons devant une grande maison au cœur de Londres, cachée aux yeux de ces imbéciles de moldus par un puissant sortilège. Ainsi, voilà la maison des Black, la famille de ma mère, ce n'est pas aussi imposant que le manoir Malfoy, mais ça a du charme.
A peine entrons-nous dans le salon que deux personnes sautent sur Je-n'ai-toujours-pas-décroché-un-mot Potter.
- Je refuse qu'il vienne vivre ici! Fais quelque chose Harry! Tu peux sûrement nous en débarrasser, l'envoyer à Azkaban! Pourquoi ne l'y ont-ils pas envoyé d'ailleurs? C'est intolérable! Je vais...
Je lève les yeux au ciel. Weasmoche n'a pas changé, toujours aussi braillard et con... s'il savait que son meilleur ami venait justement de m'éviter la prison... Non mais quel abrutit vraiment.
- Tu ne feras rien du tout Ronald Weasley! Si Malfoy est ici c'est qu'il n'est pas un Mangemort, il doit se racheter d'autres crimes. Tu ne te plaignais pas il y a ½ heure, quand tu as appris la nouvelle. Tu ne pensais qu'à lui faire payer tous ses coups bas de Poudlard... Répliqua Granger (maintenant Weasley).
- Oui, mais...
- Hermione, je suis sûr que tu as déjà fait la liste de ses tâches, où l'as-tu mise. Demanda Potter.
Je suis surpris, je ne pensais pas qu'il pouvait être aussi loquace, j'ai remarqué qu'il ne parlait presque plus depuis la fin de la guerre. Ma défense à due être son plus long discours depuis bien longtemps.
- Sur le plan de travail, dans la cuisine, Harry. Répondit-elle en souriant.
Il me conduisit dans la dite pièce, pris un morceau de parchemin et me le tendit, n'y jetant même pas un coup d'œil.
Super! Je suis vraiment le larbin de service des personnes que je déteste le plus au monde : courses, ménage, lessive, repassage, cuisine... tout y est, ils ne m'ont rien épargné.
Potter me fait alors signe de le suivre et s'engouffre dans les escaliers. Il s'arrête devant une porte bleue au 3ème étage.
- Voici ta chambre Malfoy, avec salle de bain personnelle.
Il commence à s'éloigner.
- Et toi, où dors-tu?
Pourquoi ai-je posé cette question? Je ne le sais pas mais j'en suis mortifié, qu'est-ce que j'en ai à faire d'où il dort?
Il s'arrête et se retourne, il me regarde d'une drôle de manière mais ne répond pas. Je me sens obligé d'ajouter précipitamment :
- C'est juste pour savoir... Je dois faire le ménage, alors...
Son visage se ferme instantanément. Qu'ai-je encore dit?
- Ne t'inquiètes pas Malfoy, tu n'auras pas à faire ma chambre, je peux encore m'en occuper tout seul.
Sa voix est froide et tranchante. Et sans un regard il me laisse seul devant la porte, comme un con.
J'entre dans la pièce et découvre une chambre blanche et spacieuse. Tout est un harmonieux dégradé de blanc et de gris. Je me dirige vers la salle de bain, qui , comme la chambre semble sortir tout droit d'un hôpital, je trouve que tout cela manque sérieusement de vert, un beau vert lumineux, un vert Serpentard, brillant comme une émeraude, comme les yeux de Potter à Poudlard... Mais qu'est-ce que je raconte moi??? Ce doit être la fatigue... oui c'est ça la fatigue...
Mes fonctions d'elfe ne prenant effet que le lendemain, je décide donc de prendre une douche pour me détendre. Revenant dans ma chambre, je me mets immédiatement au lit et tombe dans un sommeil agité, peuplé de regards émeraudes vides et froids.
Au matin, je m'aperçois que les armoires ont été remplies par ma garde robe personnelle. Étrange, je n'ai rien pris avec moi en venant ici. Je vois alors un parchemin posé sur ma table de nuit.
«J'ai pensé que tu aimerais te changer et avoir tes propres vêtements. Tu n'as jamais aimé porter des habits de seconde classe et encore moins ceux des autres, et tu ne supportes pas d'avoir des vêtements sales, toujours à faire attention à ton image...
Bonne journée Malfoy.»
