Merci pour vos reviews. Suite à un problème d'alertes, nous n'avons pas été en mesure de répondre directement à chacune d'entre elles. Nous tâcherons de le faire par la suite.

Charlie : Sitoplé ? Sitopléééééé ? "sort les courges" On est deuuux j'ai diiiiiiiiiiiiiiiiiit !!!!! "auteuses à peine sur les nerfs" Pour ta peine, on répond pas à ta question ! Faut lire la suite pour savoir ! Naaa !

Atchoum : A tes souhaits... (Je tiens à préciser que c'est une vanne de Crazy, pas de moi xD)

Lt Laura Cadman : Waaaayyy une comme nous 8D Hé, hé, hé, on sait, on sait !! She iz in the baaaaattthhhhsssrrrooooooomm !! Mais tout ça reste très approximat... fin, flou !

Bayas & Sapho: " Oui y'a Ikea à Lyon " : Oui bah ça va, c'est pas la fierté nationale !! 8D

Sapho : A Lizzie ? ... C'est pas moi, c'est Crazy !!! (8D) Au sujet de l'ampoule... Je crois que rencarder, c'est le bon mot ! xD Si tu trouves la signification, tu gagnes tout notre respect ! Mdrr

Tiphaine : Non non, pas de sheyla. Je te l'ai dit, dans la saison 5 (spoiler) John devient lesbienne ! ... Nous aussi on t'aime ;)

En ce qui concerne l'adresse e-mail, il manque bien évidemment le "arobaz" à cause de la protection de ffnet.


Chapitre Deuxième.

John se passa la main dans les cheveux, les ébouriffants un peu plus qu'ils ne l'étaient, avec la ferme impression de nager soit en plein rêve soit en pleine hallucination. Ouais enfin, tant qu'à nager en plein rêve, il aurait préféré que ce soit aux côtés d'une jolie fille en maillot de bain… Hum, bref… John se mit à rire tout seul et continua de parler tout haut, sans réellement s'en rendre compte.

« Oh, super, tu te mets à avoir ce genre de pensée même en étant à côté de la plaque, tu t'arranges pas mon vieux ! »

La même voix masculine que précédemment se fit entendre, suave et profonde :

« Ca jte l'fais pas dire !

- Ah ouais, et moi j'en vois de toutes les couleurs de mon côté mon gars, faut dire que t'as le rythme quand tu…

- Mais arrête, tais-toi idiot ! Et j't'ai déjà dit de pas te mêler de mes conversations !

- Pfff quel casse-bonbons ce mur alors ! »

Le silence se fit un instant, notre cher colonel se tourna tout à tour vers son lit et le mur. Le mur soupira.

Non, pensa John, irrité, non ce n'est pas le mur qui soupire, un mur ne soupire pas ! Il reprit son arme balaya la pièce d'un air menaçant :

« Ok, ça suffit là. C'est bien, c'est très drôle mais ça suffit. Qui que vous soyez, vous sortez de votre planque ou je tire ! –il éleva la voix- McKay si c'est encore une de vos inventions à la noix je vous jure que vous allez le faire cet entraînement militaire ! »

Nouveau soupir dans la pièce, voix fatiguée mais résignée :

« Il n'y a personne dans la pièce, John. A part moi, lui… »

John effectua un splendide volte-face glissé coupé digne de Philippe Candeloro et se replaça face au mur :

« Bon sang, qui est là ? Qui-est-là ?

- Mais c'est moi ! Un mur, mur ! m-u-r ! T'as jamais vu un mur de ta vie ou quoi ?

- Disons qu'en général les murs que je croise ne me font pas la conversation !

- Et alors ? Pourquoi pas ? »

Je rêve. Non mais je rêve. Je suis en train de parler à un mur. Parler-à-un-mur.

Il s'approcha avec méfiance du mur et le tapota doucement, histoire de s'assurer que… que quoi au juste ? Que ce n'était pas un mur en guimauve ? Que…

« Arrête tu me chatouilles ! STOOOOOOOP !! »

Le hurlement retentit si fort que John recula d'un mouvement trop brusque, s'emmêla les pieds, trébucha et atterrit sur le sol.

« Aïe mais ça va pas ! Tu pourrais pas tomber moins fort non ?! »

Il se releva sur le champ, glissa, reprit son arme et se réfugia au fond de la pièce où il s'appuya contre le mur. Doux murmure dans son oreille :

« Ah oui le sol est parfois un peu grincheux. Écoute, John, il faut qu'on parle… »

Sheppard sursauta et se décolla du mur, sérieusement agacé, alarmé, tendu :

« Mais c'est pas vrai ça, vous allez pas bientôt la fermer ? C'est quoi cette histoire de dingue là ? »

Sans réfléchir, il pointa son arme sur le mur :

« Expliquez-moi ce qui se passe dans cette chambre ou je vous descend, qui que vous soyez !

- Tu vas vraiment tirer sur un mur sans défense ?

- Un mur sans… Ok, oui, si à trois vous n'avez pas parlé, je tire. Un. Deux…

- Ok, ok, très bien Colonel Sheppard. Vous voulez la vérité ? C'est que les objets de cette Cité ont une âme. Une âme, un esprit, des sentiments. Ils parlent, ils rient, ils s'énervent.

- Aaaah oui mais bien sur, je me demande pourquoi ne n'y ai pas pensé plus tôt !

- Je suis très sérieux.

- Je suis soit très saoul, soit très fatigué.

- Très bien, vous ne voulez pas me croire. Tant pis, je continue. Aucun humain ne peut nous entendre. Jamais. Sauf, parfois, dans des cas rares. Comme aujourd'hui. »

John ferma les yeux, serra les dents. Le… mur poursuivit :

- Je sais plein de choses tu sais. Je connais tes amis. Les gens que tu n'apprécies pas. Tes joies. Tes peines. Le soir quand tu…

- Mais c'est pas bientôt fini ! »

Il en avait marre de cette histoire, marre de cette conversation sans queue ni tête, marre d'être là, à 7h du matin en caleçon, son Beretta à la main en train de discuter avec un mur ! Il voulait se réveiller, ou se rendormir, mais retrouver une situation normale… Il chercha à planter son regard dans les yeux du mur mais ne lui en trouva pas, il se contenta donc de le fixer d'un œil méchant :

« Je ne sais pas qui vous êtes, ce que vous êtes, mais ça devient franchement pénible tout ça. Je veux bien croire qu'il se passe des choses bizarres parfois ici, mais de là à admettre que les objets parlent, sans moi. Alors vous vous démerdez comme vous voulez mais je veux que tout soit redevenu normal dans les trois prochaines secondes !

- Mais je ne peux pas ! J'y suis pour rien moi si tu nous entends !

- Bon ok, j'en ai marre. Faites comme vous voulez, moi j'ai des choses à faire. »

John se rendit dans la salle de bain, dans l'espoir d'être tranquille… Espoir vain, il s'en rendit compte une fois arrivé devant le lavabo qu'il alluma avec force. Une voix masculine elle aussi mais légèrement arriérée (1) s'éleva :

« Ohoh, on est de mauvaise humeur ce matin ! On s'est levé du pied gauche peut-être ? »

John fit un bond, recula, tandis que la voix poursuivit :

« Hey, pas de panique ? J'dis ça comme ça moi hein ! Tu sais, tu devrais changer de mousse à raser, parce que… Aïe mais qu'est-ce que tu fais ?! »

Sheppard, ne sachant que faire avait opté pour une « agression serviettale ». Effectivement, pris d'un brusque élan d'épuisement désespéré ou de désespoir épuisé, il avait saisit la serviette de douche la plus proche et s'employait à frapper furieusement le robinet :

« Ca commence à bien faire ! Taisez-vous, taisez-vous tous ! »

Il continua d'agiter la serviette un moment puis, se rendant soudainement compte que frapper un robinet d'eau avec une serviette était un acte profondément stupide et anormal, il s'arrêta. Silence complet dans la pièce, il n'osait y croire. Il était sur le point de conclure qu'il venait de rêver, lorsque la voix reprit d'un ton courroucé :

« C'est bon, t'es calmé ? Ca fait du bien de passer ses nerfs sur un pauvre robinet qui n'a rien demandé et qui t'as juste conseillé de changer de mousse à raser ? »

Ok… John ferma les yeux. Rien de tout ceci n'était réel. Ok ? Les murs ne parlent pas, ni les lits, ni les robinets… Ok. Il rouvrit les yeux, décidé à les ignorer.

Il prit sa douche en vitesse, s'habilla prestement, et happa sa radio qu'il rebrancha rapidement. Il sortit de la pièce d'un pas vif, ignorant volontairement le « Bon eh bien à plus tard ! » jovial de son mur.


(1) Une voix masculine elle aussi mais légèrement arriérée : j'ignore si le terme « voix arriérée » existe vraiment mais bon, j'aime bien. Comprenne qui pourra hein !