L'écriture avait été ensorcelée pour ne pas être reconnue. Qui cela peut-il bien être? Certainement pas le Rouquin, il me déteste et encore moins Potter, qui, en plus de me haïr (sans doute encore plus que son meilleur ami), m'ignore royalement depuis la fin de guerre. Peut-être Dents-de-lapin, mais pourquoi avoir lancé ce sort? Quel intérêt a-t-elle à cacher son identité? Ce n'est pas logique, je décide alors de remettre cette question à plus tard. Comme d'habitude je met ½ heure pour choisir mes vêtements, ¼ d'heure pour me préparer et 20 minutes pour me coiffer. Je finis par descendre d'un pas trainant jusqu'à la cuisine où deux de mes «maîtres» m'attendent de pied ferme.
- C'est à cette heure là que tu te lèves la fouine? J'ai faim et je ne suis pas le seul! Je déteste attendre mon repas! Attention Malfoy, si tu me déplais, tu retourneras immédiatement à Azkaban et...
- C'est bon Ron, je crois qu'il a comprit. L'interrompit sa femme. Ceci dit, ce n'est pas faux Malfoy, il faudrait que tu te lèves plus tôt, ou que tu prennes moins de temps à te préparer... Nous sommes seuls juges pour ta condamnation. Nous te libèrerons surement plus rapidement si tu remplis parfaitement tes fonctions. Il ne tient qu'à toi de diminuer ta peine. Cependant, je ne pense pas que l'on puisse t'en tenir rigueur pour le moment. Tu n'as pas été informé, tu ne connais pas les règles, mais tu apprendras au fur et à mesure.
Dit-elle avec un un léger sourire tout en jetant un regard d'avertissement à Weaslaid.
Je hoche la tête et me dirige vers les placards.
- Vous mangez quoi le matin? J'essaye de ne pas faire transparaitre le dégout et l'amertume qui m'envahissent. Et Potter où est-il? Que mange-t-il?
- Euh... Il a déjà mangé... Tu n'auras pas à préparer ses repas... Il refuse catégoriquement.
Je subis alors un énorme choc, le Survivant a si peu confiance en moi? Je le dégoute au point de n'être pas digne de préparer les repas de Monsieur? Suis-je si peu pour lui? Me méprise-t-il autant? Je grimace. Une fois servie, Granger m'explique mes tâches plus précisément ainsi que de l'emplacement des objets qui pourraient m'être utiles.
Voyant ma totale ignorance du monde moldu, elle décide de m'épargner la corvée des courses, qui seront directement livrées ici. A ces mots, la Belette manque de s'étouffer de rage, une occasion de moins pour me rabaisser est assez frustrant pour ce petit être semble-t-il... C'est navrant.
J'apprends également que Mr Je-suis-trop-bien-pour-toi Potter refuse que j'intervienne dans sa vie. Il peut toujours me donner des ordres puisque c'est mon «maitre» (que je hais ce mot), mais il refuse de le faire pour l'instant et évite ma présence.
Elle m'explique aussi que, selon les juges, il est mon «principal maître», je dois lui obéir en priorité, c'est lui qui peut lever ma peine seul, même si Weasley et Granger s'y opposent, au contraire, ils ne peuvent me libérer que s'il sont d'accord tous les deux, et si Potty n'émet pas d'objection.
Une vague de désespoir m'envahit, Granger est honnête, elle ne m'aurait pas gardé éternellement, son mari au contraire ne risque pas de se lasser de me voir plus bas que terre. Le Balafré, quand à lui, ne sait plus que j'existe, il ne me voit pas et me hait plus que tout. Je ne risque pas d'être libéré avant très, très longtemps.
La journée se déroule lentement, je ne savais pas que le ménage sans magie pouvait être aussi fatigant, épuisant et ennuyeux.
Je le croise parfois et cherche son regard, je cherche à me prouver que je n'ai pas totalement disparu de sa vie, que j'y ai encore une place importante, comme tout ennemi personnel qui se respecte. Oui, j'y attache beaucoup d'importance, car en fait c'est ce qui me caractérise le plus «Draco Malfoy, dernier membre d'une des plus puissantes et des plus riches familles de sang-pur d'Angleterre, fils de Mangemort et éternelle Némésis du Survivant, Sauveur des mondes sorcier et moldu, Harry Potter». Qui suis-je sans ce titre? Rien de plus que Blaise ou Théodore.
Mais il ne me voit pas, ne me regarde pas. Ses yeux se posent sur moi et me traversent comme si je n'étais pas présent. Il passe la journée dans sa chambre, il a bien raison, car moins je le vois et mieux je me porte. Maintenant que ses yeux ont perdu leur éclat, il n'y a plus aucune raison de le provoquer et donc de le voir.
à suivre
